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Partie. Bonsoir à tous. Bonsoir à tous. Alors aujourd’hui, on vous parle du microbiote. Alors que j’avais le tube digestif abrite jusqu’à 10 fois plus de micro-organismes que le nombre de cellules qui constituent notre corps. Alors, cet ensemble de bactéries, de virus, de parasites et de champignons non pathogènes constitue notre microbiote intestinal, aussi appelé la flore intestinale. Alors, le rôle du microbiote intestinal est de mieux en mieux connu. On sait désormais qu’il joue un rôle dans les fonctions digestives, métabolique, immunitaire et neurologiques. En conséquence, une dysbiose, c’est-à-dire une altération qualitative ou fonctionnelle de la flore intestinale, est une piste sérieuse pour comprendre l’origine de certaines maladies. Cette thématique est devenue centrale dans la recherche biologique et médicale.
Un bon soir à mine. Tout d’abord, est-ce que tu peux nous donner la définition du microbiote ? Bonsoir, c’était de Riquet. Bonsoir tout le monde. Donc, on peut définir le microbiote comme étant un organe à part entière. C’est un ensemble de micro-organismes. Ici, quand on dit micro-organismes, il s’agit pas uniquement de bactéries, mais de tous types de micro-organismes. Ça peut être donc des bactéries, des levures, des champignons, des virus, des parasites, etc. Donc tous types de micro-organismes. Sauf que l’on associe très souvent donc le microbiote, un ensemble à l’ensemble des bactéries de l’intestin parce que ce sont, on va dire, les micro-organismes qui sont les plus étudiés. On a aussi les champignons aussi qui sont de plus en plus étudiés, mais par exemple les virus ou les levures par exemple sont un peu moins étudiés. Donc on connaît moins de choses sur ces micro-organismes. Donc c’est un ensemble de micro-organismes et quand on dit l’ensemble des micro-organismes, quand tu l’as bien fait souligné, donc on a dix fois plus de bactéries, et là on ne parle que des bactéries, mis à part des autres micro-organismes, donc dix fois plus de bactéries dans le microbiote intestinal que nos propres cellules. On a aussi sans fois plus de matériel génétique de ces mêmes bactéries que notre propre matériel génétique. Donc il s’agit vraiment d’un concentré de micro-organismes et donc c’est pour ça qu’on dit que ça constitue un organe à part entière, parce qu’il y a des interactions extrêmement complexes et qu’on arrive très difficilement à comprendre aujourd’hui entre ces mêmes micro-organismes et également entre ces micro-organismes et le système immunitaire et le système nerveux et aussi les glandes endocrines. Donc tout qui gère en réalité le métabolisme, le métabolisme de nos propres cellules, notre propre tissu. Donc il y a des interactions extrêmement complexes et ces interactions en fait elles sont à peu près équivalentes aux interactions qu’on a entre les différents organes, entre les différents tissus. Donc on peut considérer le microbiote comme une sorte d’organe externe qui se trouve dans la lumière intestinale entre autres. Je dis bien parce que là on a à peu près 95 % du microbiote et de ces mêmes 95 %, 90 % qui sont situées au niveau du côlon, du gros intestin. Donc 95 % du microbiote se situe dans les intestins, c’est-à-dire le grêle et le gros intestin. Et puis le reste, les quelques 5 % ou 10 % restantes, ceux-là on les retrouve partout. On les retrouve dans l’estomac, dans l’œsophage, dans la bouche, dans les poumons, les voies aériennes, les muqueuses en général, les yeux, les oreilles et ses finales, tout. On retrouve aussi un microbiote dans la vessie, dans la vésicule biliaire, un microbiote aussi circulant dans le sang. Et on parle même d’un microbiote du cerveau. Ce dernier point n’est pas encore en cours de discussion, on va dire, mais on parle pour vous dire, on parle aussi d’un microbiote au niveau du cerveau. Donc si on considère qu’il y a certaines infections par exemple qui atteignent le cerveau ou des organites par exemple, donc on pourrait imaginer que ben on connaît d’autres micro-organismes qu’ils se trouvent aussi dans le cerveau ou autour donc du système nerveux et qui serait bénéfique. Donc il serait donc, puisque quand on parle ici de microbiote, c’est l’ensemble des micro-organismes bénéfiques en fait qui interagissent de façon profitable avec les cellules de l’organisme, nos propres cellules. Donc on a à peu près dans la population générale identifié plus de 1000 espèces bactériennes. Donc je dis bien au niveau de la population en général, quand on prend un échantillon de la population générale, on va pouvoir trouver à peu près 1200, ou parfois on parle de 2400, par exemple 1200, tout dépend, mais en tout cas ce qui est certain c’est qu’on a plus de 1000 espèces bactériennes dans la population en général. Et chez un même individu, on va trouver autour de 200 ou un peu plus d’espèces bactériennes. C’est-à-dire que chez certaines personnes, on va retrouver certaines espèces qu’on retrouvera pas chez d’autres personnes. Vous voyez bien la comparaison de la population générale, on a plus de 1000 espèces, alors que pour un même individu, on a plus de 200. Donc il y a une variabilité extrêmement importante entre les compositions du microbiote et il n’y a absolument aucune composition microbienne qui est similaire à une autre. Donc c’est une véritable empreinte microbienne pour chaque individu. Et c’est beaucoup plus que ça, puisque en fait c’est une empreinte microbienne individuelle, mais qui évolue aussi en fonction des facteurs environnementaux et en fonction de l’âge. Chez un nouveau-né par exemple, on a enfin très peu de diversité au niveau de la diversité microbienne, et chez un adolescent un peu plus de diversité, chez un adulte on atteint le summum de la diversité, et puis chez une personne âgée on a un déclin de cette diversité. Cette même diversité est aussi un facteur de bonne santé. Donc si on revient dans des périodes anciennes, nos ancêtres, il y a très longtemps, il y a des centaines de milliers d’années, avaient des microbiotes qui étaient plusieurs milliers, voire plusieurs centaines de milliers de fois plus diversifiés que notre microbiote actuel. Donc on pourrait imaginer qu’ils étaient en meilleure santé, en tout cas bon si on comparait avec les facteurs environnementaux, la difficulté de survivre à l’époque et qu’on compare actuellement donc les toutes les commodités qu’on a et bien c’est que nos ancêtres avaient en tout cas un microbiote extrêmement diversifié qui leur permettait de survivre face à ces facteurs environnementaux un peu difficiles. Donc le microbiote en réalité c’est l’ensemble des micro-organismes qui nous permettent de moduler, ou qui permettent de moduler le métabolisme, de faciliter certaines choses au niveau du métabolisme et qui normalement, il est sans cesse, il est bien composé, il est censé nous garder en bonne santé justement grâce à ces différents micro-organismes.
J’ai bien compris qu’il y avait une quantité presque indéfinissable, mais est-ce que est-ce que tu peux nous citer les quelques espèces les plus connues, les plus importantes en tout cas à savoir ? En ce qui concerne les espèces, on pourra pas toutes les citer ici, on ne va donner que quelques exemples, mais ce qui est plus simple à dire, à expliquer, à citer, ce sont les familles. Il y en a des familles, des sous-familles, des espèces, des souches, et donc les familles qu’on appelle les phylums. Donc on a identifié, on va dire à peu près quatre phylums, quatre grands phylums, bien que ben certains phylums sont plus petits que d’autres, plus petits en terme de nombre et de diversité. Donc on a par exemple les Firmicutes, qui est la famille la plus importante en termes de nombre et de diversité. Aussi les Firmicutes, on les retrouve à peu près entre 60 à 80 % de tout le microbiote intestinal. Tout le microbiote intestinal à 60 à 80 % ce sont des Firmicutes. Et les Firmicutes, pour donner une idée sur ce qu’on peut trouver dedans, on a là-bas, si vous voulez, les fameux Lactobacillus, donc la sous-famille ou plutôt les espèces Lactobacillus, qui sont très abondants dans les Firmicutes et qui sont très intéressants à plusieurs égards parce qu’ils ont beaucoup de fonctions. Ils sont en fait des régulateurs de tout le tout le microbiote, de toute la composition du microbiote. C’est-à-dire que si on a un déficit en Lactobacillus, ce qui va arriver c’est que toutes les autres, toutes les autres espèces bactériennes saprophytes intéressantes pour nous vont baisser aussi. On a aussi les Enterococcus qui font partie de cette cette famille-là. Donc très souvent dans les études, on retrouve certaines études, sur l’obèse par exemple, qui qui mettent en cause les Firmicutes, comme quoi on a une un excès de Firmicutes chez l’obèse. Sauf que quand on dit Firmicutes en fait on a deux dents à la fois, les les espèces bactériennes de bonne qualité et les mauvaises espèces bactériennes. C’est c’est comme une sorte de nom de famille en fait, mais on a les bons et les mauvais. On peut trouver ça dans une même famille, des gens biens et des gens mauvais. Pareil ici pour les Firmicutes, je veux dire, c’est l’équivalent des des Lactobacillus, je veux dire voilà. Donc les Firmicutes est la plus grande famille, et puis on a aussi une autre famille qui est moins importante que les Firmicutes, mais qui quand même qui constitue quand même entre 20 %, on va dire 30, 40 %, c’est des Bacteroidetes, les bactéries Bacteroidetes. Et c’est la deuxième plus grande famille en diversité et en nombre. Et puis on a les petites familles, on va dire ou les micro-familles, c’est des familles mais qui sont petit nombre, en petit nombre en termes de quantité et en diversité très réduite par rapport aux Firmicutes, des Bacteroidetes, et cela. On a par exemple les Actinobacteria et les Proteobacteria aussi sont deux familles aussi. On en a d’autres des familles, mais ceux-là sont les plus importantes en tout cas jusqu’à maintenant, c’est-à-dire jusqu’à maintenant, c’est-à-dire dans l’état actuel des connaissances. On sait bien que par exemple pour les les Actinobacteria, on a les fameux Bifidobacterium qui font partie de cette famille, l’une des Actinobacteria, qui sont extrêmement importants aussi. Les Bifidobactéries, hommes, ils sont aussi importants que les Lactobacillus. Et puis on a aussi les pour les Proteobacteria par exemple, Akkermansia muciniphila, qui est une bactérie qui est bien connue chez l’obèse où on a un déficit systématique chez l’obèse dans cette bactérie, Akkermansia muciniphila, qui est qui a des propriétés anti-obésogènes et anti-inflammatoires aussi. Donc ce ça, si on arrive à augmenter Akkermansia chez l’obèse, on a aussi de fortes chances, en tout cas ça permet de rétablir on va dire donc sur le plan métabolique beaucoup de choses, notamment l’inflammation, la résistance à l’insuline, plein de choses qui permettent d’avoir un environnement métabolique qui est favorable à la perte de poids notamment. Et donc ce qui ce qui nous intéresse ici c’est pas de connaître toutes les toutes les espèces et encore moins toutes les souches bactériennes, mais de connaître à peu près la composition générale et comment que ça s’organise. Et donc vous avez bien remarqué qu’on a donc des espèces qui sont en très grande quantité, d’autres espèces qui sont en très petites quantités, mais ça ne veut pas dire que les espèces qui sont en très grandes quantités sont plus importantes que celles qui sont en petite quantité. C’est à peu près comme les minéraux et les oligo-éléments. Un oligo-élément n’est pas moins important qu’un minéral, malgré que l’oligo-élément est un élément trace, alors que pour le minéral est présent en grande quantité dans l’organisme. Et c’est exactement la même chose ici. Donc sur le plan métabolique, on a la même importance pour les les espèces, les petites espèces que pour les grandes espèces. On en parlera probablement tout à l’heure parce que la question qui va se poser évidemment c’est comment comment est-ce qu’on fait pour développer un certain type de chai ça, mais on reviendra sur ce point-là après. Mais d’abord, est-ce que tu peux nous parler des fonctions du microbiote ?
Il y a beaucoup de fonctions du microbiote, je ne sais pas si on pourra les aborder toutes ici, et je ne sais même pas si je me souviendrai de toutes les fonctions, mais en tout cas ce qui est certain c’est qu’on a des fonctions rapports déjà avec avec la digestion et l’absorption. On sait très bien que on a différentes espèces qui contribuent à dégrader certains certains fragments, certains fragments de molécules qui proviennent donc des aliments qu’on mange, soit des sucres, soit soit des protéines principalement. Donc on a de ce fait un microbiote colonique qui est organisé en deux en deux parties, on va dire, une partie qui est on va dire au début du côlon et une partie vers la fin du côlon. Donc la partie qui est au début du côlon, c’est ce qu’on retient principalement des bactéries qui vont métaboliser les résidus glucidiques, les résidus de sucre. Et la partie qui est vers la fin du côlon, ce sont des bactéries qui vont métaboliser plutôt des résidus protéiques. Donc fermentation, putréfaction. Donc, et à ce moment-là donc c’est une c’est la dégradation des résidus alimentaires qu’on n’arrive pas à digérer et qui seront éliminés et donc qu’il sera donné en quelque sorte aux homos microbiote pour les consommer pour qu’ils puissent évoluer d’une certaine façon. Donc maintenant si ces résidus sont de mauvaise qualité, si c’est des sucres raffinés etc, ça va produire une dysbiose. Si c’est un excès de protéines, pareil, ça va produire une dysbiose aussi. Maintenant, des fibres alimentaires de bonne qualité, donc à ce moment-là ça va aider le microbiote à évoluer vers une bonne composition et compositions de bonne qualité notamment. Mia, pas que ça, il y a aussi donc la métabolisation notamment des polyphénols. On en avait parlé dans une précédente intervention, on avait dit que la plupart des polyphénols avaient une mauvaise absorption, mais que le microbiote améliorait cette cette absorption, qu’il allait métaboliser donc ses polyphénols, on produire des métabolites et ses métabolites vont être absorbées et il se sent des métabolites bioactifs de ces mêmes polyphénols notamment. Il y a un les polyphénols, les terpènes, les alcaloïdes, les caroténoïdes, donc tous et toutes ces tous ces groupes moléculaires sont métabolisés aussi en partie par le microbiote et quand ils sont métabolisés par le microbiote, donc s’améliore leur absorption. Donc dans le même sens par rapport aux à l’absorption de micronutriments. Donc on a notamment donc certaines vitamines qui sont synthétisées par le microbiote, vu directement, donc absorber directement. Donc la vitamine K, la vitamine B2, la vitamine B8, beaucoup moins la vitamine B12 parce qu’en fait les souches qui sont qui synthétisent la vitamine B12 sont dans le côlon et que dans le côlon il n’y a pas d’absorption vitaminique. Donc les autres souches sont situées plus plus haut, c’est-à-dire au niveau du grêle, au niveau de la dernière partie du grêle. On a aussi les acides gras à chaîne courte qui sont des métabolites des des c de ces microbes, donc les bactéries du microbiote. Donc on a par exemple notamment le butyrate qui est le plus connu, qui a des effets anti-inflammatoires, anti-oxydants, y consejo jeunes. On a aussi des neurotransmetteurs qui sont synthétisés par les bactéries du microbiote, pourquoi ? Parce qu’on a un système nerveux locale en fait, on a un système nerveux dans l’intestin, ce qu’on appelle le système nerveux entérique, qu’on pourrait considérer comme une sorte de troisième branche du système nerveux autonome. Donc on a le sympathique, le parasympathique et l’entérique. Et donc on a tout un tas de mick de plutôt de neurotransmetteurs qui sont synthétisés dans le microbiote, mais en toutes petites quantités, en ça n’a rien à voir avec la synthèse qu’on trouve au niveau du cerveau, mais on trouve en termes de variété à peu près tous les neurotransmetteurs au niveau de l’intestin qui sont synthétisés entre autres par ces mêmes bactéries. On a aussi donc de ski et donc la détoxification des des molécules toxiques. Donc molécules cancérigènes, des actifs toxiques, tout ce qui est polluant, les déchets polycycliques aromatiques, tout tout tout ce qui tout ce qu’on trouve dans l’environnement et auquel on est exposé. Donc on a aussi une certaine métabolisation par rapport à ça. Donc ce qu’on va avaler va être métabolisé, donc avalé comme substances toxiques, et ce qu’on va aussi inhalé comme substance toxique, une partie va être aussi métabolisée par le microbiote au niveau des voies aériennes et au niveau des du tissu alvéolaire aussi. Donc ça c’est un autre à notre rôle également. Et puis il faut pas aussi oublier le rôle qu’on a avec l’inflammation et le système immunitaire aussi. Donc si on a un microbiote qui est bien composé, ça va aider à lutter contre l’inflammation, ça va faire baisser le niveau d’inflammation. Si on a un microbiote qui est de mauvaise qualité, ça va exacerber encore l’inflammation, ça va produire des peut-être des maladies auto-immunes dans certains cas. Ça permet aussi de renforcer le système immunitaire également et de rendre plus mûr le système immunitaire, notamment par différentes molécules de signalisation qui sont produites par le microbiote et qui sont captées par le système immunitaire. Et donc dans l’autre sens aussi c’est vrai, puisque le le système immunitaire a produit aussi des molécules de signalisation, notamment des cytokines qui seront captées aussi par les bactéries, les micro-organismes du microbiote. C’est pour ça que on a cette communication en fait entre microbiote d’un côté, c’est-à-dire l’extérieur de l’organisme, et le système immunitaire à l’intérieur de l’organisme. Puisque je rappelle qu’on a 80 % du du système immunitaire, des cellules du système u tin qui sont situées juste à côté de la barrière intestinale. Donc c’est quand même pas mal. Et donc c’est pour ça qu’il y a donc ces interactions très importantes entre entre microbiote et système u 8 heures et dont tim unités aussi. Donc. Et donc pour finir là-dessus et je pense que bon il reste encore plein de choses à dire sur les fonctions, mais par exemple par rapport aux voies d’immunité, on peut citer aussi le le rôle selon lequel le microbiote serait la première barrière contre des micro-organismes pathogènes. Donc quand vous mangez quelque chose par exemple qui est infecté par des micro-organismes pathogènes, la première chose qui va attaquer donc ce ces micro-organismes pathogènes quand ils sont dans le tube digestif, ce sont les les micro-organismes du microbiote, vos propres micro-organismes. Et donc si vous avez un microbiote qui est bien constitué et qui est bien fort, il pourra détruire ces micro-organismes. Bien sûr, tout dépend de la charge microbienne que vous avez avalée. Et puis ensuite si le microbiote fait bien son travail, vous n’allez même pas sentir que vous avez avalé quelque chose de de pathogène, le microbiote va tout détruire. Sinon s’il y a une partie de ces micro-organismes pathogènes qui passe, à ce moment-là on commence à voir donc des symptômes, les douleurs, l’inflammation et et tout le reste.
D’accord. Je reviendrai sur une question après évidemment, mais en terme de peinture, on parle depuis le début de déséquilibre, de dysbiose, fermentations, putréfaction. Est-ce que tu peux nous ré-expliquer le mécanisme de tout ça ? Voyez, en fait, bon là la dysbiose est beaucoup plus vaste que que ça. Donc la grille de lecture fermentation, putréfaction, mais il est vrai qu’il existe donc une dysbiose qu’on pourrait qualifier de fermentation, une dysbiose qu’on pourrait qualifier de putréfaction, mais c’est beaucoup plus complexe que ça. On pourrait très bien avoir une dysbiose dans la dysbiose, c’est-à-dire une dysbiose de fermentation qui contient donc dans cette partie où où on a donc la dysbiose de fermentation, on a aussi un déséquilibre entre différentes différentes espèces qui ne concerne pas la fermentation forcément. On pourrait très bien avoir une dysbiose de fermentation avec aussi des déséquilibres dans le côté des bactéries de putréfaction, sans pour autant que cela n’apparaisse notamment dans le péage fécales par exemple, dans le lait qui brassent hinault basique au niveau du côlon. Donc dysbiose de fermentation, de putréfaction, c’est tout simplement pour la fermentation, c’est une prédominance, on va dire des des espèces, des espèces de fermentation, donc des espèces qui vont fermenter du sucre, des glucides dans le côlon. Et donc du coup le pH diminue, puisque la canton fermente les glucides, on obtient donc des métabolites qui sont acidifiants et le pH diminue. Le pH fécales, pareil pour la putréfaction. La putréfaction c’est la dégradation des résidus protéiques et donc là on produit plutôt des métabolites alcalinisants et donc le pH a tendance à augmenter. Donc s’éteindre c’est une prédominance des espèces alcalines par rapport aux espèces de fermentation. Tout à l’heure on avait parlé donc que au début du côlon, donc colons notamment, colons ascendant et transverses, on a donc plutôt des espèces de fermentation. Donc là normalement on devrait avoir un pH qui est un pH pas inférieure à 7, même inférieure à 5, enfin 5,5. Le l’équilibre en fait est entre 5,5 et 7, mais dans les endroits où on trouve la fermentation, on peut trouver même des pH qui s’enferrent sous 5. La putréfaction pareil, supérieure à 7, au niveau du côlon descendant et donc on a un équilibre qui s’installe comme ça, un équilibre acido-basique en rapport avec avec la dysbiose qui s’installe et donc on a ce type de dysbiose. Après on peut avoir d’autres types de dysbiose, on peut très bien avoir un équilibre acido-basique microbien qui est qui est bien équilibré, mais en même temps avoir une dysbiose aussi, parce que la dysbiose en réalité c’est un peu compliqué de la définir en pratique, puisque en réalité comme j’ai dit au tout début de cette intervention, les on va dire les compositions idéales pour les individus et pour les groupes de population sont extrêmement difficiles à déterminer, puisque pour chaque individu on…
Il a une composition théoriquement idéale, mais qui évolue aussi en fonction de l’environnement, en fonction d’une dent, en fonction de l’âge de la personne, en fonction de son état métabolique, de sa génétique, etc. Donc, c’est extrêmement compliqué à déterminer. Maintenant, on a des marqueurs. En fait, on a des marqueurs, des critères, des vins, des paramètres qui permettent de dire : OK, donc là, on a telle souche qui est… et elle fait ceci. Donc, c’est bon ou c’est mauvais. Donc, on a certaines choses qui permettent de comprendre que là, il se passe quelque chose, là on a déséquilibre, que là on a un équilibre. Mais pour avoir donc un équilibre, vous avez compris, entre on va dire plusieurs centaines d’espèces bactériennes et plus que ça encore par rapport aux autres types de micro-organismes, bah c’est extrêmement compliqué.
Donc, globalement, on peut avoir donc ce type de dysbiose, aux fermentations, putréfaction, d’autres types de dysbiose aussi. On peut avoir aussi, en plus de ça, donc une dysbiose compliquée avec des infections par exemple, des candidoses, des infections au niveau autrichien, comme par exemple des gastro-entérites, infections helicobacter pylori par exemple. Et c’est donc ça. Donc, en plus de la dysbiose en tant que tel, qui est difficile à déterminer sur le plan clinique, on a aussi des infections qui viennent se rajouter, qui peuvent se rajouter à ça. Donc, c’est extrêmement complexe de définir ce que c’est qu’une dysbiose réellement en pratique, pas théoriquement. Théoriquement, c’est assez simple à voir. Et donc, ce déséquilibre pourrait produire l’exact contraire de ce que j’avais expliqué tout à l’heure par rapport aux fonctions du microbiote. Donc, si on a un microbiote qui est bien composé, on devrait avoir moins d’inflammations. Mais à ce moment-là, si on a une dysbiose, plus d’inflammation, plus d’intolérance du coup, puisque ça aide aussi à digérer, à dégrader certains fragments moléculaires qui proviennent des aliments qu’on mange, intoxication aussi, puisque s’il y a un déséquilibre, donc ces mêmes bactéries, ou micro-organismes qui le composent, vont produire aussi des éléments toxiques, des toxines. Et en même temps, ils vont pas métaboliser suffisamment les xénobiotiques toxiques qu’on va avaler aussi, baisse de l’immunité aussi, parce que si le système immunitaire est sursollicité tout le temps avec des réactions auto-immunes, avec de l’inflammation, sa performance va baisser aussi.
Donc, il y a tout un ensemble de ce qu’on appelle un spectre de déséquilibre, de troubles métaboliques. On va dire c’est plus compliqué de dire des deux maladies. Donc, là, ça vient au second degré. Donc, on a d’abord les troubles métaboliques qui s’installent à cause donc de cette dysbiose, et puis ensuite des maladies qui pourraient arriver à cause de ces troubles métaboliques. Donc, c’est très complexe en réalité de comprendre ce que c’est qu’une dysbiose réellement, de la caractériser et aussi de mettre en relation cette dysbiose avec des troubles métaboliques, c’est plus simple, mais avec des maladies à part entière, c’est c’est plus compliqué. Donc, c’est un sujet en cours de recherche et en cours d’étude. Non, justement, je vais rebondir sur une question de Mariam qui nous demande : quels sont les examens préconisés pour analyser correctement le microbiote intestinal et les dysbioses et éventuellement des dysbioses ? Oui, bon ça, je pense pas qu’on aura le temps d’en parler, extrêmement compliqué. Mais rapidement, on a deux grands types d’examens, on va dire. Donc, l’analyse des matières fécales pour avoir donc les… le faut pour analyser différentes espèces, on va dire bactériennes, mais aussi fongiques. Donc, analyse sur matières fécales. Et puis, on a aussi les métabolites organiques, inorganiques urinaires aussi, qui permettent également d’avoir aussi une idée sur ce qui se passe. Donc, beaucoup plus donc par rapport aux… beaucoup plus d’avoir donc les métabolites qui sont produits, soient des métabolites, soit des composants des métabolites ou des composants qui sont en rapport avec certaines espèces, certaines espèces, soit bactériennes, soit fongiques par exemple, ou d’autres espèces. En tout cas, des espèces qui sont… des plus tôt des métabolites qui permettent de déterminer un excès de production de tel ou tel, telle ou telle souche par exemple. On a par exemple le mannan par rapport à la candidose. Donc, on a le mannan par exemple, on a le bêta-glucane aussi qui sont des marqueurs, des marqueurs ordinaires, mais aussi des marqueurs sanguins, cela permet de déterminer par exemple une candidose. Donc, seul un sens permettent de déterminer une candidose, mais on a tout un tas de métabolites qui se rapportent donc à telle ou telle espèce ou souche bactérienne ou fongiques. Donc, globalement, analyse sur matières fécales et aussi analyse sur les analyses urinaires, voir des analyses sanguines aussi.
Alors, j’adore quand même ta manière de dire que : « On ne voit pas le temps de répondre à cette question, mais d’y répondre quand même. » C’est passionnant cette façon, parce que la réponse apprend que les ennemis, en tout cas, des pistes qui sont là. Merci. Est-ce que tu peux nous parler justement des solutions, alors pour la dysbiose ? Oui. Pour les solutions, on a donc les modifications alimentaires, en fonction de ce que j’avais expliqué. Donc, si, si par exemple si c’est une dysbiose de fermentation, dont vous avez bien compris que puisque qu’on métabolise les résidus… qu’ici, dans la fermentation, il faudrait diminuer les sucres raffinés, il faudrait remplacer par des fibres et donc réaménager l’alimentation en ce sens. Et en putréfaction, il faudrait diminuer les protéines et aussi augmenter la quantité de fibres également, ce qui permet aussi d’obtenir une putréfaction moindre et donc de remplacer les protéines d’une part par des fibres et par des… En tout cas, dans tous les cas, il faudrait que l’alimentation soit de bonne qualité, qu’on se dise de bonne qualité. Je parle ici de manger des aliments qui se mangent en fait, qui sont comestibles, pas des produits alimentaires industriels raffinés, des trucs de chips, des sucres, des boissons, etc. Tout ça, donc ça, il faudrait éviter les fast-foods aussi où ça contient de mauvaises graisses aussi, il faudrait éviter. Donc ça, c’est par rapport aux modifications alimentaires. On pourrait rajouter à cela donc des aliments lacto-fermentés, donc dont les plus connues, c’est les laitages fermentés. Enfin, on a par exemple les laits fermentés, les yaourts, le kéfir par exemple, qui fermentent… le kéfir, des légumes lacto-fermentés aussi, la choucroute par exemple, etc. Donc, il y a tout un tas de deux recommandations nutritionnelles qui sont en fait les recommandations nutritionnelles classiques. Il suffit juste de t’améliorer, de rehausser la qualité de l’alimentation et on a déjà des résultats intéressants sur des dysbioses on va dire qui sont modérées ou légères. Mais pour des vrais dysbioses, des dysbioses qui datent depuis longtemps, des dysbioses qui ont déjà produit des troubles métaboliques, on aura besoin de plus que ça, mais c’est déjà un début.
En plus de ça, on peut parler par exemple de probiotiques. Et les probiotiques sont en fait des micro-organismes, tout simplement, des souches de micro-organismes qui sont mis en complément alimentaire, soit en poudre, soit en gélules. Et ces… il existe différentes souches en fait qui ont été testés dans des études, au début des études in vitro, des études précliniques, des études cliniques aussi, des essais cliniques et donc qui ont démontré leur innocuité, donc qui ceux qui ne sont pas toxiques, et qu’ils ont démontré aussi un effet intéressant, métabolique intéressant ou voir un effet thérapeutique par rapport à certaines maladies, ont testé aussi pareil, essais cliniques, et puis également qui auraient démontré aussi une résistance par rapport à l’acidité gastrique aussi. Donc, là, on pourrait parler en général de lactobacillus et bifidobacterium, d’autres quelques autres souches aussi qui existent également, mais le plus souvent on a donc les lactobacilles, notamment lactobacillus acidophilus, rhamnosus, casei, donc il y a plusieurs. Et puis pour les bifidobactéries, il y a par exemple qu’on trouve très souvent combiné dans les probiotiques, combiné, clé lactobacillus, bifidobacterium, défi… l’ongle lactis, etc. Et puis, on peut avoir aussi d’autres types de souche aussi, notamment le streptococcus thermophilus par exemple qui est excellente aussi pour pour lutter contre la dysbiose, pour améliorer le transit intestinal et pour améliorer aussi la composition au niveau des autres espèces bactériennes aussi. C’est ça en fait. Quand je choisis dans les probiotiques, c’est qu’on choisit, on va dire des souches qui vont améliorer la composition générale du microbiote et non pas la composition en terme de cette souche uniquement qu’on a donné. Ce sont des souches qui ont des effets sur les autres. Si vous donnez par exemple lactobacillus acidophilus, ça s’améliore pas uniquement le lactobacillus acidophilus, mais aussi les autres lactobacillus qui fonctionnent avec et puis en synergie, et puis les… par conséquent également, s’améliorent également les autres espèces aussi et les autres familles aussi, les bifidobacterium. Si vous augmentez la quantité de bifidobactéries, par exemple, ça va augmenter automatiquement aussi la quantité d’acides… de lactobacillus et vice versa également. On a aussi une autre bactérie qui permet d’augmenter par exemple akkermansia. On en avait parlé au tout début, la bactérie Akkermansia muciniphila, c’est une bactérie très intéressante qui est… qui est peu connue et qui a été étudiée en laboratoire, il y a des thèses de doctorat qui ont été faits sur ça, il y a des essais sur sade et des études, etc., qui montrent que cette bactérie augmente l’akkermansia, et donc qu’on s’en donne cette bactérie chez les obèses, ça permet de donc d’augmenter la quantité d’akkermansia, et c’est ce qui va produire un effet anti-inflammatoire, contre la résistance à l’insuline, plusieurs adaptations métaboliques qui vont préparer l’organisme à perdre du poids. Donc ça a un effet en fait sur la perte de poids tout simplement. Donc les probiotiques sont très intéressants, mais ce qui serait intéressant aussi dans certains cas, je dis bien dans certains cas, ce que… tout dépend de ce qu’on veut, de ce qu’on veut cibler. Mais en tout cas, dans certains cas, beaucoup de cas en tout cas, il faut le mieux, c’est de les combiner avec des prébiotiques. Des prébiotiques qu’on peut en avoir dans l’alimentation naturellement. Donc, on a… les prébiotiques sont en fait des fibres alimentaires, on trouve dans les légumes, les fruits, les céréales complètes, les graines. Donc ce sont des fibres alimentaires naturels en fait. Et tout dépend en fait maintenant de ce qu’on va utiliser. C’est pour ça que on devrait avoir une certaine diversité en fait au niveau des fibres alimentaires, parce que chaque espèce va s’alimenter plus ou moins de tel ou tel prébiotiques, tel ou tel fibres alimentaires. On en a plusieurs, on peut citer par exemple le psyllium et l’inuline par exemple, qui sont des prébiotiques, on trouve dans les aliments, mais qu’on trouve aussi sous forme de prébiotiques, donc de compléments alimentaires. Donc le mieux c’est de les utiliser en association avec des souches. Le psyllium est excellent pour le transit intestinal par exemple. On a aussi donc les symbiotiques, puisque ici on est en train de parler donc de la combinaison probiotiques prébiotiques, et bien ça s’appelle les symbiotiques. Et donc, symbiotique c’est une combinaison intelligente entre des probiotiques et des prébiotiques. Donc on donne en fait des… on met le probiotique ou les prébiotiques, donc les différentes souches bactériennes qu’on veut, et puis on rajoute à ça un ou plusieurs prébiotiques, donc qui vont aider donc à nourrir ces mêmes souches et qui vont, en plus de ça, c’est pas uniquement le fait de d’améliorer donc ces souches, les aider à maintenir en vie, c’est aussi le fait d’avoir des adaptations métaboliques qui sont synergiques entre ce qui va donc être produit comme adaptations métaboliques par les probiotiques, mais aussi ce qui va être produit par les prébiotiques aussi au niveau du microbiote, au niveau de l’intestin. Donc, là un exemple type ici, c’est un… c’est un produit qu’on a développé chez Nutrilogique, cela est… qui permet d’augmenter notamment la quantité d’akkermansia, même si on a acquis… la fameuse bactérie qui… qui est anti-obésogène, qui a des propriétés anti-obésogène. Et donc, on avait remarqué dans les études que la bactérie Akkermansia muciniphila, comme j’ai déjà expliqué, permettait d’augmenter la prolifération d’akkermansia chez l’obèse. Ça c’est une première chose. Et puis, on avait aussi remarqué que par rapport aux prébiotiques, donc cette même bactérie Akkermansia muciniphila s’alimentait de certains métabolites et également… acquérir… l’akkermansia s’alimentait des mêmes métabolites, midi… et ces métabolites en fait ce sont les urolithines, il y a les urolithines A et B, et ils proviennent de certains polyphénols qu’on trouve dans la grenade, les punicalagines. Donc les punicalagines, quand elles sont métabolisées par le microbiote, ça produit les urolithines A et B. Et donc c’est ça permet… ça permet une prolifération aussi plus importante d’akkermansia. Et donc là on a l’exemple type d’un… d’un vrai symbiotique : donc bactéries Akkermansia muciniphila qui s’alimentent donc de certains composants de la grenade, des extraits de grenade, les punicalagines, mais en même temps qui va produire une prolifération d’akkermansia, qui elle-même s’alimente des métabolites de… de la punicalagine qui sont les urolithines A et B. Tout ça c’est une… c’est une bonne combinaison. Il y en a d’autres exemples par rapport à d’autres symbiotiques. Et les symbiotiques les plus connus et que tout le monde connaît, ce sont en fait les aliments… ou simplement les aliments lacto-fermentés par exemple, c’est un ensemble de probiotiques, de micro-organismes et de prébiotiques, donc de… de nourriture pour ces micro-organismes, non des sucres qui permettent à ces micro-organismes de survivre et d’apporter des adaptations métaboliques diverses.
À rappeler quand même que le… effectivement, tu travaillais sur un livre sur le métabolisme, mais qui n’est pas encore sorti, il devrait sortir dans quelques semaines, ça ne devrait pas tarder, mais en tout cas, il n’est pas encore là. N’allez pas demain sur le site fashion weeks en demandant… qu’on n’a pas pour l’instant. On travaille effectivement avec des probiotiques Hobby Active. D’ailleurs, je suis content que quelqu’un qui nous en a parlé… Non, pas du tout Biotype, du psyllium Hobby Active. Donc là où il y a des fibres et des souches de probiotiques, on a dû exclusivement également les probiotiques ProVie Active avec 2 milliards de probiotiques, mais surtout… et en parle… et qui tuent… en parlais tout à l’heure, la différence de pH au niveau 2 de l’intestin, et effectivement c’est ce probiotique… les souches, au micro… en capsules, sont calibrées à l’endroit de l’intestin où elles doivent se libérer, résultat plutôt que de devoir attendre dix jours ou quinze jours pour avoir déjà des premiers résultats, les résultats se font ressentir beaucoup plus rapidement. Voilà ce que… la petite pub du jour, mais voilà, c’était essayer de… bien, on n’en avait pas parlé avant, ne savais pas que j’allais parler… du chameau, mais je pense que c’est quand même important hier de… 30 sites Active aussi, le Transit Active. On a effectivement avec du petit… nous sommes également en g minium et probiotiques, comme son nom l’indiqué, Transit Active c’est pour le… pour régulariser les selles, surtout en cas de constipation chronique ou en cas… en tout cas de ralentissement du transit. Donc c’est excellent. Alors on a quand même quelques questions… Christiane, nous avons répondu à votre question, j’en suis content. Pour augmenter la cadence, il y a… qu’est-ce que j’ai comme autre question ? Ah oui, là c’est pas une question, c’est peut-être quelque chose à étudier et merci de nous le… nous le faire savoir. Sa nièce qui me dit : grâce à des techniques en hypnose, finger signaling, qui permettrait de détecter des dysbioses intestinales. Une piste explorée, peut-être intéressant, toujours preneurs pour des choses comme ça. Merci Hélène qui nous dit que le Transit Active est… Ah oui aussi, si quelqu’un peut dire… ah si quelqu’un connaît ma mère, si vous pouvez lui envoyer un message pour qu’elle arrête de m’appeler par Messenger lundi soir, sa marque en vous, parce que… Et qu’est-ce que j’ai d’autres ? J’avais une autre question qui me semblait intéressante aussi. Ah oui, Hélène justement qui nous demandent : est-ce que tu peux de fait rapidement… voir si c’est possible rapidement… peux-tu nous expliquer le lien entre dysbiose et mal-être ? Oui, c’est ça. À plusieurs… ça c’est quelque chose qu’on n’en avait pas parlé en fait. C’est comment communique le microbiote par avec le… l’organisme, avec les différents systèmes d’organismes. Donc, au début, j’avais fait juste un petit… un petit lien par rapport au système immunitaire, par rapport à un système endocrinien, par rapport aussi au système nerveux. Et donc, on a différentes voies en fait par lesquels le microbiote communique avec l’organisme. Donc, on a par exemple la voie sanguine, donc c’est tout simplement les métabolites qui seront conduits par le sang jusqu’à l’endroit où il faut, et les molécules de signalisation, pas les métabolites. On a aussi la voie nerveuse aussi, puisque on avait dit qu’il y a un système nerveux dans l’intestin, système nerveux entérique, ça aussi. Donc, au niveau de ces neurones, l’un du système nerveux entérique, on a donc des molécules de signalisation qui vont venir se fixer sur des récepteurs au niveau de ces… de ces neurones. On a aussi la voie endocrine et on a la voie immunitaire aussi. Donc on a quatre voies principalement qui permettent de communiquer entre le microbiote et le système… le fin… le système nerveux en général, et puis le neuro-endocrinien. On va dire c’est ça le plus important dans cette question-là. Et donc en fait, dans… dans l’évolution, où on va dire la sélection naturelle au fil des milliers d’années, l’être humain s’est adapté, on se dit l’être humain, les mammifères aussi en général, les animaux en général, donc se sont adaptés avec une certaine composition du microbiote. Alors cette composition n’est pas définie, comme j’ai dit, c’est une composition qui évoluent en fonction des facteurs… et ces facteurs environnementaux et métaboliques et… mais il y a une certaine composition en termes de quantité et de nature de ces mêmes métabolites qui sont produites par les micro-organismes. Donc si cette composition-là, sur les champs boulet, change, ce qui va arriver, c’est qu’on va avoir des effets différents, des effets d’équilibrés, mentaux et métaboliques qu’on a l’habitude de voir. Et donc là, c’est ça rentre… ce qui rentre en jeu, c’est donc le stress, le sommeil, l’appétit, l’inflammation également. Donc, les régulations hormonales, toutes les régulations hormonales sont influencées par le microbiote. C’est pour ça que quand vous tapez « microbiote » et vous mettez n’importe quelle maladie hormonale, n’importe quel hormones, vous allez de toutes les façons trouvé des dizaines voire des centaines d’études. Donc, parce que c’est tout est lié avec donc cette composition du microbiote. Et donc on a, pour simplifier, je vais juste expliquer une… une seule… une seule voie, on va dire. On a par exemple au niveau de l’hypothalamus, des récepteurs… c’est en fait en termes de… pas en terme de nombre, mais en termes de diversité des récepteurs dans huit bandes de l’hypothalamus qui sont en rapport avec le microbiote. On a des centaines de milliers de récepteurs divers et variés pour chacun des métabolites et des molécules qui sont produites par le microbiote. Et donc ces récepteurs-là vont recueillir ces… vont accueillir ces molécules de signalisation qui proviennent du microbiote et ils vont induire des… des adaptations neurologiques, des adaptations psychiques, des adaptations par rapport à l’appétit, des adaptations parfois à l’inflammation, des adaptations par rapport à la production de tel ou tel hormones. Et si ces adaptations sont perturbées parce que la composition du microbiote est perturbée, parce qu’on ne produit plus la quantité suffisante ou la quantité nécessaire ou la nature des métabolites même nécessaire pour maintenir un état psychique et organique équilibré et optimisé, et bien on va avoir donc différentes… différentes maladies, différentes choses et on va se sentir en tout cas le… on va avoir un mal-être psychologique, mais qui est toujours associé avec des troubles métaboliques, des troubles hormonaux. Donc, en fait, par exemple en analyse des biomarqueurs des hormones, des biomarqueurs, on analyse aussi l’activité du système nerveux, on va trouver qu’il y a quelque chose de perturbé. C’est pas uniquement psychique, c’est métabolique, et les perturbations métaboliques produisent donc ce mal-être. Bien, merci pour toutes ces explications. Alors là, cette fois-ci on a vraiment… mais débordé sur le temps qu’on nous donne d’habitude, la demi-heure normalement, on est passé à plus de cinquante minutes. Mais j’ai l’habitude de remercier tout le monde de nous suivre. D’ailleurs, je vous remercie encore, suivez-nous, n’hésitez pas à diffuser la vidéo, à la partager, ça nous fait toujours plaisir et me soutient aussi. Surtout Amine à remercier parce que c’est vrai que ça fait maintenant quelques… quelques presque cinquante… pas, on va bientôt arriver à la cinquantaine de vidéos et je voulais remercier pour l’implication, petit, mais chaque semaine, parce que c’est vrai que c’est dans son emploi du temps, en plus de tout ce que tu fais. Voilà, c’est… on se prend quand même une heure et demie, deux heures pour faire cette vidéo et je trouve ça vraiment… la manière dont tu partages les informations, je trouve ça vraiment génial. Et donc je tiens à te remercier. Je vous souhaite à tous… à tout une excellente semaine, une bonne soirée, prenez soin de vous, de ce que vous aimez. Amine saluent, alors… prochaine… c’est avec grand plaisir Cédric. Donc, merci également et la semaine prochaine. Merci, au revoir. Fin de l’année.