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NOS PIRES ÉCHECS - Podcast Fondation de la mode #4

Fondation de la mode1:19:01

Transcription

Bonjour à tous, bienvenue dans ce 4e épisode de la fondation de la mode et aujourd'hui, on va aborder le sujet que vous attendiez tous, nos 10 plus grandes grands échecs. Et euh bah je commence. Ça va déjà ? Vous allez bien ? Oui oui, tout va bien. Tout se passe très bien. On est déchaîné aujourd'hui. Moi, j'ai envie de commencer cet épisode en parlant d'un échec euh du côté du management. En fait, c'est dur parce que j'ai l'impression de devoir me livrer, tu vois. Ouais.

C'était la première fois aussi où notre R a flop. Le départ d'une associée, je le vis un peu comme un échec, sachant que on avait tous aussi une relation particulière avec elle. C'était ma meilleure amie. Il y a le CV des réussites mais le CV des échecs, il est plus important. Une grosse campagne dans lequel il y a eu beaucoup de budget, ça veut pas forcément dire qu'elle va super bien marcher. Du coup, on avait dropé la collection et on a vu que genre ça avait pas du tout pris. À ce moment-là, on était très mal de voir genre tout le monde partir. On était retrouvé nous seul. Lui le flic, il faisait il voulait faire le plus malin des malins, tu vois. Il était là "Tu vas pas m'avoir comme ça, mec."

par les t des échecs. Mais du coup, moi euh la plus grande la première le premier échec que j'ai vécu, c'était euh je pense que c'était 4 5 mois de du début de l'entreprise. On venait d'aménager dans notre nouvel atelier. Donc l'atelier qu'on vous avait parlé vos gérard de 200 m². Enfin, tout devenait sérieux à ce moment-là. Et euh il faut savoir que pendant toute cette période, on avait nous dans nos équipes, on avait plus d'une dizaine de personnes. C'était des anciens collègues à nous, c'était des anciens euh personnes, des amis à nous. Et euh j'ai senti que quand on a aménagé dans ces nouv cette ce nouvel atelier, même si on restait tous très proches, le fait qu'on ait évolué très très vite, j'ai senti qu'il y a beaucoup de jalousie. ou une distance qui s'écrit avec notre équipe parce que euh bah comme on grandissait très très vite et on avait un train de vie qui évoluait et les personnes qui étaient avec nous toujours resté en stage, enfin on avait une grande différence qui s'est installée et du coup l'échec que je pourrais dire c'est qu'on a perdu toute cette équipe à la même période au même moment j'ai senti que c'était le la plus grande la première grande échec que j'ai ressenti. Hm hm.

Vous en dites quoi ? Bah oui, je pense qu'on se rappelle on se rappelle tous hein de de cette période là. Mais est-ce que tu pourrais peut-être expliquer pourquoi ils étaient en stage ? Ça pourrait être intéressant aussi pour que les gens puissent comprendre. Ouais. Bah en fait, ils étaient en en stage tout simplement parce que c'était la période du Covid et personne trouvait de stage pour finaliser ces études de fin d'année. Et du coup, on avait pris plein plein de gens qui arrivaient pas justement à trouver de stages à qui on a offert un stage pour qu'ils puissent valider leur diplôme de fin d'année. Et bah tout simplement, c'était pour cette raisonlà. Et c'était des amis à nous aussi que vous étiez dans la même école de base. Exactement. Exactement. Et c'était des amis à nous, c'était des gens qui étaient dans la même école que nous et aussi c'était des personnes qui nous suivaient déjà euh qui enfin au début de Camade qui qui nous suivait qui qui aimait ce qu'on faisait avec les bijoux.

Mais moi en fait ce qui me fait rire avec cette histoire c'est queen fait tout est parti avec un mal d'un mal entendu de base. Euh ce qui s'est passé c'est que en fait il y avait justement les 5 si personnes qui travaillaient avec nous tu vois euh qui sont partis du coup dans la même période genre dans l'espace de d'un mois. Euh, ils sont tous partis en même temps, mais je me rappelle qu'à l'origine, c'était partie d'un malentendu. En fait, il y avait une des personnes, la première personne qui qui est partie du coup, qui a démissionner je crois ou je crois qu'il y avait eu un peu un conflit bizarre genre en fait elle, vu qu'on venait d'aménager dans cet atelier là, on l'avait pas encore déclaré au nom de la société l'atelier je crois et du coup on lui faisait genre ses fiches de paye normal mais à l'adresse du siège. On avait pas eu le temps de faire les avenants et cetera. Et du coup, pendant quelques temps, en fait, elle elle pensait qu'on faisait les choses illégalement, qu'on la déclarait pas, qu'elle avait pas ses cotisations et cetera. Elle avait checké sur internet, je crois, la société et cetera. Et euh elle avait pas trouvé la elle avait trouvé que la société du au au siège. Elle avait pas trouvé du coup la la société à l'adresse où on travaillait à au nouvel atelier. Et elle avait réussi à mettre la grande graine, je me rappelle, dans la tête de tout le monde comme quoi euh Ouais, c'est c'est faux. on touchera pas nos cotisations, les chômages nana. Et petit à petit, elle avait réussi à [ __ ] la gangraine chez tout le monde et les gens venaient nous voir justement, je crois, pour nous poser des questions et il y avait un peu genre il y avait un peu un froid à cause d'elle. Je je me rappelle.

Mais moi, ouais mais en fait je rajouterai encore plus parce que là c'est quand il la gangraine s'était déjà installée. Ce qu'il faut savoir que quand on avait avec nos stagiaires, toute notre équipe, en fait nous on avait l'habitude de faire plus de 300 € de course par semaine et et en fait c'était vraiment tout le monde choisissait ce qu'il voulait manger pour le midi parce que pour nous encore une fois on avait pas cette notion de l'entrepreneuriat et on aurait aimé on a essayé de gérer le management comme on aurait aimé qu'on le fasse. C'est-à-dire faire les courses le midi parce que c'est des étudiants, c'est compliqué d'aller acheter sa nourriture tous les midis ou ramener sa gamelle ou des choses comme ça. Et en fait, nous on avait pris cette habitude de faire des courses tous les toutes les semaines à hauteur de 300 400 €. Franchement, c'était tout ce que tout le monde voulait, tu vois. Et en fait quand on avait aménagé dans l'atelier à Vogérard, en fait on s'était dit qu'on allait se calmer sur bah qu'on allait faire nous les courses, qu'on allait prédéfinir les courses qu'on voulait et qu'on allait se calmer justement sur ce rythme de tout le monde s'achète des Kinders des S enfin c'était c'était vraiment de la vue quoi en voiture voilà tu vois et un jour je reçois un message justement on était en rendez-vous et je reçois un message d'une des personnes de l'équipe qui me dit "Oui. Est-ce que tu peux par exemple nous acheter du saumon bio, du pain bio ? vraiment elle nous avait refait ce coup-là et c'était pas passé en fait parce que moi encore une fois j'allais le laisser passer mais notre associé Mathilde qui avait vu ce message elle avait pété un câble et elle avait répondu dans le groupe c'est c'est pas la fête ici arrêtez de d'abuser en fait tu vois et quand on est revenu à l'atelier justement c'était là où c'était un peu la cassure parce que tout le monde était venu me voir en me disant ouais c'est l'im on te faisait confiance comment tu as pu montrer les messages à Mathilde mais on est quatre associés donc logique que tout le monde doit être au courant de ce qui se passe, tu vois. Mais vu que j'étais très proche avec eux et vu que c'est moi qui m'occupait de ce management, ils avaient senti une genre de trahison dans le sens où je l'avais dit à tout le monde quoi. Enfin, je vous l'avais dit à vous et que vous avez vu les messages. Et en fait, c'est à partir de là qu'il y a eu une distance qui s'est créée et surtout le management nous de base on est au courant, on sait pas du tout comment ça se ça se passe. Donc manager des équipes quand tu ne sais pas comment ça se passe. Moi je sais que quand on a eu toute cet épisode, j'ai commencé à écouter, lire des livres sur le management de comment ça doit vraiment se passer et au mieux pour que tout le monde soit content. Mais c'est vrai que c'est c'était très compliqué enfin maintenant que je me souviens, ouais, c'était une époque qui était un peu difficile à vivre quoi. J'étais hyper stressée.

Du coup, ouais, il je crois que là où ça avait vraiment pété, c'était quand euh du coup, on avait renvoyé ou on avait mis au fin au contrat de la de cette personne-là la la tête, on va dire de ce la gangraine de l'histoire et du coup ce qui s'est passé c'est que les quatre personnes l'ont suivi. Je courage si je me si je me trompe pas. L'ont suivi en mode oui, ça se fait pas de faire ça je sais pas quoi truc. Ils sont tous partis en même temps genre en mode soutien alors qu'en vrai on a rien fait. Genre on vous a montré que les documents étaient à jour, que tout était bon et c'était comptablement parlant. On n pas compris, on était choé genre. Ouais mais parce qu'en fait il ils étaient déjà allés un peu trop loin, tu sais dans dans l'accusation. Et je pense qu'il même si ils se sont rendus compte qu'ils avaient tort, ils préféraient je pense tu vois d'un côté ne pas perdre la figure, ne pas se désénerver entre guillemets d'un coup, tu vois. Je sais pas, il y avait un peu un truc un peu d'ego comme ça qui s'installait.

Mais en vrai, le sujet même du management des équipes, tu sais quand tu veux avoir en fait, je pense que globalement tout le monde veut avoir une équipe qui soit jeune et qui soit surtout quand tu es dans la mode, tu vois. Je pense que c'est un c'est important d'avoir cet esprit de jeunesse et ce truc là et tout, tu vois. Mais c'est vrai qu'à manager ça peut être quand même assez compliqué parce qu'en fait si tu veux comme toi aussi tu es jeune ah ben en fait ils veulent être aussi amis avec toi tu vois et en vrai c'est trop cool et comme avant en vrai on était super ami avec nos équipes mais petit à petit tu te rends compte que quand il y a une genre d'amitié qui s'installe ben petit à petit il y a des barrières qui s'en vont tu vois et que ben au bout d'un moment quand tu vas leur dire de faire quelque chose peut-être un peu mieux ou un peu plus vite ou d'une certaine manière manière ou de pas faire certaines choses devant tout le monde et cetera, ils vont pas mal le prendre mais ils vont soit pas le faire ou soit ça va mal se passer au fur et à mesure, ils vont le prendre comme une trahison, un truc comme ça. Et ouais, en vrai, c'est c'est super compliqué à gérer. Après, c'est vrai que c'est plus toi qui gérait cet aspect depuis le début même, c'est cet aspect du management et tout. Et c'est en fait c'est ouf à quel point je trouve que ça ça traduit même au-delà du de l'aspect professionnel euh l'aspect tu vois du social, du contact avec les gens, tu vois. Et il faut toujours avoir un genre de juste milieu. Ça qui est fou parce qu'en fait plus tu es gentil, plus tu vas te faire bouffer, tu vois. C'est ça. Et ça a traduit un truc même dans la vie en général, tu vois. c'est qu'il faut toujours essayer d'avoir quand même un juste milieu, rappeler peut-être plusieurs fois que ce soit dans la semaine ou au cours du mois et cetera, que ça reste toi qui décide à la fin, mais que de toute façon, on est preneur de toutes les idées, de toutes les bonnes idées. C'est c'est même pas une question d'idée en fait, c'est juste une question de comportement, des choses à faire ou à ne pas faire. Donc par exemple demander du saumon bio de Norvège enfin tu vois ce que je veux dire pour ta pause midi parce que tu as l'impression que dans la liste il manquait ça arrête tu vois c'est déjà tellement bien que on t'offre ce entre guillemets ce luxe en vrai tu vois on est on est on n'est pas obligé du tout tu vois de pouvoir t'acheter à manger pendant ta pause et tout déjà à partir des Kinder des trucs comme ça c'était peut-être aller un peu loin tu sais genre Les gars, prenez le pas, je dis pas le strict minimum, genre de l'eau, des pâtes fin des plats qui peuvent être bien et tout mais n'abusez pas non plus. Tu vois, moi ce qui m'avait choqué aussi par rapport aux cours, je me rappelle à l'époque, on acheté, tu vois, genre des courses pour tout le monde, enfin des courses générales pour tout le monde et on acheté un peu genre il nous envoyé la liste de des préférences de chacun et je me rappelle qu'à la fin de la semaine, à chaque fois on se retrouvait dans le frigo, il y avait genre les trucs classiques, genre les sandwiches triangles, même les les tu sais les pâtes à préchauffer et cetera, les pasta box et tout. À chaque fois systématiquement, il y avait ces trucs là que personne voulait manger. Genre, ils étaient trop au bout d'un moment habitués au luxe. Tu vois ce que je veux dire ? il mangeait genre tout ce qui était, on va dire, un peu cher et le reste genre il touchait même pas. Et ça restait des fois des semaines, tu vois. Ils attendaient qu'on achète quelque chose de un peu plus haut level. Il laissait les trucs. Du coup, on était là. Soit on devait les jeter, soit on devait, tu vois, c'était compliqué. C'était chiant, tu vois. Ils étaient vraiment habitués à ce luxe là. C'était c'était pas C'est sûr.

Mais c'est pour ça que Ouais. Bah moi, c'est pour ça que je le vis un peu comme une échec qu'on a fait nous dans le sens de leur avoir offert tous ces choses-là sans comprendre que bah c'est très compliqué aussi pour la personne en face de recevoir autant et aussi d'un au bout d'un moment de se dire "OK, bon bah j'aurais peut-être un peu moins mais oui, il faudrait parce que nous on est obligé de structurer au bout d'un moment parce qu'on peut pas se permettre de flamber tous les quatre matins à des budgets qui sont aussi grands parce que en vrai c'était des budgets, il y avait ça mais il y avait plein d'autres choses personnelles qu'on qu'on autorisait, tu vois. Mais même au-delà de ça, en fait le truc c'est que comme tu as dit, il y a une gangraine qui s'est installée et aussi il y avait aussi je pense une part d'ego dans le sens où quand une jeune qui sortait d'école mais qui avait une formation par exemple en bijouterie, elle était payée 3000 € mais elle avait 17 ans 18 ans euh c'était différenciant d'une personne qui elle n'avait pas de formation qui était dans notre équipe et qui avait 35 ans. Du coup, il y avait aussi cette jauge où ils se partageaient peut-être leur salaire ou et cetera où on donnait des salaires beaucoup trop élevés pour des personnes peut-être Oui, voilà, tu vois. Et du coup, ça a créé un ego et ça a créé un genre de tout un tout écosystème qui qui fonctionnait pas parce que du coup il y avait une trop grosse différence quoi.

C'est comme tu as dit en fait quand tu as commencé à genre quand on a commencé à se renseigner un peu sur le management et cetera, en fait il y a quelques basiques pour moi qu'on gérait qu'on mettait pas en place. C'est comme par exemple le fait de de les tenir au courant des chiffres, des ventes et cetera. En fait, il y a il y a certaines petites choses qu'on faisait mal qui faisaient que les gens prenaient la confiance, tu vois, ou alors euh ne sentait pas assez de reconnaissance envers leur travail. C'est par exemple quand on on avait une équipe de bijoutiers qui fabriquaient les bijoux et qu'on les payait un certain salaire et que derrière il voyaient qu'avec euh leur travail, on va dire, une partie de de de leur travail, on arrivait à générer genre beaucoup d'argent. Il ils avaient l'impression que genre c'était qu'on devait limite reverser tout le chiffre d'affaires à eux, tu vois, Genre le fait qu'il soit au courant un peu des chiffres et je pense ça l'a foutu un peu mal tu vois. Malgré le fait qu'on les pays très bien comme tu as dit 3000 € pour quelqu'un qui vient de finir les études, c'est énorme déjà, tu vois. Mais eux, ils ont juste leur à leur euh comment dire à leur poste d'employé et du coup ils ont pas ils sont pas au courant de ce qui se passe, on va dire, des autres charges, de ce qu'on de la communication, de tout ce qu'on met derrière. Eux, ils pensent que le chiffre d'affaires égale le les bénéfices et donc tu dois leur reverser peut-être un plus grand partie du bénéf du bénéfice et cetera. Mais je pense qu'il y a quelques petits aspects du management qu' qu'on gérait mal, ce qui a fait que peut-être ça a déclenché des petites choses comme ça, tu vois. Mais ouais bah j'ai tellement de choses à dire, c'est dingue.

Tu Non non, moi ce que je voulais dire c'est plus en fait je pense que du côté là on va parler des amis, tu vois, des amis qui viennent travailler, que ce soit en stage ou quoi que ce soit et que c'est un peu compliqué à instaurer un une ambiance un peu professionnelle pour pas que ça dépasse certains niveaux et tout. Après, moi je peux comprendre aussi que ça peut être compliqué pour la personne en face parce que je pense que c'est aussi les premières fois qu'on était confronté à ce genre de problème que ce soit pour nous ou pour eux, tu vois. Et euh c'est vrai que même de ce côté-là, je pense que ça peut être compliqué. Ça dépend, je pense la personnalité des gens, tu vois. Et le truc c'est que comme nous euh on est des personnalités qui en vrai on est des gens assez socials, tu vois et euh on aime bien parler avec des gens et même s'ils ont entre guillemets tu des fortes personnalités, tu sais, on aime bien aussi ce contact avec les gens qui ont des genres de fortes personnalités ou qui sont un peu, tu vois, et étant donné que dans notre équipe, il y en avait quand même qui était ce genre de personnalité là, c'est peut-être possible aussi que parfois ça a un peu percuté ou quoi que ce soit, tu vois. Mais même au-delà, moi je dirais dans sa globalité aussi que en fait euh dans le salariat euh enfin le contact entre un salarié et un employé en France, déjà ce contact est très très compliqué dans notre système et j'ai l'impression que un salarié voit toujours son employeur comme quelqu'un qui veut prendre le dessus et qui veut beaucoup trop demander au salariés. Et du coup, moi euh quand j'ai commencé à faire le management, je me suis directement mis à la place du salarié et essayer de répondre aux exigence de chacun comme si j'étais moi-même salarié et d'essayer de casser ce code, de se dire euh on est on peut rester, on peut délirer ensemble, on peut avoir des bonnes énergies et travailler ensemble et cetera sans avoir cette distance qu'on impose. Ouais. Voilà. qu'on impose en France ou dans la mentalité de chacun.

Et aussi euh je voudrais rajouter, c'est que en fait c'est très compliqué quand tu es manager. Euh quand une personne par exemple avec qui tu t'entends très bien et où le travail est pas forcément bien fourni, c'est très compliqué de toi avec ton âge, tu as 21 ans, de manager des personnes qui ont peut-être 30 50 ans et de leur de les remettre en place, tu vois, ou de les remettre à l'ordre sur les tâches qui fournissent. Du coup, tu as un genre de complexe aussi. Donc tu as pas forcément confiance en toi quand tu as affaire à ce genre de situation. Bah déjà même au début, il y avait pas le respect qu'on a aujourd'hui. À l'époque même de part notre confiance en nous de la confiance qu'on avait en tant que employ euh emploi enfin de employeur on avait pas assez de confiance. Du coup, il le ressentait et du coup il y en a certains qui profitaient aussi de la situation en mode il t'écoutaient pas forcément et tout. Mais maintenant, c'est vrai que même, c'est qui c'était Elena qui t'avait dit je sens que maintenant genre tu as changé énormément quand on est revenu à Gentil et tout que tu as genre plus une carrure de patronne et tout euh genre tu tu dégages du leadership tu vois tu t'es beaucoup affirmé sur ce truclà et il le ressentent maintenant c'était vraiment une question de confiance en soi et genre aussi la manière de leur expliquer les choses le travail et cetera ça surtout qu'on est dans une dans l'entreprise parce que après je vais finir sur une bonne note Mais surtout que dans l'entreprise, on est grave dans une vibe de chacun est autodidacte et chacun sait de comment il doit faire son travail. On va les former quand il rentre dans la boîte. C'est quelque chose qui est pas forcément commun. Et aussi dans la première équipe, ce qu'on nous a reproché, c'est que oui, vous nous laissez beaucoup trop de liberté, d'autonomie sur les choses, mais nous on est dans cette vision là. Et je vais finir sur une bonne note parce que au final on a bien fait parce que après avoir recruté notre nouvelle équipe, ça fait 3 ans on a la même équipe, on a les mêmes personnes qui sont avec nous et c'est une équipe qui en faisant les choses différemment et en changeant quelques paramètres, bah c'est une équipe qu'on conserve et avec qui on a de très très bonnes relations et depuis 3 ans, du coup on a plus de problèmes de management, on va dire. Donc ça c'est trop cool, mais ouais et euh en vrai euh je pense que il y a certaines clés en fait chacun a un genre de management qui lui est propre et je pense que même dans une équipe où il y a plusieurs associés, il faut généralement laisser ne pas essayer d'intervenir dans le management de quelqu'un d'autre parce que chacun agit différemment. Par exemple, moi je vais avoir peut-être un management beaucoup plus directive. Je vais je vais pas être comme toi, genre discuter avec les gens, avoir une genre de proximité et cetera. Même Mariano, je pense qu'il est plus dans ce style-là. En fait, je pense qu'il faut savoir aussi laisser à certaines personnes de ton équipe euh cet aspect-là, genre sans aucun ego et cetera, ne pas intervenir forcément trop dedans et euh et et laisser la personne aussi genre apprendre à faire les choses à sa manière. Euh, être honnête, tu vois, être Être honnête, dire les choses quand il y a quelque chose qui va pas, le dire le Tu vois, ça dans la transparence. Il y a plein de petites choses comme ça.

C'est sûr, c'est sûr. Après, par exemple, je trouve que euh pour les gens qui nous regardent, je pense que je je sais pas si c'est euh des grosses entreprises entre guillemets, tu vois. Mais je pense que tu as vu le management directif, il est il peut être bien à certains moments, mais tu sais quand tu es au début et quand tu es seul avec une équipe, tu vois, je parle plus pour quelque chose où il y a un créateur d'entreprise et les autres travaillent pour lui. Tu vois, je pense que c'est un peu plus compliqué d'être dans ce système là de management directif parce que ça veut dire que tu seras souvent avec eux et tu seras souvent au contact avec eux, à leur parler et cetera. Et je trouve que le management qui est un peu plus directif et cetera, c'est pas forcément approprié vraiment au au aux boîtes où il y a où il y a pas de d'associés. Tu vois ce que je veux dire ? Dans le sens où comme tu seras tout le temps en proximité avec eux et que d'un moment genre tu sois directif et tout, ça peut genre leur faire bizarre, je pense. Tu vois, c'est mieux. Oui, forcément d'avoir un genre de management comme ça quand il y a plusieurs associés à côté entre guillemets peut-être un peu comme nous, tu vois. Mais mais voilà mais c'est comme elle disait hein, le fait que les employés t'envoyent des messages à toi, c'est pas pour rien, tu vois aussi. Oui, c'est parce qu'il savit que du coup il il favorise en fait certains euh quand il y a plusieurs associés, je dire il ils vont favoriser un manager plus que l'autre, ils vont passer plus par l'un. Du coup, ça peut même faire des conflits en interne dans enfin à la direction. Mais moi, ça m'est arrivé plein de fois où euh de toute façon, je voulais je voulais Oui, voilà. Je vous l'ai toujours dit mais ça m'est arrivé plein de fois où une salariée peut venir dire des méchancetés ou des choses pas très cool sur une autre ou tu vois et ça m'est déjà arrivé tu vois. Mais ouais pas cité de nom quoi. J'ai pas cité de nom mais ouais en vrai c'était un c'était un échec en vrai. On n'a pas je pense on n'a pas tant souffert de cet échec là. On a plus appris que souffert ou de ce trucl.

Mais c'est vrai que à ce moment-là, on était très mal de voir genre tout le monde partir. On était retrouvé nous seul Ouais. Et tout le monde était parti, on était là, on savait plus quoi faire. On était il y avait plus que nous. Du coup, on s'était remis à faire les choses de nos employ enfin le travail de nos employés pendant un certain moment. Mais ouais, ça a pas empathti trop sur l'entreprise mais ça nous avait mis un petit coup à ce moment-là. Plus sympa.

Est-ce que c'est le moment que je raconte ma petite Vas-y. Non, en fait moi c'est un truc qui est à la fois cool et à la fois en vrai quand tu regardes c un échec. C'était en fait quand on était parti au Canada euh faire la la collab, tu vois. En fait, on était parti au Canada faire une collabe avec l'architecte de Drake et euh et en gros une fois qu'on est arrivé, bon déjà il y a eu 1000 problèmes euh que ce soit l'avion ou quoi que ce soit et bref et une fois qu'on est arrivé en fait pour faire la collabe avec avec ce mec qui était l'architecte de Drake, il s'appelle Antonio Tadricsi. Une fois qu'on est arrivé en fait. Bah oui, mais de toute façon après je vais dire la marque, tu vois. C'était euh c'était quoi déjà ? Ouais, voilà. Du coup, du coup, on devait faire la collab avec Dust of God, donc on est allé au Canada et c'est pas genre on arrive au Canada et tout et en fait on se rend compte que en fait lui c'est pas vraiment dans ses plans de faire ça. Alors que nous en vrai, c'est ce qu'on c'est ce qu'on pensait qu'on allait faire, tu vois. Mais en fait, on s'est rendu compte que c'était pas du tout dans les plans de faire ça et qu'en fait lui, une fois qu'on a discuté avec lui et cetera au fur à mesure des jours parce que bon, il y a eu des choses un peu incompréhensibles pendant ce voyage, tu vois, Moi voyage, non, toi tu étais pas là mais du coup il y avait Denis et moi et au-delà de la barrière de la langue, tu vois, avec l'anglais parce que je maîtrise pas tellement trop l'anglais, tu vois. Et une fois qu'on est arrivé et tout, bah en fait on a compris que lui son but au final c'était qu'il soit revendu dans notre boutique mais que nous derrière pour ça en fait il fallait qu'on fasse que ce soit soit une collaboration ou alors parce qu'on allait faire aussi un défilé tu vois et que c'était peut-être bien qu'on fasse un truc pendant le défilé ensemble et tout mais en fait lui ouais en fait son plan vraiment c'était écoutez vous avez une boutique à Paris euh c'est l'emplacement est cool et tout je vais mettre un vendeur à moi. Euh et du coup, il y aura aussi en fait ce sera un truc genre en mode camade X Dust of God et c'est une boutique à deux, tu vois. Et nous en fait une fois qu'on entend ça en fait on était déjà arrivé, on était déjà là et en fait tu as payé le voyage. Oui. Voilà c'est ça. Tu vois on a on a payé tous les fraises. C'est ça. Donc du coup en mode on est arrivé, on a essayé de profiter un peu du moment comme on pouvait tu vois. Et euh mais une fois qu'on avait compris que c'était un peu l'objectif, du coup, on était un petit peu déçu. Bon, après lui il nous avait quand même il nous avait quand même dit que oui, bon peut-être qu'il y aura moyen de faire quelque chose et cetera, tu vois. Mais bon, au bout d'un moment, je pense qu'on a compris que ça allait pas amener vers vers ceux sur quoi on attendait, tu vois. Mais euh mais au-delà de ça, c'était je pense c bon, c'était au Canada, donc c'était pas non plus à Malibou, tu vois. Mais ouais, c'est vrai qu'en vrai c'était un peu compliqué cette période he parce qu'en fait nous comme on tenait aussi informer c'est l'ima, du coup on se disait genre non mais ouais il faut que il faut vraiment qu'il y ait un truc cool tu vois il faut qu'il y ait des des good news tu vois et en fait on s'appelait et tout et en fait il y avait pas vraiment de bonnes nouvelles mais il y avait pas vraiment de nouvelles même sur la collaboration tu vois et ouais c'était tellement flou je sais pas toi de quel vraiment souvenir ça te laisse mais bah déjà je remets le contexte en fait un gars qui nous a trouvé sur les réseaux et il nous a mis plein la gueule en fait. Ouais, je suis acheté d'un tel truc. Regardez, je suis trop riche, je suis trop et je crois qu'il il s'était introduit, il nous a félicité et cetera et il nous a dit juste venez, vous inquiétez pas, enfin je vais injecter de l'argent. Enfin, il nous a fait comprendre qu'il allait investir voilà parce qu'il avait énormément d'argent c enfin rien que ce soit l'architecte de Drake, c'est c'est déjà quelqu'un, tu vois. Et du coup, il nous a fait sous-entendre que genre il allait euh nous nous propulser de fou, tu vois. Et euh du coup, nous on s'est pas posé de question. On a vu l'opportunité de ouf, on a sauté dans le premier vol et on est y allé. Et euh pareil et genre quand on est arrivé, quand je suis arrivé, moi je me suis le premier rendez-vous qu'on a eu avec lui, j'ai petit à petit commencé à me rendre compte qu'en fait ce gars-là juste, il veut notre aide pour s'implanter à Paris mais nous on va rien toucher de lui, tu vois. En plus, c'était quelqu'un de très têtu et qui pensait tout savoir, tu vois, il nous a pris un peu pour les petits alors qu'en vrai notre marque elle était beaucoup plus avancée que la sienne à l'époque. Euh du coup petit à petit, je commence à me rendre compte que genre ça que ça allait pas se faire, que il veut juste nous vendre du flanc et pour que pour profiter de nous, tu vois. Et je sais que nous même moi, je parlais pas très bien anglais et tout et j'arrivais à comprendre un peu ce qui où il voulait en venir. Et à chaque fois, je me rappelle, on prenait genre des petites pauses pour réfléchir, on sortait et tout, on discutait, on disait "Mais comment il veut pas nous écouter, il veut pas nous laisser parler ? on pourrait genre amener la chose pour essayer de faire une collab tu vois fonctionnelle pour nous deux et à chaque fois on sortait on discutait on essayait d'avoir des plans, on appelait les filles, je crois c'était grave décalé genre quand on vous appelait vous c'était genre 5h du matre c'était grave bourbier et on essayait de trouver des plans à chaque fois à ces petites pauses et on revenait on essaie de lui expliquer et à chaque fois il voulait pas nous écouter il voulait pas nous parler il voulait juste raconter son baratin se vanter de tous ses ses réussites et cetera on a essayé plusieurs fois deux trois fois on a essayé genre on rentrait à la maison, on revenait le lendemain, on essayait de lui rapporter de nouveaux projets, des nouveaux plans et tout et à la fin genre ça s'est pas vraiment fait et genre grave dégoûté. En plus, il faisait super froid. Ouais. Ouais. Ouf. On a essayé de genre faire un peu les touristes, visiter un peu Montréal. C'était pas Montréal, c'était Toronto. Toronto. Ouais. On était pas satisfait. Il faisait trop froid. C'était trop genre différent de Paris, on va dire. Mais ouais, c'est c'est ça une sacrée enfin moi aussi je l'ai grave mal vécu ce truc là. on est rentré et en fait c'était quand même un échec tu vois. Ah oui, c'était un échec. Mais en fait, c'est un échec relationnel, je dirais, parce que tu fais confiance à une personne qui a que tu as l'impression qui va t'apporter des choses. Et ça nous est arrivé beaucoup de fois dans l'entrepreneuriat, c'est que beaucoup de personnes viennent à nous et nous proposeent ou nous vendent du rêve sur plein de choses et nous on a l'impression que tu vois ça va ça va découler

Des belles collaborations, des belles choses. Et en fait, tu te rends compte très vite que c'est eux qui ont besoin de toi plutôt que tu as besoin d'eux. Donc tu te retrouves au rendez-vous ou dans ce voyage et tu dis : "Mais qu'est-ce que je fais là en fait ? Parce que tu es venu me chercher."

Euh, je décale parce que nous, on a une vision très claire aussi sur ce qu'on veut faire. Donc tu vas peut-être mettre ta vision ou bifurquer dans ta vision des choses pour laisser rentrer une personne avec toi. Et en fait, tu te rends compte que les intérêts vont que dans un sens, et c'est très compliqué aussi de subir ça mentalement. Parce que du coup, à chaque fois, on se rend compte et on se dit : "Mince, faut qu'on compte sur nous-même." C'est compliqué.

Ouais, grave. Mais en fait, surtout que, en fait, de base, le ce personnage là, tu sais, qui qui a la marque en fait, c'était un personnage qui était euh divertissant, tu vois. C'était un truc un peu à l'américaine, tu vois. Il avait ce truc un peu américain, tu vois. Et en vrai, quand il parlait et cetera, ça se voyait que, bon, il abusait un max, mais bon, c'était un peu à l'américaine. Et qu'en fait, il y avait possibilité de faire une collab qui aurait pu être cool, tu vois. Parce que au-delà de ça, euh, on il nous a amené aussi, tu vois, à des genres de lieux qu'il avait lui-même fait l'architecture et tout. Et même en fait, on avait visité son atelier. Et en gros, si tu veux, son atelier, il est il était divisé en genre en deux parties, on va dire. Il y avait une partie où il créait de la mode et tout, et l'autre partie de son atelier, en fait, non, c'était pour faire des trucs, ouais, des sculptures, des trucs de l'architecture, tu vois. Donc grave intéressant. Et nous, en vrai, on se disait que, en vrai, ce serait intéressant de mélanger un peu son univers qui était cool, tu vois. Mais le truc, c'est que dans l'univers de ses vêtements, on ne s'y retrouvait pas tellement. Mais au-delà de ça, par rapport au personnage et ce qu'il pouvait faire à côté, tu vois, c'était cool, tu vois. Donc, on aurait pu faire un truc bien et prendre un peu de l'inspiration de l'un l'autre. Et peut-être, bah, de voir : "Ben écoute, moi, oui, dans ma boutique, on peut faire une collaboration et ensuite que tu viennes sur Paris pour que tu vois, tu viennes t'implanter dans notre boutique pendant un certain temps." De l'autre côté : "Est-ce que toi, tu as des, tu as des magasins peut-être au Canada ou peut-être je sais pas où d'autre, tu vois ?" Mais vraiment, on dirait non, il était vraiment arrêté sur son truc de : "Bah non, vraiment, je veux que ce soit que dans votre boutique et tout, tu vois." Et bien que, on ait plus d'abonnés que lui, et au final qu'on ait plus de base de clientèle que lui, tu vois, euh, sur et plus de création et plus de tout en fait. Parce que si tu veux, lui, il travaillait vraiment qu'avec des jeunes stagiaires et il n'y avait pas cet aspect professionnel du métier, tu vois. Par exemple, voilà, savoir-faire. En gros, lui, il achetait des blanks et il il customisait ça, tu vois. C'était vraiment, il faisait pas les, par exemple, les audis, il les faisait pas lui, tu et cetera. Il faisait rien de eux-mêmes de base, tu vois. Et donc du coup, nous, on était beaucoup plus avancé sur ça, tu vois.

Et ouais. Et c'est fou parce que il y a des fois, tu te mets face à des personnes, toi déjà de base, tu vas en mode : "Ouais, vas-y, je vais découvrir qu'est-ce qu'il y a à faire avec ces gens-là." Tu vois, même si de base, bon, on va dire que ouais, voilà, je suis ouvert et de base la personne, j'ai plus à lui apporter qu'elle. Mais vas-y, allez, let's go, on fait un truc et tout. En plus, c'est au Canada, c'est une opportunité, c'est cool, tu vois. Et au final, tu comprends pas qu'est-ce qui se passe dans la tête des gens. En fait, limite, des fois, tu as envie d'être agressif et de lui montrer tes chiffres. "Montre-moi tes chiffres, on va comparer, on va voir qui est le plus bête de cette histoire." En fait, c'est pas parce que tu as 50 ans que, bah, on n'a pas des choses à s'apprendre mutuellement. C'est ça. Tu vois ce que je veux dire ? Fait le déplacement, tu as fait le voyage, il y a ça, tu vois, il y a ça en plus des cadeaux et tout. En fait, ça touche peut-être aussi l'ego euh que peut-être des jeunes puissent se débrouiller mieux. Parce que quand on est rentré de voyage, il nous a clairement pompé toute la collection cycling avec les vestes en jean et tout ce qui va avec. Donc euh et il s'est rendu compte qu'on avait plein de belles idées. Et que mais, je sais pas, franchement, je des fois, tu es juste des fois, tu es juste confronté à des personnes et tu sais pas pourquoi ça matche pas, mais pas de ton côté, de son côté, tu vois. Mais je pense que ça, c'est c'est suivant les personnalités et peut-être l'ego de de certaines personnes et tout, tu vois. Mais c'est vrai que en vrai, je trouve que dans l'artistique, je pense que c'est quand même important d'en avoir un peu. Mais en fait, c'est pas vraiment de l'ego, c'est au moins dire : "Moi, c'est ça que j'aime et j'aime bien faire ça et je trouve de la beauté dans ça, donc je me fais confiance." Il y a un peu cette part là qu'il faut avoir, tu vois. Mais il y a certaines fois où vraiment l'ego, ça met trop de barrières à au projet, tu vois. Des fois, ça fait vraiment capoter tout un projet en fait.

Un truc aussi, je pense que qui a joué dans la balance, c'est que je pense qu'il était, il avait un genre de complexe de supériorité, ce gars-là. Il nous avait montré, il avait un genre de showroom où il avait fait pas mal de choses. Ça faisait genre 20 ans qu'il créait des pièces et cetera, mais jamais pour euh pour de la vente, je crois. C'était vraiment pour ses clients et cetera. Genre, c'était un hobby, il développait des pièces. Tu te rappelles, il nous montrait des pièces un peu genre de de tenue de scène et cetera. Et à chaque fois qu'il nous présentait une pièce, il il nous il nous disait : "Tu vois ça ? Genre ça, je l'ai fait il y a 20 ans." Et après, il nous montrait quelqu'un d'autre qui l'avait copié. Enfin, genre grave récemment. Et il avait ce complexe de : "Putain, j'étais, je suis trop un un visionnaire. J'avais déjà fait ça avant. Maintenant, lui, il m'a copié les trucs d'art que je fais que j'avais fait il y a 15 ans. L'autre, il se fait des millions avec." Il avait ce truc de : "Je suis visionnaire dans tout, faut m'écouter parce que regarde, j'ai j'ai l'épreuve sous les mains, tu vois." Et du coup, quand on est arrivé, il pensait genre tout ce qu'on faisait, il voulait genre grave se positionner comme notre mentor. Et nous, on refusait ce truc-là. On voulait collaborer des gars à égal. Il voulait grave genre : "Faites-moi confiance, je vais venir dans votre boutique." En plus, il avait ce truc de : "Moi, je développe mes pièces ici à à au Canada. C'est juste qu'il y a personne ici. Il y a personne dans la mode ici. C'est pas le pays de la mode. Donc c'est pour ça que je vends pas. Mais si j'étais chez vous à Paris, euh, je vendrais moi mieux que vous, limite." C'est ce qu'il a insinué, tu vois. Et du coup, dans son approche, c'était plus : "Faites-moi confiance, mettez-moi dans votre boutique, vous allez voir, je vais vous rapporter full euh beaucoup d'argent." Mais ça nous intéresse pas. Genre, pourquoi tu viendrais dans notre boutique ? Tu vas nous la louer, vas-y, quelques clopinettes et euh enfin, c'est toi qui va t'installer. Nous, on y gagne quoi derrière ? Et il comprenait pas ce truc-là. Il voulait grave qu'on suive ses plans à lui et qu'on lui fasse confiance, se positionner comme mentor et et let's go, tu vois. Et nous, tu vois, en fait, on a nos idées, on a notre vision. Tu peux pas juste nous nous prendre sous ton aile et on va pas te suivre comme ça, tu vois.

C'est sûr. C'est ça le problème. C'est vrai. Et en fait, ça me fait rire parce que au-delà du fait que la collaboration se fasse pas, bah déjà, on s'est déplacé au Canada. Bon, c'était pas le, moi, j'ai pas vraiment trop apprécié le mood du Canada. En plus, on est arrivé à une période où il faisait froid, mais il était censé, c'était censé être la période chaude du truc, tu vois. Et euh et bref. Non, tout ça pour dire que c'était quand même un moment où limite, avec Denis, on s'en est un peu voulu du fait que ça se fasse pas, alors que c'était un peu aussi la personne qu'on était allée voir qui était, je sais pas, tu vois, pas trop dans le truc en réalité. Mais mais voilà quoi.

Bah ouais, c'est compliqué, hein, quand c'est des choses comme ça qui arrivent. C'est vrai que c'est un échec. Après, moi, je l'ai vu un peu de l'extérieur. J'étais un peu jalouse de votre voyage. Ouais. Mais mais ouais. OK. Ah ouais, mais c'est surtout que dès les premiers moments du voyage, je me souviens avec Denis, c'était n'importe quoi. Parce qu'en fait, je crois que c'était à ce moment-là où il commençait peut-être à y avoir un problème entre Russie, États-Unis, bon, bref, politiquement, il y avait des trucs qui allaient pas. Bon, bref, je me souviens plus. Tu vois, c'est à ce moment-là que ça avait commencé. OK. Ouais. Bon, en gros, il y avait ce truc là et tout, et nous, on arrive à l'avion et tout, déjà, on va embarquer déjà. Bon, trop bête. Ils nous disent : "Oui, mais vous avez pas fait votre je sais pas quoi." Déjà, nous, on est là en mode : "D'accord, très bien, on va le faire." Bref, du coup, on a raté le premier vol, on le fait, on prend le deuxième vol. Mais enfin, avant de prendre le deuxième vol, je crois qu'il y a eu, bah, on a dû faire une escale parce qu'on n'avait pas trouvé de de vol direct à ce moment-là. On a fait une escale aux États-Unis. C'est ça. On a fait une une escale aux États-Unis et bref, Denis se retrouve bloqué par les par la police de là-bas, genre en mode : "Ouais, lui, il vient de Russie, on va le checker." Tu vois, j'avais en fait, je suis d'origine russe, du coup, sur mon mon truc de naissance avec les Russes. C'est ça. Et du coup, Denis se retrouve dans un interrogatoire musclé en mode : "Pourquoi tu viens ici ?" Et tu sais, genre en mode le et puis Denis, il lui explique, tu vois, genre euh ouais, ben en fait, moi euh, je suis venu parce qu'en fait, il y a une personne qui m'a proposé de faire une collaboration, euh parce qu'en fait, tu vois, je fais des vêtements, je suis dans la mode et tout." Et lui, le flic, il faisait, il voulait faire le plus malin des malins, tu vois. Il était là, genre : "Tu vas pas m'avoir comme ça, mec, tu vois ? Genre, tu t'as sorti d'où ce scénario là ? N'importe quoi." Non mais tu vois, c'est ça, tu vois, parce que je sais pas, peut-être là-bas, il croit que les Russes, ils sont que dans le dans le trafic d'armes et je sais pas quoi, tu vois. Il y avait plein d' Il y avait plein d'indicateurs qui faisaient dire que c'était pas ça va mal se passer. Ouais, ouais, ouais, c'est ça. Et bref. Ouais, on s'est retrouvé enfin, il s'est retrouvé en interrogatoire. Moi, j'étais dans une salle d'attente dans une boîte, genre, ils m'ont scellé mon passeport à la douane dès qu'on arrive. On me scelle mon passeport, il dit : "Qu'est-ce qui se passe Mariano ? On a un vol, on a l'escale dans 1 heure. Faut vite que qu'on décelle le truc pour aller le déceller." Fallait aller de l'autre côté de l'aéroport dans des coins un peu bizarres ou genre comme tu as dit, il y avait une genre de cellule. Il y avait une cellule dans le truc d'interrogatoire. Ils te font bien attendre, genre, c'est pas leur problème si tu as 2 vols, 5 vols. Si c'est demain, tu vas attendre là, tu vois. C'est ça. Et ouais, il pose des questions. En plus, il pose des questions genre grave intimidantes. Tu sais que tu es responsable de rien, mais quand un mec en face de toi, genre avec une arme ici, il la tient, il te dit : "Tu es pas terroriste toi par hasard ? Tu es ton père, il est terroriste, pas vrai ?" Genre ce genre de question, tu es pas prêt à genre, tu vois, à te les prendre en pleine gueule et du coup, tu bégaies, tu dis : "Non, je suis pas." Et chaque petit signe de comment s'appelle de stress, bah, ils les prennent comme en mode : "Putain, il est suspicieux celui-là, tu vois." Et puis limite, que tu sais, en vrai, quelqu'un te pose cette question, c'est limite drôle, mais toi, tu te dis en mode : "Ouais, mais si je souris, peut-être qu'il va croire que, tu vois, genre, je suis en train de lui faire une blague dans le sens où non, je suis pas terroriste, tu vois." Donc du coup, tu es là en mode : "Je pense que c'est un peu compliqué, genre." Mais en vrai, avec le recul, c'est drôle. Mais sur le moment, en plus, tu vois, genre, on est évolué un peu dans l'aéroport, je sais pas, c'était quel aéroport, mais bon, c'était pas, tu vois, des heures, je sais pas quelle heure il était, tu vois, on attend en attendant notre autre vol, il y avait un coin fumeur, c'était n'importe quoi. Non mais vraiment, là où on est allé à l'aéroport et qu'on a attendu, vraiment, c'était vraiment nul, genre, c'était le pire truc. OK. Et oui, une petite chose aussi au retour aussi, ce qui était marrant, pareil, sinon ce serait pas drôle. Au retour, pareil, on on atterrit aux États-Unis, truc. Et pareil, je me fais encore embarquer. Cette fois-ci, c'était encore pire. Ils m'ont mis dans une salle, il y avait personne pendant 1 heure et demie, je crois. J'étais là, il y avait personne, tu pouvais parler à personne. La porte, elle était fermée à clé et j'étais là. J'attendais, je savais pas qui contacter. En plus, Mariano, il était pas, je pouvais pas lui envoyer de message. Il m'avait pris mon téléphone, je pouvais rien faire, tu vois.

Vous êtes revenu hyper fatigué du voyage. Ouais. Et et du coup, et au retour aussi, il me posait les mêmes questions. Et en fait, je leur avais juste dit : "Bon, les gars, je sais que je suis russe, qu'est-ce que vous voulez que je fasse ? Je suis désolé d'être né en Russie, tu vois. Je suis désolé vraiment, je peux je peux rien faire, je suis né là-bas." Bon, et j'étais là, genre, ils ont compris la dernière fois, ils ont compris qu'en gros, c'était chiant et que c'était c'était assez rapide l'interrogatoire. Voilà.

C'est ouf. Mais ouais. Deuxième échec quoi. C'est ça. À toi Denis.

Ouais. Euh, moi, il y a il y a un échec qui m'avait marqué. Je pense que pour vous, ça va pas sonner comme un échec, mais c'était, je je crois que c'était quand on venait d'arriver à Virard pas longtemps après, et que on avait développé, je me rappelle qu'on avait mis quelques mois à développer la collection racing. Je sais pas si c'était la première année ou la deuxième année, mais bref, on avait commencé à développer la collection, une collection racing, et on avait préparé tout un un voyage à Monaco, organisé avec des gens sur place et cetera, autour de cette collection là. Et je c'était genre, on était grave impatient, on avait grave bien préparé ce truc là. On avait fait des choses, en gros, tu vois, des personnes qui étaient sur place, je crois que c'était les cousins de Mathilde et tout, ils nous avaient préparé un séjour de ouf autour de cette collection là avec plein d'activités. Euh, je sais qu'on avait fait le Grand Prix historique, je crois, de Monaco. On avait on était parti dans les écuries de Ferrari. Euh, on avait fait, je crois, des genres de comment s'appelle, comment s'appelle, quand tu fais des genres de des rassemblements, des rassemblements de voitures vintage. Tout le weekend était hyper bien. Ouais, toute la semaine, elle était chargée de ouf. Que des contenus incroyables, tu vois. Et on même notre collection, elle était trop bien taffée. On avait fait, on s'était trop taffé. Et cette campagne, elle était incroyable. On s'était taffé. On a travaillé toute la semaine. Euh, les contenus, tous les contenus, ils étaient genre, je me rappelle qu'à l'époque, même aucune marque de notre niveau n'avait pu réaliser ce genre de contenu, tu vois. Enfin, je pense que pour faire ce genre de contenu, il te faut un énorme budget, tu vois, pour le coup. Et on avait fait tout ce truc là, on est rentré, c'était trop bien passé et on avait mis en du coup, on avait tropé la collection et on a vu que genre ça avait pas du tout pris. Genre, je sais pas si tu te rappelles, on avait, je crois que ça avait pas pris, dans mes souvenirs, ça avait pas trop pris et du coup, c'était en mode flop de ouf, tu vois. Alors que c'était la plus grosse collection qu'on avait taffé le plus longtemps. On avait énormément investi et tout et on voit que ça floppe. Genre, on se dit à côté, genre, on prépare des trucs vite fait, des bijoux. Enfin, je dis pas que c'est vite fait, mais c'est ça prend beaucoup moins de temps à mettre en place, à préparer, à imaginer et cetera, et des choses qui marchaient très bien, tu vois. Et là, on s'est dit : "On va se staffer, on va faire un truc d'un autre niveau, on va organiser un truc de ouf et on on va tout péter." Mais on voit ça marche pas, genre.

Et le pire dans tout ça, genre, on parlera plus tard, mais euh, c'est que cette collection là, elle a marché genre à retardement en fait. Elle a marché genre 1 an, 2 ans et demi. C'est devenu une maintenant, les enfin, le racing, les pièces signatures chez nous et tout le monde se les arrache. Mais ouais, c'était mais genre au moment où on l'a droppé, on était là en mode : "Ça se vend pas." Du coup, on tourne la plage, la page, tu vois. On va arrêter de faire du racing. Personne n'aime le racing, tu vois. C'était la conclusion qu'on s'était fixée. Et je crois que quelques mois plus tard, il y avait genre Chanel qui avait fait une collection racing. Il y avait Casablanca, je crois qu'avait fait une collection, je sais plus. Il y avait plein de marques qui s'étaient mis dans dans le racing. Et genre plus tard, genre quand ça avait grave explosé, on avait ressorti cette collection. Les gens, ils étaient comme des oufs : "Waouh, vous êtes des génies, vous avez sorti des des masterpieces, d'où vous les sortez ?" Ça fait genre 2 ans qu'on les a sortis, on les avait retiré du site, mais on les a remis. Mais genre, ça avait fait, ça avait marché à retardement. Mais du coup, on était grave genre euh redescendu du truc, genre : "Putain, tu as beau de tafé en fait, si ça sort pas au bon moment euh pour la bonne clientèle, s'il y a pas tout qui est genre bien connecté, bah en fait, ça peut juste ne pas marcher, peu importe ce que tu fais, le travail que tu donnes, la que tu sois visionnaire ou pas, tu vois."

Ben d'ailleurs, ouais, et c'était justement aussi à à ce moment-là qu'on était allé aussi au château d'Ither, tout ça. Mais ce qui était bien, c'est que en fait, on avait tisé sur le côté une autre collection. Ah ben, parce qu'en fait, une fois qu'on était au château et cetera, euh, je sais plus, c'était pour quel, je sais pas si on a même tisé des trucs racing là-bas. Peut-être qu'on y allait juste pour découvrir le château parce qu'il y avait un ami à nous, tu vois, qui nous avait invité. Et euh et en fait, on s'était dit que ça matchait trop bien avec l'ambiance de nos robes et tout, jouis et tout, mais qu'on avait déjà des robes de base, tu vois. Et euh et en fait, on avait fait une campagne là-bas un peu improvisée et en vrai, ça avait beaucoup plus marché que la collection racing, tu vois. Et même le quand qu'on est allé au château d'It, tu te rappelles, on était parti avec une genre de Bugatti vintage et on avait continué à faire, enfin, on avait fait pratiquement la la tout la moitié de la journée, on avait passé à faire le contenu racing dans le château aussi autour de la la Bugatti. Ouais, c'est vrai. C'est vrai. Même dans le jardin, on était, on a pris très peu de temps à à travailler sur la collection.

Du coup, je sais que c'est dingue parce que en fait, si tu veux, le déjà l'environnement, par contre, c'est vrai qu'il était trop beau. On était à Monaco, on était à Cannes et cetera. On est allé voir le Grand Prix historique. En vrai, on était dans le truc, tu vois, on était vraiment dans le move du moment, tu vois, genre dans le sud et tout. Après, le truc, c'est que vraiment, en fait, je pense que ce qui cassait vraiment le truc, c'est que avec la chaleur, tu vois, être en dehors ou des fois être dans les trucs de voiture, de devoir filmer, de devoir faire le modèle et cetera, en vrai, c'est quand même très fatigant. En vrai, c'est fatiguant de faire ça dans des conditions où il fait extrêmement chaud, parce que je me souviens qu'au moment où tu vois, on était allé, il faisait quand même pas mal chaud, même au Grand Prix euh historique là, tu sais, quand on était assis et tout, vraiment, c'était un peu compliqué, même limite d'être là-bas, tu vois. Et euh et en plus, le truc, c'est que nous, on avait fait des vestes et tout, tu vois. Ouais. Donc du coup, c'est vrai que quand même, c'était compliqué, hein. Ouais.

Et moi euh en vrai, je vous rejoins dans le sens où je le vois grave comme un échec parce que je pense que c'était la première fois aussi où notre a flop du coup, et on se retrouve avec euh personne qui est intéressé. On a fait deux trois ventes. Merci à nos clients fidèles. Mais oui, c'est dur quand tu investis beaucoup de temps et d'énergie dans une collection dans laquelle tu crois et tu te rends compte que cette collection bah ne te génère pas de vente. Donc c'est très compliqué aussi pour se relever après de ce chapitre là, parce que c'est vrai qu'on avait énormément investi, contrairement à notre système de bijoux où tu avais déjà ta box, tout était sur place, donc c'était quand même très différent. Et ouais, c'était moi, je me souviens aussi comme un premier échec de collection où on avait fait quasiment zéro vente quoi. C'est ça.

Mais pourtant, c'est dommage, hein, parce que après, le truc, c'est que ça montre bien que parfois euh quand tu fais des trucs avec un budget euh enfin beaucoup plus réduit, et ben en fait, ça change pas tellement tout, c'est ça. Tu vois ce que je veux dire ? Si tu es pas aligné dans ce que veulent entre guillemets, ou ce qui est un peu dans la tendance, ou ce que attendent les gens, tu vois, si c'est pas dans ça, bah, tu vois, tu as beau mettre tout le tout l'argent nécessaire pour pouvoir faire les meilleures campagnes, des fois ça prend pas, c'est comme ça. Mais c'est bizarre parce que pourtant, on était dans le moment où quand même, tu vois, genre il y avait tout ça, tu vois, il y avait le Grand Prix, il y avait, c'était c'était ces moments là, tu vois. C'était les débuts en fait du racing. Mais oui, mais enfin, ce que je veux dire, c'est que c'était dans la période où tu vois, dans dans le sud ou à Monaco et cetera, il y a les les trucs et tout, voilà. C'est ça. Mais peut-être que les influenceurs et tout, ils c'était pas encore trop là-bas. Non, mais surtout qu'en fait, je pense les influenceurs, nous on les a gifté après notre tour aussi, c'était un peu décalé. Mais même au-delà de ça, je pense pour les créateurs qui nous regardent aussi, c'est de les rassurer dans le sens où quand on est un jeune créateur, souvent on se dit qu'il faut très vite se professionnaliser ou très vite se dire que il faut faire de proposer à ta clientèle des choses très pro, quali. Mais en fait, je pense que ta clientèle, elle veut vraiment du vrai et elle veut peux suivre ton histoire au-delà de tes campagnes hyper quali que tu fais. Et faut pas s'arrêter sur le fait que tant que c'est pas quali, je lance rien ou tant que tu vois, faut aussi, je pense que les créateurs qui nous regardent, ça faudrait les rassurer dans ce sens-là, où tant que tu mets ton identité à toi et que tu fais les choses au mieux, ça peut 1000 fois mieux marcher que quand tu mets le budget et que tu essaies de faire les choses professionnellement. C'est ça, quand tu regardes les marques des des grandes maisons, euh en terme de enfin, le l'algorithme, il va pas trop dans leur sens quand ils ont des campagnes de fou. Enfin, ça marche beaucoup mieux quand tu es authentique et que toi-même aussi quoi. Donc c'est sûr.

Donc c'est pour ça, en gros, la résultante de ce qu'on a appris aussi, que une grosse campagne dans lequel il y a eu beaucoup de budget, ça veut pas forcément dire qu'elle va super bien marcher. C'est ça. Ouais.

En fait, il y a tellement de de moral à cette histoire. Il y a celle qui euh faut pas chercher à être visionnaire tout le temps. Quand tu as pas assez de moyens pour pouvoir le prouver que tu es visionnaire, ça sert à rien parce que quelqu'un d'autre avec plus de budget va arriver, va prendre ton délire, il va mieux vendre que toi, il va s'approprier ton délire. Deuxièmement, euh ça sert à rien de faire des choses en trop gros euh quand tu sais pas maîtriser ça, tu vois. C'est ça. Faut autant faire les choses en petit, bien montrer ton produit et euh limite investir tout ton budget sur une vidéo euh que tu maîtrises, sur des produits que tu maîtrises, que tu sais et tout, que de genre voir trop gros tout de suite, tu vois. Mais en vrai, il y a tellement de choses à apprendre de ce genre de truc, de ce genre de de cet échec là, que je pense qu'on a appris au final. On a appris plein de choses et on a les prochaines grosses campagnes qu'on a mis en place, en vrai, on a on a beaucoup plus réfléchi, mieux mieux mis mieux fait les choses et qui sont mieux passées du coup au final.

Mais après, en général, le moment à vivre était cool, tu vois. Genre, je me souviens même quand on était allé au grand rassemblement de voiture, en vrai, c'était super bien organisé, c'était grave cool. Même un moment, on était allé dans un garage où il il avait plein de de voitures de fou et tout. Et je me souviens, il fallait qu'on y aille le matin, je crois, ultra tôt, et on était allé, on avait pris des photos avec des voitures et tout. En vrai, c'était bien, mais c'est vrai que c'était fatigant quand même, parce qu'en fait, toute la journée, on allait à un point A pour shooter, pour faire des vidéos, à un point B pour shooter, faire des vidéos, machin, bidule, rencontrer des gens, enfin, tu vois. Et euh en vrai, c'était quand même un bon souvenir où on a vécu plein de trucs cool là-bas, mais c'est vrai que limite, il y a des il y a des gens, je sais pas, ils mettent un produit par terre, ils le prennent en photo, ça a beaucoup plus de, tu vois, beaucoup plus d'interaction, beaucoup plus de likes, ça marche beaucoup plus, genre du coup, compliqué quoi.

On avait quelques perturbations pendant ce podcast, mais faut qu'on s'y fasse quoi. C'est ça. Est-ce que tu vas attaquer peut-être toi le ton deuxième ? Ouais, vous savez que ça fait déjà 50 minutes. Ouais, je pense qu'on fera une partie deux, hein. C'est ça. C'est dingue parce que on a tellement beaucoup plus de choses à dire. Plus des détails sur les échecs. Plus des détails sur les échecs. Ouais, c'est ouf. Bah en fait, tu apprends beaucoup plus quand tu quand tu commets des échecs, enfin, quand il se passe des échecs, que quand tu as des réussites. Parce que les les réussites, tu peux les expliquer de 1000 une manière, mais tu sauras jamais c'est laquelle la vraie, tu vois. C'est ça. Alors que les échecs, généralement, tu peux mettre le doigt sur les problèmes. C'est ça. Mais là, on a dit quoi ? Un chacun. Ouais, mais à limite, faudrait limite s'arrêter là et faire d'autres parties, hein. Ouais, parce que sinon ça va durer 3 heures, ça veut dire. Bah oui, mais moi, je peux en clore, alors au pire, on dit un dernier. Mais dis un dernier. Alors, vas-y. Mais moi, juste, est-ce que le les podcasts là, quand il y a des problèmes techniques comme ça, on peut les mettre dans des échecs ? Oui, oui, oui. Ça, ce podcast euh pourra faire peut-être partie d'un échec ou je sais. Ben en fait, les facecams de Denis, ils ont un peu planté, mais tout. Tout, tout, tout. Ouais, mais non, si genre, il y a pas du Si si, en vrai, il y a quelques minutes bien et tout, mais quelques minutes, c'est quoi ? Il y a 2, 3 minutes où ça passe plutôt vite. C'est vrai. 2, 3 minutes où tu parles même pas, tu sais. Non, je sais pas. Non, non. En vrai, ça va, ça va. OK. Mais du coup, est-ce que vous voulez que je dise un échec qui nous a moi personnellement qui m'a beaucoup impacté ? Vas-y. Et tu clôtures sur cet échec ? Et je clôture sur cet échec là. Euh, l'échec récent, enfin, ça fait déjà 1 an quand même qu'on a vécu, c'est de base, je pense que il y a plein de gens aussi qui nous ont posé des questions sur ça, mais de base, on était quatre associés. On était quatre associés, dont l'une qui est partie. Donc, je dirais la le départ d'une associée, je le vis un peu comme un échec, sachant que on avait tous aussi une relation particulière avec elle. C'était ma meilleure amie, enfin, j'en dirais pas plus, mais c'était une personne qui était très proche de moi. Et aussi qu'on avait commencé Camad, c'était celle qu'on montrait le plus, enfin, c'était un peu l'image de la marque, parce que on avait décidé que ce soit le cas, tu vois. Moi, je faisais beaucoup de stories, mais elle était un peu la modèle de la marque et on la on la voyait beaucoup. Et en fait, euh, j'ai vécu, je parlerai plus professionnellement, puisque personnellement, c'est c'est pas le sujet, mais je l'ai vécu comme un échec, puisque en fait, quand je j'ai senti que elle partait, euh professionnellement, déjà, je m'étais dit que c'était vraiment la fin de Camad et que ça y est, on pouvait fermer bagage et que les gens allaient arrêter de nous suivre parce que elle est plus là. Enfin, pour moi, c'était nous quatre et quand on quand elle est partie, pour moi, c'est ça y est, on devait fermer Camad et c'était la fin pour nous, que ça marcherait plus.

C'est vraiment la réflexion que je m'étais dit parce que elle se montrait beaucoup, on la voyait beaucoup et elle faisait aussi partie de de notre noyau. Donc je sais pas comment dans quel angle le prendre, mais ouais, je l'ai vécu vraiment comme un échec dans le sens où c'était c'était une période très très compliquée, je pense pour nous. Ben en fait, de ça quoi. En fait, il est compliqué à à établir l'échec. Mais oui, je suis d'accord avec toi que ce sont nés un en fait. Je pense que l'échec, il vient aussi du fait que euh en fait, quand tu as quand tu es plusieurs associés, ça peut être un peu compliqué parce que en gros, comme tu travailles énormément, tu vois, genre ensemble tout le temps, tu vois, mais il y a parfois des choses que ton autre associé ne va pas forcément te dire, mais que peut-être il ressent et cetera, et en fait, petit à petit, ça commence un peu à l'envenimer, tu vois, et il se sentirait peut-être comme un traître à devoir dire, tu vois. Donc par exemple, que ce soit pour l'associée qu'on a eu, en fait, je pense que c'est une question de ça. Et pourtant nous, de notre côté, je pense qu'on avait quand même essayé de mettre un climat dans le sens à dès que on pense quelque chose, dès que il y a quelque chose qui nous trotte dans la tête ou quoi que ce soit, on peut tout dire et de toute façon, les choses elles vont toujours bien se finir parce que on n'est pas des mauvaises personnes, tu vois. On n'est pas des tyrans ou quoi que ce soit, tu vois. Mais je pense que c'est quelque chose quand même qu'il faut établir quand tu commences à avoir des associés ou que tu commences et que tu as des associés. Je pense que c'est vraiment ce truc de dès qu'il y a quelque chose qui va pas, dès qu'il y a une idée peut-être dans la tête qui qu'il faut parler et cetera, de prendre le temps d'en parler et que au final que ce soit deux, trois ou quatre, tu vois, il faut quand.

Même qu'on forme vraiment quelque chose de solide, tu vois. Moi, c'est ma vision de ce que ça doit être quand on est des associés qui travaillent tout le temps ensemble.

Là, c'est vrai que peut-être, je sais pas, il y a eu un problème ou quoi que ce soit et que ça a été mal géré, tu vois. Mais ce qui est compliqué, c'est de faire la part entre euh il y a eu une erreur du management d'associés entre guillemets, tu vois, c'est-à-dire comment on s'organise entre nous pour que ça se passe bien. Ou soit ben il y a parfois, tu vois, genre comme dans le management normal, tu as beau être un bon manager, il y a toujours quelqu'un qui peut te dire enfin tu vois t'insulter, claquer la porte, tu vois. Est-ce que ça veut dire que tu es un mauvais manager ? C'est qu'il y a des fois il y a des gens c'est pas le bon moment, c'est pas ils sont pas dans leur truc et ben ça ça les suivra pendant un certain temps, tu vois. Enfin, tu vois ce que je veux dire ?

C'est beaucoup aussi une question de mentalité parce que en fait nous on est tous les trois, on est dans une mentalité de survie. Quand on a lancé l'entrepreneuriat, on est toujours été dans une mentalité de survie parce que on peut pas arrêter et aller chez nos parents. Enfin, on n'a pas ce truc de on peut, on a le luxe d'arrêter. Enfin, vous voyez. Du coup, déjà le fait de pas avoir dans ta tête cette façon de penser là, c'est pas une possibilité parce que nous on arrête, on se retrouve à la rue, ça devient très compliqué pour chacun d'entre nous. Et contrairement bah du coup à Mathilde où euh grâce à Dieu, tu vois, ses parents vont très bien financièrement ou dans sa vie en général, elle a pas ce problème là de euh bah si elle arrête, elle va se retrouver dans la merde, tu vois. Ouais.

Donc je pense qu'il y a eu cet aspect là et surtout aussi je dis que c'est un échec parce que en fait on était tellement fatigué et on travaillait tellement beaucoup à cette période là qu'on a peut-être pas pris le temps de prendre soin de chacun ou de peut-être se poser des questions de comment allait chacun à cette période. Mais c'était après le premier défilé ? Non, c'était non, c'était quand même un peu plus tard que le premier défilé. Mais oui oui, c'était notre 2e 3e année d'entreprise quoi. OK. Ouais.

Ben peut-être qu'il y a eu un moment où forcément tout le monde était un peu fatigué ou quoi que ce soit, tu vois. Mais en fait je pense que le problème aussi c'est lié au fait que des fois quand il y a des gens qui ont des problèmes, ils veulent pas en parler, ils en parlent pas et donc du coup ça s'enfouit et limite tu vois ça devient encore pire petit à petit. Mais c'est pour ça qu'il faut toujours garder quand même un bon contact, tu vois, genre avec tes associés quand quand vous êtes ensemble parce que c'est censé être aussi vous qui travaillez le plus, tu vois. Et euh après, il y a des fois ça se passe comme ça et tu peux pas faire autrement, tu vois. Comme la personne, tu as beau avoir, comme j'ai dit, tu vois, tu as beau avoir un bon management, la personne qui veut claquer la porte et se barrer, elle se barre, tu vois. C'est ça. Ça veut pas dire OK avec ça. Oui, il faut être OK avec ça. Mais ça veut pas dire pour autant que tu es un mauvais manager. C'est juste les gens, il y a des fois ils prennent les décisions qu'ils ont envie de prendre, tu vois. Il y a des fois il y a des gens ils font ce qu'ils veulent, hein. Tu vois ?

Après, nous on est tombé aussi sur des cas où, tu vois, comme il racontait Denis, tu vois, la meuf, elle veut en faire qu'à sa tête. Non, non, mais c'est un faux contrat. Arrête. C'est juste c'est pas le siège principal qu'on a mis, genre. C'est tu vois, ça te change rien. Ne me fais pas la comptable du coin en vérité, tu vois. Si tu veux, on va t'expliquer et cetera. Mais bon, si tu veux prendre tes affaires et te barrer comme elle l'a fait, tu vois, sans qu'on lui demande, tu vois. Il y a des a Ouais, c'est OK. C'est juste que ça veut pas dire pour autant que parfois dû à un mauvais management, tu vois. Parfois c'est juste dû à des gens, je sais pas, ils sont en colère, après ils ont leur vie à côté, tu vois. Des fois, c'est comme ça, hein.

Après, moi perso, moi dans comment je l'ai vécu, en fait, moi j'ai vécu ça comme un échec de groupe. Je sais pas si tu vois ce que je veux dire. Je l'ai plus vécu comme pas de notre faute, hein. Je sais, enfin, je pense que je sais pas, je sais pas la faute à qui, mais quand on avait commencé, on s'était dit que on allait tout faire pour rester ensemble et que genre on allait tout le temps trouver des solutions. En gros, on s'était fait un pacte comme quoi on allait rester pour toujours ensemble, que on allait prouver au monde entier que c'est possible de travailler en groupe avec des associés sans que ça se passe mal et cetera. Et en fait, ça aurait pu pour moi être possible, mais juste je pense qu'il y a des mauvaises décisions qui ont été prises que moi j'arrive pas à justifier. Peut-être que vous aussi vous avez pas à justifier. Je pense que c'était pas un conflit ingérable. Tu vois ce que je veux dire ? Genre quand elle est partie, je pense qu'il y avait des solutions mais qui n'ont pas été prises de mode de qui n'ont pas été bien prises. Mais voilà. Ouais, c'est sûr.

Ou et du coup cet échec en fait, je le mets pas, enfin je le prends pas personnellement, tu vois. Mais je pense que c'est juste, enfin je sais pas, en vrai, je sais pas, j'arrive, c'est très compliqué de se livrer sur les échecs. Non, mais c'est surtout que tu sais, il y a un aspect genre en fait, c'est comme si limite tu te disais peut-être que j'ai fait quelque chose de mal mais que du coup tu aurais dû me dire, donc et qu'après on aurait pu tous en parler, mais c'était pas obligé de prendre une décision qui soit aussi lourde alors que ça aurait pu être bien amené en fait. Du coup, c'est de la faute de un mais sans être forcément la faute de l'autre, en fait, c'est de la faute faute de personne, mais en même temps, ben du coup, ça s'est mal passé. En fait, c'est ça que je dis, c'est que on a pu bien se comporter que ce soit, tu vois, genre de façon professionnelle ou de façon amicale, mais en fait, on saura jamais si on s'est bien comporté parce que on peut toujours prendre les choses à l'envers. Ah bah, moi, je me suis très bien comporté et oui, enfin oui, oui, j'ai j'ai une lettre qui le prouve, hein. Non, mais toi, tu es sûr de toi, tu vois. Mais ce que je veux dire, c'est que c'est surtout dans la tête de l'autre personne, tu vois.

Il peut toujours y avoir quelque chose dont elle a mal pris ou quoi que ce soit. Et en fait, c'est ça qui est compliqué à gérer avec les associés, c'est que en même temps que tu veux être dans la transparence et que on peut tous dire et cetera, mais il y a certaines personnes qui vont quand même se dire "Ouais mais enfin, je veux garder mon espace intime s'il y a des fois il tu vois ce que je veux dire ? Si des fois je pense des choses ou je sais pas quoi, genre c'est un droit que j'ai ou c'est une obligation que j'ai de tout dire, tu vois ?" Et en fait ça c'est juste des personnalités parfois que c'est un peu compliqué, tu vois. En fait, il y a des fois où on veut faire bien, mais comme j'ai dit, si la personne en face de toi, elle veut le prendre, elle veut le prendre d'une certaine manière, tu peux pas vraiment lui en empêcher parfois, tu vois. C'est comme par exemple quand quelqu'un il est énervé ou que je sais pas, tu vois, tu as beau lui dire des trucs lucides, tu dire "Non, mais tu as pas être énervé parce qu'en fait, regarde, c'est un prank par exemple, tu vois, genre c'était une blague, tout ceci est faux, je sais pas quoi", mais la personne elle peut continuer à être énervée mais de façon irrationnelle, tu vois.

Il y a des fois c'est un peu comme ça si la personne elle veut être énervée, elle veut je sais pas quoi, d'un moment elle sait qu'elle fait ce qu'elle veut donc au bout d'un moment tu vois qu'est-ce que tu veux faire ? Mais c'est surtout aussi dans sur le fait aussi qu'on devrait être se rassurer que bah quand un créateur fait un projet en commun avec d'autres associés et cetera, c'est on peut survivre après que bah son associé parte et on peut très bien continuer à s'en sortir et continuer à travailler. Je pense c'est important aussi de tirer le son de ça parce que moi aujourd'hui je suis contente que ça se soit arrivé enfin ça se soit passé comme ça parce que en fait on a vécu tellement d'autres échecs suite à son départ et Mathilde était de nature très stressée que je pense qu'elle aurait pas pu supporter les échecs de fou malade qu'on a vécu direct avec son Oui. Voilà qu'on a enchaîné juste après. Et ça nous a permis aussi nous trois de ressouder nos liens et de se réconforter aussi sur le fait que bah peut-être qu'elle est beaucoup plus heureuse aujourd'hui. Enfin, je vois qu'elle voyage tout le temps et enfin, il y a pas d'animosité sur ça, sur son départ. Mais oui, c'était quelque chose, c'était une période très compliquée à vivre mais je pense qu'elle a été très bénéfique pour nous parce que dans tous les cas, par la suite avec tous les échecs qu'on a vécu, ça aurait été très compliqué pour elle de continuer aussi avec nous quoi.

À chaque échec, tu t'en sors plus grand. Ouais, c'est ça. C'est ça. Mais tu sais que pour je sais pas clôturer ou quoi ou faire un lien, tu vois, mais pour faire un lien avec ce que tu as dit et cette histoire de management, c'est que tu vois, tu avais dit aussi que il y a Elena qui t'avait dit que tu avais quand même pris beaucoup plus de maturité et que ça se voyait que tu avais un comportement un petit peu plus leader et cetera. Et en fait, parfois, je sais pas si c'est dans ton comportement que ça s'est traduit ou si c'est juste elle qui a vu aussi qu'on a fait face à beaucoup de problèmes duquel on a su se relever et que ben ça forge aussi une image qui est que OK, ces gens-là, ils abandonnent pas, ils prennent beaucoup de temps d'attention à régler tous les problèmes, à se relever quand c'est compliqué, à garder quand même le sourire et cetera. Donc ça peut aussi avoir une image de toi qui est courageuse, tu vois, et que je pense que c'est aussi une valeur que tout le monde respecte plus ou moins, tu vois. Et euh mais voilà, en fait, c'est pour ça aussi que parfois c'est bien de montrer que forcément tu es au travail, que quand il y a des problèmes, tu les affrontes et cetera. Et je pense que c'est aussi ça qui forge une genre d'équipe et un genre de respect entre guillemets hiérarchique, tu vois. Mais voilà.

Et surtout que en fait faut être OK sur le fait que bah c'est pas parce que c'est tes salariés que ils ont pas leur mot à dire. Moi, j'ai aucun problème sur la transparence, sur le fait que peut-être qu'il y a des choses que je peux faire qui peuvent les déranger ou je peux avoir mes mauvais jours. Enfin, j'ai pas du tout ce truc de "Ah, tu as le droit de rien me dire parce que je suis ta patronne." J'ai aucun problème sur mon ego de patronne et je pense que vous aussi. Et c'est pour ça que les personnes qui sont avec nous depuis 3 ans aujourd'hui, ils se sentent en confiance de travailler avec nous parce que ils savent très bien qu'on n'est pas dans un complexe de vouloir faire les boss ou de vouloir faire les patrons. Moi la vision dans notre entreprise c'est qu'on travaille tous ensemble, qu'on essaie de se pousser vers le haut chacun dans dans la merde qu'on est, tu vois, et qu'un jour on puisse tous profiter du succès de notre entreprise, tu vois. Ouais. Ouais, c'est sûr, c'est sûr.

Après, de toute façon, que ce soit dans en fait dans ce que tu dis, tu as raison mais en fait je pense que plus tu es une grosse entreprise, plus tu as des risques d'avoir de très gros problèmes, tu vois. Donc plus ton entreprise est grosse, plus tu as de gros problèmes, tu vois. Est-ce que c'est bon ? Bah, ça peut être Non, mais ce que je veux dire, c'est que les problèmes que tu ressens maintenant, de toute façon, ils retraduiront à peu près à la même échelle et à la même intensité au fur et à mesure de ton entreprise, tu vois. Donc je pense que ce c'est un point en commun avec toutes les entreprises, c'est que parfois tu vas être confronté à des problèmes. Petits problèmes, ça peut se gérer, moyen et cetera jusqu'à que gros problèmes aussi. Et je pense que quoi qu'il arrive à tous les niveaux, tous les entrepreneurs, ils sont confrontés à ce genre de situation. Tu vois, c'est vrai que la meilleure pour moi, c'est pour ça que vaut mieux subir le plus d'échecs possible au début de au début quand tu commences dans l'entrepreneuriat que de les subir plus tard parce que ces mêmes échecs en fait, ils peuvent te tomber dessus à une échelle différente de 5, 10 ans plus tard et peut-être qu'à ce moment-là, tu auras pas les moyens de les gérer aussi.

Par exemple cette histoire de avec des employés, imagine ça t'arrive quand tu as pas une équipe de centaines de personnes et que tu perds toute ton équipe à ce moment-là genre à cause d'une personne et c'est c'est vite arrivé tu vois à ce moment-là des fois peut-être que tu peux pas rebondir, tu peux pas recruter une centaine de personnes directement après. C'est pour ça que c'est mieux genre de prendre et savoir gérer ces problèmes là dès tes débuts que essayer de les mettre sur le côté, ne pas les gérer, ne pas les voir et les ignorer et plus tard genre quand ça va t'arriver à ce moment-là, tu seras tu seras obligé de les gérer, tu vois. C'est sûr.

Mais c'est pour ça que en gros parce que tu sais, il y a un c'est un peu une trend de dire que plus tu as d'échec, mieux c'est et cetera. En fait, je suis en partie d'accord mais tu sais, il y a un peu ce truc américain, tu vois, genre il y a le CV des réussites, mais le CV des échecs, il est plus important. Je comprends ce cette dynamique là et cetera, mais je suis ce que je veux dire, c'est que je suis pas totalement d'accord avec ça. Moi ce que je veux dire, c'est que d'avoir des échecs non non même dans ce sens-là. Non, non, non. Si ça arrive, faut les voir comme Mais en fait, c'est ça le truc, c'est que si tu as des échecs, c'est cool. Mais c'est cool seulement si toi tu arrives à de ton côté aussi essayer de les regarder, de savoir pourquoi essayer et juste aussi pour essayer de pas les reproduire, tu vois ? Parce que si tu fais pendant 15 ans le même échec, au bout d'un moment, faut que tu te réveilles, tu vois. Donc je pense que le truc à dire aussi c'est tu as totalement raison. C'est le mieux c'est de se tromper à ses débuts dans le sens où c'est le moins grave, tu vois. Mais de une fois que tu t'es trompé, avoir quand même aussi la force de pouvoir regarder l'échec et de se dire "Ah, OK, il s'est arrivé ça et une fois qu'il m'est arrivé ça, j'espère que ça va plus jamais m'arriver parce que je sais maintenant comment on peut me comporter face à ces face à à ce problème là et à cette situation là, tu vois. Et euh et voilà.

Mais après ce qui est un peu frustrant aussi c'est que c'est bien tu vois de regarder les échecs que tu as fait pour essayer de pas les refaire et cetera, mais parfois j'ai l'impression que tu es confronté à des échecs différents un peu souvent tu vois toujours à des trucs tu vois ce que je veux dire et tu dis [ __ ] mais c'est quand que cet échec qui enfin c'est quand que cette situation va pouvoir se refaire histoire que je puisse montrer que j'ai appris de mes échecs tu vois et que ce soit pas des échecs tout le temps différent. Généralement échec ça généralement un échec ça ça se ça se débloque pas à un moment donné c'est sur du tu sais c'est des accumulations de choses qui font qu'à ce moment-là il y a une cassure. Oui.

Mais par exemple la meilleure chose, je pense une chose encore mieux, je sais plus qui m'avait dit ça, la chose la plus intelligente, c'est d'apprendre des échecs que d'autres ont commis. Oh non, ma phobie ! Moi j'ai du mal avec ça. Je te jure que c'est la meilleure chose parce qu'en fait du coup si tu arrives à genre intellectualiser la chose et te dire "OK, chez moi ça pourrait se passer et du coup je vais éviter d'en arriver là parce que je sais que chez lui c'est arrivé et genre c'est ça aussi qui est bien de discuter avec d'autres entrepreneurs et cetera. Ça permet de savoir où il en est, qu'est-ce qu'il a subi, qu'est-ce qui comment il en est arrivé à là, pourquoi si ça et comme ça genre même si tu l'as pas vécu, bah en fait à travers une autre personne quelque part tu l'as vécu et tu sais comment ne pas ne pas le reproduire chez toi, tu vois. Et en vrai, c'est une très bonne chose et je pense qu'on a énormément d'échecs qu'on a esquivé un peu comme ça de par notre entourage ou même par exemple, je sais que mon je sais notre père qui est dans l'entrepreneuriat aussi qui a dû nous donner deux trois fois des conseils par-ci par-là, certains qu'on a pas écouté et que par la suite on a subi un peu ce qui nous ce qui nous avait déconseillé mais et d'autres qu'on a dû suivre que peut-être qu'on se souvient pas forcément mais je pense c'est bien aussi de discuter un peu de ces échecs. C'est pas genre un tabou, faut pas les garder pour soi et ne pas en avoir honte aussi, tu vois. Je pense ça c'est une bonne chose, ça je suis grave d'accord.

Mais en fait souvent les gens ils ont du mal à parler en fait là on a fait un podcast sur nos échecs. Moi je dirais que nous on n'a pas de problème à parler de nos échecs ou à les raconter mais c'est juste enfin c'est compliqué. Enfin, tu sais, c'est comme si tu te mettais à nu, pas parce que tu as pas envie de leur proposer et cetera, mais c'est un exercice que je trouve qui est très compliqué à faire en réalité parce que tu as l'impression tu te livres un petit peu et que tu sais, c'est des choses peut-être qu'il y a parfois qui t'ont mis un petit peu mal, peut-être que tu as été un peu triste, peut-être que tu as retourné un peu le truc dans ta tête et cetera. Oui, forcément, tu vois, c'est des trucs un peu émotionnels que tu livres aussi, quoi. Ouais.

Bah le plus dur c'est de surtout se livrer sur des échecs très récents parce que tu as pas encore eu le temps de de les digérer et apprendre un peu que apprendre de tes échecs parce que généralement quand tu subis un truc tu dès le début la première chose qui à laquelle tu penses c'est que ça fait chier pourquoi moi c'est injuste c'est tu vois tout de suite tu commences à être dans le déni de l'échec et plus le temps passe plus genre tu arrives à dire OK je comprends tu arrives à intellectualiser la situation à comprendre et à genre en prendre comment s'appelle une éducation de de ça alors que des échecs qui tombent genre je pense que si on prend certains échecs qu'on a vécu là il y a pas longtemps tout de suite on on crie à à l'injustice tu vois pourquoi nous pourquoi ça n'arrive qu'à nous ce genre de choses tu arrives pas genre les digérer dès le début mais tu sais que moi dans dans mes autres que je voulais dire il y en avait un qui était plutôt récent ben on va voir si on a réussi à surmonter Non non, enfin un qui était plutôt récent. Enfin là, c'est bon, il est entre guillemets c'est fini. Ouais, voilà. Maintenant, on sait que tu vois. OK. Mais sera peut-être pour la partie de quoi. Allez, c'est parti.

Mais si vous aviez peut-être parce que on parle beaucoup aux créateurs et j'adore les commentaires qu'on reçoit aussi. C'est des petites réussites aussi. On a bientôt 50 abonnés sur YouTube. En vrai, c'est cool. Moi, je je suis trop contente. Mais si on vous deviez peut-être conseiller ou donner votre avis sur comment les créateurs devraient faire face à leurs échecs, ce serait quoi ? Ah, c'est ou Ah, c'était une question pour nous. Ah, j'ai cru que c'était une question pour eux pour le genre mettez ça en commentaire. Je me suis dit "Ah ouais, mais ils vont être long leurs commentaires en fait." Non non, c'était pour vous deux la façon de comment réagir à un échec.

Bah je pense que directement quand tu te confrontes à l'échec, genre tu te connectes, ah ok, mon drop est sorti, il y a personne. J'ai Bah super, tu vois. Non, je pense que d'un certain côté il faut prendre un petit peu de temps, OK, entre l'échec quand il est effectif, tu vois, et après, je pense qu'il faut prendre un petit peu de temps à essayer de peut-être même marquer sur une feuille ou mentalement essayer de faire des choses de ce que tu as fait, de ce que tu as fait pour que tu aies l'impression que ça réussisse, tu vois, de ce qui s'est passé, tu vois, pour que ça mène à l'échec et essayer de faire un peu des corrélations entre des choses que ben peut-être tu aurais pu faire des choses qui sont rentrées en lien que toi tu avais tu vois à postériori du coup tu as remarqué tu vois et que qui pourrait t'emmener un peu au bon endroit tu vois mais au-delà de ça c'est aussi comme il a dit Denis je pense de parler un petit peu aussi avec les gens qui gèrent des entreprises des gens qui ont un peu un commerce un peu comme toi ou quoi que ce soit et que ce soit soit donner des conseils ou soit discuter de savoir que pour eux ça a marché pour d'autres et cetera, tu vois ou écouter comme ce genre de podcast là en vrai, tu vois. C'est beau. OK.

Et toi Denis ? Moi ce que je dirais c'est moi personnellement ce qui me fait ne pas m'attarder sur des échecs et me fait avancer et garder la tête froide et être optimiste. Tout ça, c'est ma manière de penser, c'est de en fait je vois pas genre l'entrepreneuriat comme un truc au moment présent. En fait, je le vois plus sur du long terme et je vois plus une vision un peu lointaine de ton entreprise, genre de de ce que tu fais. Ce qui fait que en fait au moment où l'échec qui tombe dessus en fait, tu peux tu peux relativiser, te dire "Moi, je me vois ici à dans quelques années, donc est-ce que genre cet échec là va me m'empêcher d'arriver là ?" Tu vois ce que je veux dire ? tu prends du recul et genre tu te dis si c'est pas un échec qui genre qui va te restreindre et qui va t'empêcher d'arriver à ton objectif final, c'est pas grave. Si c'est un si c'est un échec genre qui qui le fait, bah tu prends un autre chemin, tu vois. En fait, tout de suite une question de ta vision et genre des chemins que tu vas emprunter sur il y a des chemins qui vont être semés d'embûches de réussite de tout ça. En fait le tout c'est de savoir prendre la bonne route et ne pas s'arrêter sur dès qu'il y a des problèmes sur la route. Tu vois si vraiment la la route est barrée, tu prends un autre chemin. Et et si genre tu peux escalader truc, tu escalades, tu vas plus loin, tu vois. J'arrive plus je l'imagine plus plus un peu plus comme ça. Moi j'arrive j'essaie de prendre un peu plus de recul sur ces histoires là et genre de voir plus le truc à long terme et et ouais de continuer de faire avancer la machine quoi. C'est ça exactement.

Et toi ? Moi je avoue tu viens de te rendre compte que ta question était un peu compliquée du coup. Ouais, c'est une question très compliquée. Non moi je dirais que il faut faire beaucoup de manifestations. Ah ouais en mode Ouais. En fait, il faut beaucoup manifester et pour bien faire sa manifestation quand tu vis des échecs, faut très vite les mettre de côté et essaie de tout le temps positiver même dans tes échecs. C'est-à-dire que quand tu vas vivre un une échec, trouver toujours la chose positive qui on ressort dans cet échec pour très très vite essayer de passer à autre chose. Garder le positif et essayer de mettre de côté le négatif. C'est ça. Ouais.

Ouais, je pense que ça et en deux mots, tu dirais quoi pour répondre à ta question ? En deux mots seulement. Keep going on. OK, super. [ __ ] il fait vraiment très chaud. Je viens juste de me rendre compte que j'ai j'arrive pas du tout à parler. Mais keep going on, ça fait trois mots. Essaie de le Let's go. OK. On est à la on Waouh, ça passe très très vite, c'est dingue. On est à 1h17. En vrai, j'espère que vous aurez plein d'autres questions à nous poser pour la partie de la partie peut-être. J'espère que ça va vous le départ d'une associée, je le vis un peu comme un échec, sachant que on avait tous aussi une relation particulière avec elle. C'était ma meilleure amie. J'espère que cet épisode vous a plu. N'hésitez pas à vous abonner, à commenter, à liker, à nous soutenir et c'était trop agréable. Il y a le CV des réussites mais le CV des échecs qui est plus important. Une grosse compagnie c'est la fondation de la mode bien sûr dans votre marque de vêtements et rejoindre la fondation. On avait tropé la collection et on a vu que genre ça pas du tout pris. À ce moment-là, on était très mal de voir genre tout le monde partir.