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CESS Histoire 2025 - L'exploration spatiale dans la deuxième moitié du XXe siècle

Alexandre Alvarez1:30:45

Transcription

[Musique] Bonjour à toutes et à tous, et bienvenue dans cette nouvelle vidéo consacrée cette année à la conquête spatiale, le sujet du CESS d'histoire 2025.

Conquête spatiale qui est un sujet vaste, sur lequel on pourrait s'esbaudir pendant des heures. Ici, j'ai essayé de résumer le mieux possible pour permettre à toutes et à tous de comprendre le plus facilement possible ce sujet qui est finalement pas très compliqué. Euh, et donc euh, on va un petit peu entrer dans le dans le vif du sujet.

Alors, l'espace, c'est quelque chose qui de tout temps a intéressé les hommes, puisque déjà dans l'antiquité, l'auteur Lucien de Samosate écrivait—donc il vit entre 120 et 180 après Jésus-Christ, Lucien de Samosate—et il écrivait dans son Histoire véritable : je cite « Quand je fus enfin arrivé à la hauteur même de la lune, après m'être complètement dégagé des nuages, je me rendis compte de ma propre fatigue, en particulier du côté de l'aile gauche, celle du vautour blessé. Donc, approché et m'installant sur la Lune, je m'accordais un temps de repos dans où j'observais la Terre et telle de grandes dômes, je laissais descendre mon regard tantôt. » Donc l'idée ici, c'est que déjà dans l'antiquité, sous la plume de Lucien de Samosate, il y avait cette idée d'aller jusqu'à la Lune, d'aller marcher dessus et d'un point de vue fantasmé, littéraire, il y est parvenu.

Ça, ça nous renvoie aussi à euh la chute d'Icare, puisque Icare était prisonnier du labyrinthe du Minotaur et pour s'échapper a décidé de se fabriquer des ailes sur lesquelles il a euh mis de la cire, qu'il a recouvertes de cire, et puis à un moment donné euh il a réussi à s'élever pour sortir d'entre les murs euh du labyrinthe, et euh pris de d'une certaine forme de de d'allégresse, de folie, il a décidé de monter de plus en plus haut jusqu'à ce qu'il s'approche trop près du soleil et que la cire de ses ailes commence à fondre, et par conséquent les ailes se décomposent et mènent Icare à sa chute. On utilise un petit peu cette chute d'Icare pour montrer qu'il faut parfois être capable de s'élever sans pour autant perdre la raison. Mais surtout, là derrière, on pourrait imaginer qu'il y a cette idée de : aller jusqu'à la Lune, c'est une possibilité, ou en tout cas s'élever jusqu'aux astres, c'est une possibilité, mais quel en serait le prix, aussi cette peur qui transparaît dans la dans la dans la chute d'Icare.

Si on fait un énorme bon dans le temps, on arrive maintenant à Jules Verne qui, en 1865, écrivait son roman *De la Terre à la Lune*, où il y a vraiment cette idée d'aller sur la Lune. Et il écrit, une fois encore, je cite : « L'homme a commencé par voyager à quatre pattes, puis un beau jour sur deux pieds, puis en charrette, puis en coche, puis en chaise, puis en diligence, puis en chemin de fer. » Et bien, le projectile est la voiture de l'avenir, et à vrai dire, les planètes ne sont que des projectiles, de simples boulets de canon lancés par la main du Créateur. Et il ajoute encore : « On va aller à la Lune, on ira aux planètes, on ira aux étoiles comme on va aujourd'hui de Liverpool à New York facilement, rapidement, sûrement, et l'océan atmosphérique sera bientôt traversé comme les océans de la Lune. La distance n'est qu'un mot relatif et finira par être ramené à zéro. » Donc, déjà à la fin du 19e siècle, on est encore dans cette optique. On voit que de l'antiquité jusqu'au 19e siècle, il y a cette optique et que tout ça ne va faire que se renforcer.

D'un point de vue littéraire, on continue. En 1901, l'auteur H.G. Wells, qui a déjà signé des livres formidables euh comme *La Guerre des mondes*, *L'homme invisible*, H.G. Wells, va écrire un livre qui s'appelle *Les premiers hommes dans la Lune*. L'année suivante, un Français lui emboîte le pas et cette fois-ci, non pas en littérature mais en cinéma, puisque vous avez en 1902 Georges Méliès, très grand réalisateur, qui va réaliser son chef-d'œuvre. En tout cas, le film qui est aujourd'hui le plus connu de toute sa filmographie, c'est *Le Voyage dans la Lune*, dans lequel il va envoyer euh des hommes sur la Lune. Et il y a cette scène très très célèbre où vous voyez le la Lune qui a un visage, avec un missile qui va s'écraser sur le visage de la Lune euh qui est hyper culte. Donc, il y a un réel intérêt pour pour le voyage dans la Lune depuis toujours finalement, qui se marque dans la littérature, dans l'art en règle générale. Euh, le dernier exemple que je viens de citer, donc Georges Méliès en cinéma.

Et donc, on va commencer à développer petit à petit le principe de la fusée, c'est-à-dire cette idée d'un d'un appareil qui nous permettrait d'aller sur la Lune, de parcourir la distance de la Terre à la Lune. Et la fusée va exister depuis très longtemps, puisque si on en croit ce que ce qu'écrivait l'auteur Jean-Louis de Get dans son ouvrage *La conquête spatiale*, paru euh dans les dans la collection Que sais-je dans les années 80, euh Jean-Louis de Get écrivait : « Les origines de la fusée semblent très anciennes et elle était connue des anciens Chinois. L'utilisation de fusées à poudre pour les feux d'artifice est attestée vers 850 après Jésus-Christ. Par l'intermédiaire des Arabes et des Byzantins, les connaissances chinoises en ce domaine furent transmises en Occident. Améliorée par le Britannique Congreve, la technique des fusées militaires fut utilisée durant les guerres napoléoniennes. La Première Guerre mondiale provoqua un regain d'intérêt pour les fusées, en particulier contre les dirigeables. Mais c'est surtout durant la période de l'entre-deux-guerres que l'étude et la mise au point de fusées se développèrent en Allemagne, humiliée par le traité de Versailles. Ce fut là le creuset où se constituèrent des équipes qui allaient mettre au point la première grande fusée moderne, la V2. »

Donc on voit encore une fois que d'un point de vue historique, de l'antiquité jusqu'au 19e siècle, d'un point de vue littéraire pardon, d'un point de vue artistique de l'antiquité jusqu'au 19e siècle, et bien il y a un intérêt pour la course à l'espace. On s'interroge sur comment on peut y aller. Et puis d'un point de vue militaire, la fusée a été développée déjà par les Chinois. Elle elle arrive en Occident, on l'utilise durant les guerres napoléoniennes, on l'utilise encore pendant la Première Guerre mondiale, mais on va vraiment la développer euh au cours de la Seconde Guerre mondiale en théorisant et en créant le principe du V2, c'est-à-dire une fusée excessivement rapide qui pouvait parcourir plusieurs centaines de kilomètres avec une charge relativement lourde et donc une fusée qui va avoir son intérêt pour bombarder ses ennemis sans avoir à bouger véritablement de chez soi.

Alors, les fusées vont donc se développer et la première fusée à carburant liquide de l'histoire va décoller en 1926 grâce aux efforts d'un monsieur qui s'appelle Robert H. Goddard. Et ce monsieur, aux États-Unis, va créer une fusée qui ne va monter qu'à 12 m d'altitude en 1926. Cependant, il va retravailler son concept et parvenir très peu de temps après à créer une fusée qui va cette fois-ci monter à 12 000 m d'altitude. Donc, on voit qu'au début du 20e siècle, de progrès, des progrès assez importants vont être réalisés dans le domaine des fusées.

Alors, en parallèle à ces fusées qui sont censées être un un appareil qui nous permettrait d'aller sur la Lune, et bien vous avez également des des sociétés qui vont se mettre en place, notamment en Allemagne. En 1927, va être fondée à Berlin la VfR, que l'on pourrait traduire—je vous je vous épargne, mon allemand est très mauvais, je vous épargne le terme en allemand—en français, ça se traduit par « association pour les voyages dans l'espace ». Et en 1930, ils vont réussir à mettre en place un moteur qui fonctionne sur base d'un d'ergol liquide. Et c'est ces ces avancées vont permettre vraiment d'aller plus en avant dans cette perspective de la conquête spatiale.

Alors, pourquoi est-ce que je vous parle de cette société, de cette VfR ? Tout simplement parce que dans la VfR était inscrit un un jeune homme, un jeune scientifique qui s'appelle Wernher von Braun, et Wernher von Braun va avoir une importance extraordinaire pour la conquête de l'espace. Alors, Wernher von Braun va certes avoir un intérêt réel pour les l'espace, mais pendant la Seconde Guerre mondiale, il va surtout être récupéré par son gouvernement, le gouvernement allemand dirigé par le parti nazi, et on va lui demander de développer ses connaissances sur les fusées pour créer des missiles, pas des missiles destinés à aller sur la Lune, mais des missiles destinés à laisser s'écraser chez les ennemis de l'Allemagne nazie. Et donc Wernher von Braun va développer le principe de la fusée V2, c'est-à-dire, comme je l'ai déjà précisé, un missile qui peut porter une charge de plusieurs centaines de kilos et voyager à plusieurs centaines de kilomètres. Donc ça c'est quelque chose de très important et capital dans le développement de la conquête spatiale, parce qu'en réalité, quand vous y réfléchissez un instant, une fusée ce n'est jamais qu'un missile dans lequel, au lieu de mettre une charge explosive, on a mis des êtres humains qui vont être projetés à une vitesse pharamineuse pour aller explorer l'espace.

Alors, les fusées de von Braun vont avoir un retentissement assez important. Elles vont être lancées à plusieurs endroits. Wernher von Braun, lorsque son missile, l'un de ses premiers V2, s'est écrasé sur la ville de Londres, aurait déclaré que la missile—le missile fonctionne, mais qui s'est écrasé au mauvais endroit, parce que lui, étant fasciné par l'espace, aurait souhaité utiliser ses fusées non pas pour détruire et pour aller s'exploser, s'écraser en Angleterre, mais au contraire pour viser la Lune. Et donc il aurait déclaré : « La fusée est tombée au bon endroit—a fonctionné—pardon, pardon. La fusée a fonctionné, mais elle n'est pas tombée au bon endroit. » C'est quelque chose qu'on qu'on voit dans le film *Iron Man 3*, euh comme le prouvera cet extrait que je cite, si pour peu que YouTube ne strike pas l'extrait en question. Un peu d'histoire avant de mettre au point des fusées pour les nazis. Euh, l'idéaliste Wernher von Braun rêvait d'explorer l'espace. Un visionnaire. Vous savez ce qu'il a dit quand la première V2 a frappé Londres ? « La fusée a effectué un vol parfait. Elle a juste atterri sur la mauvaise planète. »

Alors, à la libération, Wernher von Braun, forcément, lorsque les Américains arrivent aux États-Unis, Wernher von Braun est l'homme à avoir, l'homme à atteindre. Donc les Russes et les Américains vont faire en sorte, chacun de leur côté, de le récupérer. Et ce sont les Américains qui vont réussir. Ils parviennent à exfiltrer d'Allemagne Wernher von Braun, et Wernher von Braun migre aux États-Unis. Arrivé aux États-Unis, il va commencer à travailler justement sur les fusées, le programme spatial et cetera. Il prend la nationalité américaine en 1955, et c'est à lui qu'on doit la mise en orbite du premier satellite américain en 1958. Il va également développer la fusée Saturne V qui va être utilisée pour marcher sur la Lune en 1969. Donc euh, de manière euh caricaturale, grossière, c'est un ancien nazi en réalité qui est derrière le programme spatial américain, ou en tout cas qui a collaboré avec bien d'autres personnes au programme spatial américain, parce que ses connaissances étaient tellement avancées, tellement importantes que les Américains ont jugé bon de le récupérer.

Et donc les Américains ont Wernher von Braun et vont pouvoir commencer à développer petit à petit un programme spatial. Pendant ce temps, les Russes sont entrés dans la course à l'espace, puisque ça devient véritablement euh euh comment dire quelque chose de très important pour les Russes aussi bien que pour les Américains, puisque la course à l'espace permettrait aux vainqueurs de manifester sa supériorité sur l'autre camp. Le premier homme à aller dans l'espace ou le premier homme à marcher sur la Lune pourrait montrer : c'est notre technologie, notre intelligence, notre savoir-faire, et derrière tout ça notre système politique qui a permis ça. Et donc forcément, on va rentrer dans ce qu'on appelle généralement la course à l'espace, et puis par la suite la course à la Lune, avec les deux camps soviétiques et américains qui vont véritablement essayer d'être le premier à parvenir à tout ça. Les Américains vont avoir dans leur camp Wernher von Braun, comme je l'ai déjà expliqué, tandis que les Russes vont avoir un personnage qui s'appelle Sergueï Korolev, et chacun de ces deux scientifiques pour son pays, pour son camp, a emmené des hommes sur la Lune.

Comme je le disais, Wernher von Braun avait déjà une avance intellectuelle. Mais les Russes vont réussir à supplanter les Américains en envoyant dans l'espace le premier satellite qui s'appelle Spoutnik, qui est très connu, premier satellite le 4 octobre 1957. Et une fois mis sur orbite, le satellite Spoutnik va, pendant 21 jours, émettre un signal sonore qui est resté très très célèbre, que je vais vous placer comme document après ça. Un espèce de bip bip bip qui est aujourd'hui encore assez assez connu. Alors, le satellite Spoutnik va, comment dire, être envoyé sur sur orbite et va ensuite s'écraser dans l'atmosphère, comme je le disais, après 21 jours, et il s'écrase dans l'atmosphère le 4 janvier 1958. Les Russes ont donc une première avancée sur les Américains. Ils sont donc galvanisés par ce succès et ils vont décider de faire une seconde avancée en envoyant Spoutnik 2 directement dans l'espace dans la nuit du 3 au 4 novembre 1957. Ça correspond à l'anniversaire de la Révolution d'Octobre. Encore une fois, l'idée c'est de réussir à faire une avancée scientifique spatiale, dans ce cas-ci, au moment où on célèbre la victoire du régime communiste sur le régime tsariste qui a été anéanti en 1917. Il y a vraiment cette idée de manifester que les la révolution n'a pas été une fin, mais au contraire le commencement d'une grande civilisation qui serait amenée à faire des avancées scientifiques. Et donc, c'est très important pour les Russes de faire coordonner le lancement du Spoutnik 2 avec cet anniversaire très important pour eux. Une avancée extraordinaire, c'est que cette fois-ci, il y a un être vivant dans Spoutnik 2. Et cet être vivant, vous le connaissez, c'est Laïka, un chien. C'était un chien qui était errant. Les Russes utilisaient beaucoup de chiens errants pour leurs programmes spatiaux, et donc ils ont pris Laïka qu'ils ont mis dans un dans Spoutnik 2 et envoyé sur orbite. Laïka, malheureusement pour elle, est morte—si je ne dis pas de bêtises, mais là c'est mes souvenirs. Je crois que c'est 7 minutes après l'envoi de la de la navette, tout simplement. L'idée en fait était de savoir si on pouvait envoyer un être vivant sur orbite et quelles seraient les conséquences sur le corps de l'être vivant. Ici, on s'est rendu compte que le chien avait bien résisté à la pesanteur, que le décollage ne l'avait pas tué ni quoi que ce soit. Et donc, il semblerait que par la suite, automatiquement, une une ration de nourriture lui aurait été donnée, mais que cette ration de nourriture était empoisonnée. Ça semble horrible comme ça, mais il faut comprendre qu'après ça, Spoutnik 2 s'est écrasé dans l'atmosphère et qu'un un satellite qui s'écrase dans l'atmosphère, ça brûle à une chaleur épouvantable et ça s'écrase à une vitesse épouvantable. Et donc, empoisonner Laïka aura permis de lui éviter une souffrance atroce lors de l'écrasement de Spoutnik 2. Nous avons ici la plus grande collection de toute la galaxie. Animaux, reliques, espèces en tout genre.

Et donc, deuxième avancée scientifique et spatiale russe, l'envoi du premier être vivant dans l'espace, Laïka. Et donc on se rend compte que Laïka a bien supporté au comment dire au vol orbital, et elle va mourir. J'ai 17 minutes tout à l'heure, mais je vois que j'avais écrit dans mon texte que c'est après 7h de lancement que Laïka va être va va va mourir, et Spoutnik 2 va s'écraser sur Terre le 14 avril 1958.

Alors, les Américains, voyant ça, se rendent compte que ils sont en train véritablement d'être supplantés, d'être dépassés, qu'ils ne sont pas sûrs de réussir la course à l'espace et ils vont commencer aussi à envoyer des êtres vivants. Eux, ils vont pas recourir à des chiens. Ils vont essentiellement euh recourir à des animaux, des singes. Et le premier singe qui va être envoyé dans l'espace, c'est un singe écureuil qui s'appelait Old Reliable, qui va mourir. Euh, Old Reliable ne va jamais revenir vivant. Par contre, très rapidement, après l'écrasement en mer de Old Reliable, le 12 décembre 1958, les Américains vont continuer dans leur logique et le 28 mai 1959, ils vont envoyer deux autres singes dans l'espace qui s'appellent Able et Baker. Et ces singes vont revenir vivants. Ça veut dire qu'à ce moment-là, certes après les Russes, mais tout de même, les Américains vont réussir à envoyer des êtres vivants dans l'espace. Et donc ils vont continuer le 4 décembre 1959 en envoyant un chimpanzé qui s'appelle Sam dans l'espace en se disant que il est temps qu'on va réussir. Sauf que ils ne vont pas réussir à perfectionner véritablement les choses, puisque les Russes vont être les premiers euh comment dire à envoyer un homme dans l'espace, puisque le 31 janvier 1961—dernier chimpanzé américain est envoyé dans l'espace, le chimpanzé qui s'appelait Ham. Sauf qu'entre-temps, les Russes ont déjà réussi à envoyer Youri Gagarine en orbite. On va en reparler très rapidement. Et donc, une fois encore, les Américains n'ont pas réussi à être les premiers.

Donc si on résume les choses jusqu'ici, les Russes sont les premiers à envoyer un satellite dans l'espace, Spoutnik 1, envoyer un être vivant dans l'espace, Spoutnik 2, et ils vont être très rapidement, comme je vais en parler maintenant, les premiers à envoyer le premier homme sur orbite avec Youri Gagarine en 1961. Et donc, comme je l'expliquais, toutes ces réalisations sont le fruit d'un scientifique qui s'appelle Sergueï Korolev, qui meurt en 1966. Et à Sergueï Korolev, on lui doit—je je lis ici—le premier chien dans l'espace, le premier être vivant dans l'espace, Laïka en 1957, le premier homme dans l'espace, Youri Gagarine en 1961, la première femme dans l'espace, Valentina Terechkova en 1963, et il va encore être responsable de la première sortie spatiale, c'est-à-dire le premier moment où un astronaute, un cosmonaute dans ce cas-ci—les Russes, cosmonautes—va sortir de son vaisseau spatial pour aller flotter—l'être vivant va flotter dans l'espace—et cette première sortie spatiale sera réalisée par Alexeï Leonov en 1965. Tout ça, on va en reparler. Je vous cite simplement les réalisations de de Korolev.

Alors, tout ça nous amène dans la course à l'espace. Le retentissement des missions Spoutnik 1 et 2 va être énorme. On va en parler dans le monde entier, et forcément généralement tout ça est retransmis à la télévision. Les gens suivent euh ce genre de choses, ou on le lit dans les journaux, ou plein de choses comme ça. Et donc les Américains sont en train de réaliser qu'ils sont en train de se faire supplanter, qu'ils sont en train de se casser la figure dans la course à l'Espagne—à l'Espace pardon—et que il serait euh question de euh renchérir, d'avancer de plus en plus vite. Et donc les Américains vont mettre eux aussi un satellite en orbite. Ils vont mettre en orbite le satellite Explorer 1 le 31 janvier 1958. Sauf que très rapidement après, le 13 mai 1958, les Russes vont encore renchérir en envoyant Spoutnik 3, et Spoutnik 3 va rester en en orbite pendant près de 2 ans. Donc il va, à l'époque, battre un record assez assez important. Alors Spoutnik 3 va permettre non seulement de battre ce record de longévité dans l'espace, mais également—vous vous doutez que ces satellites, ils ne sont pas envoyés juste pour le plaisir. Généralement, il y a des instruments de mesure dedans qui vont un petit peu voir ce qu'il en est, mesurer l'atmosphère et cetera—et Spoutnik 3 va permettre de mesurer la pression, la température, la composition de la haute atmosphère et d'autres éléments qui sont indispensables à notre compréhension de l'espace, de telle manière que le moment où on envisagera d'aller marcher sur la Lune, on saura exactement comment équiper euh les les équipages de—comment dire—de navette pour justement leur permettre de survivre en orbite et surtout par la suite de revenir. Donc les Américains sont encore supplantés, malgré le fait que Explorer 1 est une belle avancée pour eux, les Russes ont renchéri avec Spoutnik 3 qui va permettre de savoir énormément de choses sur la conquête de l'espace. Les Américains vont continuer leur programme Explorer et ils vont envoyer 10 satellites dans l'espace entre 1958 et 1961. Celui qui est le plus intéressant dans leur programme spatial, en tout cas celui que je retiens dans le cadre de cette de cette synthèse de cette vidéo, c'est le satellite Explorer 6 qui lui va prendre la première photographie de la Terre depuis le ciel le 7 août 1959. C'est une photo excessivement floue que je vous affiche à l'écran. Photo excessivement floue. On dirait presque que c'est pris en mouvement. Ça allait probablement d'ailleurs. Et on voit même pas la Lune dans son entièreté. C'est presque une tâche en réalité, mais ça reste une avancée technologique qui permet aux Américains de montrer qu'ils ne sont pas totalement en reste.

Mais les Russes ne vont pas en rester là, puisqu'on va arriver petit à petit au premier vol habité. Donc on continue, on est dans cette idée d'aller au vol habité, et les Russes et les Américains, les Soviétiques et les Américains vont continuer dans cette logique. Et le 18 août 1958, les Américains vont envoyer la la sonde Pioneer 0, qui échouera à rejoindre la Lune, ne va jamais atterrir. Les Soviétiques vont encore une fois être les premiers à réussir dans ce domaine puisqu'ils vont envoyer trois fusées, trois trois sondes. Ils vont envoyer la sonde Luna 1 le 2 janvier 1959, qui va elle réussir à échapper à l'attraction terrestre, mais qui ne va pas réussir sa mission au-delà de ça, mais c'est…

Déjà une avancée. On s'échappe de l'attraction terrestre. Ils vont renchérir le 14 septembre 1959 avec la fusée Lunique 2 qui, quant à elle, réussira carrément à aller jusqu'à la Lune et qui s'écrasera sur la Lune.

Donc elle ne veut pas, elle ne va pas permettre de grandes avancées scientifiques en dehors du fait qu'elle va atteindre son objectif, c'est-à-dire la Lune. Et la mission reviendra à l'UNIC 3 le 7 octobre 1959 puisque l'UNIC 3 va réussir, elle, seulement à atteindre la Lune, mais surtout à se placer en orbite et à en faire le tour.

Et là, les Russes, les Soviétiques vont réussir le 7 octobre 1959 à photographier près de 70 % de la face cachée de la Lune durant une orbite qui va durer 40 minutes. Là, encore une fois, les Russes sont en avance sur les Américains.

De là, à partir du moment où on a réussi non seulement à faire échapper un vaisseau à l'attraction terrestre, mais surtout à atteindre la Lune et, en dernière instance avec l'unique 3, à se positionner en orbite autour de la Lune de telle manière qu'on ne s'écrase pas, on peut envisager petit à petit d'emmener un homme sur la Lune.

Et cette mission va être donnée à Yuri Gagarin qui va devenir le premier homme dans l'espace. Donc une fois encore, ce sont les Soviétiques qui parviennent à réussir cette mission. Le premier homme dans l'espace est Yuri Gagarine et il y arrive le 12 avril 1961 à bord du vaisseau Vostock 1.

Alors pour la petite anecdote, ce n'est pas très important euh pour la préparation de votre CSS, mais humainement c'est beau, je trouve. Et Yuri Gagarine a donc écrit une lettre d'adieu à sa femme qui, étrangement, ne sera pas donnée à l'épouse de Gagarine. Elle ne sera donnée qu'euh à son épouse euh que 7 ans après la mort de Gagarine, en 1975. Donc en réalité, elle ne sera ni donnée au moment où Gagarine arrive en orbite, ni non plus euh directement après la mort du personnage. Et donc il écrit à cette femme, à sa femme et à ses filles. Il écrit : "Tu ne peux pas savoir à quel point je suis heureux Valioucha, je tiens à partager ce bonheur avec toi."

On a fait confiance à un homme simple comme moi pour qu'il accomplisse une tâche d'importance nationale: ouvrir la route de l'espace. J'ai une totale confiance dans le matériel. Il n'y aura pas de défaillance. Mais il arrive qu'on se br qu'on se brise la nuque simplement en tombant par terre. Ici non plus, je ne suis pas à l'abri d'un incident, même si je ne crois pas, même si je n'y crois pas. S'il arrivait quoi que ce soit, je vous demande à vous toutes et surtout à toi Valoucha de ne pas mourir de chagrin, car la vie est ainsi faite et nul n'est à l'abri de se faire écraser par une voiture. Ma lettre prend un ton un peu lugubre alors que je ne suis pas triste du tout. J'espère que tu ne liras jamais cette lettre et j'espère ne jamais devoir avoir honte pour cet instant de faiblesse. Même si d'aventure il m'arrivait quelque chose, tu dois absolument tout savoir. Jusqu'à aujourd'hui, j'ai vécu honnêtement et loyalement. J'ai voulu servir les hommes, même si ce service a été des plus modestes.

Et donc, on voit un homme qui ne peut pas ignorer le fait qu'il est potentiellement condamné à mort en allant dans l'espace. Heureusement pour lui, il n'arrivera rien. Il parviendra à revenir sur Terre. Je vais y arriver très rapidement. Mais une fois arrivé en orbite, il va avoir ses paroles restées célèbres: "Je vois la Terre, je vois les nuages. C'est magnifique. Quelle beauté."

Après avoir exécuté sa mission, il reviendra se mettre en orbite euh euh comment dire, enfin il est toujours en orbite autour de la Terre. Il va essayer de se positionner et il va y avoir un problème puisque son vaisseau va tourner sur lui-même avec une vitesse qui atteindra parfois les 10 tours par jour. Donc c'est excessivement difficile de résister à ces conditions, mais il va quand même réussir à stabiliser son vaisseau, à déployer ses parachutes à 7000 m d'altitude et à se poser sain et sauf sur Terre.

Et donc non seulement les Russes ont été les premiers à envoyer un homme sur orbite autour de la Terre, mais également ils ont réussi à le ramener sain et sauf puisque Gagarine va encore vivre jusqu'en 1975. Donc on voit véritablement que euh tout ça est faisable et ça c'est très important.

À ce moment-là, les Américains ont perdu la course à l'espace. Ils n'ont pas réussi à être les premiers à envoyer un homme euh dans l'espace et par conséquent, ils vont se lancer un autre défi: être les premiers à atteindre la Lune. S'ils ont raté le premier être vivant dans l'espace, la première comment dire le premier le premier homme dans l'espace, le premier satellite aussi, expliquons que, bon bah ce qu'il leur reste c'est potentiellement d'être les premiers à aller sur la Lune.

Et là, le président américain John Fitzgerald Kennedy va très bien le comprendre et il va faire plusieurs discours en ce sens. Notamment le 25 mai 1961. Il va faire un discours dans lequel il dit : "Je crois que cette nation devrait s'engager à atteindre l'objectif avant la fin de cette décennie de faire atterrir un homme sur la Lune et le ramener sain et sauf sur Terre." Et plus tard, dans un autre discours le 12 septembre 1962, il va prononcer cette phrase : "We choose to go to the moon." Nous choisissons d'aller sur la [Applaudissements] Lune. "I believe this nation should be committed to achieving the goal before this decade is out of landing a man on the moon and returning him safely to the Earth. No single space project in this period will be more impressive to mankind or more important for the long-range exploration of space and none will be so difficult or expensive to accomplish. We propose to accelerate the development of the appropriate lunar spacecraft. We propose to develop alternate liquid and solid fuel boosters, much larger than any now being developed until certain which is superior. We propose additional funds for other engine development and for unmanned exploration. Explorations which are particularly important for one purpose which this nation will never overlook."

Daring flight il a à demi-mot en fait il admet qu'ils n'ont pas réussi la bataille pour l'espace mais qu'ils peuvent gagner la bataille pour la Lune. Et dès ce moment, le gouvernement américain va investir toute son énergie et une euh comment dire et aussi tout son argent, une une énorme somme d'argent pour lancer le programme qui est destiné à amener les hommes sur la Lune.

Alors forcément, aller dans l'espace, aller en orbite, c'est une chose. Aller sur la Lune, ça en est une autre. Et donc on ne va pas aller sur la Lune directement, on va d'abord préparer le terrain, envoyer des sondes, envoyer des navettes qui vont faire des expériences scientifiques, des navettes qui vont être automatisées dans un premier temps avant qu'on se décide à mettre des pilotes. Et on va faire des analyses de telle manière qu'on va pouvoir préparer et répéter même d'une certaine manière l'allunissage qui prendra place comme vous le savez en 1969.

Alors, chez les Américains, le 5 mai 1961, le pilote Alan Shepard euh va réussir à s'élever à 187 km d'altitude avant d'avoir réussi sans avoir effectué une orbite complète. En tout cas, euh il va monter à 187 km. Ça a l'air bête aujourd'hui euh de se dire 187 km puisque depuis lors on a monté on a mis le pied sur la Lune. Mais ça a une importance euh euh toute particulière depuis quelques semaines puisque Katy Perry vient d'aller dans l'espace et qu'elle elle est descendue et on lui a dit qu'elle était astronaute et cetera. En réalité, elle est rien de tout ça, hein. C'est surtout un coup de marketing de Jeff Bezos pour montrer ce qu'on peut faire parce qu'en réalité Katy Perry n'est montée qu'à 107 km euh de hauteur. Ce qui veut dire que la réussite de la mission spatiale dans laquelle se trouve Katy Perry euh n'est pas allée aussi haut qu'un échec de la NASA en 1961. Et donc finalement, il faut quand même il convient de quand même relativiser les les choses et de rester un petit peu les pieds sur terre. Non.

Alors après Alan Shepard, c'est un autre astronaute américain qui s'appelle Gus Grissom qui va être en l'espace et lui va réussir un petit peu mieux son comment dire son coup puisque lui il va monter un peu plus haut, il va monter à 190 km d'altitude pour un vol qui va durer 15 minutes. Les Américains sont donc petit à petit en train de de perfectionner euh les choses, mais ils sont déjà, comme je l'ai déjà dit, en retard sur la Russie. Et les Russes ont l'intention de garder cette avance puisque eux-mêmes en août 61 vont envoyer le cosmonaute German Titov qui va réussir à faire le premier vol habité de plus de 24 heures. Donc comparé aux 15 minutes de Gus Grissom, c'est c'est c'est énorme en réalité. Et donc German Titov va effectuer 17 orbites autour de la Terre lors de la mission Vost 2. Donc encore une fois les Américains, les les Russes pardon, les Soviétiques gardent une avance sur les Américains.

Les Américains ne se découragent pas et le 20 février 1962, ils envoient John Glenn qui va devenir le premier le premier Américain à tourner autour de la Terre. Donc encore une fois, il faut déjà noter qu'on est 10 mois a priori après Gagarine. Donc c'est dérisoire et le monde n'est pas particulièrement impressionné par ça. C'est juste une victoire importante pour les Américains qui maîtrisent de plus en plus le vol spatial, la mise en orbite spatiale et surtout la la conduite d'une navette spatiale.

Les Soviétiques qui continuent. Eux, ils sont euh ils sont lancés euh puisqu'ils vont euh le le 12 le 11 et 12 août 1962 euh lancer Vostok 3 et Vostok 4. Et surtout Vostok 3 et Vostok 4 vont réaliser le premier vol jumelé, c'est-à-dire qu'ils vont voler en parallèle l'un à l'autre. Donc là, on est encore dans une autre dans une autre euh comment dire euh on joue on boxe dans une autre catégorie chez les Russes. Ils sont vraiment en avance sur les les Américains et surtout vu que c'est retransmis à la télévision, le monde peut pour la première fois découvrir les effets de l'impesanteur sur le corps humain. Donc ça c'est quelque chose qu'on avait jamais vu. Vostok 5 va refaire la même chose rejoint par Vostok 6 un petit peu plus tard. Ici, on est en juin 1963. Et dans Vostok 6, il y a quelqu'un qui est assez intéressant euh historiquement et puisque le pilote de cette navette ne sera pas n'importe qui. Ce sera une femme. La première femme dans l'espace s'appelle Valentina Tereshkova et elle est russe. Donc dès 1963, les Russes ont envoyé la première femme dans l'espace.

Donc encore une fois, si je résume, Spoutnik 1 premier satellite dans l'espace, Spoutnik 2, premier être vivant dans l'espace, euh Yuri Gagarine, premier être humain en orbite dans l'espace, premier vol jumelé avec deux navettes lors de la mission Vostok 3 et 4 si mes souvenirs sont exacts de ce que je viens de lire, et euh première première femme dans l'espace, Valentina Tereshkova, euh dans l'espace le 16 juin 1963. Alors Valentina Tereshkova va réaliser quant à elle 48 orbites autour de la Terre lors d'un voyage de presque 3 jours. Et lorsqu'elle va redescendre sur Terre, elle va être blessée par des débris et donc lors des cérémonies officielles pour la présenter, elle sera maquillée. C'est anecdotique mais c'est assez intéressant de montrer qu'on essaie aussi de garder les apparences jusqu'à montrer que le vol s'est très très bien passé au retour, qu'elle n'a pas été blessée ni quoi que ce soit. Donc les Russes font en sorte de la maquiller lors des cérémonies officielles.

Alors ce qui est amusant avec euh euh Tereshkova, c'est que au-delà de ces débris qui vont la blesser, son vaisseau va se poser relativement sans encombre et lorsque les équipes de récupération vont la retrouver, elle sera assise tranquillement hors de sa navette en train de discuter avec des fermiers qu'elle aura rencontrés une fois qu'elle se sera posée. Donc on voit vraiment, ça c'est assez amusant comment les choses se passent de manière relativement paisible.

Alors, point relativement important, en juin 1963, les Russes et les Américains, chacun de leur côté sont parvenus à égaliser les choses puisque Russes et Américains ont envoyé chacun six êtres humains dans l'espace. Et les Russes ont cet avantage d'avoir en plus de ça envoyé une femme, donc cinq hommes et une femme pour les Russes, six hommes pour les Américains avec leur programme spatial respectif Vostok pour les Soviétiques et Mercury pour les Américains.

Alors euh je cite ici un livre formidable qui s'appelle Histoire de la conquête spatiale qui a été écrit il y a pas tellement longtemps par deux auteurs Jean-François Clervoy euh et Franck Lepage. Et euh ils ont très bien synthétisé euh toute la logique. Donc je vous je vous je me permets de lire leur leur un passage de leur livre. Ils écrivent : "Malgré cette égalité, les Soviétiques gardent l'avantage. Ils ont remporté de nombreuses premières spatiales. Premier homme et première femme en orbite, premier vol de plus de 24 heures, premier vol conjoint de deux vaisseaux habités. Ils détiennent aussi le record du nombre d'orbites au cours d'un vol." Vous allez pleurer, je vous assure. Dites, vous allez pleurer. Arrêtez, ça fait mal. Vous allez verser des larmes. Oui. Qu'est-ce que je vous disais ? Enfin, moins le fier là, dites-moi.

Donc en réalité, malgré cette espèce d'égalité humaine où six êtres humains de chaque côté ont été envoyés dans l'espace, les Russes ont une avance en terme du temps passé dans l'espace, en terme de technologie, en terme plein de choses d'avancée et cetera. Et ils vont continuer les Russes puisqu'ils vont lancer le programme Voskhod euh directement après. Et le 18 mars 1965, vous avez notamment la fusée Voskhod 2 qui va dans l'espace et qui a à son bord Alexei Leonov. Alexei Leonov qui va être, j'en ai, je l'ai mentionné tout à l'heure, le premier être humain à réaliser une sortie extravéhiculaire dans l'espace. Donc, il va purement simplement sortir de la navette spatiale pour aller flotter dans l'espace.

Alors, ça c'est aussi une avancée. C'est surtout une avancée qui est très intéressante parce que il y a une petite anecdote qui est liée à ça. Bon, c'est une anecdote qui aurait pu être tragique mais qui ne l'est pas du tout. Mais Leonov quand il va revenir dans le vaisseau spatial, en fait, son scaphandre aura euh grossi. Le vide spatial aura fait gonfler le le scaphandre d'Alexei Leonov et il ne parviendra pas à rentrer dans la navette spatiale. Et donc heureusement les scientifiques soviétiques auront eu l'intelligence de placer sur sa sur sa combinaison une vanne de dépressurisation. Il va pouvoir l'activer, réduire un peu la pression de son scaphandre pour rentrer dans la navette. Néanmoins euh dans cette histoire, il va perdre 6 kg rien qu'en transpirant euh pour réussir à rentrer dans le dans la navette spatiale. Et Leonov n'est pas au bout de sa peine puisque une fois qu'il va rentrer dans la navette spatiale, lui et son copilote vont retourner vers la Terre, réussir à s'écraser, euh à atterrir sur sur la Terre, mais ils vont atterrir dans un endroit qui n'était pas particulièrement agréable puisqu'ils vont arriver en plein milieu d'un endroit où il y avait une meute de loups qui leur tournait autour. Donc ils n'ont pas pu être secourus tout de suite et ils ont dû une fois arrivés sur Terre encore rester 24 heures dans leur navette spatiale entourés par des loups et je crois qu'il faisait -30° à l'endroit où ils ont atterri en Sibérie. Et euh ils vont euh être secourus le lendemain par une équipe qui va elle-même être coincée euh avec eux parce que cette équipe avait placé l'hélicoptère de sauvetage à 9 km et les conditions ne permettaient pas de rejoindre l'hélicoptère tout de suite. Donc une deuxième nuit a été passée en Sibérie à -30° avec les loups. Et à partir de ce moment-là, les Russes dans leurs vaisseaux spatiaux euh ont équipé les vaisseaux de de fusils de telle manière que quand on arrive sur Terre ou ailleurs, euh forcément avec plus tard peut-être sur la Lune avec le risque de tomber sur des des des êtres potentiellement dangereux, il y a cette idée de pouvoir se défendre et donc les Russes mettront un fusil dans les navettes spatiales à partir de ce moment-là. J'ai un flingue pas ici sur ma table de nuit. Tu as eu peur ?

Alors, l'ambition qui vise à conquérir la Lune, elle est différente de l'ambition qui consiste à aller purement et simplement en orbite dans l'espace. Parce qu'ici, vous devez envoyer des hommes pendant 2 semaines dans l'espace et surtout les ramener. Ils vont assurer leur survie pendant ces deux semaines. Il faut maîtriser le rendez-vous spatial. Il faut maîtriser l'accostage entre deux vaisseaux de telle manière qu'on va pouvoir faire les choses, changer d'orbite, sortir et travailler dans le vide du cosmos et cetera et cetera et cetera. Tout ça n'est pas facile. Et donc les Américains vont mettre en place de leur côté le programme Gemini qui visera à étudier un petit peu tout ça. Et donc ils vont à leur tour, je viens de parler des avancées russes, maintenant les Américains vont faire leurs avancées avec le vol Gemini 4, ils vont envoyer l'astronaute Edward White qui va faire une sortie spatiale et se déplacer dans l'espace à l'aide à l'aide d'un pistolet à air comprimé qui va lui permettre de bouger un petit peu. Il va donc circuler 23 minutes dans l'espace. À la suite de ça, les navettes Gemini 6 et 7 euh vont réussir à s'approcher à 30 cm l'une de l'autre et à naviguer plusieurs révolutions autour de la Terre euh en en maîtrisant ainsi le vol synchronisé. Et puis euh ça ça va permettre aussi cette mission de montrer les effets de la pesanteur prolongée sur le corps des astronautes. Pour la mission Gemini 12, un astronaute dont je vais reparler après qui s'appelle Buzz Aldrin va réussir quant à lui trois sorties extravéhiculaires et totaliser 5h37 dans l'espace. On voit que les Américains, non seulement n'ont pas dit leurs derniers mots, mais qu'ils deviennent de plus en plus euh euh téméraires quant à la possibilité de d'innover, de faire des choses en tout cas ou de de vraiment de ils sont plus à l'aise dans l'espace maintenant. Et donc Gemini va permettre aux Américains de rattraper le retard face aux Soviétiques et Gemini va réaliser 120 orbites autour de la Terre. Donc on voit vraiment que la compétition est en train de se resserrer. Là où les Russes dominaient depuis un moment, les Américains se sont réveillés et sont vraiment en train de d'accélérer les choses.

Alors à la suite du programme Gemini, les Américains vont lancer trois autres programmes qui viseront à connaître justement la surface lunaire en vue d'un alunissage. Ils ne veulent pas risquer d'atterrir et de d'avoir des problèmes. Il faut pas que ce soit un carnage ou un fiasco total. Donc par conséquent, ils vont utiliser ça. Ils vont lancer les missions Ranger, Surveyor et Lunar Orbiter. Ranger a pour but de mesurer la topographie, de calculer la topographie de de la Lune de telle manière qu'on puisse savoir où atterrir. Surveyor va mesurer la capacité du sol à supporter les 6800 kg du module lunaire Apollo qui sera censé se se mettre dessus. Et Lunar Orbiter va cartographier la surface lunaire pour repérer le meilleur site d'alunissage possible. Ces trois missions vont véritablement permettre de savoir dans quel terrain on se pose une fois qu'on arrive sur la Lune. Et donc tout ça va nous permettre de faire progresser le vol spatial dans énormément de de domaines et va permettre d'envisager de plus en plus d'envoyer un homme sur la Lune.

Alors pour envoyer un homme sur la Lune, les Américains vont lancer le programme Apollo. Le programme Apollo va comporter 17 ou 18 navettes, j'ai oublié le chiffre exact, on va y revenir après. Et ça commence forcément avec Apollo 1 et Apollo 1 malheureusement va démarrer un an trop tard parce que il va y avoir un problème et un problème de taille puisque une étincelle va faire s'embraser la cabine pressurisée en oxygène et les trois astronautes qui étaient à bord de Apollo 1 vont être tués le 27 janvier 1967 avant même d'avoir pu réellement décoller. Ça va exploser directement. Ces astronautes s'appelaient Gus Grissom, Edward White et Roger Chaffee. Ils vont mourir asphyxiés et carbonisés dans cet accident tragique.

Alors les Américains ne perdent pas espoir et donc forcément vont essayer de relancer la mission Apollo mais en travaillant en préparant mieux le terrain de telle manière qu'un an un an et demi plus tard la mission peut partir. En parallèle les Russes continuent et eux vont envoyer 3 mois après la mission Apollo 1, ils vont envoyer la mission Soyouz 1. Eux aussi vont connaître un un accident, un échec puisque le cosmonaute Vladimir Komarov qui était dedans va réussir sa mission. Mais par contre une fois arrivé sur Terre, la capsule le le parachute de sa capsule ne fonctionnera pas et donc en réalité il ne va pas pouvoir freiner sa chute et il va s'écraser et s'embraser à une vitesse dingue le 24 avril 1967. Alors, c'est parfois débattu ce qui s'est raconté, mais il semblerait d'après certains témoignages que Komarov aurait été foudroyé au moment où il aurait réalisé qu'il allait vers la mort et il aurait déclaré : "Ce vaisseau du diable, rien de ce que je touche ne fonctionne correctement", avant de commencer à insulter les dirigeants de de son pays en expliquant qu'il l'avait condamné à la mort. Par la suite, les restes de son corps carbonisé ont été exposés à la nation. Les gens pouvaient voir le corps de Vladimir Komarov pour montrer comment un héros de la nation…

Soviétique meurt au service de de sa de son pays, au service de sa nation. Alors, on continue un petit peu, je vais pas rentrer dans les détails. Pour les Américains, il faudra attendre Apollo 7. Donc, vous vous en rendez compte, il y a quand même six missions avant Apollo 7 en octobre 1968 pour qu'un vol habité prenne place. Et ce n'est qu'avec Apollo 8 que l'on va avoir la première mission d'insertion en orbite lunaire le 24 décembre 1968. Et donc pour la première fois dans l'histoire de l'humanité, des hommes quittent le voisinage de la terre.

On avait l'émission avec Yuri Gagarine, l'émission avec Valentina Tereskova, dans l'orbite de la terre, et puis alors vous avez eu les autres astronautes Alan Shepard et cetera qui sont allés se promener dans l'orbite de la terre, qui sont sortis de leur vaisseau. Mais il faut attendre Apollo 8 pour vraiment que les hommes, des êtres vivants, quittent le voisinage de la terre pour aller en orbite autour de la Lune. Et ça, ça a été retransmis à la télévision, bien évidemment. Et le pilote de la navette Apollo, William Anders, aura déclaré : "Nous avons fait tout ce chemin pour découvrir la lune et nous avons découvert la terre." Et c'est à ce moment-là qu'ils prennent une photo restée excessivement célèbre du lever de terre vu depuis la Lune, où vous avez cette photo prise où on voit le sol de la Lune et la Terre.

Alors, à un moment donné, ils vont essayer d'aller photographier la face cachée de la lune, d'aller tourner à l'endroit qu'on ne qu'on ne voit pas, et forcément, on va perdre les communications. Donc, le monde va rester en suspend pendant un petit moment à se demander est-ce qu'ils vont revenir, dans quelles conditions et cetera. Et les communications vont rester coupées pendant un petit moment. Et quand ils vont réussir à rétablir les communications, les les les deux pilotes vont dire, James Lovel, l'astronaute, va dire "Soyez informés que le Père Noël existe". Puisqu'on était le 24 décembre 1968. Et donc comme l'explique encore une fois Jean-François Clervau et Franck Léo, la mission Apollo 8 fut un succès total, démontrant la capacité d'envoyer et de ramener saints et saufs des hommes vers la lune. Elle contribua à tenir l'objectif du président Kennedy d'un premier allunissage humain avant la fin de la décennie. Elle marqua aussi la définitive suprématie des Américains dans la course à la Lune. Alors, on continue.

Apollo 9 va emmener le premier module lunaire et va réaliser toutes les opérations qui seront exécutées au premier allunissage. Quant à Apollo 10, ça va être la dernière répétition, vraiment la dernière répétition avant de pouvoir véritablement envisager ça. Donc ils ont bien préparé le terrain. Mise en orbite avec Apollo 8, expérience chargement du module lunaire avec Apollo 9, dernière répétition avant Apollo 10, de manière que Apollo 11 va pouvoir être la mission qui posera le pied sur la lune, et ils vont réussir puisque le 16 juillet 1969, la mission décolle avec à son bord trois personnages restés célèbres, des noms à retenir vraiment, Neil Armstrong, Buzz Aldrin et Michael Collins qui vont être les trois astronautes qui vont atterrir sur la Lune le 21 juillet 1969 à 2h56 du matin.

Ça a l'air bête. Mais jusqu'ici, si vous interrogez des gens qui étaient nés et qui étaient en âge de se souvenir de ça à cette époque-là, à 2h56 du matin, même les enfants restaient debout devant leur télévision. Les gens voulaient absolument voir ce premier allunissage, ce premier pas de l'homme sur la lune. Et forcément, vous vous en doutez, à partir du moment où le monde entier était en train d'observer ça, ça ne pouvait pas être un fiasco parce que ça aurait complètement décrédibilisé les Américains. Et donc tout a été mis en place pour que tout se passe bien. Donc Neil Armstrong va poser le pied sur la Lune le 21 juillet 1969 à 2h56 du matin et il sera rejoint 18 minutes plus tard par Buzz Aldrin. Et ils vont parcourir 400 m sur la surface lunaire et récolter 21,7 kg d'échantillon de de pierre.

Alors 400 m sur la surface lunaire, euh c'est ridicule, ça a l'air ridicule. Bon, bien évidemment pour nous qui ne vont jamais mettre le pied sur la Lune, ça ne l'est pas. Mais à cette époque, il faut comprendre que le principe et le but même de la mission Apollo 11, c'est mettre le pied sur la Lune, à charge pour les autres missions qui vont suivre, de faire des expériences et cetera. L'idée c'est d'aller très rapidement battre les Russes en étant la première nation à mettre le pied sur la Lune, et ils vont réussir à ce moment-là. D'où le fait que finalement ils ne vont pas rester très très longtemps sur la Lune et ne vont parcourir que 400 m de surface. Et c'est à ce moment-là que Neil Armstrong, au moment où il pose le pied sur la lune, va tenir ses paroles, elles aussi restées célèbres. C'est un petit pas pour l'homme mais un bon géant pour l'humanité. It's one small step for man.

Alors Buzz Aldrin, lui va arriver aussi sur sur la Lune et va comment dire tester très rapidement. Il va se sentir très à l'aise et il va vouloir un peu tester euh bah d'abord la gravité qui est totalement différente sur la Lune que sur la Terre et donc il va commencer à faire des bons. Sauf que c'est excessivement dangereux de faire des bons parce que votre scafandre spatial, il est fragile et s'il y a une une déchirure dedans, c'est la mort assurée. La mort assurée devant 650 millions de téléspectateurs. Donc ça on ne pouvait pas faire. Et donc Buzz Aldrin a voulu un petit peu tester au risque de tomber, de déchirer son scafandre. Et alors vous avez un monsieur qui s'appelle Sonny Rim qui va qui lui a participé justement au développement des combinaisons spatiales et qui va s'exclamer "Cet homme est en train de courir partout, faites-le rentrer. La mission est terminée." Lui, il était terrifié à l'idée que 650 millions de de spectateurs voient la mort d'un astronaute à ce moment-là par pour pour une raison aussi dérisoire que faire des bons sur la Lune.

Pour la petite anecdote, Buzz Aldrin, c'est quelqu'un qui est très très fier d'être allé sur la Lune. Il est encore vivant, je pense. Oui, je pense qu'il est encore vivant. Euh et très récemment, il y a quelques années, il a mis son il a collé son point dans le visage d'un type qui l'a provoqué en disant "On n'a jamais marché sur la lune." Et donc la vidéo est sur internet, je vais essayer de la retrouver pour vous la mettre en ici en document parce que c'est assez amusant. Et donc le gars le harcèle, le poursuit un peu dans la rue en disant on a jamais marché sur la lune. Et Buzz Aldrin perd son sang-froid et âgé de 80 ou 90 ans lui colle son poing en pleine figure. C'est assez amusant à voir. Donc il est il est très très fier d'être allé sur la Lune et il est très susceptible quand on remet en question la véracité de cette de cette mission. On parlera peut-être plus tard dans cette vidéo des des théories du complot quant au fait que potentiellement on aurait jamais marché sur la lune.

Bref, Apollo 11 va être un succès. Les astronautes mettent le pied le 21 juillet sur la Lune 1969 et ils vont revenir le jeudi 24 juillet 1969 à 17h50 après un voyage de 1 500 000 km réalisé en 8 jours, 3h et 18 minutes. Après leur quarantaine, c'est quelque chose qui sera abandonné à la mission Apollo 14, mais après leur quarantaine, après leur leur arrivée pardon, ils vont être placés en quarantaine parce que bah on peut pas prendre le risque potentiellement ils aient ramené des bactéries ou des choses comme ça. Et donc on les met en quarantaine 40 jours le temps de voir comment le corps réagit. Et puis à Apollo 14, on se rend compte que ça n'est plus utile et on arrête ça. Donc les Américains ont purement et simplement gagné la course à la Lune. Les Russes ont gagné la course à l'espace avec tous les détails que j'ai expliqué précédemment. Les Américains euh ont accéléré leur programme de telle manière qu'ils ont gagné la course à la Lune en étant les premiers à poser le pied sur la Lune. Mais jusqu'au dernier moment, les Russes vont se battre et vont essayer de réussir. Ils vont notamment envoyer la sonde automatique Lune 15 3 jours avant le décollage d'Apollo 11 dans le but de collecter des échantillons lunaires. Mais cette sonde va s'écraser sur la surface de la Lune à peu près au moment où euh les les astronautes Neil Armstrong et Buzz Aldrin remontaient dans leur vaisseau. Donc ils ont essayé jusqu'au dernier moment d'être les premiers à collecter des échantillons lunaires, mais n'ont jamais réussi.

Quoi qu'il en soit, les Américains ont planté, vous connaissez la photo et vous le savez, le drapeau américain sur la Lune. Et ils ont également laissé, ça c'est moins connu, une plaque commémorative qui indique le passage d'êtres humains sur la Lune avec cette phrase qui est écrite dessus : "Ici, des hommes de la planète Terre ont pris pied pour la première fois sur la Lune juillet 1969 après Jésus-Christ. Nous sommes venus dans un esprit pacifique au nom de toute l'humanité." Et ils ont également laissé un disque de silicium euh un disque audio avec les messages de paix de 73 nations là-bas.

Alors, j'en reviens maintenant aux théories du complot lunaire parce que c'est assez c'est assez amusant. Le complot lunaire, on retrouve ça beaucoup dans dans plein plein de choses. Il y a notamment un film qui doit dater des années 70-80 qui s'appelle Capricorn One où on voit euh que le l'allunissage, cette fois-ci, ça se passe sur Mars dans le film, l'allunissage a été fait en studio pour tricher et cetera. Donc ça c'est une théorie qu'on a souvent défendue, que certaines personnes ont dit que ce n'est pas possible, que l'homme a marché sur la lune, que ça a été fait en studio, qu'on a trafiqué et cetera. Vous le voyez en 1971 dans un James Bond qui s'appelle Les diamants sont éternels, où vous voyez à un moment donné James Bond qui court pour échapper à des méchants et qui se retrouve dans un studio dans lequel on on est en train de filmer un programme spatial. C'est assez amusant. Et donc ces théories du complot, on en retrouve on en retrouve plusieurs. Harry is behind the rock. Come on. What the hell is this amateur? Stop them, Harry. Get off that machine. That isn't [Musique] [Musique] toy.

En réalité, tout ça vient de 1976. Les premières théories du complot viennent de 1976. À l'époque, un monsieur qui s'appelle Bill Kaysing a écrit un un compte d'auteur, donc il l'a publié lui-même, un livre qui s'appelle "Nous ne sommes jamais allés sur la Lune", une escroquerie américaine à 30 milliards euh de dollars. Et donc, il prétend là-dedans que Apollo 11 était une mise en scène, que ça n'a jamais eu lieu et il va amener plusieurs éléments : l'absence d'étoiles sur les images réalisées lors de l'allunissage, l'absence de cratère sous le réacteur de la navette spatiale américaine ou encore l'angle dessiné par les ondes, tout ça lui semblait bizarre. Faut aussi comprendre, ça a l'air bête, qu'on est dans un contexte ici historique euh de méfiance par rapport à au gouvernement. Euh il y a eu l'assassinat Kennedy où euh encore aujourd'hui on se pose la question de que ce ne serait pas une une conspiration gouvernementale pour se débarrasser de lui. Euh il y a eu aussi les Pentagon Papers qui sont des papiers qui ont fait un grand retentissement où on se rend compte que le Pentagone cachait des choses aux Américains. Et donc dans cette logique-là, on se rend compte à partir du moment où ils nous ont menti pour l'assassinat Kennedy, pour les Pentagon Papers, est-ce qu'ils nous auraient pas menti aussi pour l'allunissage ? Et donc on a ces théories du complot qui naissent en 1976 avec ce livre de Bill Kaysing et qui vont continuer jusqu'à aujourd'hui puisque vous avez encore aujourd'hui des gens qui prétendent qu'on a jamais mis le pied sur la Lune, qui prétendent que la Terre est plate. Alors qu'en réalité si vous prenez les images satellites, on sait que les Américains ont abandonné lors des missions Apollo. Ils ont abandonné à chaque fois leur lunrover, donc le leur leur leur leur Jeep lunaire. Euh et par conséquent, on les voit encore avec les images satellites. On voit encore certains éléments qui ont été abandonnés par les Américains dans l'espace et donc les images satellites prouvent qu'il y a eu du passage sur la Lune.

Donc voilà pour la mission Apollo 11 qui a vraiment été la première grande mission qui permet aux Américains purement et simplement de gagner la course à la Lune. Une fois que l'homme a été dans l'espace et surtout une fois que les Américains ont réussi la course à la Lune, là on n'est plus dans une logique de course parce qu'il y a plus de il y a plus de raison véritablement de se faire la guerre à ce niveau-là. On va rentrer petit à petit dans une autre phase qui va être une phase de découverte spatiale et la compétition entre les soviétiques et les Américains va petit à petit céder la place à la collaboration euh puisqu'en 1975, on va déjà commencer à voir les Russes et les Américains travailler de concert. Donc si je résume maintenant, vous avez véritablement les Russes qui vont gagner la conquête spatiale pendant premier temps, je le répète. Spoutnik 1, premier satellite dans l'espace. Euh Laika, premier être vivant dans l'espace, Yuri Gagarine, premier être humain homme en orbite. Valentina Tereskova, première femme en orbite. Leonov qui va faire la première sortie spatiale. Il y a aussi le le premier vol en parallèle et cetera. Les Russes ont gagné ça. Les Américains se sont secoués, ont gagné la conquête de la Lune. Ils ont été avec Apollo 11, la première mission à mettre le pied sur la Lune. Et à partir de ce moment-là, ils vont lancer d'autres missions Apollo qui vont viser à faire des expériences scientifiques. Et les Russes ne vont jamais mettre le pied sur la Lune sur la lune, mais par contre essayer de s'illustrer dans d'autres domaines comme on va le voir et surtout très rapidement, comme je l'ai déjà mentionné, la compétition va laisser place à une certaine forme de collaboration. Et l'idée est que nous travaillons ensemble d'égal à égal. On en reparlera quand il faut rapporter quelque chose de lourd.

Alors, comme expliqué précédemment, le but d'Apollo 11 était avant tout de fouler le sol lunaire et les hommes ne vont rester là-bas que 2h30. Les autres missions, il y en aura cinq qui vont suivre qui vont se poser sur la lune. Donc en tout et pour tout, on aura marché six fois sur la lune. Les cinq missions suivantes vont chercher chacune à faire des avancées scientifiques pour un petit peu découvrir tout ça. Donc Apollo 12 est lancé le 14 novembre 1969 et l'idée c'est de réaliser un alunissage plus précis que celui d'Apollo 11, c'est-à-dire de vraiment faire en sorte que les compats et les instruments de mesure permettent de s'installer de de se poser sur la Lune à pile à l'endroit qui aura été prédéterminé par les ingénieurs. Donc c'est-à-dire avoir une précision d'atterrissage d'allunissage dans ce cas-ci qui soit très important. Et une fois que Apollo 12 se pose sur la lune, les astronautes Pete Conrad et Alan Bean vont réaliser une sortie qui va durer 4 heures. Pendant ce temps-là, vous avez Pete Conrad qui va dire "Yuppi," ça a été le premier mot et il va ajouter "C'était peut-être un petit pas pour Neil, mais ça en est un grand pour moi." Malheureusement, il y aura aucune image vidéo de ça parce que Alan Bean, sans faire exprès, va pointer la caméra vers le soleil et il va il va casser la caméra. Tu m'as cassé mon appareil. Et donc avec une caméra inutilisable, il ne sera pas possible de de ramener des images de la mission Apollo 12.

Le lendemain, cependant, une seconde sortie de 4h aura lieu et ils vont cette fois-ci circuler non plus 400 m comme la mission d'Apollo 11, mais ils vont circuler 1 km tout autour du site d'alunissage. Donc on voit déjà qu'on avance un petit peu plus, on on on découvre un peu plus la Lune. Et donc Apollo 12, c'est la première mission scientifique et d'exploration de la Lune qui va amener énormément d'informations excessivement précieuses pour les futures missions. Le 11 avril 1970, la NASA continue en envoyant Apollo Apollo 13. Manque de chance, Apollo 13 va être un désastre. Les astronautes heureusement ne vont pas mourir, mais il va avoir un problème dans le réservoir d'oxygène. Une explosion va faire qu'en réalité les astronautes vont devoir se réfugier pendant le vol dans leur module lunaire pour qu'ils vont pouvoir fermer, cloisonner pour pour survivre. Mais en réalité, ils ils comprennent qu'ils sont condamnés à mort puisque il ils vont avoir leur leurs réserves de carburant vont exploser, vont vont enfin une bonne partie des réserves de carburant vont exploser et les astronautes vont être condamnés à aller mourir sur la Lune et ils vont avoir une idée géniale pour s'en sortir. On en a fait un film d'ailleurs qui s'appelle Apollo 13, c'est réalisé par Ron Howard avec notamment Tom Hanks. Ils vont utiliser la gravitation de la Lune. Donc en fait, ils vont s'élancer vers la Lune, essayer de faire plusieurs orbites de telle manière qu'ils vont se donner de l'élan, et sur cette base-là avec la gravitation lunaire se réexpédier comme un boulet de canon vers la terre et essayer de survivre et ils vont réussir après euh ça va pas être évident donc ils vont ils vont se retrouver avec des réserves très faibles en nourriture, en oxygène, en carburant et cetera et donc ils vont arriver excessivement affaiblis sur 13 sur sur terre mais ils vont quand même s'en sortir. Et c'est lors de cette mission qu'on a cette phrase célèbre qui est Houston, nous avons eu un problème dans le film Apollo 13. Ils disent Houston, nous avons un problème parce que c'est une question simplement de tension scénaristique de dire le problème vient de se passer maintenant et pas avant. Dans la réalité, la vraie phrase est Houston, nous avons eu un problème. Euh et bref, quoi qu'il en soit, ils vont arriver déshydratés, frigorifiés et complètement épuisés. Mais on considère que la mission Apollo 13 est un échec réussi. C'est-à-dire qu'ils n'ont pas fait ce qu'ils voulaient faire, mais ça n'a pas non plus été un carnage où les trois astronautes sont morts. Et donc, par conséquent, on parle d'échec réussi. Donc, la mission Apollo 13 n'a jamais réussi ce qu'elle s'était assigné comme mission et on a réétabli le plan de mission à la mission Apollo 14 dans laquelle va se retrouver Alan Shepard que j'ai déjà mentionné. Et le 5 février 1971, Alan Shepard va se poser sur la Lune, collecter des rochers, installer des instruments de mesure pendant à peu près 5h. Et le lendemain par contre, ils vont avoir un tout petit problème. Ils vont avoir un petit peu du mal à se repérer sur la Lune et ils vont décider de rebrousser chemin. À partir de là, on décidera que dès la mission suivante, c'est-à-dire Apollo 15, on décidera de les équiper avec un véhicule, la Jeep, la Jeep lunaire, le Rover qui va être utilisé après à toutes les missions et abandonné sur la Lune. Et donc euh ils vont ils vont se perdre sur la Lune un petit peu mais réussir à revenir. Et euh chose amusante, avant de redécoller et de repartir pour la terre, Alan Shepard va avoir une idée assez amusante. Il avait déjà anticipé le truc parce qu'il avait il avait demandé à ce qu'on lui fabrique ça sur terre. Il va jouer au golf sur la Lune. Il adorait le golf en réalité. Donc il avait demandé à ce qu'on lui fabrique un club de golf de fortune et arrivé sur la Lune, il va jouer au golf. Got more dirt here we go again. Look like a slice to me. There we go. One more. [Applaudissements] Alors, il aura déclaré que ça sa sa balle s'était envolé à des kilomètres et des kilomètres et des kilomètres. En réalité, on a réussi, j'ai plus la date, en février 2021, on a réussi à relocaliser par des calculs et cetera sa balle. En réalité, elle est pas allée à des kilomètres comme il le pensait, elle est allée à 35 m. C'est un peu ridicule dans un dans un peu dérisoire en un certain sens, mais c'est extraordinaire quand on pense que le type est sur la Lune avec une gravité qui n'est pas la même que la gravité terrestre et surtout avec une combinaison et des gants qui empêchent totalement sa visibilité, ses ses bons mouvements et tout ça. Donc c'est pas aussi extraordinaire que ce qu'il pensait en croyant que sa balle était allée à des kilomètres de là mais elle a quand même parcouru 35 m. Donc il y a un type qui a joué au golf sur la lune. D'ailleurs, je parlais tout à l'heure de de ce film Les diamants sont éternels, dans lequel James Bond arrive dans une théorie du complot et cetera. L'extrait que je vous ai mis dans la vidéo, pour peu que YouTube ne le strike pas, en hommage à Alan Shepard dans ce film-là, sur les photos de tournage, vous en avez une que je vous mets à l'écran maintenant où vous avez Sean Connery qui joue au golf sur la Lune lui-même mais cette fois-ci en costume cravate et non pas en scafandre. Donc c'est ça montre à quel point c'est humoristique Alan Shepard qui joue au golf au golf sur la lune, mais ça montre aussi ce qu'on est capable de réaliser, l'aisance avec lesquelles les êtres humains envisagent l'allunissage maintenant et les opérations lunaires et et surtout bah le sens de…

L'humour qu'on essaie d'intégrer là-dedans, parce que ce sont avant tout des êtres humains. Comme Gagarine avait écrit une lettre à son épouse pour dire qu'elle allait décéder, qu'il pouvait potentiellement décéder et ne pas revenir de cette mission, et qu'il l'aimait. Tout comme Komarov a insulté les dirigeants soviétiques parce qu'il s'est senti trahi par son gouvernement. Tout comme Armstrong a dit "C'est un petit pas pour l'homme, un grand pas pour l'humanité", parce qu'il a fait quelque chose d'extraordinaire. Bah vous avez un type qui joue au golf sur la Lune, et d'autres vont aussi, vont aussi s'humaniser, comme je reparlerai très rapidement.

Donc on en revient maintenant à la mission Apollo X. Pour Apollo X, qui démarre le 30 juillet 1971, cette fois-ci, comme je vous l'ai expliqué, on va mettre ce qu'on appelle un LRV, pour en anglais Lunar Rover Vehicle. Euh donc on va mettre un LRV, qui est un véhicule qui pèse 210 kg sur Terre, mais seulement 35 kg sur la Lune, en raison de la différence de gravité, puisque la gravité lunaire est six fois moins importante que la gravité terrestre. Et donc ce véhicule va leur permettre vraiment de circuler sur la Lune et de se promener. Ils vont réaliser ainsi trois sorties extravéhiculaires pour un total de 28 km parcourus sur la Lune, et ils vont ramener 77 kg d'échantillons lunaires ainsi qu'une carotte de sol de 2 m. Quand je dis une carotte de sol, ne pensez pas aux légumes. La carotte de sol, c'est simplement quand vous faites un forage, dans ce cas-ci à 2 m 40, et vous extrayez, et ça fait sortir quelque chose qui bah ça s'apparente, ressemble un peu à une carotte. Et donc on parle d'une carotte de sol. Donc ici, ils ont réussi à prendre un morceau de sol. Vous imaginez d'un point de vue géologique et du point de vue des analyses qu'on va pouvoir faire, ça va nous dire plein de choses ces trucs-là sur la composition, euh l'âge potentiellement, et cetera, de la Lune. Plein de choses comme ça.

Et lors de cette mission Apollo X, va se passer autre chose. Euh tout à l'heure, pour Apollo 14, je vous parlais de Shepard qui joue au golf sur la Lune. Ici, Alfred Warden, euh l'astronaute qui a été envoyé sur la Lune lors d'Apollo XV, décide quant à lui de prouver la théorie galiléenne de la chute des corps. 1604, Galilée écrivait, je l'ai écrit quelque part, lorsqu'il tombe dans le vide, tous les corps tombent à la même vitesse, quelle que soit leur masse. Et donc en fait, il va faire tomber une plume et un marteau à la même vitesse en même temps, et ils vont s'écraser sur le sol à la même vitesse. Et donc, il arrive à prouver une théorie scientifique qui existait depuis le début du 17e siècle. "And I guess one of the reasons uh we got here today was because of a gentleman named Galileo a long time ago who made a rather significant discovery about falling objects in gravity fields and we thought that uh where would be a better place to confirm his uh findings and on the moon and uh so we thought we try it here for you. The feather happens to be appropriately a Falcon feather for our Falcon." [Applaudissements]

Et donc comme je le disais, le véhicule sera abandonné sur la Lune. Et je vous mets maintenant les images satellites des différentes missions Apollo qui suivi Apollo 11. Donc Apollo 11, 12, 14, 15, 16 et 17. Euh vous allez pouvoir voir certaines images satellites et on voit dessus euh des choses qui ont été abandonnées, qui ont été repérées. Alors Apollo 16 et 17 vont être similaires à Apollo 15, simplement on va choisir des sites d'alunissage différents. On essaie d'aller à d'autres endroits pour voir, pour faire plus ou moins les mêmes expériences, mais pour voir si ça donne les mêmes résultats aux mêmes endroits. Et Apollo X va quand même permettre de corriger quelques hypothèses géologiques qui étaient fausses par rapport à la Lune.

Lors d'Apollo X, euh un autre astronaute va s'illustrer. C'est John Young. Il va décider de faire ce qu'on appelle le Grand Prix lunaire, et donc il va conduire sa Jeep lunaire à toute vitesse le 21 avril 1972. Euh quand je dis à toute vitesse, je crois que le véhicule n'est pas allé à plus de 10 km/h. Donc voilà, mais sur la Lune, c'était quand même extraordinaire. Donc vous avez non seulement un type qui a marché sur la Lune, un autre qui a joué au golf sur la Lune, un qui a fait un grand prix lunaire, il y en a un autre que bah je vais aborder très rapidement, Charles Duke, c'est l'heure de ces missions, d'ailleurs je le vois sous mes yeux. Avant de repartir, Charles Duke, des autres astronautes, va décider de laisser une photo de sa famille sur la Lune. Donc vous voyez aussi que derrière cette compétition et tout ça, c'est avant tout une aventure humaine de gens qui sont passionnés de découvrir et des gens qui ont envie de marquer l'humanité, de laisser leur trace.

Et donc vous avez John Young qui fait un grand prix lunaire lors de la mission Apollo 16, le 21 avril 1972, et Charles Duke qui va laisser une photo de sa famille. Charles Duke qui va aussi essayer de battre le record de saut en hauteur sur la Lune, et il va faire des bonds comme Buzz Aldrin avait pu le faire lors d'Apollo 11. Il va faire des bonds sur la Lune. Encore une fois, on risque de déchirer sa combinaison parce qu'il va retomber sur le dos notamment, mais heureusement rien ne va se déchirer. Il va pouvoir revenir sur Terre sain et sauf.

La mission Apollo 17, elle va encore un petit peu plus loin, puisque le 11 décembre 1972, on envoie cette fois-ci un pilote bien évidemment, mais surtout un homme qui avait une formation de géologue. Il s'appelait Harrison Schmitt, et Harrison Schmitt, lui, il sait très bien ce qu'il va chercher, et donc euh l'expédition Apollo 17 va explorer 22 sites géologiques sur une distance de 36 km et parvenir à ramener 110 kg de roche et 2200 photos. Donc Apollo 17, ça a vraiment été une expédition très importante d'un point de vue géologique, d'un point de vue scientifique. Et alors pour la petite anecdote, avant de repartir, les deux astronautes Eugene Cernan et Harrison Schmitt vont chanter une petite chanson. On en a la vidéo, je vous la mets maintenant aussi. Euh une petite chanson qui s'appelle "I was trolling on the moon one day". December may to my [Applaudissements] surprise. Avant de repartir de la Lune, Eugene Cernan va prononcer ces paroles: "Nous partons comme nous sommes arrivés et, si Dieu le veut, comme nous reviendrons: en paix et avec de l'espoir pour toute l'humanité."

Alors la mission Apollo 17 sera la dernière à poser le pied sur la Lune. On pensait qu'il y en aurait d'autres qui allaient le faire, mais en réalité Apollo 11, 12, 14, 15, 16 et 17 seront les seules missions à poser le pied sur la Lune, pour la simple et bonne raison que c'est un programme qui était excessivement coûteux. Ça a englouti à peu près 24 milliards de dollars, et donc dès le moment où la course à l'espace était gagnée et où on avait fait suffisamment d'expériences scientifiques, géologiques et tout ça, ça remettait en question la nécessité de faire d'autres missions. Et en tout et pour tout donc voilà, un programme qui fait 24 milliards de dollars qui aura permis de ramener 385 kg d'échantillons lunaires, et ça aura permis de donner des indications sur l'âge de la Lune, puisqu'elle aurait 4,53 milliards d'années. On a aussi eu des indications sur sa structure interne, sa composition, et cetera. Par contre, on n'a toujours pas pu, ces expéditions n'ont pas pu expliquer quelle était l'origine de la Lune.

Alors, tout ça nous amène maintenant aux missions soviétiques, puisque je parle depuis un bon moment maintenant des missions américaines, mais les Soviétiques ne sont pas restés en reste. Certes, ils ont perdu la course à la Lune, ils n'ont jamais pu mettre le pied sur la Lune, mais ça ne peut pas pour autant dire qu'ils sont restés inactifs. Donc en 1963, les Soviétiques décident de lancer le programme Soyouz, et ils vont lancer plusieurs vaisseaux. Alors à la base, c'était dessiné le programme Soyouz pour le survol de la Lune, et puis finalement on a décidé de l'envisager pour le rendez-vous orbital, et plusieurs missions ont lieu. Il y a eu Soyouz 1, dont j'ai déjà parlé, en 1967. C'est lors de cette mission que le cosmonaute Vladimir Komarov va mourir en brûlant dans l'entrée dans l'atmosphère. En octobre 68, Soyouz 3 va réaliser le premier vol en orbite, et Soyouz 4 et 5 vont s'amarrer pour la première fois dans l'espace en janvier 1969. Donc tout ça, je l'ai déjà abordé. Euh en 71, euh Soyouz 11 va rester 23 jours dans l'espace, et l'équipage de la navette va par contre mourir lors de la descente sur Terre en raison d'une dépressurisation de la cabine. Et dès ce moment-là, ils vont revenir en arrière sur quelque chose qu'ils avaient mis en place. Autrefois, je vous l'avais expliqué, ils se décidaient d'envoyer trois cosmonautes. Dès ce moment-là, on va revenir à deux cosmonautes uniquement, et on va surtout les munir de scaphandres de telle manière qu'en cas de dépressurisation future, les gens puissent très rapidement avoir accès à un scaphandre pour respirer avant d'arriver sur Terre.

Alors les Russes vont envoyer plusieurs sondes qui visent à aller sur la Lune. Il y a eu Luna 9 qui a fait le premier alunissage soviétique sur la Lune. Oui, si c'est alunissage, c'est sur la Lune. Donc le premier alunissage soviétique a lieu avec Luna 9 le 3 février 1966, et elle va retransmettre pendant 8h des images du sol lunaire. Luna 10, qui est lancée le 31 mars 1966, va devenir le premier satellite artificiel de la Lune. Luna 13, lancé le 31 décembre 1966, va permettre de tester la connaissance du sol lunaire. Luna 16, lancé le 12 septembre 1970, réussira à ramener 100 g de sol lunaire. Luna 17, lancé le 10 novembre 1970, va déposer sur la Lune le premier véhicule télécommandé qui s'appelle Lunokhod 1. Et donc voilà un petit peu ce qu'ils ont fait, mais ils vont abandonner très rapidement l'idée consistant à marcher sur la Lune. Par contre, vu qu'ils ont perdu la course à la Lune là, ils vont commencer à rentrer dans une autre course indirectement, même si ça n'est pas une course, ils vont rentrer dans une autre dynamique. Ils vont décider de s'intéresser eux aux stations spatiales, c'est-à-dire la vie dans l'espace. Et donc ils vont lancer la station spatiale Salout 1 en 1971. Donc faute d'avoir été les premiers à marcher sur la Lune, les Russes vont être les premiers, en ce qui concerne la présence humaine en orbite. Donc si je résume encore une fois très très rapidement tout ce que je vous ai expliqué, les Russes sont avec le premier satellite, le premier être vivant, Laika, dans l'espace, le premier homme, la première femme, la première sortie extravéhiculaire, le premier vol synchronisé. Les Américains quant à eux vont gagner la course à la Lune et toute l'émission lunaire qui vont suivre, et les Russes vont à ce moment-là décider de se recycler d'une certaine manière dans la vie orbitale, la vie, la présence en orbite tout simplement. Donc voilà pour ceci.

Alors le premier équipage de Salout 1 va avoir des difficultés et devra revenir sur Terre rapidement. Donc je cite très rapidement les cosmonautes: Georgi Dobrovolsky, Viktor Patsayev, et Vladislav Volkov. Et ce sont quant à eux les premiers humains à séjourner dans une station orbitale. Ils vont rester 23 jours à vivre dans l'espace, tout simplement. Et malheureusement, c'est, je vous en ai parlé tout à l'heure, c'est ces trois personnes qui vont mourir à six mille mètres lors du retour en navette spatiale avec Soyouz 11. Tout ça montre véritablement les avancées russes qui ont cédé la place à la suprématie américaine en terme du pied posé sur la Lune, et qui nous ramène maintenant à toute l'émission russe que je viens d'expliquer.

Et une fois que tout ça est arrivé, les Russes, les Soviétiques donc, et les Américains vont envisager une collaboration à partir de ce moment-là. Alors les Américains, eux, vont annuler les trois dernières missions d'Apollo. Ils avaient prévu 20 missions, mais les Apollo 18, 19 et 20 vont être annulés pour raison économique, et on va transformer purement et simplement le dernier étage d'une fusée qui va devenir une station spatiale américaine qu'on appelle Skylab. Et euh cette station américaine va rester occupée pendant 171 jours. Ça montre que la vie quotidienne et le travail dans l'espace sont possibles sur de longues durées. Et donc ça va permettre aussi de mesurer plusieurs choses: le mal de l'espace, les conséquences d'une orbite prolongée sur la décalcification osseuse, le système cardio-vasculaire, le sommeil et le métabolisme, c'est-à-dire voir comment le corps humain, le corps d'un être vivant peut survivre en l'espace et comment il peut tolérer ceci. Et il y a des conséquences puisque si vous vous souvenez euh de la dernière navette spatiale qui est arrivée avec une dame à son bord, lorsqu'elle est arrivée, je vais essayer de retrouver ça sur internet pour vous le mettre en photo là maintenant tout de suite. Euh vous avez, on voit le visage de la cosmonaute avant de partir et son visage quand elle revient, on voit vraiment que son visage, on dirait qu'elle a pris 30 ans en pleine poire, son nez est devenu un peu plus crochu. Donc on voit vraiment qu'il y a eu des conséquences physiques, et quand elle arrive, elle est à bout de force et elle va être aidée à son atterrissage. Et ça s'est passé il y a quelques semaines, quelques mois peut-être, j'ai oublié la date et le nom de cette dame et le nom de la mission, mais peu importe, je vais vous retrouver ça pour le montage.

Et donc euh les Soviétiques vont réussir dans ce domaine à reprendre l'avantage sur les Américains avec leur station spatiale, puisque notamment la station spatiale Salout 6 va rester en orbite 1764 jours, euh entre le 29 septembre 1977 et le 29 juillet 1982. Et ils vont encore battre ce propre record avec la station Mir, euh qui va partir le 19 février 1986 et qui sera détruite volontairement cette fois-ci le 23 mars 2001 après un vol de 3644 jours. Donc les Russes vont vraiment reprendre la suprématie pour ce qui concerne l'orbite et la vie dans l'espace.

Alors les États-Unis vont signer en 1972 un accord avec l'URSS pour se faire rencontrer dans l'espace les vaisseaux Soyouz et Apollo. Et le 17 juillet 1975, Thomas Stafford et Alexeï Leonov se serreront la main dans l'espace. C'est une photo célèbre. Je vais voir d'ailleurs aussi pour le montage si je trouve une vidéo de ça, ça doit exister. Et donc ils vont rester, cette aventure va durer 2 jours. Ils vont rester deux jours ensemble, un Russe et un Américain. Alors qu'on était vraiment en plein milieu de la guerre froide, Russes et Américains vont rester ensemble, partager leur repas, réaliser des expériences. Et donc comme l'a expliqué, comme l'ont expliqué encore une fois les auteurs Jean-François Clervoy et Frank Lehot, ils l'ont très bien résumé, ils disent: "Le succès politique de cette mission devance son aspect technique." Il faut bien comprendre que alors que la crise de Cuba en 1962 a failli emmener les hommes vers la 3e guerre mondiale, une guerre atomique, alors qu'il y avait vraiment de gros conflits entre les deux pays, que c'était une escalade pour la course à l'espace avec les Russes qui l'emportent dans un premier temps, les Américains qui les supplantent, et puis les Russes qui reprennent l'ascension, l'avantage sur les vaisseaux, comment dire, sur la vie dans l'espace. D'un coup, on se rend compte qu'en 1975, tout ça est plus ou moins, je dis bien plus ou moins, c'est important, derrière nous, puisqu'on a vraiment cette idée de collaboration avec un Russe, un Américain qui vont cohabiter, vivre ensemble pendant un moment. Et ça euh c'est vraiment, c'est vraiment dans l'esprit de la détente. À l'époque, on est vraiment dans les années 70 où les rapports américano-soviétiques vont s'améliorer de telle manière qu'on peut envisager une détente claire et précise. Ça c'est la détente.

Alors il convient quand même un petit peu de parler de la situation en Europe, parce que les Européens, bah forcément, ils ont voulu un programme spatial. D'autres aussi, l'Inde avait un programme spatial déjà à la fin des années 60 qui va s'accélérer dans les années, enfin qui va avoir, comment dire, il va, il va être très visible dans les années 70. Les Chinois aussi vont avoir un programme spatial. Le leur ne décollera réellement que dans les années 90. Ce n'est que dans les années 90 que les Chinois vont prendre de l'importance. Mais à cette époque-là, forcément d'autres pays veulent s'aligner sur les Américains et les Soviétiques, montrer aussi qu'ils sont capables de créer des choses et puis surtout, créer des choses permet de se d'échapper à la dépendance qu'on pourrait avoir pour la mise en orbite de satellites par exemple, où on peut trouver son indépendance. C'est donc les Européens ont cherché à s'indépendantiser aussi bien des Soviétiques que des Américains, et ils ont lancé leur propre programme spatial qui s'appelait Europa. Alors ils ont développé la fusée Europa, mais qui va être défectueuse. C'est ça, le programme spatial européen va pas trop marcher. En 1967 et 1970, ils vont créer un programme spatial. Europa 1 va pas fonctionner et Europa 2 va exploser après 150 secondes dans l'espace. Euh il y avait un gros problème, c'était une absence de coordination, des moyens financiers limités, puisque les États-Unis et l'Union soviétique peuvent chacun de leur côté, vu que ce sont des pays homogènes, faire des choses, nous en Europe, on va avoir le programme Europa qui va englober euh France, Grande-Bretagne, Italie, République fédérale d'Allemagne, et on va même avoir euh l'aide de l'Australie. Et donc cette absence de coordination entre différents pays qui ne parlent pas toujours la même langue et cetera, va faire que le programme spatial va pas trop fonctionner, et surtout c'était tellement coûteux qu'on va l'abandonner très rapidement. Néanmoins, on va quand même créer le 31 mai 1975 l'Agence spatiale européenne, et cette agence spatiale va donner naissance au programme Ariane. Et avec Ariane, six fusées vont être envoyées dans l'espace entre décembre 1979 et mars 1985. Donc c'est encore un programme aujourd'hui qui porte ses fruits.

Alors autre détail dont il faut parler, c'est les sondes Voyager, puisque les Américains vont envoyer deux sondes dans l'espace pour aller sonder euh l'hyperespace, d'une certaine manière, pour aller sonder comment dire le, échapper à la gravité terrestre et aller plus loin que la Lune encore, mais uniquement pour des raisons d'exploration. Donc Voyager 1 va être envoyé dans l'espace le 5 septembre 1977, et Voyager 2 va être envoyé dans l'espace le 20 août 1977, et leur but était essentiellement d'explorer les planètes externes du système solaire. Ils vont donc, elles vont donc ces deux sondes atteindre Jupiter en mars 1979 et Saturne en 1980. Aujourd'hui ces deux sondes se trouvent, elles volent encore, et elles se trouvent aujourd'hui à 25 milliards de kilomètres de la Terre. Ce sont donc les objets d'origine humaine les plus éloignés de notre planète. Le 14 février 1990, elles vont carrément capturer une photo qu'on appelle aujourd'hui un "point bleu pâle", qui représente la Terre vue à une distance de 6,4 milliards de kilomètres.

Alors en plus d'explorer, euh ces sondes sont équipées d'un disque qu'on appelle le Voyager Golden Record. Et le Voyager Golden Record en fait euh rassemble des témoignages de la vie humaine. On y trouve notamment des cris de nourrisson, des bruits de la nature, donc le vent, le tonnerre et cetera, des bruits d'animaux. Et alors on a aussi mis des musiques de plusieurs nations, ou en tout cas des instruments de musique de plusieurs nations, et des choses qui semblaient à l'époque bien symboliser les réalisations et la grandeur humaine. On a donc mis ici la 5e symphonie de Beethoven. On a mis l'air de la reine de la nuit issue de l'acte 2 de La Flûte enchantée de Mozart. On a mis le "Melancholy Blues" de Louis Armstrong. [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] On a mis des percussions qui viennent du Sénégal, des chansons aborigènes pour l'Australie, la chanson "Sakura, Sakura" du Japon. [Musique] La chanson "Jaat Kahan Ho" [Musique] euh des flûtes andines et des tambours pour le Pérou. Et on a surtout la seule chanson de rock and roll envoyée dans l'espace, "Johnny B. Goode" de Chuck Berry. [Musique] "Johnny B. Goode" de Chuck Berry, qui est une musique que vous connaissez toutes et tous puisque c'est cette chanson que Marty McFly joue dans Retour vers le futur 1. C'est ça quand il dit "On va vous chanter un bon vieux rock bien de chez nous", et il joue "Johnny B. Goode", et donc c'est la seule chanson de rock and roll qui est envoyée dans l'espace. Donc potentiellement un jour il y a des extraterrestres qui vont découvrir "Johnny B. Goode" et Beethoven. Ah bah je crois que vous n'êtes pas encore prêts pour ce genre de choses. Par contre, vos gosses vont adorer ça. Alors allô des années 80, alors que la conquête spatiale a déjà amené énormément d'avancées, de découvertes scientifiques, on va pas s'arrêter en si bon chemin, on va continuer et...

Donc, vont se passer plusieurs choses que je vais vous citer un peu plus rapidement maintenant.

Le 12 février 1984, vous avez notamment Bruce McCandles qui va être le premier homme-satellite. Lui, on va l’équiper d’un MMU, c’est-à-dire un maneuvering unit, c’est-à-dire un sac à dos dorsal, enfin, truc énorme parce que ça pèse 148 kg et ça va lui permettre de se déplacer dans le vide. Plus tard, on va abandonner cette idée de sac à dos propulseur. On va clairement intégrer un pack propulsif au scaphandre des astronautes.

Alors, en 1986, il y a aussi quelque chose qui est à la fois formidable mais également tragique puisque on va vouloir envoyer une civile dans l’espace et on va lancer le programme Teacher in Space Project. On voulait envoyer une enseignante qui s’appelait Christa McAuliffe, qui était professeur de sciences sociales à la Concord High School dans le New Hampshire. Et le 28 janvier 1987, après avoir suivi bien évidemment un entraînement spatial, elle va pouvoir aller dans l’espace. Malheureusement, 73 secondes après le décollage, à 14 km d’altitude, la navette va exploser et tuer les sept membres qui constituaient l’équipage. Et le pire là-dedans, c’est qu’apparemment, il y avait une défaillance qui était liée au fait qu’il y avait une erreur de conception dans les joints circulaires des boosters qui s’est rétracté au moment du décollage et qui, par conséquent, a créé une fuite qui a donné lieu à l’explosion. Et il semblerait que les techniciens étaient au courant que ça pouvait se produire et n’ont pas agi véritablement. Et donc, en réalité, on aurait pu éviter la mort de Christa McAuliffe et de ses six coéquipiers.

5% shortly engines throttling up three eng challenger go minutes after liftof the rocket speeding the shuttle at 2000 mil an hour exploded on the ground spectators not certain of what they saw and the understated explanation from NASA obviously a major malfunction. At first there was hope a parachute falling from the debris was carrying all or some of the seven men aboard. It wasn’t. It was part of the Navy Aircam.

Vous vous doutez que l’on va plus vraiment envoyer de civils dans l’espace pendant un bon moment. Depuis, tout ça a repris. Voilà, encore une fois l’exemple de Cathy Perry dans l’espace, c’est tout à fait parlant. Maintenant, on envoie vraiment, j’ai presque envie de dire n’importe qui dans l’espace et sans spécialement qu’elles aient à suivre une formation lunaire, une formation très avancée pour être capable de résister dans l’espace. [Applaudissements] Je pense que quand on mettra les cons sur orbite, tu n’as pas fini de tourner.

Alors, la même année en 1986, l’année de la tragédie de Christa McAuliffe, les Russes vont mettre en orbite la station Mir qui va être occupée pendant 15 ans tandis que 30 équipages vont se succéder à son bord. Alors, le 19 mai 1991, un cosmonaute qui s’appelle Sergueï Krikalev va décoller pour la station Mir pour une mission qui était supposée durer 6 mois. Sauf qu’il va prendre un plaisir dingue là-dedans et il va prolonger un petit peu sa mission jusqu’en mars 1992. Problème, c’est qu’entre-temps, le 26 décembre 1991, l’Union soviétique est complètement dissoute. Et donc, vous avez un type qui est dans l’espace, ils étaient deux en réalité, vous avez deux types qui sont dans l’espace et qui en fait n’appartiennent plus à aucun gouvernement puisque leur gouvernement a été dissous. Alors, on a surnommé Krikalev le dernier citoyen soviétique puisqu’en réalité, bah il a été envoyé dans l’espace comme étant soviétique quand il était là, tout seul dans l’espace où avec son coéquipier, bah ils étaient les deux seuls Soviétiques et il est arrivé dans un pays qui n’était plus l’Union soviétique mais tout simplement la Fédération de Russie. Et donc lui et son coéquipier Alexander Volkov ont été, entre guillemets, coincés dans l’espace. Alors ça, c’est ce qu’on dit souvent. On dit qu’en gros ils étaient coincés sans espoir de retour. En réalité, ils avaient une navette spatiale qu’ils pouvaient récupérer à tout moment pour revenir sur Terre s’ils le décidaient. Donc en fait, ils n’étaient pas perdus dans l’espace, contrairement à ce qu’on raconte en règle générale. Ils ont juste choisi de continuer leur mission pendant que sur Terre l’Union soviétique est en train de se déliter. Et au final, euh ils sont revenus tous les deux sur Terre le 25 mars 1992 et Krikalev va ensuite faire encore quatre missions après ça. Et il va d’ailleurs repartir assez rapidement puisqu’en 1994, il redécolle dans une navette américaine cette fois-ci et en 1992, avant ça, il va faire partie du programme collaboratif Shuttle-Mir. Et donc là, c’est les Américains et les Russes qui vont collaborer pour un nouveau programme dès 1992. Donc il arrive le 25 mars 1992 et il repart la même année pour aller dans la première phase des opérations. Et en 1995, l’Américain Norm Thagard va être quant à lui le premier Américain à voyager au bord de la station.

Et donc on voit qu’après des années de compétition, les Russes et les Américains ont réussi à partager leurs connaissances et à laisser de côté les dissensions, la compétition pour en arriver à la collaboration. Et tout ça a été profondément entériné. Dès que le mur de Berlin s’effondre et que l’Union soviétique s’effondre, bien d’un coup la guerre froide est finie. Il y a plus besoin de se faire la compétition. Il y a plus besoin de se faire la guerre et donc il va y avoir vraiment une évolution.

Et alors tout ça, 3 ans plus tôt pour la petite anecdote mais je trouve que c’est une belle manière de conclure, 3 ans plus tôt, vous avez deux personnes, Mark Lee et Jan Davis, qui vont partir dans l’espace et ils vont se marier secrètement quelques semaines avant leur départ durant leur entraînement. Euh, ils ne l’ont pas dit parce qu’en général la NASA évitait d’envoyer des gens sur orbite ensemble, des couples sur orbite, de peur qu’ils se disputent et tout ça. Et donc en général, on choisissait bien les gens et on évitait de prendre des personnes mariées de peur qu’il y ait des scènes de ménage dans l’espace. Et donc, ils se sont mariés en secret pendant leur entraînement. Ils l’ont annoncé que très peu de temps avant leur décollage, de telle manière que la NASA ne pouvait pas annuler la mission ou les faire remplacer. Et donc, au début des années 90, vous avez un homme et une femme mariés qui vont aller dans l’espace. Et ça, d’une certaine manière, moi je l’utilise pour finaliser cette présentation puisque l’on voit vraiment que la réconciliation américano-soviétique, bah elle se voit aussi entre un homme et une femme américain cette fois-ci qui vont dans l’espace et voilà maman.

Voilà donc pour cette synthèse que j’ai essayé de rendre la plus complète possible. J’essaie vraiment de vous offrir un panorama de tout ça. Comme vous le savez, c’est le même problème chaque année. On ne sait pas quel sera le sujet, même la question qui vous sera posée au CESS. On sait que ce sera une compétence de, donc c’est-à-dire critiquer. Vous allez devoir faire la nature, la contemporanéité d’un document, la pertinence, la fiabilité et cetera. On sait que le thème qui nous a été donné, c’est l’exploration spatiale dans la deuxième moitié du 20e siècle, mais ça c’est excessivement vaste. Donc moi, j’ai essayé de mettre l’accent sur l’exploration, la compétition et cetera. Rien ne dit qu’on ne va pas vous interroger à l’examen sur le programme spatial chinois dans les années 90. Bon alors si c’est ça, ce serait vraiment dégueulasse de vous faire un coup pareil. Donc je pense que le sujet va essentiellement tourner autour de la compétition américano-soviétique et tout ce que j’ai expliqué là-dedans. Mais c’est très difficile de vous dire ce qu’il en est.

Euh donc voilà, ici tout le cours que vous venez de voir est basé sur une synthèse que j’ai écrite en la basant sur plusieurs livres fort intéressants. Je poste cette synthèse dans les commentaires. Je vais mettre un lien Suisse transfert pour vous permettre de télécharger à toutes et à tous cette synthèse puisque bon, je ne doute bien qu’en mettant une vidéo sur YouTube comme ça, il y a pas que mes élèves qui vont la voir, donc d’autres vont voir la vidéo, mais pourront également bénéficier de la synthèse. Donc voilà, n’hésitez pas à partager ce contenu, cette vidéo bien évidemment pour faciliter, pour aider les gens autour de vous. N’hésitez pas à partager la synthèse si vous l’avez toujours en créditant quand même l’Institut Notre Dame de Juppy pour lequel je travaille et surtout mes collègues monsieur Bertrand et monsieur Gilson avec lesquels on a collaboré sur l’écriture de cette synthèse.

Et donc voilà, je vous souhaite une bonne réussite pour l’examen. J’espère que cette vidéo n’a pas été trop compliquée, que je ne me suis pas un peu égaré quand je vous ai expliqué tout ça, que vous comprendrez. Euh, j’invite les rageux à ne pas mettre des commentaires désobligeants comme d’habitude. Euh, wesh, c’est trop long. Euh, voilà, ben allez voir des TikTok de 15 secondes, il y a pas de problème si c’est ça, mais soyez un peu respectueux du travail ici qui m’a pris quand même plusieurs mois et, ici dans le cadre de la vidéo, plusieurs jours de tournage, montage, mise en ligne et cetera. Donc voilà, je vous invite à être respectueux aussi bien avec mon travail qu’avec les gens qui vont commenter. S’il y a des questions, n’hésitez pas à les mettre dans les commentaires. Je suis pas omniscient, mais je peux essayer d’y répondre. Et je vous souhaite surtout une excellente réussite de votre CESS. Et voilà, j’espère que vous allez tous faire 95 %, j’en serai fier. Mais voilà, bon courage et à bientôt. [Musique] Never know the best [Musique] On mor.