Transcription
Bon, vous m'en voulez pas, mais à l'heure où je vous fais cette vidéo, il est littéralement 20h, fin de journée. Donc si jamais je bug, c'est parce que je suis juste épuisé de ma journée. Mais c'est pas grave, on va faire avec.
C'est un sujet de vidéo parce qu'on m'en a beaucoup parlé, on m'a beaucoup demandé, on m'a beaucoup posé cette question : on m'a demandé comment faire pour être influent.
Pour vous donner un petit peu le contexte, j'avais pas de réseau quand j'ai commencé à créer ma chaîne et je me suis aujourd'hui constitué un réseau de personnes qui sont là depuis très longtemps dans le secteur de l'influence B2B, création contenu, business, et cetera, qui m'aide au quotidien. Je sais qu'il y en a plein qui m'ont posé la question, notamment dans une intervention que j'ai faite hier, en me disant : "Mais en fait, comment est-ce qu'on fait pour être influent ?" Et je me suis dit que ça allait pas vraiment vous aider que de vous dire comment faire pour être influent.
Ce que j'allais donc faire, c'était plutôt de vous donner les sept erreurs qui tuent votre influence. En gros, pour vous expliquer, si vous arrivez pas à être influent, c'est pas du tout lié à un manque de compétence, parce que la vérité, c'est que vous pouvez contrôler votre business, votre stratégie, votre marketing et votre produit. Mais en fait, si vous continuez de faire ces sept erreurs, les gens ne vont pas vous respecter, ne vont pas vous écouter, ne vont pas vous faire confiance et surtout, ils auront aucune envie de vous suivre.
Il y a beaucoup d'informations que j'ai piqué du livre de Robert Green. C'est un auteur qui est assez connu, qui a sorti notamment le livre "Les lois de la nature humaine", "Les 48 lois du pouvoir". Robert Green, c'est un auteur reconnu qui s'est pas mal penché sur la notion de la psychologie humaine, mais surtout de notre manière d'être perçu vis-à-vis des autres.
Je suis pas forcément d'accord avec tous les concepts qui partagent dans son livre "Les 48 lois du pouvoir", parce que ça frôle légèrement la manipulation, mais il l'avait déjà expliqué dans une interview. L'objectif de partager ça, c'est pas forcément d'apprendre aux gens à manipuler les autres, mais c'est au moins de vous donner les clés pour essayer de comprendre comment fonctionne le monde autour de vous. On n pas forcément de contrôle là-dessus, on peut pas changer des choses qui existent depuis des milliers d'années. Par contre, ce qu'on peut faire, c'est essayer de s'adapter à son interlocuteur. C'est un peu ce que je dis en vente. Le but, c'est pas de manipuler, c'est potentiellement d'influencer. Si vous êtes certain que vous pouvez aider quelqu'un, c'est votre responsabilité que de lui montrer comment pour qu'il le comprenne.
Robert Green dit justement dans un de ses livres quelque chose de très vrai : "Certaines personnes ne séduisent pas, elles repoussent." Et je pense que, au moment où je dis ça, vous avez tous une personne en tête où vous dites : "Mais c'est pas possible, cette personne, elle est pas du tout séduisante." Mais qu'est-ce qu'elle fait ? En fait, on parle bien évidemment pas du tout de l'aspect physique ou autre. He, on parle vraiment de du comportement et de la manière d'agir.
Ce qui est vrai, c'est qu'on a tous parfois ces comportements sans s'en rendre compte, et si vous voulez mieux vendre, mieux négocier, vous êtes obligé d'apprendre à comprendre comment fonctionnent les relations humaines et d'arrêter tous ces sept comportements.
On attaque directement le premier, qui est vraiment le tueur numéro 1 : parler trop.
Alors ça, je vous le dis tout le temps en vente. Je vous le dis à chaque fois : si vous parlez trop, vous perdez instantanément votre impact. Et je sais qu'il y en a qui vont se dire : "Oui, mais moi, on m'a toujours dit, tu parles trop, tu es trop présente et cetera." On vous demande pas d'être moins que ce que vous êtes. On vous demande juste de modérer le moment où vous le faites. Et elle est là, la nuance.
Personnellement, on me l'a beaucoup reproché, on m'a beaucoup dit : "Tu es trop, tu prends trop de place, non, non, non", et cetera. J'ai pas appris à être moins, j'ai appris à utiliser cette force au bon moment. Et la nuance, elle est là.
Quand vous parlez trop, c'est souvent un biais psychologique que j'observe beaucoup en coaching et dont moi-même j'ai été victime plein de fois : c'est que vous avez envie d'anticiper ce que la personne va penser de vous et vous vous dites que si vous parlez, au moins vous avez un contrôle des informations que vous donnez et donc que vous pouvez orienter ce que la personne pense de vous. Or, ça ne se passe pas du tout comme ça.
Et je sais que c'est quelque chose que je vois beaucoup en vente au travers de mes coachings, mais que je vois aussi dans les relations humaines : c'est vous avez des arguments incroyables et vous êtes souvent des personnes incroyables. C'est comme si juste vous aviez une paire d'asse et vous étiez en train de montrer toutes les belles cartes que vous avez dans les mains. Le problème, c'est que la personne en face, elle va pas se dire : "Oh, il a un jeu incroyable, c'est extraordinaire et puis regarde le roi là, s'il le met à ce moment-là, c'est génial." La personne, elle va pas du tout se dire ça. Elle va juste se dire : "Il veut que je choisisse les cartes dans un ordre. Il veut me montrer toutes les cartes qu'il a. Et moi, je me sens pas attaqué, mais je me sens oppressé."
Et le problème, c'est que c'est pas ce que vous dites, c'est pas que vous en dites trop, c'est que vous le dites au mauvais moment. Et je le dis beaucoup, beaucoup à mes coachés : quand vous êtes super convaincu de votre produit, vous êtes là, vous déblatérez des arguments : "Et nous, on sait faire ça et puis on a un super service client et on existe depuis 20 ans et n na", et puis ça y va, et le monologue, il dure, mais 3 he, par de toi, de toi, de toi, de toi. Premièrement, la personne, elle décroche parce que aujourd'hui, le temps d'attention n'a jamais été aussi bas. Mais surtout, surtout, ce sont des arguments que tu pourrais réutiliser de manière tellement impactante pour laisser une meilleure image de toi si tu posais une question avant.
Et donc, quand on dit que parler trop est une erreur, moi ce que je vais vous expliquer dans cette vidéo, c'est surtout de vous dire que le problème, c'est pas parler trop, c'est que ce que vous dites est super pertinent, mais si vous posez une question avant, vous décuplez l'impact de votre parole. Et donc l'objectif, c'est pas de parler moins, c'est de parler mieux. Et la nuance, elle se trouve ici.
Je vous donne l'exemple en vente, mais ça se passe également dans la vie de tous les jours et dans les relations humaines.
En vente, si vous avez un super service client et que vous ne posez pas la question de : "Qu'est-ce qui est le plus important pour vous, Michel ?" "Bah, pour nous, le plus important, c'est le service client." "Qu'est-ce qui vous ferait dire demain qu'on a bien fait de travailler ensemble ?" "Ah bah, c'est voilà, que vous soyez vraiment réactif." Quand vous sortez l'argument du service client, il a beaucoup plus d'impact que si vous l'aviez juste balancé en plein milieu de la présentation de votre pitch.
Et ben, c'est exactement la même chose dans la vie de tous les jours. Quand vous rencontrez quelqu'un, si vous êtes là en train de dire : "Bah voilà, moi j'ai 15 ans d'expérience dans tel secteur d'activité et cetera, ben en fait, la personne, elle se dit pas wou il est incroyable", elle se dit juste : "Il est en train de me balancer son argument, il fait que parler, j'écoute même pas ce qu'il dit." Alors que si vous posez des questions en demandant plutôt à la personne : "Qu'est-ce que tu fais toi dans la vie ? Depuis combien de temps est-ce que tu fais ça ?", et ben, en posant ces questions-là, vous parlez pas moins. Vous avez, on est sur un temps de parole qui est similaire, par contre, vous parlez mieux. Donc la personne va commencer à vous répondre et elle va très souvent vous renvoyer la balle. "Et toi alors ?" "Ah bah moi justement, tu vois, ça fait 12 ans que je travaille dans ce secteur." "Ah ouais, ça fait longtemps." Et là, le poids de l'argument n'est absolument pas le même.
Deuxième erreur : ce qu'on appelle le main spanning. Surexpliquer.
Vous surexpliquez tout. C'est : "Alors nous, pourquoi est-ce qu'on fait ça ?" Alors ça, je le vois toujours dans l'école vraiment et c'est infernal. Vous surexpliquez. Donc vous racontez une histoire et là, vous expliquez le pourquoi du comment vous avez fait ces choix là. On vous les a absolument pas demandé. On vous a pas demandé le pourquoi du comment vous avez fait ces choix.
Vous faites exactement la même chose en vente. Quand vous parlez à un prospect. J'utilise souvent le rapport vente parce que on est sur un rapport humain. Quand vous expliquez comment vous fonctionnez au prospect, vous dites : "Bah voilà, nous on a décidé de tout internaliser." "Pourquoi on a tout internalisé ? Parce que c'est beaucoup plus simple, on évite les frais machin", et puis là, vous partez dans une explication alors que c'est une question que le prospect se posait même pas.
Et vous faites exactement la même chose dans les relations humaines. Quand vous racontez à quelqu'un un voyage par exemple, vous dites : "Voilà, nous on est parti en Italie." "Pourquoi est-ce qu'on a choisi l'Italie ? Parce qu'en fait, c'est vraiment un pays qui est incroyable." "Et puis ensuite on allit manger dans tel restaurant." "Pourquoi on est allé dans ce restaurant là ? Parce que on l'avait vu sur Instagram qu'il était incroyable." Mais laissez les gens vous poser des questions. Laissez les l'opportunité aux gens de s'intéresser à vous.
Et le fait de surexpliquer fait que vous donnez aussi l'impression à l'autre d'être moins compétent. Vous donnez aussi l'impression à l'autre de se dire : "Bah attends, je vais t'expliquer pourquoi j'ai fait ça parce qu'en fait tu es pas assez intelligent pour le comprendre." "Bah non, si je suis assez intelligent." On est sur des explications qui sont inutiles et très souvent condescendantes. De la personne en face a l'impression de se sentir incompétente. Et 3, bah ça casse immédiatement le respect parce qu'en fait, vous vous surexpliquez tellement que la personne, elle manque en fait d'estime vis-à-vis de vous parce qu'elle se dit : "Il a besoin de se justifier parce qu'il manque de confiance. S'il était sûr de lui, il aurait pas besoin de surexpliquer."
Le troisième comportement, et c'est celui qu'on a tous une personne en tête, c'est la moralisation. Le moralisateur, alors lui, pareil, on le voit aussi en vente. C'est : "Tu devrais, il faut, c'est mal." Je sais qu'en tant que coach, je peux le faire, mais je reformule en disant : "Qu'est-ce que tu en penses si tu faisais ça ? Qu'est-ce qui fait que tu fonctionnes de telle manière ?" J'essaie plutôt de questionner plutôt que d'utiliser de l'injonction en disant : "Tu devrais, il faut, c'est mal." Vraiment, on en a marre de ces gens qui nous moralisent tout le temps. On est quand même pas dans un monde des plus faciles, donc on n pas envie de gens qui se plaignent toute la journée ou qui nous font la morale comme s'ils étaient bien meilleurs que nous.
En gros, ce qui se passe, c'est que quand vous faites ça, vous imposez un cadre moral. Donc ça étouffe l'interlocuteur en face. Deuxièmement, les gens n'aiment pas être corrigés, ils aiment être inspirés. Et je vous expliquerai un petit peu plus tard comment on fait. Et surtout, le mieux, ce n'est pas de dire "il faut", mais c'est plutôt de raconter une histoire pour laisser la personne se projeter.
Les gens font les liens entre eux, hein, naturellement. On est tous comme ça, on est tous autocentrés. Donc quand quelqu'un va nous raconter une histoire, ça va faire écho avec nous-même. C'est pour ça qu'à chaque fois qu'on regarde une conférence, les gens se disent : "J'ai l'impression que tu as lu dans ma tête." C'est normal, en fait, tu fais effet miroir avec ce qu'on dit. Et probablement dans cette vidéo, il y a plein de choses avec lesquelles vous faites effet miroir en vous disant : "Est-ce que moi je fais ça des fois sans m'en rendre compte ?" Les gens sont autentrés donc vous avez pas besoin de dire "il faut que vous fassiez ça". C'est mieux de dire : "Qu'est-ce que tu en penses de faire ça ?" Ce serait potentiellement mieux, mais pas "il faut".
Je donne un exemple aussi d'un point de vue commercial, mais parfois le commercial fait souvent ça : "Non, mais vous devriez quand même regarder le coût de l'inaction. Vous devriez quand même investir dans vos processus commerciaux." Tu crées pas du tout de confiance là et tu crées pas du tout d'influence, au contraire. Alors que si tu racontais une histoire en disant : "Vous permettez que je vous partage l'histoire d'un client ou d'un confrère ?" "Oui, bien sûr." "On a un client qui, comme vous, était assez dubitatif d'investir dans ces sujets là et du coup, on a essayé de l'accompagner pour essayer de parfaire sa réflexion et il se trouve que, à la fin, il s'est rendu compte qu'investi dans ses processus commerciaux, c'était beaucoup plus intéressant financièrement pour lui et impactant pour son business parce que X Y Z." Le fait de raconter une histoire fait que la personne va se projeter, va s'identifier, mais c'est beaucoup plus impactant que le "il faut". On a beaucoup plus d'influence quand on fait ça que quand on dit "il faut".
Le 4e : l'auto promo constante.
Celui-là, je le prends un peu pour moi. Je ne suis pas parfaite, je l'ai beaucoup fait, mais le "euh moi moi je moi dans mon ancienne boîte" et cetera. Et je sais que moi, je le faisais beaucoup, euh, au début quand je suis arrivée chez Hspot, mais je sais à quoi c'est dû. C'est pour ça que je vous le partage. Je suis pas parfaite. Du coup, je me suis dit quand même vous partager mes défauts et les expériences que j'avais. Mais c'est en fait moi, je le faisais et je sais pourquoi. C'est, entre guillemets, le péché capital de LinkedIn : c'est "moi dans mon ancienne boîte, j'ai fait ça et on a fait ça" et cetera, et c'est un peu, euh, l'autocentrage, ce qui tue, entre guillemets, la crédibilité.
Moi, je leis beaucoup, enfin, je l'ai fait beaucoup quand je suis arrivée chez Upspot de chez Skello parce qu'en fait, je me disais : "Ils me connaissent pas et ils savent pas que je suis forte." Et donc, comme j'ai pas envie qu'il pensent que je suis nulle, bah, je vais tout de suite, euh, leur dire : "Moi, en fait, dans mon ancienne boîte, je signais tant, j'étais topformeuse" et cetera, parce que je pensais que ça installait un certain niveau de respect dès le début ou que ça me rendait intéressante. Pas du tout, pas du tout. Ça, c'est pas du tout ça. Ça, ça faisait vraiment la personne autocentrée qui pense qu'elle.
Donc j'ai pas mal travaillé dessus, puis j'é essayé de prendre les feedbacks de gens que je considérais autour de moi. Faut pas prendre les feedback de tout le monde, mais des gens qui sont importants pour vous. C'est, c'est quand même bien. En vrai, les gens s'en foutent et le mieux, c'est de laisser la preuve sociale parler. Je sais que c'est très difficile. Moi, j'ai mis beaucoup de temps parce qu'en fait, comme je viens d'un milieu social pas forcément évident, du coup, je me disais : "Les gens vont penser que je suis nulle vu que j'ai fait un bac pro, vu que j'ai pas fait, voilà, des études de malade non plus." Donc il faut que je le pose sur la table comme ça, c'est un peu un respect. Et en fait, j'ai eu du mal à comprendre pendant beaucoup de temps que, en fait, non, des fois, faut laisser la preuve sociale parler et il y a rien de mieux que les résultats.
Et en vrai, moi, je me suis rendu compte de quelque chose et ça m'est arrivé en plus il y a pas longtemps. Je me suis retrouvée dans un événement où, bah, en fait, les gens me connaissaient pas, donc ils en avaient un peu rien à. Mais c'est OK, ça me va très bien. Et en fait là, j'ai une copine qui arrive et qui dit : "Bah, tu sais, Shanen, c'est la première sexe francophone, elle a 150000 abonnés sur ses plateformes." Et en fait là, j'ai vu le visage de la personne changer et je me suis dit : "Mais en fait, je pense que si moi j'avais sorti la même phrase, ça aurait absolument pas eu le même impact." Et en fait, je me suis rendu compte que parfois les gens vont vous vendre mieux que vous-même. Et pourtant, je suis sales, hein, et je me vends très bien et je sais poser ces questions et je le fais très bien. Mais j'ai eu longtemps ce truc et je pense que c'était lié à un manque d'estime de me dire : "Bah non, il faut que, il faut que je dise moi comme ça, je pose les bases et il savent à qui il parle." Mais en fait non, pas du tout. Et quand j'ai vu mon ami parler de moi et que j'ai vu le visage de la personne changer, je me suis dit : "Hm, j'ai bien fait le motard."
Voilà, donc petit partage, petit partage d'expérience. Vous savez, on parle vrai, euh, et réel sur cette chaîne. Donc c'est important pour moi de vous partager tout ça.
Numéro 5 : la vulgarité, le manque de contrôle.
Autant vous dire que pour quelqu'un qui a grandi en bourlieu, la vulgarité, ça y va. Et j'ai mis très longtemps à essayer de m'en détacher. Ça a été très dur. J'avais le très facile. Je l'ai, je pense, encore aujourd'hui, mais j'essaie quand même de de de faire attention parce que, en fait, au début, je me disais : "Non, je suis authentique." "Non, en fait, tu es, tu as pas du tout l'air authentique. Tu as l'air d'être instable." Je sais que la vulgarité, il y a des, il y a des cases, il y a des moments même avec des amis, mais en fait, au mieux vous l'éliminez, au plus c'est simple pour vous de pas prendre l'habitude et de pas retomber dessus à des moments où l'émotion peut être un peu forte.
Je donne un exemple aussi et moi, je le voyais beaucoup. Les managers qui disent : "Putain les gars, c'est bon là, arrêtez de faire de la merde." Bah, je trouve qu'ils ont beaucoup moins d'impact et je pense que vous en avez tous peut-être eu des managers comme ça. Tu penses qu'en fait, ça crée un électrochoc alors qu'en fait, ça crée plutôt du malaise et de la distance, et, et en fait, ça crée tout de suite quelque chose d'agressif qui n'influence pas la personne, mais qui la repousse au contraire. Et même en en en vente, hein, des fois, j'en ai, j'en ai entendu certains qui disaient : "Mais non, mais monsieur là, votre processus, ça va pas, hein." "Il est vraiment éclaté, hein." Enfin, éclaté, euh, tu parles à un prospect, tu peux pas dire ça comme ça. Même si je sais que des fois, ça peut sortir de manière un peu spontanée.
Il y a beaucoup plus d'impact si le manager disait : "Bon, ce que je vous propose, c'est peut-être qu'on en discute, mais actuellement, je trouve que les résultats ne sont pas à la hauteur de ce qui est attendu." Il y a pas de vulgarité. Je sais que pour certains, ils peuvent se dire : "Ah, mais moi, j'ai pas l'habitude de mettre autant de formes." "Ouais, mais en fait, ça te crée beaucoup plus d'influence d'apprendre à mettre les formes que parfois d'être vulgaire." Et encore une fois, je ne juge personne. Je ne blâme personne quand je dis ça parce que moi-même, ça a été difficile de me sortir de de ce truclà quand, en fait, on grandit entouré de gens qui disent des vulgarités toute la journée. Donc essayez au minimum de vous limiter là-dessus parce que ça montre juste un manque de contrôle.
Et c'est en lien avec le point numéro 6 : c'est le fait d'être trop familier, trop vite.
L'influence nécessite aussi de la distance, pas trop, mais juste calibré. Faut pas non plus être totalement froid, mais faut pas non plus être familier dans le sens où n'utilisez pas de diminutif sans y être invité. Vous pensez que ça vous rend proche de la personne, mais en fait, si la personne vous a pas autorisé à l'appeler comme ça, ne l'appelez pas comme ça. Tue-toi m'en forcer aussi. Ça, c'est bon. "Bah, vous préférez on se tue toi ?" En fait, demandez plutôt : "Vous préférez qu'on se voit ou qu'on se tutoie ?" Ça laisse un peu plus de porte ouverte que "on se tue toi non ?" Comme si c'était, c'était un peu normal parce que ça peut créer de la distance. Et puis, je vous assure que c'est déjà arrivé, ça m'est pas arrivé personnellement, mais c'est déjà arrivé à des gens : "Non, on va pas du tout se tutoyer, en fait, on va sevoyer." Le problème, c'est que ça met en froid tout de suite et donc l'influence là, elle est très compliquée à à récupérer.
Trop de proximité, ça tue l'aura. Et ça, je le dis beaucoup pour tous les commerciaux qui ont tendance aussi à être trop proches de leurs clients, à être vraiment ami ami avec leurs clients. En fait, vous avez plus d'orois et du coup, vous avez moins de pouvoir de négociation et ça joue sur de l'affect. "Oh non, mais vas-y, tu vas pas me faire ça à moi depuis le temps qu'on se connaît." En fait, c'est très compliqué après de se détacher de ça. On est là pour faire du business, en fait. On n'est pas là pour être pote avec nos clients, nos prestataires. Donc en fait, il y a un moment pour tout et je pense que même avec nos amis, parfois, il faut apprendre à mettre des distances pour garder quand même un certain niveau de respect et d'influence.
Numéro 7 : L'absence de mystère.
Encore une fois, quand j'ai dit "parler trop", l'absence de mystère, faut pas aller aux antipodes, hein. Il y a bien évidemment un mentre deux. Donc, on vous demande pas d'être totalement recroquvillé. On n'est pas dans Twilight avec Bella qui est super mystérieuse. Édouard Culen qui ose pas parler. On n'est pas du tout dans ce monde là, mais ce que je veux dire, c'est garder quand même une part de mystère. Vous êtes pas obligé de tout dévoiler de vous-même. Laissez l'opportunité aux gens de creuser et de vous découvrir.
En gros, moi, je trouve que, et je sais que j'ai vraiment, mais alors totalement un parti pris là-dessus, il y a des choses que je ne dévoilerai jamais sur Instagram de ma vie privée. Tout simplement parce que, bah, j'estime que les gens n'ont pas à le savoir et que j'aime garder cette part de mystère. C'est un choix personnel. Je ne juge pas les gens qui dévoilent toute leur vie sur Instagram. Ce que je pense néanmoins, et c'est ce qu'en tout cas ce que Robert Green partage dans dans ce livre, c'est que il le dit en anglais, qui dit : "If people know everything they take you for granted." Donc si les gens savent tout, ils vont vous prendre pour acquis. C'est vraiment ça, c'est montrer 30 % et laisser 70 % dans la zone. Non pas "je te montrerai jamais", mais "je veux en savoir plus". Et il faut vraiment qu'il y ait des niveaux de personnes qui peuvent atteindre ces choses-là parce que elles vont les chérir beaucoup plus que si vous arrivez et vous débalez l'intégralité de tout votre trauma de vie. Euh, et même avec les prospects.
En gros, si vous allez en col et que vous donnez exactement la méthode pour tout faire mot pour mot, vous expliquer tout, vous déblatérez tout ce que vous savez, toutes vos connaissances et cetera, le problème, c'est qu'en fait, le prospect, il va juste se dire : "Bah vas-y, je peux le faire moi-même, j'ai pas besoin de toi." Et du coup, ça casse la vente, ça casse l'ora, ça casse la confiance.
Pour résumer, l'influence ne dépend pas d'un don. Je tiens quand même à le préciser : elle dépend des comportements. Essayez en tout cas de retirer ces sept comportements. En tout cas, essayez déjà de les identifier. Même chez les autres, hein, c'est, euh, on est tous des effets miroirs les uns des autres. Donc essayez de les identifier chez les autres et chez vous-même pour vous dire : "Bah, quels sont les comportements que j'ai plus du tout envie d'avoir et qui tuent mon influence, qui tuent mon charisme et qui cassent la confiance ?" Parce que quelqu'un d'influent, on a quand même un peu plus confiance en lui. Si on le trouve en tout cas influent, on a confiance en lui parce que vous allez devenir écouter, respecter et surtout suivi. Et ça, c'est important parce que je parle pas forcément d'être suivi sur les réseaux sociaux ou autres, mais si le client vous fait confiance, vous respecte et vous écoute, bah, vous avez beaucoup plus de chance de signer. Et dans la vie de tous les jours, vous allez agrandir votre cercle social et surtout vous entourer des bonnes personnes qui pourront vous aider à grandir, à grossir, à évoluer dans votre vie.
Au passage, je fais un petit aparté pour vous dire que on vient de lancer notre IA, notre clone IA. Je sais que certains ne peuvent pas forcément investir dans un coaching avec moi et que, euh, c'est un peu trop coûteux pour eux et ça, je le comprends totalement. Tout le monde n'a pas les mêmes capacités financières. Du coup, j'ai décidé de vous launcher un produit pour quand même vous aider à performer en vente tout en vous permettant de rendre ça beaucoup plus accessible.
Je me suis donc clonée dans une IAIA pour vous permettre de répondre à toutes vos questions. Vous aider à préparer vos rendez-vous, vous aider sur le mindset, la motivation, l'organisation, la prospection, la négociation, le closing. Vous pouvez l'utiliser pour vous aider à créer vos messages de prospection. C'est comme si vous m'aviez en coachin 4 disponible pour vous.
Et d'ailleurs, l'offre Black Friday, au moment où sort cette vidéo, est disponible. Cliquez sur le lien juste ici. Il y a une énorme remise. Ce sera une des seules qu'on fera en tout cas parce que elle apporte énormément de valeur. On a déjà eu 900 utilisateurs. Tous les élèves de l'académie l'ont testé. Je vous mettrai les petits témoignages juste sur la landing page aussi si vous voulez cliquer.
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