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La vie de Pierre Corneille

Éditions Lelivrescolaire.fr4:25

Transcription

[Musique] Pierre Corneille naît en 1606 à Rouen. Son père est maître des eaux et forêts, sa mère vient d'une famille d'avocats. Corneille est destiné à suivre la même voie. Il entame une licence de droit et devient avocat en 1624. Son père lui achète deux charges qui lui permettent d'exercer sa profession et d'en vivre.

Depuis son adolescence, c'est cependant le théâtre qui passionne Corneille. Il l'a découvert sur les bancs de son collège jésuite. Une fois adulte, il se tourne vers la comédie. Sa première pièce s'intitule Mélite. C'est une comédie mondaine et sentimentale, loin de la farce. Elle met en scène de jeunes gens amoureux qui se trompent, se vengent et finissent par se retrouver. Elle est représentée pour la première fois en 1634 et remporte un succès.

Les années qui suivent sont prolifiques et Corneille écrit de nombreuses comédies qui plaisent au public. Entre 1631 et 1634, il écrit La Veuve, La Galerie du Palais, La Suivante, La Place Royale. Parallèlement, le cardinal de Richelieu, épris de théâtre, cherche à valoriser la littérature et les arts. Il fait de Corneille son protégé. Il lui accorde une rente en échange de travaux d'écriture. Corneille est ainsi chargé de mettre en vers ses idées.

L'année 1637 est un autre tournant dans la carrière de Corneille. Sa tragi-comédie Le Cid remporte un immense succès. Mais Le Cid provoque également une querelle, car les membres de l'Académie française critiquent le non-respect des règles du théâtre classique. De nombreux textes sont écrits sur le sujet, auxquels Corneille répond pour se défendre. Richelieu intervient afin que cette dispute prenne fin. Le fameux ministre de Louis XIII permet également à Corneille d'obtenir des lettres de noblesse et d'épouser une jeune aristocrate.

Parallèlement à ses évolutions personnelles, les années 1640 sont un tournant dans la carrière de Corneille. La tragédie est à la mode et il écrit alors plusieurs de ses chefs-d'œuvre : Horace, Cinna, Pompée, La Mort de Pompée, Rodogune. Considéré comme le plus grand dramaturge de son époque, il est alors au faîte de sa gloire.

Corneille revient en 1644 à ses premiers amours en voulant satisfaire son public. Il fait représenter Le Menteur. Cette pièce réintroduit de la légèreté dans son œuvre devenue sérieuse. L'accueil de cette comédie mondaine est si enthousiaste que Corneille écrit la suite, La Suite du Menteur, en 1645. Avec l'adhésion du public vient ensuite la reconnaissance officielle. Il est élu à l'Académie française en 1647.

Dans les années 1650, Corneille se consacre à la traduction de L'Imitation de Jésus-Christ, œuvre anonyme alors très à la mode. En 1660, il publie ses pièces de théâtre en trois tomes. Chaque volume ouvre sur un texte de réflexion à propos du théâtre. Ce sont ses trois Discours sur le poème dramatique, texte théorique majeur.

En même temps que Corneille vieillit, un jeune rival se fait connaître : Jean Racine. En 1670, les deux hommes composent chacun une pièce sur le même sujet : l'histoire d'amour impossible de Titus, empereur romain, et Bérénice, reine étrangère. La version de Corneille reçoit un bon accueil, mais celle de Racine remporte un triomphe. La dernière pièce écrite par Corneille est Suréna en 1675. Les années suivantes sont marquées par la maladie. Corneille meurt en 1684.

[Musique]