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OPTIMISER les formes du jour sur PCM 2022 : principes, exemples.

Saylen nba2k37:08

Transcription

Salut à tous ! La vidéo du jour n'est pas une vidéo Wanted, pourtant on est jeudi. Non, c'est "Optimiser les formes du jour sur Pro Cycling Manager 2022" parce que c'est quand même encore le sujet délicat, je trouve, sur ce jeu. Je l'avais promis cette vidéo.

Alors, on a les "pourquoi" contre les "pourquoi pas". Qu'est-ce que j'entends par là ? C'est en fait, il y a des gens qui, comme moi, ont envie d'optimiser les formes du jour pour arriver à mettre leurs coureurs dans les meilleures conditions. Alors certes, des fois, on va arriver à des aberrations ou des choses un peu irréalistes. On va avoir un Gaspard auto sur Liège, un mercato sur le Tour des Flandres, on va avoir comme ça des victoires assez sensationnelles et peu réalistes parce que vous allez toucher votre +5 ou votre +4 au bon moment. Vous allez pouvoir peut-être faire des triplés, des Grands Tours en une année parce qu'en fait, vos pics de forme ont été vachement ajustés. Donc, ok, je sais que ça peut déplaire, mais quoi qu'il en soit, ça reste quand même un beau défi que d'arriver à optimiser les formes du jour.

Ici, c'est notre ami Mathieu van der Poel sur un Tour de France assez mémorable pour moi sur la chaîne. Bon, ok, on sait que donc la forme du jour va changer énormément de choses, d'avoir des bonus, notamment des bonus physiques. Et sur PCM 2022, qui privilégie les notes physiques, ça va s'avérer complètement dingue. Mais sur d'autres versions antérieures, vous allez aussi avoir du +5 qui peut avoir joué un énorme rôle. Voilà, donc je comprends très bien qu'on puisse être énervé par le +5 en tant qu'observateur. Mais après, il y a également une prime, je trouve, au fait d'avoir bien préparé son coureur et de se retrouver comme ici à Roubaix avec un joli +4 qui permet d'aller au bout avec un coureur auquel on ne pensait pas spontanément pour la victoire.

Les formes du jour optimisées, ce n'est pas une garantie, puisque le prévisionnel va être ce qu'il est, et puis après, vous aurez une forme du jour effective. Mais pour autant, ça reste quand même un truc super impressionnant. Vous avez +5, +4, franchement, c'est gagné. Alors après, moi, j'ai pris un autre virage là depuis quelques semaines, c'est-à-dire que je continue à vouloir optimiser tout ça, je trouve ça rigolo. Mais on peut aussi gagner à -2 sur les Champs-Élysées. Mais en fait, j'ai commencé à abandonner le +5, puisque le jeu le permet, c'est-à-dire qu'en fait, moi, je suis passé à +3 max, +3, -3 d'amplitude par rapport à la forme prévisionnelle du jour. Donc après, voilà, c'est chouette, chacun, on a, on n'a pas tous les mêmes points de vue.

Mais ce dont je vous propose de parler là dans cette vidéo, après cette introduction, c'est comment faire si jamais vous voulez vraiment les optimiser. C'est parti.

Quelles sont les notions auxquelles il faut faire attention par rapport à ces prévisionnels de forme du jour ? Vous avez le pourcentage de préparation, c'est la courbe bleue. Le pourcentage de forme, c'est la courbe verte. Et le pourcentage de fatigue, c'est la courbe rouge. Donc accessible sur n'importe quel coureur en allant dans son planning de préparation d'entraînement. Elles sont reliées entre elles par une petite formule qui n'est pas difficile à trouver. Donc, dès que vous avez la fatigue qui est supérieure à 30 strictement, alors vous avez finalement, vous prenez la fatigue, vous divisez par trois, vous gardez le résultat, la partie entière, ça s'appelle, et vous l'enlevez au niveau de prépa, vous avez votre forme. Voilà, donc c'est facile à avoir. On va voir un exemple juste avant. Et en dessous de 32 fatigue, la forme, c'est la prépa. C'est pour ça que vous avez souvent les bleus et vertes qui se mettent l'une sur l'autre. Ici, 88 - 4, puisque 42 - 30 / 3, ça fait 4, ça fait 84, et ainsi de suite. Donc la forme, on l'a compris, ne dépend que de la préparation et de la fatigue. Ok.

Du coup, de quoi dépendent préparation et fatigue ? Alors pour la fatigue, ça va dépendre de pas mal de choses. J'ai observé, c'est basé sur l'observation tout ce que je dis là, c'est-à-dire qu'en fait, vous allez avoir un barème de fatigue accumulée dans telle ou telle situation. Vous allez aussi avoir des récupérations en termes de fatigue quand vous faites une coupure. Vous savez qu'on peut accéder aux coupures rouges dans l'onglet "Objectif du coureur". On peut décider comme ça de le reposer, vous allez récupérer des points de fatigue. Après, faut faire gaffe à un truc, c'est que il peut y avoir des différences significatives entre coureurs. Ça, c'est quelque chose qui est particulier. Vous allez avoir les mêmes plannings et pas la même fatigue à des endroits. Donc ça, c'est quelque chose d'étrange, mais ça arrive. Donc de la même manière, ici, voilà, avec Baptiste Stella, avec, on a pris également Moscon, bien évidemment, vous allez avoir des choses qui peuvent vous surprendre par moment. Moi, je n'arrive pas à tout expliquer, mais voilà, vous allez avoir des différences de fatigue pourtant un planning égal. Pour ça, c'est encore une zone d'ombre pour moi, ça ne restera probablement.

Vous allez avoir des gens aussi qui se fatiguent plus ou moins sur un Grand Tour. Geoghegan Hart n'a pris que +24 sur le Giro, quand Hirt ou Vliegen ont pris 41 ou 42 respectivement. Ça aussi, bon, écoutez, c'est juste une remarque en passant, parce que sinon, ce que j'annonce là dans les pourcents, dans la manière dont le pourcentage de fatigue se comporte, c'est quand même 95 fois sur 100 à peu près.

Ensuite, la préparation, comment on fait ? Bah, il faut viser des objectifs et c'est ça qui va définir des zones cibles de 100 ou de 95 %. Et une fois que vos zones cibles, elles sont définies, vous allez avoir le jeu qui va automatiquement s'occuper de la préparation. C'était la grande nouveauté sur PCM 21 par rapport à ce qu'on connaissait avant, où on pouvait nous-mêmes régler les choses. Donc vous allez ajouter vos objectifs, vous allez comme ça sélectionner des courses, voilà. Et on va voir juste après qu'on peut enchaîner plusieurs d'affilée des objectifs. Mais attention, si le pic de forme termine avant le dernier du lot que vous avez visé, ça, ce sera le petit amusement dans quelques minutes. On va savoir s'apercevoir d'un truc que vous avez certainement réalisé vous aussi dans votre partie, dans vos parties. Attention à la manière de mettre des zones cibles. Donc pour ça, je mets "lié à objectif" ou pas. Parce qu'à la limite, pouvoir un objectif type Tour des Flandres et puis vous mettez dans la foulée, je dis une bêtise, Amstel. Voilà, là, normalement, vous êtes tranquille et vous aurez les petits bonus d'objectifs courses si tout va bien.

Voilà, après, comment se constitue un pic de forme ? Je rappelle, c'est facile, 56 jours avant, vous commencez à emmagasiner des points. Il y a un barème que j'ai mis en bleu. Et souvent, le problème n'est pas tellement d'obtenir le premier pic, le problème, c'est le tempo dans lequel vous allez obtenir le deuxième. C'est précisément ce que je vais regarder après sur quelques exemples. Mais donc, le pic de forme, ça se prévoit à l'avance. Et c'est bien joli d'avoir un pic qui convient en début de saison, mais que penser d'un deuxième pic ? Et que penser même éventuellement d'un troisième pic de forme lié à une troisième série d'objectifs ? Pour ceux qui le souhaitent, on verra tout à l'heure que ce n'est pas non plus obligatoire d'en taper trois dans la même saison.

J'ai essayé de proposer quelques exemples variés de choses qu'on peut vouloir rencontrer, des situations. J'appelais ça le modèle Nibali, le modèle Lopez, modèle Moscon, modèle Looten. En tant que testeuse pour ça, je pense en tout cas que c'est bien d'avoir des modèles préétablis parce que ça nous évite de devoir réfléchir à chaque fois. Et vous verrez qu'avec Intermarché Wanty Gobert, ce que je ferai la semaine prochaine probablement, avec des modèles que je colle à une série de coureurs, c'est parti.

Toujours donc sur l'exemple d'Astana, comment, comment se comporter depuis le départ ? Alors moi, par exemple, ce que j'ai, ce que j'ai voulu privilégier toujours, bon, allez, je remets tout à zéro parce que je comprends pas. Le jeu n'est pas optimal par définition, c'est comme quand vous laissez votre adjoint faire le planning de course, ben vous allez avoir des choses qui vont vous décevoir à des moments, et puis après, pour le reste, il gère et gère comme il peut. Mais voilà, donc on va sélectionner. Je tends toujours à décider avant une saison qui va sur le Giro, qui va sur le Tour, qui va sur la Vuelta. La Vuelta, c'est un peu plus tard parce que finalement, on peut reconsidérer les choses. Même si on s'y prend au mois de mai, on va dire, moi, je fais toujours en plein Giro, en général, je me fais une pause et je décide de ce qui se passera à la Vuelta plus tard. Mais donc, voilà, on ajoute notre Giro. Par contre, ça, c'est vraiment en début de saison qu'il faut avoir décidé pour ce qui est du Tour de France. Perso, c'est aussi en début de saison que j'y pense. Quand je mets 8 plus un, parce qu'en fait, pendant souvent à prendre 9 coureurs au lieu de 8, parce qu'il peut y avoir à tout moment un blessé et ce serait vraiment dommageable de se retrouver avec un souci à ce niveau-là. Donc sur le jeu, souvent, je vais en sélectionner au moins un de plus, et il va subir une préparation analogue à ceux qui vont le faire, et il reste remplaçant, si vous voulez.

Après, ouais, souvent les Ardennaises, je les prévois vraiment dès le premier 2 ou 3 janvier. Pourquoi est-ce que je dis ça ? C'est parce que vous savez, vous avez au courbe que j'ai montré tout à l'heure, la courbe de prépa, courbe de forme qui est consécutive à un calcul entre courbe de prépa et courbes de fatigue. Vous allez avoir en fait ces courbes là qui risquent d'être gâchées si vous, si vous faites certains, certaines modifications, certaines éditions par la suite. Hors des fois, on veut changer un variant, on veut changer un truc, on se retrouve un petit peu dans la panade. Moi, j'aime bien garder ces courbes intactes parce que j'aime bien pouvoir les lire ensuite, pouvoir comprendre où est-ce que mon coureur s'est fatigué, s'il a pu avoir sa zone cible à 95 ou très souvent plutôt une zone cible à 100 %. D'ailleurs, souvent, c'est plutôt 99 dans le bon temps, ou est-ce de quelle manière également c'est monté, puisqu'on peut pas gérer cet aspect là, en fait, la courbe de prépa, on la gère plus. Je l'ai dit, mais je le redis parce que c'est quand même le pourquoi du comment des problèmes qu'on peut avoir. Et puis, en dernier, voilà, on va prévoir comment ça prévoir comme ça quelques cibles de course par étape. Moi, je raisonne comme ça, donc obligé d'étaler les choses en vertu de tout ce qui va suivre, à savoir une répartition qui correspond à ce que j'ai, ce que j'ai prévu. Comme ça, qu'on va avoir un coureur, là, vous avez peut-être aperçu que Miguel Angel Lopez, il a rien avant le Giro, alors que Vincenzo Nibali, lui, il a des choses avant le Giro. On va, on va en parler juste après.

Voilà, donc après distribution des courses, moi je commence déjà en fait la planification très, très tôt dans la saison. Si j'estime que ça doit vraiment être fait, si on veut compter nos jours de course, en fait, c'est pour ça le pas hésiter à mettre après des petites semaines rouges, des semaines de coupure après un objectif. En général, pour faire vraiment bien bien tomber la fatigue, ça, j'en ai parlé précédemment dans mon écran sur l'impact des coupures sur la fatigue, moins 30 à 40 % de fatigue en général. Et puis voilà, donc une fois que cette répartition à la truelle de tout ce qui est prioritaire est faite, un élément très important aussi, c'est de prévoir vos stages. Je rappelle que par jour de stage, il y a deux points d'objectifs qui sont gagnés. Ça veut dire que si vous faites 13 jours de stage, et bien pendant ces 13 jours, le coureur va accumuler 26 points. En revanche, donc 26 points, c'est important quand il faut arriver à 100 en 56 jours, ou parfois un peu moins que 56 jours, ou d'ailleurs, on le verra un peu plus loin, parfois en un peu plus que 56 jours. Donc ça, c'est des petites choses un peu subtiles parfois. Donc x 2,1 par rapport au jour de stage, ça, ça n'a pas changé par rapport aux précédentes versions de PCM. On rappelle qu'un jour de course, c'est trois points, et qu'un jour où il y a ni course ni stage, et bien ça s'appelle un jour d'entraînement. Jour d'entraînement, ça dépend du niveau de préparation auquel vous êtes. Je l'avais affiché précédemment, c'est entre 0,06 et 1,5, ça dépend d'où vous êtes.

Donc, qu'est-ce qui va se passer ? Ben, en fait, ce que je vais vous proposer ici, ça va être moi, je fais un classement souvent de méga, parce que si vous, si vous les classez pas, vous prenez la tête au moment de copier-coller les plannings. Alors moi, par exemple, ici, vous avez vu, j'ai décomposé en deux sous-groupes : ceux qui vont aller au Giro. D'ailleurs, trois, si je veux être précis, il y a le second Lopez à part entière, il y a le sous-groupe Nibali, Vincenzo, Conti, Rada et Nibali frère, et il y a l'autre sous-groupe qui serait Dombrowski, Prončič et Sébastien Delalande. Donc ça, par exemple, c'est, ils vont pas avoir les mêmes occupations avant. C'est-à-dire que là où je joue le premier pic pour les pour Lopez, de Brovski, Prončič et Dao, les autres ont eu un pic avant. Les quatre autres, les Nibali, le Conti. Donc on se place le 11 mars, on est 56 jours avant le début du Giro. Quel planning de course pour ces gars-là ? En fait, c'est très important à ce moment-là de savoir si il s'agit du premier pic de la saison ou s'il s'agit du deuxième pic de la saison, ce qui va tout changer.

Tous ceux qui ont dû avoir un premier pic avant de construire leur pic pour le Giro, ouais, je parle chinois, je suis désolé, c'est pour ceux que ça saoule, mais on est obligé d'être un peu technique là-dedans parce que c'est très, c'est très, c'est très spécial. Alors tous ceux qui ont eu besoin d'un premier pic, je l'avance, je vais retirer l'eau, on va dire vers Strade Bianche par rapport. Et il faut qu'ils aient pas mal de jours de conservant, parce qu'il faut qu'ils constituent leur pic sans cela. Comment vous faites ? Vous pouvez pas. Donc obligé d'avoir pas mal de courses vraiment sur même la fin janvier, surtout mois de février, beaucoup de courses en février. Ils vont espérer comme ça toucher leur pic sur Tirreno, c'est un exemple, ça peut être Paris-Nice aussi, ça change rien. Et puis en général, Downer et compagnie, moi, je le mets au sous-fif, en fait, aux gars les moins sur lesquels je compte le moins dans ma saison, en fait. J'ai comme ça un petit quart de l'effectif à peu près, et ce quart de l'effectif, il va uniquement courir toutes les courses auxquelles tous les autres, soit au Canada, pour lesquels il doit aucun intérêt, soit pour lesquels participer serait perturbant par rapport à la constitution des pics. Donc voilà, il y a des courses un peu parasites, si j'ose dire, et celle-ci, on va, on va avoir tendance à, moi, je privilégie toujours les les gars qui sont un peu les bois, les moins forts de l'équipe. Voilà, vous l'avez compris, le niveau de précision, c'est capital. Il faut, il faut ajuster ça.

Ici, le principe est simple : suivant l'intensité que vous mettez, vous allez chercher à retarder, avancer, ou plutôt caler sur un tempo normal votre futur premier pic. Pourquoi ? Parce que forcément, le coureur partant d'un niveau de prépa plus ou moins élevé va gagner plus ou moins de points dans une constitution de futur pic en fonction de l'intensité que vous l'avez demandé. C'est pour ça que c'est capital et c'est pour ça que je le fais. Après, le reste, je le fais toujours avant d'envoyer le premier janvier ou le 3 d'ailleurs, ça peut être des fois voilà.

Le modèle Nibali, ça, c'est le premier modèle que je vous propose. Qu'est-ce qui se passe ? Bah, en fait, lui, il a comme ça ce premier pic de forme. Vous voyez, il est sorti à 82 %. Vincenzo Nibali, c'est important ce 82, parce que c'est ça qui va déterminer tout le reste. Ce que je disais juste avant, donc il est sorti à 82 au premier, au pardon, 2 janvier. Et qu'est-ce qui va se passer ? Lui, voyez, il a deux zones cibles importantes, c'est d'abord Tirreno, et or, j'ai avancé un peu au stade. Et bien, ok, et également le Giro. Donc j'ai pris une expérience parce que tout est aussi tâtonnement, observation et erreur commise et erreur réparée. Lorenzo Rota a servi pour ça, Lorenzo Rota avec Intermarché Wanty Gobert, parce que j'avais obtenu un pic le 10 mars, alors que je visais les Strade Bianche. Donc j'ai essayé d'améliorer ce que j'avais fait à Rota. Rota, il avait aussi eu le Giro dans la foulée. Et donc par rapport à ça, ben vous voyez, j'ai blindé de courses. Toujours le groupe, je parle de Nibali, mais en fait, c'est Nibali, Conti, Rada et Nibali frère. Donc ces quatre là, ils sont alignés sur la même prépa, comme ça, ça peut permettre d'observer des différences ou pas d'ailleurs. Et tant mieux, parce que s'il y a pas de différence, ça veut dire qu'on peut arriver à comprendre le phénomène. Et donc l'idéal serait d'arriver à toucher ce pic, ben comment dire, suffisamment tôt pour que le deuxième pic ne soit pas trop retardé au Giro. Et donc, c'est ça qui est parfois pénible comme comme agencement de de saison, là, ce qui est des fois, on n'arrive pas à tomber au bon moment.

Et voilà, donc ce que je pense à ce moment-là, c'est qu'il faut faire gaffe à ce que vous ayez pas trop de pertes de niveau de préparation après votre repos consécutif au premier pic. J'espère que je suis clair. Et je pense ensuite que si vous mettez 10 jours de course et 7 jours de stage, voilà, pour moi, c'est ça à peu près le, c'est l'ordre de grandeur auquel il faut se tenir et adapter les choses aux alentours du 15 mars. Voilà, comme je le mets ici, mais hors de grandeur, 10 jours et 10 jours de courses, 7 jours de de stage, normalement, vous allez récupérer un pic. Alors évidemment, ça va pas être facile à prévoir, j'en parle juste après, mais grosso modo, ça fonctionne.

Après, modèle beaucoup plus simple, mais hyper simple, celui-là. On ne demande rien d'autre qu'un premier pic à Miguel Angel Lopez sur le Giro. Donc là, ce que j'avais fait moi, par exemple, avec Pozzovivo et avec Jan Hirt dans la partie avec Wanty. Donc à ce moment-là, très facile, le travail ne commence pas avant le 11 mars. Ça veut dire que tout ce qui est avant ne compte pas en fait dans sa préparation. Par contre, attention, il suffit de mettre 15 jours de course, mais pas davantage. Si vous mettez trop de jours de courses, votre pic, il va être comme celui de Pozzovivo à l'époque, il va arriver le 30 avril. 30 avril, vous perdez une semaine de pic pour rien en fait, parce que finalement le Giro, c'est qu'une semaine plus tard. Donc c'est à ça qu'il faut faire gaffe en fait. Voilà, moi j'ai essayé de faire 15 jours de course plus 7 jours de stage, mais du coup, ça fait 105 points. Et obligé à ce moment-là dans les prévisions de retirer le Tour des Alpes pour pouvoir décaler ce pic, parce que voilà, on lui met une petite Flèche Wallonne après, il y a le Tour de Turquie histoire de se dégrader les jambes. Mais blague à part, voilà, peut-être plutôt 10 jours de course et ou 11 jours de course plus un peu de stage quand même, parce qu'on va avoir du bonus en fin de Giro. Moi, je fais toujours les stages souvent sur les épreuves de montagne de troisième semaine. Et vous verrez que Lopez, je spoil, ça va tomber juste, ça va être pas mal. Nibali, je suis plus mitigé sur le sujet.

Ensuite, modèle Moscon. Alors pourquoi celui-là est très important le modèle ? Parce que c'est celui qu'on va avoir pour tous nos Flandriens, pour tous nos mecs qu'on emmène sur les classiques et Tour de France. Ça, c'est vraiment super fondamental. Je vais me fier à ce que j'ai fait avec Adrien Petit avec Wanty, parce qu'Adrien Petit, c'était relativement propre. GP3, objectif 1 et objectif 2, ce sera le Tour de France. Et donc Geoghegan Hart peut aussi être un élément de comparaison si on n'enchaîne pas avec le Giro. Juste pour le premier pic, prenez Geoghegan Hart, il a obtenu finalement avec 23 jours de course, il a eu un premier pic le 14, c'est-à-dire 5 jours avant Milan-San Remo, mais ça, c'est 4 jours de perdu en fait au minimum. Donc ne pas surcharger le Flandrien, ou en tout cas le coureur de classique, me paraît être l'idée forte. Ne pas le surcharger trop, finalement. Voilà, c'était bien. Ok, le Gaviria sur Tirreno, c'est un grand coureur de au sein de l'équipe, donc on peut pas non plus le zapper. Mais on n'est pas loin de se dire, par exemple, je le mets pas sur les trois jours de Bruges-La Panne, enfin sur Bruges-La Panne, du coup maintenant, je le mets pas sur deux trois petites épreuves. Vous avez vu là, je l'ai aligné sur Milano-Torino, à la limite, le gars, on le met pas à Milano-Torino si on veut pas que ce pic soit trop avancé. Ou alors, on fait un choix radical, on met pas le GP3 comme première comme premier objectif, on met plutôt le Tour des Flandres et on va comme ça reculer le pic. C'est vraiment que de l'ajustement tout ça, vous voyez.

Il a 22 jours de course avant le 3. Ce que je vous disais, je pense que l'idéal, c'est la préparation est pas mauvaise comme ça, mais on peut encore faire un tout petit peu mieux si on enlève deux trois jours de course. En tout, à ce moment-là, on va retarder un peu le pic, parce qu'honnêtement, Tour des Flandres, quand même plus important pour un coureur comme celui-là, même si GP3, c'est une immense course et très content de la disputer, etc. Mais voilà, donc je pense qu'il y a comme ça des petits retards qu'on peut instaurer en fonction de nos priorités. Vous avez vu par exemple le Tour à eux, j'ai aligné très peu de coureurs majeurs. C'était un choix, très peu de coureurs majeurs par rapport à ceux qui vont sur le Giro. Plutôt dissocier les choses. On a Miguel Angel Lopez qui va aller sur Paris-Nice quasiment en short, quoi, je dirais. Le gars, il est pas préparé, c'est pas grave, c'est, c'est fait pour, c'est fait exprès. Donc après, que dire que quand on constitue la suite de notre saison pour quelqu'un comme Moscon, il y a le Tour de France. Donc que faire ? Au moins, là, j'ai privilégié 13 jours de stage et 11 jours de course. Ça, si vous avez avec votre début de pic le aux environs du 7 mai, votre début de formation du deuxième pic, si vous mettez 11 jours de course, 13 jours de stage, je pense qu'on est vraiment sur les bases d'un pic très, très bien ajusté, sauf blessure, sauf ceci, cela. Donc ça, c'est normalement sur quoi je crois par rapport à cet enchaînement classique Tour de France.

Et quatrième modèle auquel je me suis intéressé, c'est celui qui va vouloir aller taper plutôt les Ardennaises. Et donc pour cela, je vais prévoir un pic, on va dire vers le milieu du Tour du Pays Basque. Pourquoi ? Parce que si on a notre pic aux alentours, allez, je schématise, du 5 avril à peu près, vous avez une chance pour que le pic soit encore valable à Liège-Bastogne-Liège. Ça paraît souhaitable pour un coureur qui vise cette zone là du calendrier. 15 jours de course, ça fait donc 45 points. Pourquoi je mets x 3 pour les 41 autres jours ? Parce que c'est une moyenne pondérée entre 1,2 et 1,5. Voilà, sachant qu'il y a un petit peu plus de 1,2, parce que le mec passe à 1,5, c'est-à-dire à plus de 95 % de niveau de prépa tardivement par rapport à son pic de forme. Et ensuite, pour ce qui est de reproduire le pic, mais cette fois-ci pour le Tour, donc de nouveau sur un enchaînement classique, ouais, sauf qu'on est sur l'enchaînement Ardennaises, Tour de France. Là, je pense que voilà, 10 jours de courses et 13 jours de stage vont être bons, parce que vous aurez un peu plus de jours à plus de 95 % que dans le modèle Moscon précédent.

Après, il y aura toujours, voilà, des zones d'ombre, et notamment, notamment à quel moment vous devez placer vos coupures. Donc pour moi, c'est quelque chose de délicat, parce que vous allez avoir des mecs qui vont se reposer sans coupure, et d'autres qui vont aborder un Tour de France par exemple avec un haut niveau de fatigue. Là, avec mes calculs, normalement, l'autre Cinqo, il va démarrer, il sera 99 % de préparation et à 20 % de fatigue. 20 % de fatigue, ça va. Si on pouvait avoir moins, ce serait génial. Mais est-ce qu'on aurait 99 % de prépa ? Voilà, vous avez compris le problème. Après, vous en remplissez tous vos autres coureurs, et vous êtes prêt pour une saison tranquille.

Mais donc, j'insiste sur ce sur ce dilemme en fait qu'on va avoir, c'est toujours à quel niveau de prépa, jamais mon coureur versus, ouais, mais quel va être son pourcentage de fatigue ? Voilà, c'est vraiment là-dessus que ça va se jouer. Vous allez avoir, ben là, comme le modèle précédent, vous arrivez à 99, oui, mais vous avez déjà 20 de fatigue, ce qui veut dire que dans pas très longtemps, il va commencer à perdre un petit point, puis un deuxième point, etc. En gros, vous vous retrouvez en troisième semaine, le gars, il va avoir une cinquantaine de points de fatigue, ce qui veut dire que déjà, il a assez facile, 50 - 30, ça fait 20 / 3, allez, dans le meilleur des cas, il vous reste 6 points en moins déjà, c'est-à-dire que vous aviez un niveau à 99, vous avez terminé à 93 ou 92. Bon, tant que c'est ça, ça va. Mais si vous avez démarré à 80, 15, ben vous allez vous retrouver à la fin du Grand Tour, vous serez 88, 87, peut-être. Donc voilà, bah ça, c'est vraiment délicat. À quel niveau on amène le coureur avant un Grand Tour ? Moi, je dis, faites vos comptes, dites-moi ce que vous en pensez, mais pour moi, ça reste le problème le plus important en fait, c'est que comme on peut pas gérer la préparation, et on en revient toujours à ça, avant, on pouvait gérer la courbe de préparation, vous le savez tous. Là, on peut pas. Super quoi. Du coup, on maîtrise pas les choses en fait. Avant, je pouvais vous garantir un pic au jour près, je l'ai fait dans des vidéos, et maintenant, ben non, on peut pas garantir un pic de forme, c'est impossible. On peut le définir dans une zone donnée, mais on peut pas le définir au jour près.

Alors voilà, c'est une volonté des créateurs du jeu, et donc il faut, il faut aussi adapter. La Vuelta, ouais, je m'occupe toujours de ça au courant du mois de mai. Mais ce n'est pas vraiment un problème, parce que on va avoir soit des types qui doublent Tour de France-Vuelta, auquel cas, ils auront leur pic en deuxième semaine, troisième semaine, soit des gars qui viennent du Giro, auquel cas, vous allez pouvoir vous faire un petit bijou de pic de forme sur la Vuelta, et il y aura aucune hésitation. Moi, ici, j'ai choisi que Nibali, Lopez et Looten Cinco aillent sur la Vuelta dans cette partie là. Bon, voilà, c'était, mais je remonterai des images de ce de cette constitution de pic.

Alors est-ce que ça a marché tout ce que j'ai dit là ? Parce que le mot d'ordre, c'est tâtonnement, erreur, essai, tentative, côté empirique, etc. Mais en fait, pour Nibali, vous, je sais pas si vous en êtes douté ou pas en voyant mon planning, mais non, le pic est arrivé trop tard. Moins tard que retard, mais trop tard quand même. Et du coup, déclenchement du pic à peu près sur le Giro, bah ce sera après les 9 premières étapes. Voilà, c'est comme ça. Donc là-dessus, c'est un échec pour moi, mais ça fait, ça me donne quoi comme idée, c'est que en fait, franchement, ce pic là, premier pic sur Tirreno, mettons pour un gars qui veut aller sur le Giro, c'est trop rapproché. Il faut viser UAE, comme je l'ai fait dans d'autres parties, etc. Et l'idéal, si vous voulez vraiment vous sécuriser votre Giro, c'est vous mettez rien comme objectif avant. Lopez, il aura son pic pile avant l'étape 3 au cas du Giro, il va durer tout le Giro, le gars sera sous pic tout le Giro, et là, vous avez des conditions exceptionnelles. Vous êtes sur une saison du coup à deux pics de forme de type Giro-Vuelta, sur des montages qui sont beaucoup plus faciles à faire en général. Mais par contre, votre gars, il va être bon vraiment sur le Giro, et après sur la Vuelta, si on meurt de pas trop, on aura là encore quelque chose de très satisfaisant. Donc vraiment privilégier ce modèle Lopez au modèle Nibali, si c'est le Giro auquel on tient.

Après, pour Moscon, il m'est arrivé un truc dingue. Le premier pic a été trop avancé, ce qui fait que la préparation du deuxième, normalement, on se dit, le deuxième Tour de France commence le 13 avril, c'est pas possible. Si, si, bah si, puisque je lui ai mis la totale au niveau des objectifs. Donc forcément, et ben au moment où il a terminé son pic aux alentours du 12, je crois, il a eu son pic, le la fin de pic le 12 avril, mais qu'est-ce qui se passe ? Mais il reste encore des objectifs, il restait encore Paris-Roubaix, il restait Flèche Wallonne, il restait Liège. Donc le mec refait un pic, c'est logique. S'il reste des objectifs dans votre série d'objectifs, là, vous pouvez être sûr que le gars va commencer son travail pour un pic suivant. Donc voilà, c'était mon erreur. Après, est-ce qu'elle est rattrapable ? Oui, oui, je pense qu'elle est rattrapable. Il va suffire d'approuver en termes de genre de course la deuxième partie de saison du coupeur, c'est-à-dire que par exemple, donc il va pas sur le Giro, lui, bien sûr, mais par exemple, donc ici, on voit, il fallait, il fallait supprimer quelques jours de courses, voilà, il fallait en choisir deux trois, on les supprime, et tout de suite, ça passe nettement mieux. Et puis du coup, on se met pas Liège comme objectif, etc. Vous voyez, il faut faire attention quand même à la juxtaposition d'objectifs qui peut s'avérer un peu délicate.

Moscon est tranquille ici, il a un stage de 13 jours et après, il y a environ une dizaine de jours de course. Bon, entre Championnat National et Tour de Suisse, bah c'est simple, il va falloir modifier un peu le calendrier, peut-être prendre plutôt un Tour de Luxembourg, ou alors, je sais pas, n'importe quoi qui dure trois quatre jours, le Tour de Slovénie, peu importe, et virer la Suisse en fait. Il ira pas en Suisse pour rattraper cette erreur. Lui mettre une coupure après Liège, voyez, il va falloir l'ajuster, ajuster pour retarder, c'est-à-dire tout faire pour freiner des deux pieds, et c'est délicat. Moi, ça me, le problème, je l'ai rencontré aussi avec Van der Poel dans ma partie avec Wanty, le même. Ça m'avait pas suffi pour reproduire les erreurs. Parfois, alors par contre, il y a un petit bijou de prépa, c'est le modèle LooT-Cinqo. Modèle LooT-Cinqo, Pedersen, il a eu son pic là où je voulais, et il aura la suite. Je vous laisse voir, mais ça, c'était nickel. Ardennaises, ça passait crème.

Voilà, vidéo évidente à préparer, à présenter. Je suis un peu malade, je suis désolé pour l'avoir. Et ça en appelle peut-être une deuxième. Moi, je peux faire une suite à cela, mais une suite sur laquelle par contre, vous m'aurez signalé un certain nombre de points sur lesquels je peux compléter, c'est d'enrichir le propos détaillé, répondre à des questions. Voilà, ça, je peux faire. Et sinon, j'estime que on a fait le tour. Il faut utiliser des modèles, point barre.