Transcription
Si on est préoccupé par le cholestérol, puisque c'est la préoccupation de beaucoup de monde, bah déjà la première chose à faire, c'est de réduire le sucre dans son alimentation et en aucun cas, c'est de réduire sa consommation d'œuf, parce qu'au final, les œufs contiennent du cholestérol. C'est vrai, mais c'est minime en fait l'apport par rapport à ce qu'on va fabriquer nous-même via la sécrétion d'insuline.
Et de toute façon, on voit bien dans nos sociétés, le problème principal de notre époque actuelle, c'est la consommation de sucre. On voit bien à quel point les gens ont une alimentation sucrée. Donc c'est très souvent bien plus ça le problème et la cause de leur cholestérol que le fait qu'ils aient une alimentation trop riche en cholestérol.
Pourquoi faut-il souvent attendre d'être confronté à des dysfonctionnements pour commencer à s'intéresser à son corps de femme ou d'homme ? Nos cycles, notre fertilité, nos hormones et nos nuances, on les connaît si peu. En fait, je suis Laorine Saintissique et ma mission, c'est de vous émanciper par une meilleure connaissance de votre corps. Chaque semaine, seul ou avec l'appui d'experts et d'experts passionnés, on va vous apprendre à décrypter vos cycles, à vous autonomiser dans la gestion de votre fertilité ou de votre contraception. Bref, on va vous faire reprendre le pouvoir. Bienvenue chez émancipé et place à l'épisode.
Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast émancipé. Aujourd'hui, on va faire un épisode qui peut paraître un peu à côté des sujets que j'aborde habituellement et qui en fait, l'est pas tant que ça. Euh, c'est le sujet des œufs et du cholestérol et de l'impact éventuel des œufs sur le cholestérol. Vous verrez, je le raconte euh à Aurélien, mon invité qui est le docteur Aurélien Nunz en début d'épisode où je lui dis que c'est un peu une spéciale dédicace à ma maman qui est stressée par le fait de manger trop d'œufs. Or, vous le savez, celles qui ont suivi le Fertility Club notamment le savent, je vous bassine avec les œufs à quel point c'est génial de manger des œufs le matin, notamment pour avoir un petit déj protéiné, d'ajouter ce super aliment euh riche en bon gras et cetera dans son alimentation pour soutenir ses hormones. Enfin, tout ça, c'est des choses qu'on va expliquer dans l'épisode, mais je sais qu'il y en a parmi vous qui ont peut-être un peu cette peur de bah trop d'œufs, en tout cas, peut avoir un impact sur ma santé, sur les risques cardio-vasculaires et cetera. Donc à l'heure où on entend encore plein de choses, je trouvais ça chouette d'avoir le discours un peu plus neutre d'un médecin qui, notamment un médecin qui a beaucoup creusé le sujet, puisque pour suivre Aurélien et discuter beaucoup avec lui, je sais que c'est un sujet qui m'intéresse énormément. Donc je trouvais ça chouette d'aborder ça avec lui. Euh, c'est peut-être un peu plus technique que d'habitude. J'espère que vous voilà, vous resterez quand même accroché à cet épisode qui est hyper intéressant. Je suis sûre que parmi vous, il y en a plein qui pourront le faire suivre comme moi, à leur maman, à leur papa, aux gens autour d'eux qui sont encore un petit peu voilà, perdu ou anxieux par rapport à ce sujet du cholestérol, du mauvais cholestérol. Et voilà, j'espère que ça vous apportera plein de choses, mais voilà, sachez que c'est pas dénué du tout de lien avec le cycle, avec la fertilité, avec vos hormones puisque justement l'œuf, c'est un peu le premier super aliment qu'on va conseiller pour quand on travaille sur son hygiène de vie pour favoriser un bon cycle, une bonne fertilité pour les femmes et pour les hommes. Voilà, je vous en dis pas plus et je vous laisse avec Aurélien.
Aurélien, bonjour, je suis heureuse de te revoir dans le podcast. On a déjà enregistré un épisode sur la progestérone, les progestatifs avec toi. Et en fait, il y a un point où je me disais, c'est Aurélien qu'il faut que je demande ça parce que quand ça sort de la bouche d'un médecin, ça a toujours plus de saveur. Euh, je voulais qu'on parle d'un sujet très niche mais qui suit des œufs et est-ce que trop d'œufs, c'est bon pour la santé ou c'est dangereux et cetera ? On va rentrer là-dessus. Je t'expliquerai un peu plus le contexte, mais est-ce que tu peux s'il te plaît commencer par te présenter, sachant que tu l'as déjà fait plus en détail dans l'autre épisode sur la progestérone ? Ceux qui veulent vraiment toute une explication sur la médecine fonctionnelle, vous pouvez aller écouter cet épisode. Mais pour ceux qui ne l'ont pas entendu, je veux bien que tu le refasses s'il te plaît.
C'est ça. Bon bah, merci de me recevoir à nouveau Lauren.
On se quitte pas.
C'est ça, on se quitte pas. Donc moi, je suis médecin fonctionnel. Effectivement, on renvoie du coup à à l'autre épisode pour la présentation détaillée de ce qu'est la médecine fonctionnelle. Mais bon, simplement dire que c'est une médecine qui est préventive et aussi qui va prendre en charge très souvent euh les maladies chroniques, donc les maladies de plus de civilisation cardio-vasculaire, neurodégénérative, autoimmune, tous les problèmes au niveau digestif, fonctionnel lié au microbiote, voilà, et cetera et cetera. C'est une médecine aussi qui a pour but de permettre aux gens de se sentir euh non seulement en bonne santé, mais aussi au maximum de ses capacités physiques cognitives. Donc cette notion de bien-être qui est souvent pas pris en compte dans la médecine conventionnelle.
Ouais.
Voilà. J'essaierai de on va dire qu'on va en rester là pour la la définition de la médecine fonctionnelle. C'est pas mal.
Et donc du coup aujourd'hui tu voulais parler.
Ouais, je voulais parler de ça. Je t'explique mon contexte que je t'ai pas dit en amont.
C'est ça.
Parce que c'est un épisode spécial dédicace à ma maman et je qui je pense que ma maman en fait représente toutes les femmes et enfin énormément de gens dans le monde, c'est qu'on l'a bassiné toute sa vie euh avec le danger des œufs pour le cholestérol parce qu'en plus elle vient d'une famille où il y a des enfin des des risques de cholestérol et du coup euh elle a cette espèce de de croyance de fantasme sur le fait que les œufs seraient dangereux pour la santé, augmenterait le cholestérol et quand elle me voit quand elle vient chez nous et qu'elle voit mon mari, moi, mes enfants manger tous deux œufs le matin, je la sens en PLS et euh et en fait, je sais qu'elle est représentative de plein de gens et que malheureusement, on entend encore ce discours. Et moi, j'ai beau lui montrer des études, des machins, lui faire lire des choses, je sens que tu sais, tant que ça parle, ça passe pas au JT de TF1 où on dise de façon claire que non, les œufs ne sont pas dangereux pour la santé, ça rentre pas. Donc là, toi tu es médecin, tu as toute ta crédibilité de de sachant qui qui connaît les études et cetera. Est-ce que tu pourrais du coup nous expliquer un petit peu ce qu'il en est ? Est-ce que Et deuxième élément de contexte, après j'arrête de parler, c'est que justement nous dans les accompagnements qu'on fait aux femmes notamment pour la fertilité, on parle énormément des œufs et des bienfaits des œufs. Et euh justement, je voudrais pas que certaines se disent "Ben, je me mets à manger plein d'œufs" parce qu'on m'a dit que ça avait plein de de vitamines, de minéraux hyper importants pour la santé, d'oméga 3 et cetera. Mais est-ce que c'est pas dangereux pour mon cholestérol ? Donc voilà, c'est un petit peu ça, tu vois, le contexte. Euh, pour que tu comprennes pourquoi ça me tenait à cœur de faire cet épisode qui est peut-être sur le papier plus éloigné de ce qu'on dont on parle d'habitude ici, mais pas tant que ça puisque quand on prend soin de sa santé, de son cycle, de sa fertilité, c'est un un aliment très vite sur la table. Et donc voilà, calmons les fantasmes ou animons-les, je ne sais pas, tu vas me dire, mais j'aimerais bien ton avis là-dessus.
OK. Bah avec plaisir, on est parti sur ce thème qui fait tout le temps polémique même en 2025, donc j'adore. Alors qu'on pense que c'est un sujet qui est.
Mais j'avais tu as partagé un médecin encore qui continuait à dire que c'était dangereux pour le cholestérol.
C'est c'est ça, c'est ça. Non mais donc déjà, ben je vais passer un petit coucou à ta mère si elle si elle nous regarde et.
C'est pour toi maman.
C'est ça. Et donc en fait, c'est une question qui est pertinente parce que même moi, ça m'arrive quand même très souvent en consultation d'avoir cette question-là en particulier. Donc c'est un sujet vraiment qui a la vie dure. Donc les œufs, alors moi personnellement, comme toi, je recommande à toutes mes patientes et surtout le matin de prendre un petit déjeuner protéiné. Très souvent, quand on parle de petit-déjeuner protéiné, bah on pense aux œufs. C'est quand même la facilité le matin de se faire des œufs au plat, des voilà, des œufs brouillés, des œufs à la coque. Ça prend pas longtemps.
C'est délicieux.
C'est bon. Euh, au niveau sociétal, on sait que les protéines, c'est le mieux. Euh, donc c'est top petit-déjeuner, en plus, c'est des bonnes sources de gras. Euh, donc c'est génial. Alors sur les œufs, il y a il y a il y a plein de choses. Le premier argument que on va on va avancer, déjà les arguments en faveur. Donc en faveur, on a déjà dit un, c'est une riche, c'est une super source de protéines. Il faut dire que les œufs, c'est la meilleure source de protéine. C'est la source de protéine qui a le meilleur profil en acide aminé. Donc les acides aminés, c'est les briques de construction des protéines. Euh, c'est ce que notre corps va récupérer quand on mange des protéines. Il va récupérer les acides aminés. Les acides aminés, c'est vital euh pour notre organisme parce que ça va permettre de reconstituer, de construire les tissus, donc notamment les muscles, mais aussi le collagène qui est hyper important pour la peau. On sait qu'à partir d'un certain âge, notamment à partir de 30, 40 ans, on commence à moins fabriquer de collagène. Donc du coup, c'est là où c'est important au contraire d'augmenter nos apports en protéines et en acide aminé. Euh, beaucoup, on dit pas assez de récepteurs aux hormones justement au niveau des membranes de cellules sont faits de d'acide aminé. C'est pour dire en fait que l'acide aminé, c'est important pour tout. C'est vraiment les Lego à partir desquels le corps va fabriquer tout un tas de choses qu'il a besoin pour fabriquer. Les enzymes, c'est des protéines et cetera et cetera. Donc déjà de un, les œufs, ça c'est bien parce que ça nous apporte tous ces acides aminés. Le pourquoi le matin au petit-déjeuner, intéressant parce que on va ça va permettre un meilleur apport en tyrosine qui est un acide aminé qui va permettre de booster la synthèse de dopamine, donc qui est le neurotransmetteur le matin qui va nous aider à démarrer la journée, avoir envie de voilà, de d'attaquer, de manger la journée, croquer la journée à pleine dents comme on dit et pas d'être comme ça apathique dans notre matinée. Donc c'est top. Il faut savoir que deux œufs, c'est même pas 20 g de protéine.
H.
Donc en fait, c'est pas tant que ça en vrai.
Voilà, c'est pas beaucoup. Moi, j'encourage plutôt même mes patientes à manger trois œufs le matin pour atteindre à peu près 21 g de protéines, ce qui on devrait à peu près manger 20 g de protéines par repas pour être à peu près dans nos apports minimaux euh journaliers.
Trois œufs. Là, tu as mis le coup de grâce à ma mère.
Voilà, j'ai j'ai mis j'ai mis le coup de grâce. Moi personnellement, pour rassurer les gens et je le mettais en story il y a pas longtemps et je m'étais rendu compte que je mangeais au moins quatre œufs par jour, des fois peut-être plus si j'ai la flemme et que je me refais en plus le soir. Donc je suis j'avais calculé, je crois à 28 ou enfin en tout cas plus de 25 œufs par semaine et j'avais montré du coup mes résultats excellents sur le cholestérol. Voilà pour par rapport à enfin j'avais un métabolisme en tout cas des du cholestérol qui était très très bien, parfait. Je disais c'est le bilan lipidique que je rêve pour tous mes patients. Le mien.
Ouais.
Et que je rêve d'atteindre pour tous mes patients.
Et et voilà. Donc ça c'était pour les avantages des œufs. Maintenant.
Les bons gras aussi. Tu as les protéines mais tu as des bons gras. Enfin.
Voilà. Et tu as les bons acides gras euh et tu c'est une source excellente de cholestérol. Donc déjà, on va parler du cholestérol. Tu as raison.
C'est ça.
Ça commencer par là. Donc le cholestérol, déjà de base, il y a plein de choses à dire sur ça. Déjà de un, le cholestérol, c'est pareil, c'est un élément essentiel pour notre organisme. Ça, on le dit pas assez. Le cholestérol pour le coup, c'est même pas une source d'énergie en soi. C'est un élément indispensable pour faire pour tout un tas de fonctions de notre organisme. Première chose, le cholestérol sans cholestérol, on peut pas faire d'acide biliaire. Les acides biliaires pour ceux qui savent pas, c'est ce qui compose notre bile. La bile, c'est ce qui sort de notre vésicule biliaire. Et la bile, ça sert à quoi ? Ça sert à digérer le gras. Donc déjà, si on a pas assez de cholestérol, on fabrique pas assez d'acide biliaire, on va faire une mauvaise digestion du gras. Et donc typiquement, c'est les gens qui quand ils mangent des aliments un peu gras, tout de suite, c'est lourd, ils se sentent pas bien, ça tendance à leur donner des diarrhées, à à leur donner des à faire des selles qui sont plus collantes, à donner des nausées. Donc fondamental pour ça, déjà de 1, le cholestérol de le cholestérol euh un des une des structures principales de notre cerveau. Le cerveau, c'est la plus grande réserve de cholestérol de notre organisme. Environ 30 % du cerveau, c'est que du cholestérol. Donc en fait, nos neurones, nos synapses ne pourraient pas bien fonctionner si on a pas assez de cholestérol.
Voilà, c'est pour ça que les gens qui sont sous statine qui est un médicament qui sert à inhiber la synthèse de cholestérol, ça je vais revenir sur ça aussi et donc à diminuer les taux de cholestérol chez les gens qui ont mal cardio-vasculaire, très souvent sont ralentis. On les voit que cognitivement, c'est dur, ils ont du mal à se concentrer, ils ont du mal à travailler parce que ils ont plus assez de cholestérol et qu'au niveau cognitif, ça devient dur. Ça, c'est un autre point important.
Ouais.
Troisième point hyper important et ça rejoint ce que tu fais sur ta chaîne, c'est que le cholestérol, c'est le précurseur des hormones stéroïdiennes.
Ouais.
Quand on parle d'hormones stéroïdiennes, on parle du cortisol, l'hormone qui nous aide à résister au stress. On Dieu sait qu'on en a besoin dans cette époque.
On parle de la progestérone qui est fondamentale chez la femme. On a fait un épisode dessus. On parle des œstrogènes qui sont aussi fondamentaux chez la femme. On parle de la.
De la testostérone qui est aussi très importante chez la femme, même si on en parle souvent chez l'homme, elle est fondamentale chez la femme aussi. Donc en fait, sans euh cholestérol, on n'a pas assez de ces hormones et ça, je le vois moi dans dans mes bilans sanguins, je vois souvent qu'il y a des femmes qui ont des cholestérols trop bas et que donc du coup vont avoir une progestérone basse, des œstrogènes bas, des des œstrogènes bas et des fois au lieu de tout de suite enfin, on peut le faire, mais au lieu de tout de suite donner des plantes pour booster les œstrogènes, booster la progestérone, des fois juste de travailler la base et de remonter les niveaux de cholestérol, on arrive déjà à avoir des meilleurs taux d'hormones.
Ouais. Montrer l'importance.
Ça, c'est ce qu'on voit chez beaucoup de femmes qui ont des troubles alimentaires ou des sportives en excès qui du coup n'ont plus de cycle parce que elles ont plus assez de gras en fait pour produire ces hormones quoi. Et qui ont été matrixées par justement tous ces courants où on dit que pour perdre du poids, il faut ne plus manger de gras. Alors qu'on sait et ça, on va revenir aussi sur ce point-là sur le cholestérol. On sait que le principal problème, c'est le sucre.
Ouais. Ouais.
On va revenir sur ce point-là. Et donc pour revenir sur ça, on voit bien que le cholestérol fondamental déjà pour toutes les choses que j'ai pu mettre en avant et j'en oublie sûrement d'autres dans ma tête des fonctions essentielles du cholestérol sur l'organisme, bah il y a la vitamine D aussi, hein, qui est une hormone stéroïdienne, je l'ai pas surligné, mais qui est fondamentale pour notre pour notre santé. Donc déjà, ça, c'est le premier point. Le deuxième point sur le cholestérol et qu'on dit jamais aux gens, c'est qu'en fait, les deux tiers de notre cholestérol, c'est notre organisme qui les fabrique lui-même et seulement un tiers du cholestérol vient de l'alimentation.
Donc quand on prend le cas de figure d'une personne qui a des problèmes cardio-vasculaires ou qui a risque d'avoir des une maladie cardio-vasculaire et chez qui on va dire attention le cholestérol, il faut le réduire. Déjà de base, la première chose qu'il faudrait dire à ces personnes-là, c'est que c'est le sucre qu'elles doivent réduire. Pourquoi ? Parce que les deux tiers du cholestérol, on le fabrique nous-même. Et ce qu'on dit pas, c'est que cette voie biochimique qui s'appelle la voie du mévalonate, peu importe comment ça s'appelle, mais c'est cette voie-là la voie biochimique, elle est sous contrôle d'une hormone qui est l'insuline. Et quand est-ce que notre corps va sécréter de l'insuline ? Notre corps va sécréter de l'insuline quand on mange du sucre ou des glucides. Ça aussi, c'est important de le de le souligner parce que souvent les gens ne savent pas que les glucides au final, c'est du sucre. C'est quand on mange du pain, quand on mange des pâtes, quand on mange du riz, quand on mange des pommes de terre, toutes ces grosses molécules euh d'amidon et cetera, au final, quand elles sont digérées, vont se transformer en molécules de glucose.
H.
Donc la même chose que le sucre qui est du glucose et du fructose.
Donc au final, au niveau biochimique pour notre organisme, ça va être la même chose et ça va aussi entraîner la sécrétion de notre de la part de notre pancréas d'insuline. Donc l'insuline, c'est une hormone qui va servir à retirer le sucre du sang pour le mettre dans le foie, les muscles et dans le tissu adipeux. Pourquoi ? Parce que justement avoir des niveaux élevés de sucre dans le sang, c'est pro-inflammatoire pour l'organisme. Ça produit des lésions notamment au niveau de nos vaisseaux sanguins et donc du coup le corps ne veut pas qu'il y ait des niveaux trop élevés de sucre dans le sang. Donc il va tout de suite retirer l'excédent de de glucose dans le sang pour le stocker dans le foie, stocker dans les muscles et stocker dans le tissu adipeux sous forme de glycogène qui est la réserve de sucre dans notre organisme pour l'utiliser plus tard. Justement, c'est bien fait, le corps stocke et plus tard quand on en aura besoin, on va l'utiliser. Donc là où je voulais en venir avec ça, c'est que si on est préoccupé par le cholestérol, puisque c'est la préoccupation de beaucoup de monde, bah déjà la première chose à faire, c'est de réduire le sucre dans son alimentation et en aucun cas, c'est de réduire sa consommation d'œuf.
Parce qu'au final, les œufs contiennent du cholestérol. C'est vrai, mais c'est minime en fait l'apport par rapport à ce qu'on va fabriquer nous-même via la sécrétion d'insuline.
Ouais. Les deux tiers, si tu veux, ce que tu veux dire, c'est que les deux tiers que tu crées toi-même via l'insuline pèsent plus lourd que le tiers que tu as de l'alimentation et dans ce tiers, celui qui vient un petit peu des œufs, quoi.
C'est ça.
Ouais. OK. Hyper intéressant.
Et et de toute façon, on voit bien dans nos sociétés, le problème principal de notre époque actuelle, c'est la consommation de sucre.
Ouais.
On voit bien à quel point les gens ont une alimentation sucrée. Donc c'est très souvent bien plus ça le problème et la cause de leur cholestérol que le fait qu'ils aient une alimentation trop riche en cholestérol.
Ouais. Et est-ce que tu pourrais nous expliquer la différence entre, tu sais, les deux types de cholestérol, le bon, le mauvais ? Il y a un petit tout un espèce de truc très manichéen euh là-dedans.
En fait, dans le débat euh qu'on est en train d'ouvrir, c'est déjà de se demander et et est-ce que le cholestérol, déjà, est-ce que c'est vraiment quelque chose euh de dangereux pour nos artères ?
Ouais.
Parce qu'en fait, c'est tout est là le débat parce que là, on s'inquiète des excès de cholestérol et on s'inquiète du fait de manger trop d'œufs, le cholestérol augmenterait le risque cardio-vasculaire. Hm.
Hm.
Donc ça, c'est la première question en fait que moi je me suis posée et que beaucoup de scientifiques dans le monde se se posent. Et en fait, on se rend compte maintenant avec l'avancée de la science, on se rend compte qu'en fait le cholestérol ne serait qu'une victime d'un processus physiopathologique beaucoup plus complexe au niveau de nos artères que la cause réelle de ces formations de de ces fameuses plaques qui se forment au niveau des artères que tout le monde connaît. On appelle ça des plaques d'athérome. C'est donc des plaques qui vont se former et qui vont commencer à à au fil des années, elles vont grandir, donc boucher peu à peu, si on veut, la lumière de nos artères là où passe le sang.
Et qui avec le temps peuvent se casser et en fait aller boucher des plus petits vaisseaux sanguins qui sont plus loin et notamment, on pense aux artères coronaires, donc c'est les artères du cœur qui une fois qu'elles se bouchent vont entraîner une mort du tissu musculaire du cœur et donc faire qu'au lieu qu'il y ait une bonne bonne contraction, bah une partie va mourir, donc il va commencer à avoir une bonne contraction. On appelle ça l'infarctus. On a mal et on peut en mourir si l'infarctus est très important. Tout ce processus, déjà, c'est un processus qui prend des années, hein. C'est pas du jour au lendemain qu'on bouche ses artères.
Il faut imaginer aussi. J'aime bien toujours mettre cette notion que le corps, c'est quelque chose de dynamique. Donc en fait, en permanence, on fait des plaques et en permanence, on défait des plaques aussi. Ça, c'est important aussi de le de de surligner. Quand on regarde ce processus, en fait, on se rend compte que oui, effectivement, le il y a un dépôt de cholestérol. Donc c'est pour ça que durant un temps, on s'est dit "ouh là oui, c'est du cholestérol qui se dépose". Donc logique humaine, cholestérol, niveau désert, donc on en mange trop, donc il faut taper sur le cholestérol. En fait, c'est bien plus complexe que ça. Là, on en est à un stade en fait où on sait que le cholestérol se dépose pour une déjà une raison. C'est-à-dire que habituellement, par exemple, chez une personne jeune, le cholestérol circule parfaitement et donc il est transporté dans ce qu'on appelle des molécules de LDL. C'est ce que vous allez voir sur vos analyses versus LDL. Là.
C'est ça. Donc pour vraiment donner quelque chose de concret aux gens, bilan lipidique, on va chez notre médecin généraliste, il nous fait un bilan lipidique. Donc en général, on voit le cholestérol total. Donc ça, ça indique la quantité totale qu'on a de cholestérol dans notre organisme.
Ensuite, on va voir le LDL cholestérol et le HDL cholestérol. Donc comme tu dis, le LDL cholestérol, on appelle ça plutôt le mauvais cholestérol et le HDL cholestérol, on va dire c'est le bon cholestérol.
Donc déjà, ce que j'aime bien expliquer à mes patientes, c'est que le LDL et le HDL cholestérol, c'est pas du cholestérol, c'est des lipoprotéines qui transportent le cholestérol. Donc ça, c'est important de l'imaginer. C'est comme un peu des bus qui circulent dans nos artères pour en fait transporter du cholestérol. Donc dans le cas du LDL, du foie vers nos tissus parce que nos tissus ont besoin, on l'a dit, de cholestérol pour fonctionner, notamment les glandes surrénaliennes pour faire des hormones. Donc comme en fait le cholestérol sort du foie et va vers nos tissus et va vers nos artères, on appelle ça le mauvais cholestérol parce que s'il est très élevé, on se dit "ouh là, il y a beaucoup de cholestérol qui va vers les artères", donc potentiellement risque de boucher.
Ouais. Et inversement, le HDL, on appelle ça le bon cholestérol parce que c'est plutôt les molécules, les transporteurs qui ramènent le cholestérol vers le foie. Donc s'il est haut, on est rassurant, on se dit "Ah, c'est super, il y en a plein qui reviennent vers le foie." Donc euh elle se déporte d'aller-retour. C'est quoi le.
C'est ça.
C'est une sorte d'aller-retour.
Et le HDL par exemple à la capacité parce que c'est ce que je te disais en fait les les dépôts au niveau des plaques, en fait notre organisme a la capacité d'enlever le cholestérol des plaques, de le remettre dans des molécules de HDL et de les ramener vers le foie. C'est bien fait.
OK. Donc en fait, déjà juste de comprendre ça, c'est intéressant parce qu'on se dit oui, c'est plus compliqué que ça.
Donc effectivement, c'est c'est c'est ces taux de LDL cholestérol quand ils sont élevés, peut-être préoccupants parce qu'on se dit il y a beaucoup de cholestérol, il y a beaucoup de molécules qui vont vers les artères. En fait, maintenant, on est à un stade où on sait que si en fait si si la paroi de nos artères qui est composée de cellules qu'on appelle les cellules endothéliales et de l'endothélium, si elles sont abîmées, en fait, c'est là où le cholestérol peut se déposer.
OK ?
Donc maintenant, on est à un stade, on essaie de comprendre pourquoi en fait ces parois à un moment donné de notre vie commencent à être abîmées et vont permettre en fait ces dépôts de cholestérol qui ne se produisaient pas avant.
Ouais. Dans ces causes-là, il y en a déjà qu'on connaît par cœur de mémoire. C'est un, le fait de fumer. Ça, il y a aucun doute que le il y a aucun doute que le fait de fumer et dans notre vie et plus on fume longtemps et plus on fume une quantité importante va abîmer la paroi de nos artères. Parce que dans dans la cigarette, il y a des molécules qui sont très pro-oxydantes et qui vont oxyder la paroi des artères. Ils vont donc permettre le dépôt de cholestérol.
Ouais. Donc c'est pas tant le cholestérol qui vient, c'est juste que on lui met un environnement qui est propice au fait qu'il se cale quoi.
Voilà. Déjà, ça, c'est vraiment le premier point à comprendre. Tabac.
Le sucre, justement, le fait d'avoir des des taux élevés de sucre en permanence dans le sang va, je te l'ai dit, abîmer euh la paroi des artères et donc favoriser le dépôt de cholestérol en plus de générer de l'inflammation.
Et en plus de générer le le les deux tiers que tu produis toi-même.
C'est ça. Il y a aussi le stress. On est particulièrement stressé, le stress peut générer ces phénomènes-là. Donc en fait, ces mécanismes-là, cette inflammation va permettre le dépôt du cholestérol. Et une fois que ce cholestérol se dépose, effectivement, cela va entraîner une réaction du système immunitaire. Et donc quand le système immunitaire s'active, il va toujours y avoir de l'inflammation. L'inflammation, c'est le champ de bataille en fait. Donc dès que notre armée rentre sur le sur le terrain, il y a de l'inflammation. Et donc en fait, les systèmes immunitaires quand elles vont rentrer au niveau des plaques, elles ce qu'elles veulent faire en fait, c'est manger le cholestérol pour le retirer. Sauf qu'en fait, comme elles s'accumulent, s'accumulent, ça va faire grossir encore plus les plaques et c'est ça qui après plusieurs années peut faire qu'elles explosent et qu'elles bouchent nos artères. Donc il y a un composant d'inflammation. C'est ça en fait que je voulais mettre en avant. C'est-à-dire que une fois que le cholestérol se dépose, le problème, c'est pas juste le cholestérol. Déjà le problème de 1, c'est l'inflammation et le 2, on le sait, c'est l'oxydation de ce cholestérol. Donc ça, il y a des marqueurs que nous on fait en médecine fonctionnelle qui est par exemple le LDL oxydé. On peut mesurer l'oxydation de ce cholestérol au niveau des artères. Et ça, c'est intéressant parce qu'en fait, si une patiente a un taux élevé, j'en ai certaines d'oxydation, le se dit "Ah attention parce que là, on a vraiment pour le coup la cause qui va entraîner euh une inflammation et un dépôt majeur de cholestérol et qui dans 10 à 20 ans peut générer un infarctus ou ou un temps plus court si c'est une personne qui a déjà beaucoup de facteurs de risque cardio-vasculaire."
Ouais.
Mais pour te dire, on peut le mesurer.
OK. L'inflammation, c'est là aussi, c'est important de se dire chez cette personne-là, il y a de l'inflammation, mais est-ce que cette personne a aussi de l'inflammation à d'autres endroits qui contribuent à l'inflammation des artères ? Parce qu'on sait maintenant que tu vois par exemple dans ton cas, tu vous avez tu vous avez sûrement beaucoup abordé le thème de l'endométriose qui est une pathologie inflammatoire. On sait par exemple de l'endométriose que ce qui va faire progresser la maladie et les lésions endométriales, c'est le fait que la femme ait une inflammation chronique ou une inflammation systémique de bas grade, on appelle ça. Donc une petite inflammation, mais qu'on a toute notre vie.
Et donc dans les suivis endométriose, ce qu'il faut toujours faire, c'est chercher les causes d'inflammation. C'est-à-dire par exemple, si la femme a une dysbiose, un déséquilibre au niveau du microbiote, le fait qu'elle ait une inflammation digestive va faire que il va avoir des molécules pro-inflammatoires qui vont passer à la circulation sanguine et qui vont exacerber, mettre de l'huile sur le feu sur son endométriose. Donc en améliorant la santé digestive de ces patientes, on on sait qu'on améliore aussi l'endométriose de ces patientes.
On sait par exemple aussi que la bouche est un lieu d'inflammation chronique. On sait que les inflammations des gencives qu'on appelle les parodontites sont aussi des sources d'inflammation chronique qui peuvent aussi mettre de l'huile sur le feu pour l'endométriose. Et ben, c'est la même chose pour les phénomènes de plaque au niveau de nos artères. Toutes ces sources d'inflammation peuvent contribuer à la formation de plaque. Donc on voit déjà que c'est beaucoup plus complexe que ça et que c'est une pathologie qu'il faut intégrer et qu'il faut aborder dans son intégralité. Pas juste regarder les artères, mais regarder la personne dans son ensemble. Chercher à comprendre pourquoi elle a une l'inflammation. Tu vois, si cette personne par exemple, elle est diabétique ou elle a de la résistance à l'insuline, c'est évident qu'elle a une inflammation chronique liée à une sécrétion continuelle d'insuline qui va du coup activer les voies de l'inflammation. Parce qu'on sait au niveau biochimique aussi que plus on a de l'insuline, plus on a de l'inflammation. C'est un cercle vicieux aussi. Donc pour revenir sur le thème du cholestérol, en fait, en ce moment, on continue toujours à vilipander le cholestérol à dire que attention, c'est le méchant de l'histoire, attention, ne mangez pas de cholestérol. Alors qu'en fait, bah le cholestérol, il est vital pour le fonctionnement correct de notre organisme.
Dans l'autre épisode, on a abordé la ménopause et en fait aussi souvent que quelque chose qu'on n'a pas abordé, mais c'est un problème que je vois souvent chez les femmes ménopausées, c'est justement des niveaux bas de cholestérol, alors que c'est un moment de leur de leur vie où il faudrait qu'elles soutiennent particulièrement leurs hormones.
Oui.
Parce que les gens produisent plus beaucoup. Donc il faut les aider et pour les aider, il faut avoir que très souvent quand elles ont une alimentation un peu plus grasse et moins riche en sucre, je pense que c'est ce que tu recommandes dans tes dans dans ton club. Et ben, tu te rends compte que tout de suite, ça va mieux et qu'elles vivent mieux le monde. Gras. Micro parenthèse, mais pour les gens qui sont moins habitués à ça, c'est on parle des bons gras, des bons enfin à l'opposé bien évidemment des des gras saturés qu'on trouve dans la crème fraîche, les pizzas, les machins. Il y a vraiment deux aussi deux familles, c'est comme le cholestérol, mais il y a deux familles dans les gras quoi.
Alors en fait, ça, c'est aussi intéressant parce que c'est un autre débat, on pourra l'ouvrir ou pas. Il y a il y a aussi toute une remise en question des acides gras saturés comme étant mauvais pour la santé. Pareil pareil, on a dit oui, les acides gras saturés, c'est très mauvais pour les artères et cetera. Bref, on en reviendra dessus, mais euh je suis pas sûr à 100 % qu'il soit aussi mauvais qu'on de ce qu'on dit. En tout cas, il y a une question encore une fois d'équilibre et si dans un point d'équilibre, il n'y a pas de danger. Mais effectivement, quand je parle d'une alimentation plus grasse, plus grasse, je parle évidemment d'aller plus sur une alimentation euh avec des bonnes sources de gras, plus riche en oméga 3. Hein, Oméga 3 justement euh une des molécules euh il y a des quantités énormes d'études scientifiques sur le fait que ça réduit euh les plaques. Donc euh pour le manger plus évidemment, alimentation plus riche en oméga 3, donc petit poisson gras, bref, tu dois aborder tout ça.
Mais dis-le, dis-le là pour.
Les gens qui écoutent. Ouais. Donc, source importante d'oméga 3, sous-consommée par la population actuelle : les petits poissons gras. Sardine, macro, enchois, à rang. Ouais.
Euh, je préfère ces poissons-là au saumon et au thons qui sont aussi riches en oméga 3, parce que, il y a encore une fois, trop de scandales sur ces poissons-là. Maintenant, on sait qu'ils sont très pollués aux métaux lourds (mercure), euh, bourrés de microplastique, nanoplastique. Donc, plutôt aller sur des petits poissons qui sont en début de chaîne alimentaire et pas en fin de chaîne alimentaire.
Il y a aussi tout ce qui est foin de moru pour les oméga 3, que les gens aiment plus ou moins. L'huile est pas très très bonne, faut le dire. Des fois, il y a des huiles qui sont un peu citronnées, donc c'est mieux. Moi, le foin de moru en boîte, je trouve ça plus fin le goût, et une fois tous les 10 jours, ça peut être intéressant parce que c'est aussi riche en vitamine A. Ouais.
Euh, les produits animaux aussi, on ne le met pas souvent en avant. Tout ce qui est produit viande rouge sont riches en oméga 3. Si, si, si, si, si ! C'est ça vient justement d'une vache qui a été ruminante, qui donc a mangé de l'herbe toute sa vie.
Euh, en fait, tu parlais de ça, des acides gras saturés. En fait, tout dépend, pour ces sources de gras, si des sources animales, du cycle de vie de l'animal. Ça aussi, c'est important. Les gens souvent, ils ne savent pas, mais en fait, selon ce que va ce que mange l'animal dans sa vie, évidemment, ça va changer sa composition corporelle et la qualité de cet aliment. Et quand nous on va le manger, ça n'aura pas le même impact sur nous. Ouais, bien sûr.
Donc, tu vois, par exemple, des produits laitiers, tu parlais du fromage. Bah, manger plus de fromage si c'est un fromage de qualité, les entier, enfin, les cru non pasteurisé, d'une ferme où on sait que c'est des vaches qui broutent de l'herbe toute la journée, qui sont bichonnées, qui sont pas trop injectées d'hormones et d'antibiotiques. Ça va être plutôt bénéfique pour notre santé.
Alors, aussi, on prend des fromages industriels de vaches qui sont enfermées, qui peuvent pas gambader, qu'on nourrit au soja comme ils font actuellement, qui est pas du tout la source d'aliment naturel des vaches, bah, tu vas faire des produits de laitiers qui sont de mauvaise qualité, proinflammatoires, riches en oméga 6, qui sont beaucoup plus proinflammatoires que les oméga 3, et donc, c'est avoir des conséquences différentes sur notre santé.
Donc, c'est tout la complexité du débat à chaque fois sur les aliments et sur la nourriture. Et c'est pourquoi on entend tout et son contraire, c'est que, en fait, c'est compliqué la nutrition, parce que, surtout sur tout ce qui est produits animaux, parce que ça dépend beaucoup de la vie de l'animal. Et parfois, dans les études, ils font exprès de tout mélanger. Et donc, du coup, c'est pour ça qu'on arrive à des aberrations sur, par exemple : "la viande rouge augmente le risque du cancer du colon, il faut manger moins de viande rouge." En fait, c'est parce que ces études, elles sont faites sur de la viande rouge. Oui. Industrielle. Ouais. H.
Et donc, c'est évident, dans ces études, des fois, ils prennent même, s'il te plaît, ils prennent même des gens qui mangent des hamburgers, et c'est ça la consommation de viande rouge qu'ils prennent. Donc, en fait, c'est très compliqué la nutrition. Faut vraiment bien regarder les études scientifiques à chaque fois pour bien voir c'est quoi qu'ils ont sélectionné comme source alimentaire.
Et pour revenir, du coup, à ce qu'on disait sur le cholestérol et le risque cardiovasculaire, ce que je voulais expliquer, c'est que c'est une pathologie qui est très complexe. Il y a plein de facteurs à prendre en compte. On peut, on essaie de toutes les évaluer en médecine fonctionnelle pour vraiment faire une analyse poussée.
Donc, si une personne regarde ses analyses qu'elle fait chez le médecin généraliste, qui voit qu'il a un cholestérol LDL qui est un peu élevé, déjà, la première chose qui doit se dire, c'est : euh, "bon, j'ai beaucoup de cholestérol qui va me mzerter, donc ça, ce n'est pas forcément bon pour moi." Mais après, ce qu'il doit réfléchir, c'est : "est-ce que les autres causes qui peuvent produire le dépôt de graisse sont présentes dans ma vie ?"
Donc, c'est évident que si c'est une personne sédentaire, qui fume, qui mange du sucre toute la journée, qui a de la résistance à l'insuline, euh, qui est stressée. Oui, là, ce n'est pas... c'est, il faut voir un médecin, il faut aller plus loin dans l'analyse de ce cholestérol LDL parce que ça peut effectivement être préoccupant.
Après, si c'est un LDL qui est un petit peu plus haut que la normale, mais que c'est une personne qui a un style de vie, une hygiène de vie qui est correcte, là, c'est quand même déjà beaucoup moins préoccupant.
Après, nous, en médecine fonctionnelle, on va aller beaucoup plus loin. On va regarder la composition de ce cholestérol LDL parce que, comme je t'ai expliqué, c'est un transporteur de cholestérol, mais en fait, ce qu'on n'explique pas, c'est qu'il transporte d'autres choses. Il va transporter aussi, par exemple, la vitamine A, la vitamine D, la vitamine E. Il va transporter le campis, des choses que tu as peut-être abordées dans ta chaîne, mais qui sont des antioxydants importants. Et c'est pour ça, en fait, voilà. Et si des gens ont des bons taux de canimis, par exemple, il va protéger ses molécules, en fait, parce qu'il est dedans, mais il va éviter qu'elles s'oxydent. Donc, j'ai parlé de l'oxydation comme un mécanisme accélérateur des plaques. Donc, c'est pour ça qu'en fait, c'est compliqué et qu'il faut regarder tous ces facteurs-là pour se dire si la personne, pour vraiment établir un risque cardiovasculaire qui est personnalisé à la personne. Ouais.
Donc, pour résumer, en fait, il n'y a pas de risque à manger des œufs. Au contraire, c'est bon pour la santé, pour tout ce qu'on a dit en termes d'acide aminé, d'apport en protéines. C'est facile à cuisiner en plus. Donc, c'est ça facilite la vie dans une époque où on n'a très souvent pas beaucoup le temps pour cuisiner. C'est des très bonnes sources de gras, donc de cholestérol, qu'il faut arrêter, comme on a dit, de voir comme le méchant de l'histoire, et qui est au final une molécule, un acide gras qui est essentiel au bon fonctionnement de notre organisme. Hm. Hm.
Donc, moi non, j'encourage les gens à manger des œufs. Je trouve que c'est excellent. Je pense que, comme tout dans la vie, c'est une question aussi d'équilibre, qu'on peut aussi varier entre eux de poule et autres types d'œuf pour éviter notamment les allergies, les hypersensibilités au niveau digestif, parce qu'il y a des gens qui souffrent de ça quand ils ont un microbiome qui est pas équilibré. Donc, il faut aussi travailler sur l'équilibre du microbiote.
Mais non, pour moi, il faut au contraire, il ne faut pas hésiter à aller sur les œufs. Et si, au quel au quel cas, il y a des problèmes de cholestérol avec des cholestérols qui sont hauts, il faut se poser la question : "est-ce que je mange trop de sucre ?" Et c'est la première chose qu'il faut réduire, et franchement, dès que les personnes commencent à réduire consommation de sucre, tout de suite, on le voit, le cholestérol chute sur les analyses de sang. Ouais.
Est-ce que je fais du sport ? Parce que ça aussi, je pense que tu l'abordes sur ta chaîne. Périménopause, ménopause, c'est beaucoup de femmes aussi qui ont arrêté le sport depuis des années et qui, quand ils vont reprendre l'activité physique, vont beaucoup mieux en général déjà globalement, mais on voit aussi sur les analyses de sang qu'elles vont améliorer leur taux de cholestérol.
Une autre chose aussi qui a un impact majeur sur les taux de cholestérol et que tu as sûrement abordé, c'est l'hypothyroïdie. Ouais. Et l'époque actuelle où on vitode, voilà, où les femmes ont une... on vit un peu dans une pandémie d'hypothyroïdie, en tout cas, ou de thyroïdes qui fonctionnent au ralenti. J'aime bien le rappeler. Il y a l'hypothyroïdie médicale où les femmes vont rentrer dans des pathologies comme la maladie d'Achimoto, une maladie auto-immune de la thyroïde. Et puis, il y a aussi, en fait, l'hypothyroïdie liée, en fait, plutôt au fait que l'on ne produit pas assez d'hormones thyroïdiennes, en tout cas, des niveaux pas assez suffisants pour se sentir bien et pour ne pas avoir de symptômes d'hypothyroïdie. Donc, on peut un peu l'image d'une thyroïde au ralenti. Et donc, du coup, la thyroïde, elle est fondamentale, notamment parce que elle contrôle le métabolisme du cholestérol. Hm. Possible. Donc, plus on a des niveaux hormonal thyroïdiens adéquats, et plus notre cholestérol va être bas. Ouais.
Donc, ça, des fois, c'est un problème. Mais, ouais, c'est ça que je trouve hyper intéressant, et je te remercie de faire cette espèce d'état des lieux qui peut paraître large, mais parce qu'on se rend compte que l'on a tendance à faire des espèces de connexions ultra rapides : euh, "cholestérol égal œuf", quoi. Alors qu'en réalité, on se rend compte que c'est une espèce de machinerie avec plein d'interconnexion partout qu'on ignore, et parfois, en fait, la source est pas du tout là où on l'imagine, et on diabolise la mauvaise personne ou, en tout cas, le mauvais aliment. Et sur les œufs, c'est important d'avoir cette vision globale pour se dire, en fait, ce n'est pas A = B, quoi, mais plein de petites choses qui interviennent, et au contraire, les œufs, eux, ils viennent apporter plein de choses hyper importantes pour la santé, pour l'équilibre hormonal, pour la vitamine, et cetera. J'ai pas abordé les micronutriments, mais on sait que c'est... Ouais. Ouais. Voilà, il y en a plein, et c'est une super façon d'avoir un petit déj très protéiné qui te tient au ventre, qui fait que tu as la pêche le reste de la journée, que tu fais du bien à ton corps, à tes hormones, et que le cholestérol, c'est en revanche quelque chose de beaucoup plus complexe, ou euh, ou voilà.
Et peut-être dernière question quand même importante : est-ce qu'il y a des gens quand même qui, eux, ont un problème par rapport au cholestérol LDL ? Et tu vois, même si je te reviens sur le sujet de ma maman, parce qu'elle a une hygiène de vie incroyable, elle fait beaucoup de sport, elle ne mange pas de sucre, enfin, tu vois. Et elle a quand même des taux de LDL toujours un peu élevés. Est-ce qu'il y a des gens quand même où tu vas te dire : "Non, bah eux, il faut quand même faire gaffe et limiter les œufs", ou même pas ?
On reçoit des patients qui ont des profils, des bilans lipidiques altérés avec des LDL cholestérol hauts. Justement, c'est là qu'on va faire ce travail, donc, de chercher toutes les causes qui peuvent l'expliquer. Très souvent, ce qu'on va faire, c'est, enfin, en tout cas, ce que moi je fais dans ma pratique, c'est que je vais regarder la composition, je te disais, de ce LDL cholestérol. Effectivement, donc, dans la composition, il y a quelque chose d'hyper important à regarder, qui est l'apô l'hypoprotéine B. Ça, c'est un dosage qui ne coûte pas du tout cher, que n'importe qui peut se faire dans son labo de quartier. Ça coûte moins de 10 €, et en fait, toutes les molécules, si tu veux, de LDL cholestérol ont cette protéine dessus, et c'est un marqueur, en fait, qui est beaucoup plus précis que le LDL cholestérol. Donc, ça, dans ces cas de figure là où il va élever, là, pour le coup, on va se dire : "il y a un risque cardiovasculaire chez cette personne-là." Ouais.
Et donc, c'est dans ce cas-là où, oui, on va mettre en place une stratégie thérapeutique pour baisser le cholestérol parce que là, attention, ça peut être dangereux. Donc, dans ces patients-là, je ne sais pas si forcément la première chose que je vais faire, c'est réduire le cholestérol alimentaire. En général, je vais plutôt déjà, bah, réduire le sucre pour réduire la synthèse endogène de cholestérol. Si cette personne, comme le cas de ta maman, euh, a une hygiène de vie qui est très bien, ne mange pas particulièrement de sucre en excès, je vais essayer, dans ce cas-là, de travailler sur d'autres leviers pour baisser le cholestérol LDL.
Donc, en général, quand même, il y a déséquilibr au niveau de la thyroïde. Il peut aussi avoir, on l'a parlé avant dans l'autre podcast, des déséquilibres au niveau des ostrogène et la progestérone. Les ostrogènes ont un impact sur le cholestérol LDL, sur la lipoprotéine A (j'en ai pas parlé, c'est complexe, je rentrerai pas dans ces détails là), mais qui est aussi un facteur qui augmente le risque de plaque au niveau des artères. Euh, la testostérone a aussi un rôle chez l'homme important, chez la femme un petit peu moins, sur le métabolisme des lipides. Donc, en fait, on va déjà regarder tout ça pour essayer d'améliorer. Euh, donc, des fois, le problème vient aussi de cette partie-là. Ouais.
En tout cas, sur l'alimentation, je serais pas... sauf si c'est typiquement un gros mangeur de charcuterie, de fromage, tu vois, euh, ou de produits ultra transformés, mais ce n'est pas le type de patient que j'ai. Mais des patients qui bouffent H24 des produits ultra transformés, qui ont... c'est hyper riche cholestérol, sucre. Donc, pour le coup, là, il y a tout à la fois. Oui, dans ce cas-là, je vais être, je vais faire des changements sur l'alimentation. Ouais. Mais pas sur les œufs. Mais pas sur quelque chose de naturel comme les œufs.
Et chez quelqu'un comme ta maman qui mange très bien, bah, ce n'est clairement pas là le problème, en fait. On ne peut pas se dire : "c'est l'alimentation le problème." Donc, ce n'est pas là où je vais changer, où je vais travailler. Je vais travailler plutôt sur d'autres leviers. Je vais me dire : "est-ce que le LDL est haut parce qu'il y a trop de stress oxydant ?" C'est une cause, par exemple, aussi. Et dans ce cas-là, je vais plutôt travailler les micronutriments antioxydants, les molécules antioxydantes chez elle. Euh, "est-ce qu'il y a trop d'inflammation ?" Chercher les causes d'inflammation. "Est-ce qu'au niveau digestif elle est inflammée ? Est-ce qu'au niveau de la bouche elle est inflammée ? Est-ce qu'elle a une maladie proinflammatoire comme l'endométriose ?" Donc, tu vois, en fait, il y a toujours plein de choses à regarder, et c'est souvent là où tu as des résultats.
Ouais. Bon, ma mère ne le sait pas, mais elle aura servi en tout cas à faire un épisode hyper intéressant pour expliquer que, voilà, il faut arrêter de diaboliser les œufs et qu'en fait, c'est un super aliment, énormément de bienfait, et il faut oublier toute cette dimension euh, cholestérol flippante, et penser au contraire à tous les avantages que ça peut apporter. Est-ce que j'ai résumé ? Euh, exactement, très bien résumé. OK. Il y a un truc important aussi qu'on ne s'est pas dit. Bah non, je pense que c'est déjà pas mal, hein, ça, sur les œufs, sur risque cardiovasculaire de de...
Après, il y a des choses intéressantes. Il n'y a pas longtemps, j'avais mis aussi en story sur mon Instagram, par exemple, tu vois, des études faites sur les régimes cétogènes. Donc, les régimes cétogènes, pour ceux qui ne connaissent pas, c'est des régimes où la personne va manger que 40 moins de 40 g de glucides par jour. Donc, c'est presque rien de glucides et de sucre. Et donc, elle va manger euh, 40 % de protéines, et le reste, c'est que du gras. Donc, c'est vraiment des régimes très riches en gras qu'on utilise ponctuellement comme arme thérapeutique, ça marche bien sur tout un tas de pathologies que je ne vais pas aborder.
Mais il y a des chercheurs qui se sont intéressés justement à ces gens-là et qui les ont suivis pendant 4 ans à peu près sur une alimentation cétogène pour justement se dire : "bon, ils mangent énormément de cholestérol, est-ce que ces gens-là ont plus de risque d'avoir des infarctus et d'avoir les artères bouchées que des gens qui ont une alimentation normale en cholestérol ?" Et ce qui a montré cette étude et ce suivi, c'est hyper intéressant, c'est que ces personnes, déjà, de 1, avaient effectivement des taux de cholestérol mais hyper hauts. Tu vois, un cholestérol total maximum sur les analyses de sang général, c'est 200 mg par décil. Eux, ils étaient à 350, il y en avait, ils étaient à 500. Donc, pour te dire, des niveaux très très hauts que n'importe quel cardiologue regarde et limite à un infarctus de... c'est lui qui l'. Ouais. Avec des niveaux de LDL cholestérol, puisqu'on en a autant parlé, qui, donc, LDL cholestérol, ça doit être en général en dessous de 130 pour donner une idée aux gens, et eux, ils avaient des niveaux général de à 250. OK.
Et en fait, donc, ça, c'était le groupe qui mangeait que du gras, et le groupe qui avait une alimentation normale, du coup, avait évidemment des niveaux plus bas de cholestérol parce que, attention, j'ai dit effectivement qu'on fabrique beaucoup de cholestérol via le sucre, mais évidemment, si on mange que du gras toute la journée comme ces gens-là, on va avoir une élévation du cholestérol via le cholestérol alimentaire. Dans ce cas-là, ça, c'est... voilà, déjà pour remettre ça clair et pour expliquer ça, parce qu'il va avoir, je vois déjà les questions, commentaires, c'est pour ça.
Et donc, du coup, en fait, ce qu'ils se sont rendu compte quand ils leur ont fait des échographes des artères pour voir les plaques et la taille des plaques. Ils se sont rendu compte qu'ils n'avaient pas plus de plaques que les gens qui mangeaient peu de cholestérol, et que, limite, ils avaient moins de risque, moins ils avaient fait moins de plaqu, ils avaient moins de risque cardio-ovasculairire que les personnes qui avaient un régime pauvre en cholestérol. Donc, tout ça pour te dire, et ça met bien en évidence ce que j'explique, que les phénomènes de plaque au niveau des artères, c'est bien plus complexe que juste cholestérol plaque. Ouais.
En fait, tu peux avoir un taux haut même de cholestérol LDL, dit "mauvais cholestérol", et pas du tout augmenter ton risque cardiovascul. C'est ça, et pas avoir plus de plaqu parce qu'en fait, ce n'est pas dit qu'il va se déposer, parce que, comme je t'ai expliqué, il va se déposer, oui, mais dans certaines circonstances. Ouais. Et il va avoir, oui, il va avoir certains facteurs qui vont accélérer la progression des plaques, et qui peuvent, oui, arriver à un point où elles vont se casser et te boucher les artères de ton cœur ou les artères de ton cerveau, te faire un accident vasculaire cérébral. Mais encore une fois, c'est beaucoup plus complexe que ça. Et on ne peut pas faire, euh, malheureusement, en médecine, c'est très souvent comme ça. C'est, on ne peut pas faire des raccourcis avec cholestérol. Euh, donc, euh, "j'en mange trop", parce que déjà, ce n'est même pas vrai d'un point de vue biochimique. Euh, et puis en plus, maintenant, on se rend compte que c'est même encore plus complexe que ça. Ouais.
Hyper clair. Merci d'avoir fait toute cette explication qui est pas le cœur de nos sujets habituels, mais on parle tellement justement de l'importance de l'alimentation pour le cycle, pour la fertilité. Les œufs en font tellement partie que je trouvais chouette de faire cette disgression pour parler de ça aussi. Pour moi, c'est... merci. C'est hyper connecté, donc... Ouais, ouais, c'est ultra connecté. Je suis d'accord avec toi. Carrément, c'est dans le thème uf. Merci Aurélien du fond du cœur. Merci à toi, Lauren.
J'espère que cet épisode, assez dense, je vous l'accorde, mais passionnant, vous aura plu. J'espère que vous aurez vu cette big picture un petit peu de notre corps. C'est ce que je trouve passionnant, je le disais à Aurélien, avec la médecine fonctionnelle, c'est cette vision vraiment macro, globale de notre corps, et pas juste de silo comme ça. "J'ai un problème à la thyroïde, je regarde que ma thyroïde. J'ai un problème aux artères, je regarde que mes artères." Voilà, le corps, c'est une machine passionnante qui est pleine de connexion. Euh, c'est des choses dont je parle moi beaucoup sous l'angle du cycle et de la fertilité, puisque, voilà, c'est une partie qui est absolument pluri, euh, aussi, euh, disciplinaire, ou en fait, pluriorielle, en tout cas, euh, quand on a un sujet de fertilité, ce n'est pas juste un sujet d'au ver et d'utérus, mais parfois beaucoup plus large. Et c'est pour ça que je trouvais ça chouette d'aborder ce thème-là où on est rentré, en fait, par le sujet des œufs, qui est un peu micro niche, mais qui, en fait, a permis d'aborder un peu cette vision globale du corps et notamment du cholestérol. J'espère que ça vous aura plu. J'espère que vous aurez appris plein de choses. Euh, pour retrouver Aurélien, le docteur Aurélien Lunes, je vous mets ses son compte Instagram en dessous. Euh, vous verrez, il est passionnant, c'est hyper intéressant de le suivre, et je suis heureuse de l'avoir reçu cette deuxième fois pour ce deuxième épisode. Et euh, voilà, je vous embrasse très fort, comme d'hab. Hésitez pas à faire savoir si cet épisode vous a plu en vous abonnant, en mettant une note, un commentaire, et cetera. C'est toujours précieux pour moi. Et je vous dis à la semaine prochaine pour un prochain épisode émancipé, émancipé, émancipé.