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Pascal Bouchet : Initiation à l'alchimie

Tistrya52:17

Transcription

[Musique]

On, j'ai commencé l'alchimie en 88 quand j'avais 24 ans. C'était un peu la suite logique d'un cheminement. J'ai beaucoup de chance, j'ai eu des parents qui étaient dans le domaine, puisque ma mère était prof de yoga, mon père qui était plus scientifique, qui a travaillé dans la recherche en tant que vétérinaire, a viré après dans les médecines naturelles et il a monté un centre de formation en médecine énergétique. Donc j'étais dans le bain.

Je fais beaucoup de choses en autodidacte. Je me suis intéressé à la Kabbale, j'ai travaillé sur l'astrologie, j'ai fait du tarot et j'ai étudié la mythologie qui m'intéressait beaucoup, l'aspect caché des mythes, des religions, des légendes. Je me suis aperçu en étudiant les contes du Graal qu'il manquait un élément, c'est l'alchimie. En lisant un livre qui était le Graal, Marie-Louise von Franz et Myriam Jallet Bruy, il y avait beaucoup d'allusions à des passages alchimiques. Donc j'ai acheté mes premiers livres d'alchimie à cette époque.

Alors, je n'ai rien compris pour être honnête, mais ça a été une révélation pour moi. J'ai adoré sans comprendre. C'est pour ça que j'ai pu travailler si longtemps et avancer autant que ça sur l'alchimie, parce que justement j'ai accepté au départ de ne pas comprendre. Je travaillais uniquement au pif, à l'intuition. Ma quête, c'était vraiment une inspiration.

J'ai toujours rêvé d'abord d'une réalisation spirituelle, d'abord spirituelle, une quête vraiment vers la lumière, et aussi une envie de connaître les mystères. Alors, d'abord me connaître moi, et puis ce qui est un peu plus éloigné, c'est-à-dire le monde qui m'entoure, l'univers qui m'entoure. J'ai toujours été passionné par l'aspect caché, occulte des choses. Et avec l'alchimie, je suis rentré de plain-pied dans les sciences occultes. D'ailleurs, pour moi, l'alchimie, c'est la racine des sciences occultes, pour commencer, la base.

En peu de mots, qu'est-ce que l'alchimie ? C'est l'art des transmutations. Les alchimistes qui se disaient d'abord, étaient des hermétistes, et ils se disaient philosophes de la nature. Et les hermétistes qui ont regardé la nature se sont aperçus que dans la nature, tout évoluait. L'univers tout entier est en perpétuelle évolution. Et bien, c'est ça qu'on appelle l'art des transmutations. Car ils nous ont aperçus que c'était vrai pour toute la nature, sauf parfois pour la mentalité humaine. C'est toujours la même chose. Tu sais, ce qu'on appelle nous, l'ego, cette partie de l'âme humaine incarnée, a une tendance à ne pas vouloir changer, à vouloir toujours rester avec ses préjugés, ses principes immuables, inchangeables.

Le but de l'alchimie n'est pas d'obtenir de l'or ou des choses comme ça. Le but de l'alchimie, réellement, c'est d'arriver, de se mettre au diapason avec la nature. Et comme la nature est en perpétuelle évolution, l'être humain doit apprendre en lui-même, à l'intérieur de lui-même, dans son microcosme. En alchimie, ce qu'on appelle le laboratoire en action, le microcosme, et bien dans son microcosme, l'homme doit prendre en main ce travail et apprendre à devenir à l'image de la nature et à accéder dès le départ à ce qu'on appelle l'art des transmutations, l'art de l'évolution.

C'était des enseignements qui étaient donnés dans des écoles de mystères. On en retrouve en Égypte, par exemple, l'école d'Isis, par exemple. En Grèce, avec les mystères de Bacchus, les mystères d'Éleusis. On retrouvera en Perse, à travers les mystères de Mithra, et en Inde. Bref, dans toutes ces écoles, dans ces mystères, les disciples qui avaient la chance d'entrer dans ces écoles, car peu d'élus étaient acceptés, juraient sur leur vie de ne jamais révéler ce qui leur était enseigné. Ils y passaient de nombreuses années là-dedans à justement apprendre cet art de l'évolution, l'art des transmutations. Et on les faisait passer par des parfois des terrifiants mystères.

Alors, on verra pourquoi ces mystères étaient terrifiants. Nous avons deux parties de la conscience en nous-mêmes, ce qu'on appelle justement l'ego. Et l'ego, pour lui, vivre, c'est perdurer d'une manière fixe, immuable, inchangeable. Pour lui, vivre, c'est rester fixe. Or, c'est faux. La vie, justement, est quelque chose de cool, qui est en perpétuelle évolution, des changements. Donc, quand on veut accéder réellement à des évolutions profondes, il y a de suite l'ego qui s'oppose, parce que pour lui, c'est la mort. Et c'est pourquoi on devait passer à travers des initiations terrifiantes. Et c'est la clé de la dissolution. En alchimie, la première clé, c'est la mort, la mort de l'illusion, de ce que l'on croit être, pour accéder à quelque chose de nouveau, de plus parfait. Voilà le but des terrifiants mystères que passaient parfois les initiés.

Et quand ils avaient passé de très nombreuses années, qu'ils avaient réussi, triomphé des épreuves qu'on leur avait données, des initiations, alors ils pouvaient devenir maîtres et enseigner à leur tour. Mais avec le fait qu'ils avaient juré, quand ils étaient rentrés, sur leur vie, de ne jamais révéler ce qui leur avait été enseigné. Pour tout comprendre le fondement de l'alchimie, de ces enseignements qui sont sortis des écoles de mystères, ont été transportés par une école qu'on appelle l'hermétisme, une allusion à Hermès. Et le fondement de l'hermétisme, c'est que l'homme est un microcosme, c'est à l'image du macrocosme, de l'univers. On comprend déjà pourquoi l'art des transmutations pour accéder à l'évolution comme le fait l'univers.

Première chose, la deuxième chose, c'est que pour l'alchimiste, il y a d'abord ce petit laboratoire dans lequel il va œuvrer, mais il y a aussi une possibilité d'agir sur l'extérieur. Ce n'est pas une voie purement mystique d'isolation, d'isolement, de méditation et de le camp de la terre. L'alchimie est quelque chose d'extrêmement incarné. Là, quelque chose qui fait que justement le but de l'alchimie, c'est d'arriver à réharmoniser et à rétablir le dialogue entre ce microcosme et le macrocosme.

Alors, c'est le mythe de la chute de l'homme, mais c'est un mythe, c'est pour montrer le principe d'incarnation de la conscience de l'âme humaine. Et on dit que finalement, pendant ce processus premier d'incarnation, ou ce qu'ils étaient avant, peut-être un pur esprit lumière, selon la tradition hermétique, l'être humain s'est individualisé. Et ça s'est fait en s'isolant. D'abord, il s'est coupé du macrocosme, de l'univers infini, extrêmement grand. Il s'est coupé des étoiles, il s'est coupé des éléments, il s'est coupé des quatre éléments. Il s'est coupé du règne minéral. C'est ce que vous voulez, les minéraux, c'est stupide, c'est mort. Des végétaux, parce que bon, les végétaux, ça se mange, ça se fait pousser, ça décore, mais c'est tout, c'est stupide. Et puis des animaux, parce que les animaux, c'est bon à braire et à bouffer, bête à bouffer du foin. Après, plus loin, on se coupe. Et on a commencé à se couper des humains, parce qu'on ne parle pas la même langue, la même couleur de peau, on est petit, on est gros, on est vieux, on est une femme, les hommes, jusqu'à arriver après, ben, on n'est pas de la même partie politique, on n'a pas la même religion, et jusqu'à arriver à moi seul contre le monde entier. C'est l'ego. C'est la racine de l'ego, c'est le principe d'individuation. Et normal, puisqu'il a fallu un moment qu'on se coagule, diraient les alchimistes, que notre âme se condense, s'individualise.

Et l'intérêt donc de l'alchimie, c'est justement d'arriver à rétablir ce lien et de mettre au diapason ce microcosme, macrocosme. Car toute la coupure qu'on a fait en s'isolant, s'individualisant, a fait qu'on s'est coupée du monde. La cosmogonie hermétique part de deux principes. À l'origine, il y avait une pure lumière extrêmement subtile, pas la lumière physique telle que nous la connaissons, beaucoup plus subtile, et qui était sans limite, c'est-à-dire infinie au niveau de l'espace, mais éternelle au niveau du temps, puisqu'elle était là avant la création, avant l'espace-temps. Et puis, sous l'action d'un mystérieux agent que les alchimistes vont appeler le feu secret des sages, l'esprit central en toute chose, cette lumière s'est condensée pour donner naissance à la matière dure, de matière grave telle que nous la connaissons. Et dans ce processus de coagulation de notre âme, eh bien, nous avons nous aussi notre lumière intérieure qui s'est condensée pour donner naissance à ce microcosme matériel, dense, jusqu'au règne minéral, c'est-à-dire les systèmes qui nous composent. L'histoire de l'univers se répète en nous-mêmes. Et donc, notre lumière, et donc à l'image de la lumière de l'univers éternel, mortelle.

La seule chose, c'est qu'en effet, dans notre conscience, nous avons perdu la mémoire. Car au site, pendant le processus d'incarnation, d'individuation, on a perdu toute la mémoire. Notre lumière s'est un peu éteinte. D'ailleurs, les alchimistes disent que cette lumière s'obscurcit pour entrer autant le tombeau de la matière. Alors, au départ, la matière est un tombeau, mais pour les alchimistes, elle est appelée à devenir la matrice dans laquelle l'alchimiste va pouvoir se parfaire et renaître. Et le but est de retrouver donc cette mémoire, cette conscience immortelle.

Très étonnamment, je pense qu'inconsciemment, c'était une des raisons de ma quête de l'alchimie, c'est de retrouver qui je suis réellement, pas qui je crois être, ou qui les autres s'imaginent que je suis. Parce que la problématique de l'ego est là. C'est-à-dire, l'ego, il ne faut pas le diaboliser, c'est un outil, mais c'est un support. Mais le problème, c'est que on s'associe, on se mélange, on s'illusionne en s'imaginant que on est cette image. Or, ce n'est qu'une image. Et cette image est le fruit de beaucoup de choses : le fruit d'une culture, le fruit d'une hérédité, le fruit d'une éducation, le fruit des projections, des regards des autres, et puis moi, de la manière dont je réagis, de ce que je veux montrer de moi par rapport à des conflits, par rapport à des projections, les désirs que j'ai. Je vais projeter une image, je vais fabriquer une idole qui est cet ego. C'est cela que les alchimistes veulent changer. Parce qu'ils partent du principe que cette image, certes, est confortable et est utile, c'est une béquille, mais ça peut devenir très vite une prison.

Tout l'art alchimique commence d'ailleurs, l'art des transmutations, commence dans la connaissance de ce qu'on appelle la dissolution. En fait, si on se fie à Fulcanelli, alors c'est le seul moderne que j'avais étudié, parce qu'il écrit comme un classique, et c'est un classique qui est du début du 20e. Il dit dans l'alchimie, quelles que soient les opérations que vous allez rencontrer dans le Grand Œuvre, qui est la quête de l'alchimiste, et croyez-moi, il y en a des opérations : sublimation, coagulation, précipitation, évaporation, bref, toutes ces opérations-là, nous dit Fulcanelli, ne sont que le résultat d'une préalable : la dissolution. Pour pouvoir changer, évoluer, revoir, transmuter, il faut d'abord savoir dissoudre. Puisque moi, j'ai cette image de moi fixe qui m'emprisonne, qui m'empêche d'accéder à quelque chose de plus vaste, plus infini, plus grand que moi, qui m'empêche d'évoluer aussi, d'aller vers de nouveaux champs de possibles. Frise le même accès que j'attendais personne. Moi, qui à 60, 70 ans, toujours le même, avec les mêmes défauts. C'est toujours pareil. J'ai beau faire ce qu'il faut, c'est toujours pareil. Pourquoi ? Parce que justement, cet ego est tellement obsédé par la survie, et pour lui, survivre, c'est d'être immuable, inchangeable.

Comment accéder à toutes ces évolutions, à ces champs du possible ? C'est infini, le champ du possible. Si on regarde bien, comment y arriver ? Eh bien, ce n'est pas l'art de la dissolution. Il faut mourir à l'image de ce que l'on croit être. Maintenant, et c'est ça qu'on les assimile, 10, mourir pour renaître. Il ne s'agit pas de remettre en question le corps physique. Au contraire, c'est selon les alchimistes, un don incroyable que la nature nous a donné, c'est notre microcosme. Mais c'est dans ce microcosme, donc dans ce corps physique, dans lequel est emprisonnée notre conscience, qu'il faut bien se le dire. On a beau se projeter dans des trucs incroyables, on est prisonnier dans notre corps physique. Et c'est dans ce laboratoire que doit se parfaire l'âme, ou la conscience, l'âme selon les alchimistes chrétiens du Moyen Âge. Et et doit évoluer, accéder à l'évolution. Et c'est là qu'on doit mourir pour renaître, mourir à cette espèce de conscience de ce que l'on croit être.

C'est grave, parce que moi, je travaille en thérapie, je suis énergéticienne, guérisseuse, et je me suis aperçue, j'ai des personnes qui viennent pour qu'on leur résolve certains problèmes, et je m'aperçois que quand je commence à travailler, que ça commence à partir en énergétique, il y a un phénomène de défense immédiatement. Et la personne, en fait, ils veulent juste qu'on leur rende plus confortable leur maladie, surtout pas envie qu'on l'enlève. Pourquoi ? Et c'est logique. Si vous regardez bien, moi, je suis Pascal Boucher, là, comme je vous parle. Mais moi, ma vision que j'ai de Pascal Boucher, c'est ce que je suis dans global, c'est-à-dire avec mes qualités et mes défauts et mes maladies. Si j'enlève une maladie, je me plains. Si on l'enlève, on touche à mon intégrité. Et donc, j'aurai des réflexes de défense, inconsciemment bien sûr, pas consciemment, ou inconsciemment. Et c'est ce qui fait que des fois, on s'accroche à nos propres maladies. Et c'est comme ça qu'on ne peut pas accéder à l'art des transmutations, on ne peut pas aller mieux, parce que justement, il y a ce réflexe de survie.

Et c'est pourquoi l'action alchimique commence par la terrible mort. Mais c'est une mort pour l'ego, le mental. Ce n'est pas une mort. Au contraire, les alchimistes nous disent que quand ils dissolvent le métal, ils disent qu'ils l'ouvrent pour le rendre vivant. Donc, en fait, c'est une ouverture, une ouverture à la vie, à cette onde qui coule.

Qu'est-ce que c'est l'alchimie réellement ? Quel est le travail de l'alchimie ? En fait, c'est une quête, et cette quête, on l'appelle le Grand Œuvre alchimique. Alors, quel est ce parcours ? D'abord, se découvrir soi-même, c'est la première chose, vraiment se réaliser, savoir qui l'on est, et se réaliser pleinement, s'épanouir, et accéder enfin à l'art des transmutations. La réalisation de soi-même est représentée par la Pierre Philosophale, qui est la pile, le mariage de l'esprit et de la matière. D'ailleurs, ni plus ni moins. Il faut savoir que beaucoup d'objets miraculeux, mystiques, sont souvent des allégories de ce que les alchimistes appellent la Pierre Philosophale. Par exemple, la Coupe du Graal est une allégorie de la Pierre Philosophale, la Coupe d'Ambrosie.

La Pierre Philosophale a donc fait couler beaucoup d'encre, parce qu'elle peut être en même temps l'élixir de la vie immortelle, elle peut être la médecine universelle, et elle peut être aussi ce qu'on appelle la poudre de transmutation, la poudre de projection métallique. Donc, elle a la capacité de transformer les métaux vils en métaux nobles. Moins ça vous parle, la tradition théologique alchimique. Mais là aussi, la capacité d'agir sur l'être humain, de le parfaire, puisqu'elle est capable de le rendre en bonne santé, et même de le rendre immortel. Alors, finalement, l'immortalité, moi, je pense que c'est une immortalité de l'âme, plus que d'autre chose.

Ce parcours est bien codifié. Il commence déjà avec la prima materia, c'est-à-dire avant de vouloir obtenir ce qu'on appelle le meilleur, qui est la Pierre Philosophale, les alchimistes nous disent qu'ils vont d'abord essayer de travailler avec la prima materia, qui est la première matière. Autant la Pierre Philosophale, on peut l'appeler l'or, les alchimistes chrétiens l'appelaient la Pierre Christique. Bon, après, il y a des alchimistes dans toutes les religions, donc et chacun à son nom. D'autres vous disent, c'est le don de Dieu, c'est une pierre divine, pure lumière incarnée. Les alchimistes me disent que pour avoir cette pierre-là, on va commencer avec l'autre pierre, carrément à l'inverse, et donc on va partir avec la prima materia, que les alchimistes représentent par un horrible dragon. Certains l'appellent Saturne. Alors, on peut faire un petit jeu de mots, Saturne, c'est l'urne de Satan, donc certains parlent de Satan, l'adversaire. Et d'autres parlent de Seth, chez les Égyptiens, toujours le principe adverse. D'ailleurs, il est intéressant de noter à ce propos, chez les Égyptiens, Seth était toujours représenté sur un âne rouge. Or, justement, ce vieux Saturne, les alchimistes appellent le vieil Adam, l'homme rouge, c'est une allusion à l'ego, à l'ego, mais aussi à l'homme animal, l'homme héréditaire qu'on a depuis les générations avec toutes les mémoires. Et quelle que soit la couleur de notre peau, nous sommes tous faits de terre rouge, c'est notre chair. Et c'est là-dedans que se trouve la racine de l'ego, où se trouve dans notre conscience, et avec l'instinct de survie, l'instinct de reproduction. Et c'est là que se trouve tout ce qu'il nous faut dans le Grand Œuvre pour obtenir la Pierre Philosophale.

C'est là qu'il faut quand même revenir sur le fait qu'il y a une confusion en alchimie. Les alchimistes ne cherchent pas l'or. Les alchimistes cherchent la Pierre Philosophale. Et la Pierre Philosophale a cette capacité de pouvoir transmuter le plomb en meilleur, les ténèbres en lumière. Mais on en revient à la matière de base, la prima materia, un horrible dragon. Cet horrible dragon, on l'appelle le gardien du seuil. C'est lui qui synthétise, selon Fulcanelli, tout ce qui peut repousser et faire peur. Et vous savez ce que c'est, cet horrible dragon ? C'est soi-même. Voilà pourquoi on se projette toujours à l'extérieur. On passe son temps à se fuir. Et pourquoi ce lieu devient lieu ténébreux ? D'ailleurs, on ne se voit pas à l'intérieur, c'est là que se trouvent les ténèbres, et c'est là se trouve la terre noire, dans lequel l'alchimiste doit vivre. Et on projette à l'extérieur, c'est trop facile. On a trop peur. Donc, on va toujours être en guerre à l'extérieur, parce qu'en fait, on a très peur de ce dragon à l'intérieur.

Alors maintenant, il y a une autre théorie dans l'alchimie, c'est ce qu'on appelle une toute une partie de la Pierre Philosophale a pris comme nom le miroir d'or. Alors les alchimistes considérant que finalement, nous sommes un microcosme, c'est à l'image du macrocosme, on peut aussi considérer que le macrocosme est un reflet de ce que nous sommes à l'intérieur. Et que nous sommes continuellement, souvent, en train de faire extérieurement ce qu'il faudrait faire à l'intérieur. Parce que finalement, tout ce qui nous entoure autour de nous n'est peut-être qu'un reflet de ce que nous sommes à l'intérieur. Parce qu'à l'intérieur, c'est la nuit, on ne le voit pas, c'est le mystère. Et c'est peut-être ça, d'ailleurs, il y a tout un traité d'alchimie qui nous dit que finalement, l'alchimiste qui cherche à élaborer sa Pierre Philosophale, on le compare à un artiste qui polit son miroir. Parce qu'à l'époque, on les polissait, les métaux polis, pour un jour voir Dieu qui se regarde.

Eh bien, pour les alchimistes, c'est sur tous les plans comme ça, c'est-à-dire que tout ce que vous voyez à l'extérieur n'existe pas. Ce qu'il existe déjà à l'intérieur, et n'est qu'un reflet. Ce qui est à l'intérieur. Il y a deux voies alchimiques. Une voie où on travaille sur l'extérieur, sur une relation avec l'extérieur. Une voie où on travaille en interne, une petite voie qu'on appelle la voie brève. Mais le mariage des deux donne l'alchimie. Qu'est-ce qu'il faut comprendre par là ? C'est que finalement, dans notre vie, tout ce qui nous arrive autour n'est que le reflet de ce qui se passe dans notre conscience ou dans notre inconscient, subconscient, dans les hautes sphères. Certains disent que finalement, tout ce que l'on peut voir actuellement dans des guerres, les pollutions, tout ce qui se passe actuellement, n'est qu'un faible reflet de la pollution psychique de la conscience collective. Donc, on peut toujours lutter contre telle personne, tel méchant dehors, tel méchant à l'extérieur, si à l'intérieur, c'est toujours aussi merdique, excusez-moi, mais comme ça, ça le sera à l'extérieur. Parce que nous sommes dans le miroir d'or.

Et là, c'est vrai, et c'est là que se basent tous les hermétistes, qui se basent sur un écrit d'Hermès Trismégiste, qui est un homme mystérieux, qui n'a jamais su qui il était, qui est le père de l'alchimie occidentale, et qui nous dit : "Tout ce qui est en bas est comme ce qui est en haut, tout ce qui est en haut est comme ce qui est en bas." Or, pour les alchimistes, le haut, le bas n'existent pas dans la nature, dans l'univers. Tout ce qu'ils appellent le bas, c'est ce qui est dans ce matériel physique. Tout ce qu'ils appellent le haut, c'est ce qui est subtil, spirituel. Maintenant, on comprend encore quand Hermès Trismégiste dit : "Tout ce qui est en bas est comme ce qui est en haut." Il commence par là. Il nous dit que tout ce qui est physique, tangible, autour de nous, est comme ce qui est subtil, spirituel et intérieur. Tout ce qui est extérieur, comme ce qui est à l'intérieur. Tout ce qui est matériel est comme spirituel. À partir de là, l'alchimiste ne se plaint plus de ce monde qui l'entoure, même si c'est un monde de folie. Il commence à transmuter à l'intérieur.

Et c'est vrai, moi, je le rejoins. Les faits, je l'ai vécu. J'ai transformé ma vie, et je la transforme toujours. Elle est toujours en transformation, parce que je m'aperçois, avant, je me plaignais, je me sentais écrasée par les situations extérieures. Et jamais je ne fais maintenant des choses que jamais, jamais il y a 20 ans, j'aurais imaginé pouvoir faire. Et ça, c'est grâce à l'alchimie. Vous commencez à changer des choses intérieurement, changer votre point de vue, changer des choses comme ça, et d'un seul coup, les choses extérieures changent. Vos relations changent. C'est très bizarre. On a la trame de ce monde, et pourtant, ce n'est plus le même monde. Et le champ des possibles change. Qu'il y a des moments, il n'y avait pas du tout de possibilités, et d'un seul coup, ça change. Et ça peut encore changer, et ça peut encore et encore. Et c'est ça l'art des transmutations, parce que non seulement on se change soi-même, mais ce n'est pas une quête uniquement intérieure de l'ermite dans sa grotte. C'est vraiment, vous changez votre monde extérieur, tout au moins votre vie, votre dans cette incarnation, dans cette vie, vous pouvez changer les choses.

Alors, certains vous diront, pour changer votre destin, ce qui croient au karma, à la réincarnation, etc., ou à l'astrologie, par exemple, vous pouvez changer même ça. Et donc, le but, c'est ça aussi, c'est comment arriver quand vous êtes toujours dans des situations où vous n'êtes pas reconnu, les autres vous rejettent, tout et tout le temps, comme ci, comme ça, il y a des machins. Pourquoi ? Pourquoi ça se passe toujours comme ça ? Et donc, là, vous pouvez commencer, comme commencer à rentrer dans votre laboratoire.

Alors, comment on va commencer à travailler comme un vrai alchimiste ? On va descendre à la mine, on va voir même dans le côté ténébreux de soi, qu'est-ce qu'il y a qui ne va pas, et on va repérer les poisons. Et l'alchimiste se lamentait, par exemple, j'ai tel défaut, et mutation, j'étais l'incapacité, je suis mauvais, et cetera. Et ben non, chaque produit, bon, par exemple, si vous avez du vitriol, des choses, c'est sûr que si vous buvez, c'est toxique. Maintenant, vous pouvez vous en servir pour dissoudre les métaux. Et donc, on va se servir, l'alchimiste, plutôt que de se lamenter de ça, il va utiliser tous ces poisons, ces venins, pour les utiliser à des fonctions bien précises et pour changer sa vie, pour l'améliorer.

L'ouverture à tous les champs du possible. Tout est possible dans cette vie, en fait, puisque nous sommes un microcosme, fait à l'image du macrocosme, on a l'infini en nous-mêmes. Alors, vous pouvez dire, oui, mais moi, autant l'univers est infiniment grand, vaste et lumineux, autant moi, je suis petit, maigre, qui est un maître, je vis pas longtemps, libéré. Eh oui, parce que dans un miroir, tout est inversé. Et peut-être que l'infiniment grand, vaste et infini de l'univers se reflète en nous-mêmes dans l'infiniment petit, à travers les atomes, par exemple, les astres, les étoiles, et cetera. Et pourquoi l'alchimiste ne rechigne pas à descendre en soi et affronter ces limitations, ces petitesses ? C'est là qu'il va élargir le champ des possibles.

On a des préjugés, on dit, moi, j'ai des principes, et comme si c'est comme ça, je sais que des béquilles. Alors, ça a aidé pendant un temps, mais après, ça bloque. Comment arriver à se régénérer, se renouveler, avancer sur l'art des transmutations ? Quand je vous dis, par exemple, qu'on va penser sans miroir, savoir une vision juste du monde. Pour le moment, on a une vision erronée. Les alchimistes disent qu'on est né sur la terre des morts. Ils appellent la terre des ombres, la terre rouge adamique, ou la terre d'Adam. Pourquoi ? De ce qu'on voit, apparemment mort. Je vois un caillou, il est mort. Je vois une chaise, elle est morte. On meurt même quand on voit de l'herbe, on se rend pas compte que c'est vivant. On voit pas cette vie, on la voit pas couler, on voit pas l'esprit des choses. On n'entend pas la langue des oiseaux, on voit pas leur langage, parce que ce qui est vivant et parlant pour les alchimistes. Et donc, arriver à retrouver la langue des oiseaux, ou revoir son miroir d'or, c'est avoir la vision juste.

Et pour cela, on est obligé d'ouvrir, ce qu'ils appellent les alchimistes, ouvrir l'œil du cœur. Alors, c'est encore plus intéressant pour ça. Les alchimistes me disent qu'il y a deux lumières. Une extérieure qui n'éclaire que la surface des choses, la coque, la gangue, les apparences. Cette lumière, on l'aborde avec nos deux yeux, en l'absorbant, on la comprend, on la décortique au niveau mental. L'autre lumière, elle est extrêmement subtile, elle est tellement subtile qu'elle est elle et elle pénètre toute chose, même les plus opaques. Cette lumière est tellement subtile et fine qu'elle pénètre tous les corps les plus denses qui soient. Du coup, elle se trouve à l'intérieur des choses. Et cette lumière, on l'aborde non pas en recevant la lumière, mais en rayonnant, en l'éclairant. C'est pourquoi il y a tout un traité d'alchimie, on va éclairer la lampe intérieure, on va ouvrir l'œil du cœur. Et en fait, c'est un soleil rayonnant. Quand vous arrivez à ouvrir l'œil du cœur, c'est-à-dire qu'on vous fait sortir votre propre lumière, vous éclairez par résonance la lumière intérieure des autres, et vous voyez la vie, et tout devient vivant, et tout devient parlant. Donc, c'est vraiment l'être humain que l'on va changer, on voit le rugby qu'on va transformer, pour celui qui veut, celui qui veut passer du plomb.

Alors, certains disaient qu'ils passaient de la mort à la vie. On a été fabriqué par cette lumière, donc elle peut nous réparer. Il y a juste à extraire la lumière des ténèbres, c'est juste la libérer de cette gangue, à ouvrir un peu, parce que les soucis, les conflits de notre existence, les choses ont fait qu'il y a eu des nœuds qui se sont faits sur le plan énergétique, et du coup, cette lumière est enténébrée, comme enfermée dans un sarcophage. Mais comme originellement, elle était immortelle, elle ne peut pas être morte. Déjà, qu'en tant qu'alchimistes, ils disent qu'ils vont transmuter le plomb en or, il faut comprendre que dans la symbolique hermétique, chaque métal a une correspondance avec une planète. Et ce qu'ils ignorent la plupart des gens, c'est que les alchimistes étaient tous astrologues. Donc, quand ils déjà, ils vous disent qu'ils transforment le plomb en or, ça veut dire qu'ils transforment Saturne en Soleil. Il faut comprendre qu'à l'époque, pour les astrologues, Saturne était la planète la plus éloignée du système solaire connu, et donc, pour cela, elle représentait les ténèbres. Et évidemment, le Soleil, reprend une source de la lumière. Donc, déjà, quand on passe du plomb à l'or, on passe des ténèbres.

Il n'empêche qu'il y a une volonté parmi les hermétistes et les alchimistes de certains de vouloir signer leur travail jusque dans la matière. Il y a eu quelques grands alchimistes, mais très peu, très peu. Ce n'est pas la majorité des alchimistes, contrairement à ce qu'on croit. La majorité des alchimistes n'étaient pas des hommes qui travaillaient sur le plan métallique obligatoirement, mais quelques-uns ont, paraît-il, réussi à obtenir cette transmutation grâce à la Pierre Philosophale, qui aurait orienté dans le règne métallique. Mais d'abord, si on les écoute, ils ont déjà réalisé intérieurement leurs œuvres. Et une fois qu'ils ont réussi cette illumination, c'est-à-dire ce retour, ce passage du plomb à l'or, des ténèbres à la lumière, ils ont décidé de pouvoir signer extérieurement, jusque dans la matière la plus grave, qui veut savoir, le règne minéral, métallique.

L'art des transmutations. Quand l'alchimiste dit qu'il va transmuter le métal, il ne peut le faire, au départ, qu'en le dissolvant, c'est-à-dire en l'ouvrant. Et les dissolutions qu'on dit d'un métal, on dit qu'on le dissout radicalement, c'est-à-dire qu'on le dissout en racine. C'est intéressant parce que pour les alchimistes, la racine de toutes choses est spirituelle. Ils l'appellent le feu secret des sages. Alors, ça vaut bien comprendre la théorie de l'alchimie, puisque tout est le résultat d'une pure lumière qui s'est condensée. Toute chose est vivante à l'intérieur. Et là, et c'est là, j'aime beaucoup dans l'alchimie, c'est que dans l'alchimie, tout est vivant, y compris les métaux. Il y a un esprit métallique, ou une vie métallique. Et cela, le chimiste qui veut pouvoir transmuter un métal doit d'abord arriver à le dissoudre, c'est-à-dire à éveiller le feu secret des sages qui est logé à l'intérieur du métal, c'est-à-dire la racine du métal, qui est un pur esprit. Et l'éveil de ce feu secret des sages, on l'appelle le feu intérieur, le feu interne, le feu central.

Et là, je pose la question : quand vous êtes au laboratoire chimique, on va dire, vous voulez transmuter des métaux, si vous voulez allumer votre fourneau, comment vous allez faire ? Vous allez prendre une allumette, un briquet, une torche ? Il vous faut un allume-feu, quelque chose, il vous faut un feu extérieur pour allumer un feu extérieur. Alors, je pose la question : comment vous allez allumer le feu intérieur des métaux ? À quel briquet, avec quelle torche, si vous n'avez pas allumé votre feu intérieur ? Et donc, on peut se demander si tout une grande partie du Grand Œuvre alchimique ne consisterait pas d'abord à éveiller ce feu secret des sages. Le plus grand secret, c'est le secret, le secret, le secret de l'éveil et la conduite du feu secret des sages. Donc, les alchimistes partent du principe de toute façon, si vous n'avez pas éveillé votre feu secret des sages intérieurement, vous pourrez opérer toutes les dissolutions externes chimiques, mais elles ne seront jamais chimiques, parce que la vraie dissolution alchimique, c'est l'éveil du feu secret des sages des métaux. Et si c'est un feu intérieur, si vous n'êtes pas un feu intérieur pour l'allumer, comme avec un briquet dans votre cheminée, vous ne pourrez pas le faire.

Donc, on comprend que toute une partie du Grand Œuvre, et malgré toutes les descriptions métalliques et sublimation, précipitation, ne consisterait pas déjà en soi-même à apprendre comment éveiller ce secret des sages. Les alchimistes décrivent comme un soleil terrestre qui est enfermé dans les ténèbres du corps. Alors, c'est important de parler de cela, parce que tout l'enseignement alchimique se fait par images, ce n'est pas des traités mathématiques, ce n'est pas des équations. Et en même temps, ces images sont extrêmement précises et parlantes. Donc, cette ouverture, c'est justement arriver à éveiller cette conscience qui est fermée. C'est-à-dire que pour le moment, toute cette lumière ne brille que dans l'inconscient et dans le plan biologique. C'est cette lumière qui nous fait respirer la nuit, c'est elle qui fait battre notre cœur, c'est elle qui assimile les aliments, c'est elle qui rejette les toxines, qui régénère les cellules, c'est elle qui fait pousser nos cheveux, c'est elle qui nous fait vivre, quoi. On n'a pas accès. C'est ça l'ouverture, c'est justement arriver à le faire venir dans la conscience.

Et certes, certains alchimistes, ils sont arrivés, c'est ça qui s'appelle l'illumination. On imagine souvent l'illumination comme quelque chose qui vient de loin, comme ça, et qui nous tombe dessus. Alors qu'en fait, ce serait plutôt l'inverse, ça finirait par tomber, par de l'intérieur vers l'extérieur. Ça, c'est extraordinaire. Et ce travail-là, et c'est ça que j'en parle par le terme d'ouverture.

Alors, il y a dans le Grand Œuvre alchimique de multiples opérations, dont la purification fait partie. Il va y avoir des passages de séparation, de division. On va séparer les ténèbres de la lumière, va séparer le vrai du faux, on va apprendre à voir clair. On va apprendre à sublimer. Toutes les phases de sublimation. Alors, sublimer en alchimie, ce n'est pas comme en chimie. En chimie, c'est passer de l'état solide à l'état gazeux sans passer par l'étape liquide. En alchimie, sublimer, on dit, c'est faire voler les oiseaux. Encore des poétiques. Mais en fait, c'est spiritualiser, rendre plus subtil. On peut diriger des énergies très physiques, on peut les diriger vers des hauts idéaux. Ce qu'on appelle la sublimation.

Alors, c'est tout un travail. Et il y a les deux principales opérations qu'on va avoir dans le Grand Œuvre, s'appellent Solve et Coagula. Dissous le fixe, c'est-à-dire tout ce qui est nous et tout ce qui est fixe, tout ce qui est bloqué, tout ce qui est ténébreux, je vais le dissoudre, qui va l'ouvrir. Et coagule, c'est-à-dire tout ce qui est les merveilleuses aspirations et vos idéaux, toutes les belles choses, les qualités que l'on a, et on va les incarner ici-bas. Parce que la problématique justement qu'on a dans le mysticisme classique, c'est que ben, on va quitter cette vallée de larmes, on va prier, "mon Dieu, fous le camp", et puis voilà, terminé. Alors que l'alchimie, ce n'est pas ça. Le but de l'alchimie, c'est d'incarner l'esprit, de descendre justement pour que l'esprit vienne animer la matière.

Donc, par exemple, ils vous disent, les mystiques vont avoir des révélations, ils vont se retrouver bien, ils aiment le monde entier, tout va bien, tout est merveilleux. Et puis, le lendemain, voilà, votre conjoint vous plat, que vous avez un redressement fiscal, fabre, prévu, patatras. Ça dit, lumière. L'alchimie, son église, c'est normal. Parce que le problème de cette lumière, c'est qu'elle est extrêmement subtile et donc volatile. Et donc, tout le deuxième travail, et le plus important de l'alchimie, a consisté à coaguler, c'est-à-dire incarner cet état d'une manière stable et permanente ici-bas. Et là, c'est la deuxième partie d'ailleurs, pourquoi on appelle la Pierre Philosophale, philosophale, amie de l'esprit. Donc, la pierre esprit, c'est le mariage de ce qu'on appelle les forces de précipitations, qui sont la qualité de la matière. La preuve, regardez, collé au sol, je ne peux pas, je voudrais bien m'envoler, je ne peux pas. Il n'y a pas d'effort à fournir pour tomber. C'est des énergies de la nature qui sont propres à la loi de l'attraction. Et les énergies extrêmement volatiles du spirituel. Arriver à marier ces deux-là, c'est

Ce qu'on appelle solvay coagule à qu'on appelle soleil et lune est donc un des autres buts de la pierre philosophale. C'est cette réconciliation entre ces deux forces. Les forces stonienne souterraines sont des fortes précipitations avec les forces d'élévation spirituelle à marier. Et on appelle ça le mariage chimique, le mariage du roi de l'arène du soleil et de la lune. Est donc toute une quête aussi de la pierre philosophale. Ailier, ou c'est une quête d'androgynie.

Alors quand je parle d'androgynie, je ne parle pas d'avoir deux sexes, c'est vraiment d'avoir ces deux capacités, le dissoudre, de sublimer. Les gens s'aperçoivent dans l'univers, les forces coloniales, que les religieux, pas les forces du mal, qui sont que des forces couteau nien, les forces de mort, désagrégation, de pourriture, dissolution, toutes ces forces-là dans l'univers, dans la nature, marchent la main dans la main avec les forces d'élévation, de construction, des forces de vie. Et c'est grâce à ces forces ténébreuses que l'univers tout entier peut se renouveler, se régénérer et en perpétuelle évolution. Ce n'est pas le cas encore dans l'être humain, pour qu'ils s'efforcent, ils déchirent, ils sont en perpétuelle lutte. L'être humain doit arriver un jour à réaliser à l'intérieur de lui cette harmonie cosmique, être à la même image. Et doit prendre en main ces forces-là et à les réconcilier toutes les deux pour les mettre au travail d'une seule et unique cause.

C'est ça qu'on appelle la pierre philosophale. C'est ainsi que les forces de désagrégation vous vous permettre, vous pouvez utiliser cette force de mort en vous-même pour vous régénérer, pour tuer l'ancien, pour tuer les maladies, pour tuer les conflits. Et le but de l'alchimiste va être d'extraire la lumière des ténèbres, c'est-à-dire faire monter cette lumière qui a forgé notre corps, arriver à accéder à cette connaissance, c'est-à-dire à faire monter jusqu'à notre mental. Parce que si on a accès à cette lumière, comme on est un microcosme à l'image de macrocosme, notre lumière fait la lumière du monde. Et donc on a la connaissance et la sagesse du monde entier.

Alors je sais que ça paraît un peu incroyable, extraordinaire, mais cette histoire d'infiniment petit, d'infiniment grand, dans lequel nous nous retrouvons dans notre microcosme, est très parlante. Parce que finalement, quand les alchimistes vous disent qu'ils vont dissoudre un métal, le but c'est de dissoudre les ténèbres pour que cette lumière puisse se manifester dans toute sa splendeur. A tous les contes hermétiques, qui sont des contes hermétiques et même alchimiques, comme les contes de Perrault, de Grimm, par exemple, parlent de ça. Vous avez Peau d'Âne, c'est elle, c'est pure lumière, et la fille du roi de l'univers qui s'est incarnée et qui s'est vêtue d'une peau d'âne. Donc on s'y lie, on la rejette, c'est à elle qu'on va retrouver aussi sous la forme de Cendrillon, c'est elle qu'on a retrouvé sous sa forme de Blanche-Neige. Blanche-Neige, c'est encore mieux, parce que tout le monde sait que la lumière blanche est constituée d'un spectre lumineux de sept couleurs. Et donc on retrouve les sept nains. Et les sept nains, les alchimistes vont les représenter par les sept métaux principaux des alchimistes, qui pour eux sont la condensation des lumières des astres, a été condensée lumière des astres dans les entrailles de la terre. Donc c'est une allégorie toujours extérieure de cette lumière qui est en nous-mêmes, de cette facette. Et sont liées aux sept métaux qu'on va extraire des ténèbres. Pourquoi ? Pour l'extraire de l'inconscient biologique. Parce qu'en fait, les alchimistes partent du principe que tout le monde a cette sagesse incroyable, tout le monde, ne serait-ce qu'à travers sa vie. Seulement notre conscience, notre mental n'a pas accès. Notre conscience a perdu, a oublié d'où elle venait.

Il y a un traité d'Espagne et d'alchimie, il dit que même par rapport aux sept jours de la création biblique, un Dieu créa l'homme, il dit que l'homme en est au quatrième jour et que donc il est vraiment pas fini. Non, refoulement, pas d'ailleurs. Ce qui est intéressant, parce que les alchimistes partent des principes que les textes sacrés des grandes religions, même indiennes, ont un fondement alchimique et ont été écrits souvent par des hermétistes. Et la Bible n'y échappe pas, à commencer par la Genèse. Alors c'est intéressant, parce que les alchimistes, d'isère, métis, ils se réclament d'Hermès, qui est le messager des dieux. Et la Genèse est écrite par Moïse. Moïse est le messager. Et intéressant, et il est écrit dans la Genèse, au commencement de la création, qui est donc un écrit allégorique, on a bien compris, hermétique. Donc Dieu dit, créons l'homme à notre image et à notre ressemblance. Et ensuite, ses écrits, et Dieu créa l'homme à son image, pas à sa ressemblance. Donc on n'était pas fini. Donc l'homme est à la ressemblance de Dieu en devenir. Et c'est le but de l'alchimie, être soi-même dans son royaume, maître de ses forces stoniennes et ses forces lumineuses, arriver à les gérer, à les mettre toutes les deux au travail. Cette unité.

Oui, alors évidemment, il y a eu quelques alchimistes, dans Nicolas Flamel. Nicolas Flamel, en effet, a quelque chose de particulier dans l'histoire. D'abord, une grande catégorie d'alchimistes sont souvent, on n'a jamais su qu'ils étaient, parce qu'ils avaient des pseudos, on ne les retrouve pas dans l'histoire. Alors on s'est créé, mon dieu, il a existé, mais il y a beaucoup d'alchimistes, on ne sait pas qui il était. Nicolas Flamel, lui, bon, il a été connu évidemment après sa mort, parce que s'il avait été découvert en tant qu'alchimiste de son vivant, il aurait été brûlé. Parce que le Moyen-Âge, l'église n'allait pas trop sur le problème de l'alchimie. D'ailleurs, avec l'église, c'est pas que l'alchimie était diabolique, c'est que l'alchimie traitait un petit peu tout ce qui touche le domaine de l'âme et de l'évolution. C'était chasse gardée, il ne fallait pas faire concurrence aux souhaits. Des concurrences à l'église, vous étiez hérétique, on veut brûler. Donc les alchimies, c'était donc très discret. Cela dit, Flamel avait son vrai nom. Alors lui, tout ce qu'on sait de lui, je connais pas, je n'ai pas étudié sa vie en détail, mais d'ailleurs, on n'a pas grand chose comme à ses anciens. On sait qu'elle avait une boutique, qu'il avait obtenu en se mariant avec son épouse Pernelle, et qu'il était écrivain public. Mais c'est une toute petite échoppe sur l'île de la Cité, en face de Notre-Dame, d'ailleurs. Et donc cet homme de modestes moyens, soudain, fait parler de lui, surtout après sa vie, parce qu'il était détenteur d'une immense, immense richesse. Il est vrai donc, voilà un des cas, on pense que lui a réussi réellement obtenir de l'or par transmutation. D'ailleurs, c'est étonnamment le seul alchimiste, je pense, qui non seulement n'a pas été condamné par l'église, mais au contraire, est reconnu comme un grand bienfaiteur, parce que tout son argent, il l'a donné à l'église. Bon, il l'a donné pour des œuvres de charité. Lui-même a écrit dans ses traités que celui qui arrivait à obtenir de l'or, de le faire non pas pour son bien personnel, parce que dans ce cas-là, ça se retournerait contre lui, mais de le faire pour aider les nécessiteux. Donc il a donné une norme d'argent, il a fait construire des orphelinats, des hôpitaux, des cimetières, des églises, enfin un truc énorme, un arrêt phénoménal d'argent quand même. C'est quasiment tout le quartier des Halles qui a été offert par Flamel, quoi, financé par Flamel. Donc ce qui tendrait à nous dire que Flamel a effectivement tenu la pierre philosophale, comme il le disait d'ailleurs dans ses livres.

L'histoire de Flamel, que nous raconte Flamel, est assez étonnante. Il part sur, mais en fait, tout est allégorique. Le problème, c'est qu'avec les alchimies, c'est pour ça qu'on n'arrive pas toujours à interpréter, c'est qu'ils parlent par allégorie, par image. Et donc tout ce que nous raconte Flamel n'est qu'une pure mystification. Flamel nous raconte qu'il obtient un livre d'un vieux sage, d'Abraham le Juif, le livre des figures hiéroglyphiques. Alors ce sont certaines figures étonnantes, très mystérieuses, les fois inquiétantes d'ailleurs, qu'il n'arrive pas à traduire. Il sait que c'est un traité d'alchimie. Et donc il dit que pendant de très, très nombreuses années, alors qu'il était écrivain dans toutes les échoppes, ils essaient de résoudre l'énigme de ce livre. A or, écrit le livre, il et il a une couverture faite en cuivre, les feuillets, il y en a 21 feuilles qui sont faites des corses d'arbrisseaux finement déliées. Alors bon, là, on connaît bien la symbolique hermétique, pour savoir ce que c'est. C'est vraiment des codes. Et en fait, il nous décrit ni plus ni moins que la matière première, et nous décrit la pierre philosophale, et nous décrit donc tout cela. Il nous dit qu'il n'arrive pas à interpréter, quel est ce livre, qu'est-ce qui vous dire, qu'est-ce que c'est que ces figures. Ils essaient de l'interpréter par des sculptures qui auraient eu sur Notre-Dame de Paris, qui sont des sculptures dites alchimiques. Ils ne trouvent pas la solution. Jusqu'au jour où il décide de s'en remettre à Dieu, nous dit-il, et il décide de faire un pèlerinage à Saint-Jacques-de-Compostelle. Il prend ça sans bâton, sa houlette, et il s'en va. Il arrive à Montjoie, il voit les toiles, il est heureux. Et il arrive à Saint-Jacques-de-Compostelle. Là, il rencontre un gars qui s'appelle M. Canche, un vieux levite versé dans les arts occultes, et qui lui dit qu'une voix le livret, qui commence à lui interpréter, est unique. C'est un livre très intéressant. Et du coup, comme Flamel devait rentrer chez lui, parce qu'il ne faut pas les sessions des chocs tout seul, le vieillard qu'il y avait encore beaucoup à dire, dû l'écouter. Comme je dois encore étudier, je reviens avec vous. Ils prennent le bateau, ils reviennent en bateau près de la Loire, ils arrivent à Orléans, et là, le vieillard M. Canche meurt de grands vomissements. Et il arrive enfin avec le livre et les explications. Donc Flamel, avec tout ce que M. Canche lui a dit, et là, il se met au travail et il trouve enfin la pierre philosophale.

Alors ça fait couler beaucoup d'encre. Et c'est là que Fulcanelli, un grand alchimiste du début du 20e, nous dit par rapport au texte de Flamel : "Je puis vous attester que Flamel n'a jamais quitté Paris et qu'il n'a jamais été à Saint-Jacques-de-Compostelle et qu'il n'a même jamais quitté son laboratoire, et que tout cela n'est qu'une allégorie." En fait, il est parti en voie sèche, puisqu'il est parti par voie terrestre pour aller à Saint-Jacques-de-Compostelle. Compostelle, c'est le compost étoile, et c'est là où l'alchimie soit trouvée dans son compost, l'étoile, cette lumière qui doit s'éveiller, un peu feu secret. Et que quand il rencontre M. Canche, alors M. Canche lit le soufre blanc, celui qui arrive à développer cette lumière, après doucement, la condenser sous la forme du soufre blanc. Et ensuite, il revient par voie maritime, c'est ce qu'on appelle la voie humide, et qu'on appelle en alchimie la voie longue. C'est une voie qui est une voie externe, qui est une voie douce, humide, mais longue, très longue. M. Canche meurt, c'est la fin de l'œuvre blanc, et on va arriver dans le rouge. Quand il meurt, il meurt à Orléans. Et Fulcanelli dit : "Orléans, ça veut dire l'or est là." Et donc, en fait, toute cette histoire de pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle n'est qu'une allégorie du grand œuvre qui a déjà commencé.

Parce que justement, la problématique est là, c'est que c'est une science vivante. Elle nous vient de cette lumière des alchimistes. Et cette lumière, ils la décrivent comme une lumière vive, vivante. Et contrairement à l'autre lumière coutumière, figée, qui sépare, qui divise, qui analyse, qui s'adresse à notre mental, cette lumière ne s'adresse pas à notre mental. Et c'est là le grand danger, le culte du secret. Quand le mental récupère ces sciences hermétiques, de suite, il le transforme, il le tue, il leur en dogme, il transforme en croyant. C'est là tout à l'heure, on parlait de souffrance, le machin, etc. C'est typique du mental. Il va, il va par exemple dire : "Alors les transmutations, c'est donc savoir mourir pour renaître." Donc on doit mourir, on doit se frapper, votre faire du mal. C'est typiquement ce là. La meilleure manière d'étudier l'alchimie, c'est d'accepter de faire le deuil de la compréhension mentale. Et après, une autre compréhension se met. Et comme cette compréhension qui est liée à la lumière vivante, c'est comme la vie, ça se met à pousser comme une graine. Et la compréhension arrive doucement et petit à petit, j'ai commencé à grandir, à grandir, à grandir et à pousser, à repousser. C'est lié à quelque chose à l'intuition. Et tout le langage, je dirais analogique, qu'utilisent les alchimistes, ils ne font qu'imiter la nature. Ils partent du principe que puisque la nature est un miroir, et bien toute la nature est aussi un grand livre vivant. Et que chaque créature, chaque création, chaque événement, chaque forme, chaque vie, chaque chose concrète qui est devant nous, les cas hiéroglyphes secrets à travers lequel la nature nous parle tout le temps. Qu'on appelle la langue des oiseaux, la kabbale hermétique chez les alchimistes. Donc toute une partie aussi du grand ovale chimique va consister à venir dans la terre des vivants, à voir que tout est un être vivant dans le grand livre vivant de la nature, et arriver à comprendre ce langage. Ce langage est le même que le cerveau utilise pour, à travers les rêves, une partie de notre âme, pour nous donner des informations. Et quand vous commencez à voir l'allégorie des alchimistes, à comprendre, vous commencez à comprendre comment la nature, les signes autour de vous sont en train de vous parler. Le tarot, par exemple, est un support de grande œuvre alchimique, parce qu'on a pu me dire qu'à trois heures, mais il y a trois fois dans chaque heure, il y a sept opérations. Il y a trois fois sept opérations, 21. Une opération plus la matière secrète qu'on appelle le mat ou le four. En alchimie, on appelle le fou, le pèlerin de grandeurs. On a donc bien nos 22 arcanes de tarot. Et c'est encore un langage allégorique, parce que c'est un langage qui parle d'abord, je dirais, à notre partie de notre conscience qui n'est pas le mental. Pour la problématique, c'est qu'on est dans un siècle où tout est mental. Et on s'associe notre conscience avec le mental. Or, c'est faux. Et c'est lui qui nous fait voir ce monde, mais qui est d'ailleurs en grande partie de mort. Pour les alchimistes, rien n'est mort, tout est vivant. On ne peut pas le voir parce que c'est le mental qui a pris le contrôle. Et tout ce qu'on parlait tout à l'heure, à l'extérieur de ces gens qui nous gouvernent, les Monsanto, les machins du truc, c'est le mental. C'est le règne du mental. Or, le mental veut disséquer, séparer, figer. Alors que la vraie science, et cette lumière, on l'appelle la vie. C'est un enseignement, c'est une science vivante. Et bien, on passe par l'allégorie, par un langage plus poétique.

Alors c'est là que je dis souvent, en alchimie, on travaille au début, on ressentit. Et petit à petit, on avance, on avance. Et là, les choses commencent à devenir plus claires, commencent à se formaliser. On le voit aussi à travers l'art, l'image, c'est-à-dire l'art des sculptures. Si vous allez à Bourges, vous allez voir de demeures philosophes extraordinaires. Vous avez tout le grand œuvre alchimique qui est enseigné à travers l'art hiéroglyphique, l'art des images, ces symboles. Quand on arrive à les, ce sont des énigmes, et vraiment des énigmes. Quand on arrive à les dénouer, vous libérez vraiment une lumière. Il se passe quelque chose au niveau énergétique. La compréhension n'est pas seulement mentale. C'est très étonnant. Je m'aperçois qu'ils ont réussi un tour de force, c'est qu'ils arrivent à emprisonner une énergie, une vie, soit à travers des mots, soit à travers des images. C'est un peu comme des mandalas. Là, où il y a quelque chose, alors vous les voyez, ça vous parle, ça vous parle pas, ça titille. Et vous commencez à vous mettre dans une quête, à essayer de comprendre. Moi, je vais vous le découvrir à Bourges en 2001, et j'ai vu, je sais qu'il y avait quelque chose à faire. Et je découvre encore des choses. Voilà pourquoi ce langage est aussi codé. Il n'est pas fait pour le mental, il n'est pas là pour remplir le mental de connaissances, bien qu'il y en ait quand même un peu. Mais l'essentiel est ailleurs. Ça va vous ouvrir des portes. Et vous voyez d'ailleurs votre vie après change. C'est très bizarre, c'est étonnant, c'est merveilleux.

On est dans l'apocalypse, déjà, c'est pas la peine de l'atteindre. Allié, alors évidemment, on est encore longue, et il y a des îlots confortables comme ça. Mais il n'y a qu'à voir autour de nous comment ça se passe, on est dans l'apocalypse. Alors l'apocalypse, il faut pas oublier, c'est la révélation. C'est un genre, pareil, encore, on voit encore des solutions au bo minable, au rythme. Et derrière, c'est une ouverture. En fait, dans la tradition hermétique, nous sommes dans le quatrième âge de la chute de l'humanité, qu'on appelle l'âge de fer. Il y a quatre âges, à savoir l'âge d'or, l'âge d'argent, l'âge de bronze, l'âge de fer. Alors chaque âge peut ou durer plusieurs milliers d'années. Donc on parle vraiment de 24000, enfin, c'est énorme. Donc ça fait appel à des notions comme l'Atlantide ou autre. Ce qui est sûr, c'est qu'il y a une alchimie propre à chacun, comme je parlais tout à l'heure. Mais il y a aussi une alchimie collective. Évidemment, elle est beaucoup plus longue dans le temps, dans des espaces de temps titanesques, énormes. Et nous sommes donc à la fin de l'âge de fer. C'est très intéressant, parce que les alchimistes nous disent qu'à la fin de cet âge, tout va se dissoudre. C'est l'époque des dissolutions. Et ce qui se passe dans les premières dissolutions en alchimie, comme nous dit Flamel, au départ, tout se corrompt. Et là, apparaissent les premières fumées toxiques. Ils appellent ça les fumées toxiques, comme venenum. Alors c'est intéressant, parce que on voit ça. Il y a une voie d'acheminement, on a la voix du fer, et on va dissoudre le fer, parce qu'on part du principe que le fer, qu'est le métal le plus vil qui puisse y avoir, est en même temps le métal qui contient le plus de lumière en son intérieur. Ce que nous dit Fulcanelli, ses plumes hier, d'ailleurs, certains appellent leur philosophique. Et tout un travail va consister à détruire le fer, à le dissoudre, en extraire cette pure lumière avec lequel on va voir élaborer notre œuvre à notre œuvre chimique. Évidemment, un oral chimique, et bien, c'est ce qui se passe avec l'âge de fer. Et c'est intéressant, parce que si on écoute les philosophes, l'âge d'or doit succéder à l'âge de fer. On repart dans un nouvel âge d'or, dans un nouveau cycle. Donc en même temps, nous sommes dans une période de dissolution, où apparaît fumée toxique, veuille nomme.

Alors c'est intéressant, parce qu'en alchimie, tout ce qui touche l'air, le vent, les gaz, les fumées, correspond au plan mental. La terre au plan physique, l'eau au plan émotionnel, le gaz au plan mental, et le feu au plan spirituel. Et donc, ce qu'on est en train de voir actuellement, c'est en effet l'âge des dissolutions, c'est-à-dire comme nous sommes à la fin de l'âge de fer, nous ne sommes pas dans la jeune femme, nous sommes à la fin de l'âge de fer. Cet âge de fer est en train de se dissoudre. Et les alchimistes nous disent que pendant qu'apparaissent ces fumées toxiques, que tout se dissout, la lumière va remonter à la surface. Et ce qu'on libère la lumière des ténèbres du corps, et cette lumière va monter à la surface. On l'appelle le petit roitelet. Et c'est cette lumière native qui va nous donner l'âge d'or. Car c'est avec cette lumière que les alchimistes ont forgé l'or. Et c'est avec cette lumière que l'univers est en train, la civilisation est en train de se régénérer et va donner naissance à une nouvelle civilisation, quel âge d'or. Pour le moment, nous sommes dans une civilisation qui est liée à l'âge de fer, qui est la mentalité de l'ego. C'est la mentalité de chacun pour soi, la loi du plus fort, c'est celui qui écrase le plus. Et c'est le culte de l'ego, le culte de la personnalité. Et tout le monde des hommes est entièrement bâti là-dessus. Le pouvoir, la science, tout est basé là-dessus. Et tout ça était en train de se détruire. Les alchimies, je pars du principe que toute chose, si elles ne sont pas encore réalisées par fait, porte son programme d'autodestruction en soi. Et c'est ce qui est en train de se passer. Donc tout est en train de se détruire. Mais c'est pas très grave, c'est un vieux monde qui s'écroule. La seule problématique, c'est que si les gens s'accrochent à ses vieilles valeurs qui sont moisis, de chacun pour soi, l'ego, les clans, les tribus, des familles, des patries, les machins, chacun toise plus. Les gens vont s'accrocher à ses valeurs du passé, plus ils vont disparaître avec ses valeurs. C'est-à-dire eux-mêmes vont subir les affres de la dissolution. Parce qu'en tout cas, il est sûr que selon, et là, je parle pas que de l'hermétisme, de la théorie initiatique, dans les règles générales, dans toutes les traditions, sommes à la fin. Et ce sont des grands courants qui nous viennent du cosmos, les courants cosmiques. Et ces grands courants sont liés à l'évolution. L'être humain ne pourra pas s'y opposer. Donc ceux qui s'accrochent encore aux valeurs du passé, qui s'accrochent par réaction, par sécuritarisme, par etc., ça va casser. Et c'est ça qu'on appelle en ce moment les épreuves, qu'on appelle l'apocalypse, avec les guerres, les dissolutions. C'est en fait les gens qui s'accrochent encore, c'est la mentalité et c'est l'inconscient collectif qui s'accrochent encore aux vieilles valeurs. Donc ça passe, ça détruit, puisque ces vieilles choses vont disparaître. Le but, c'est quand même d'arriver à un nouvel âge où l'être humain ne pense plus qu'à soi, qu'à son ego, mais on arrive à quelque chose de plus juste, de plus harmonieux, qui est plus en harmonie avec les courants cosmiques.

Nous sommes pour le moment dans une phase clé très délicate, là où nous dit Flamel, arrivent les fumées toxiques, venenum, des grandes dissolutions des ténèbres, pousse à dissoudre dans l'œuvre noire. Et les fumées toxiques, c'est donc les courants d'idées, puisque les fumées correspondent au plan mental. Et c'est pour ça qu'on a des idées de folie et des grands courants de folie auxquels les gens adhèrent. Et ce qu'ils ont respiré. La flamme, elle nous dit : "Ne respirez pas ces fumées toxiques, et après vous verrez la lumière monter à la surface." C'est l'espoir. Et il est vrai qu'en même temps, les gens deviennent fous, qu'on a des théories de vous en plus débiles, je veux pas parler de l'intégrisme, n'importe quoi. Et ce qui est en train d'arriver, en même temps, on voit ben, des beaucoup de lumière qui apparaissent. On parle de choses comme l'alchimie, qu'on ne pouvait pas parler avant, c'était interdit, c'était réservé aux élites. De grandes vérités sont en train d'apparaître. Maintenant, vous pouvez parler de spiritualité. Je me rappelle même en 85, 83, quand je parlais d'ésotérisme, d'alchimie, de spiritualité, on me regardait comme un débile. Quand j'ai fait mon service militaire, il m'appelait Krishna, les mecs. Tu te dis, maintenant, tu peux en parler. Je vois s'il y a une ouverture de la conscience, mais vraiment. Et en même temps, le milieu spirituel n'est plus dogmatique comme il était avant. Ce que chacun sache, appelle chacun sa vérité, et ça s'ouvre. On s'ouvre à la science, on s'ouvre à la psychologie, on s'ouvre à la découverte. Et la science est un peu moins obtus, et le public est de plus en plus ouvert. Donc je vois que ces plumes hier est en train d'apparaître une évolution extraordinaire dans les consciences. Donc il y a de très belles choses qui arrivent. Faut juste arrêter d'avoir toujours ces réactions de survie, de peur, et de s'accrocher aux vieilles valeurs, parce que ça va alors mal se passer.