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Nouvelle vidéo

Simon Vesperini11:46

Transcription

Il y a quelques jours en arrière, on commémorait les 34 ans de la catastrophe de Fourian. C'était un match de foot qui était très anticipé à l'époque. C'était Bastia contre Paris. Je crois que c'était une demi-finale. Je sais pas, je suis pas un très grand fan de foot en fait. Euh je crois que c'était une demi-finale.

En tout cas, les gens encore s'anticipaient ça avec beaucoup euh d'enthousiasme et le stade de Forianne qui était le stade donc de l'équipe de Bastia était pas assez grand pour accueillir tous les gens qui voulaient y aller. Et donc on avait décidé à l'époque bah de construire une nouvelle tribune pour pouvoir accueillir plus de gens. La tribune s'est effondrée, c'est l'histoire he tout le monde le sait. Et moi je me suis souvenu que j'étais là. Je me suis souvenu l'autre jour en revoyant les images que j'étais là. Mais j'avais connement zappé cette histoire-là. Mais oui, bien sûr que j'étais là. Et bien, j'étais dans la dans la tribune qui s'est effondrée.

J'étais très jeune, très petit et tous mes revenus. Je me suis souvenu de ce qui s'était passé ce soir-là. J'ai tous les souvenirs et comment bah je vais vous dire aujourd'hui comment bah je me souviens de tout ça, comment ça m'est revenu en pleine face et comment j'ai compris comment ça avait en fait, je dis beaucoup de comment ça avait changé le cours de ma vie. ce qui s'est passé ce soir-là. Alors, je vais tout vous raconter. J'en ai je crois j'en ai jamais parlé. J'en ai jamais parlé et je vais vous raconter ce qui s'est passé, où j'étais, ce qui s'est passé et vraiment comment ça a changé. Je comprends maintenant en fait l'impact que ça a eu sur ma vie.

Alors, je vais vous le dire, j'étais petit, très petit. Euh, je me souviens pas à quel point j'étais petit, mais c'était la première fois qu'on m'amenait à un match de foot. J'étais avec mes parents et je me souviens que tout le monde parlait de ça. Il y avait énormément d'effervescence dans une petite ville comme Bastia. Bastia c'était je sais pas 30000 habitants, peut-être même moins à l'époque. Et tout le monde ne parlait que de ce match. Tout le monde anticipait ce match. Pour les Corses, le foot, c'est pas un détail hein. Donc tout le monde parlait voilà du match qui allait venir et tout le monde parlait de la tribune. C'était un événement. on allait avoir une immense tribune euh parce que visiblement on avait un stade qui était tout petit en fait hein, c'était un truc vieux depuis tout a été rénové mais tout le monde parlait aussi de la nouvelle tribune avec de l'enthousiasme. Et je me souviens discuter avec mes mes copains à l'époque, je pense mes copines, je devais pas trop en avoir à l'école. Donc je pense avec mes copains à l'école, bah mon papa il allait m'amener au stade et tout le monde dit "Wouh, tu vas aller au stade ?" Et j'avais d'autres copains qui devaient aller au stade et on avait des places dans la fameuse nouvelle grande tribune.

Et je me souviens arrivé donc le soir du match et on est arrivé à la fameuse tribune par l'arrière. On est passé sous la tribune et je me souviens que il y avait des bah des tubes en métal, donc c'était bah les pieds de la tribune he et que ces tubes en métal il reposaient sur des briques, sur des empilements de briqu de briquettes rouges et des fois de tassau de bois. C'est-à-dire que pas tous les pieds de la tribune ne touchaient le sol mais certains bien ils étaient peut-être plus courts que d'autres où le sol était pas tout à fait plat. Donc on avait mis ben des briquettes rouges, des tassaux de bois pour en fait bah reposer la tribune dessus. Je me souviens que euh ces tubes euh il il tremblotaient parce que quand on est arrivé en fait, on était pas les premiers. La tribune était déjà suffisamment bien remplie. Et je me souviens à ce moment-là, je me tourne vers mes parents, je dis "Mais c'est ça la tribune ? Les tubes en métal, ils étaient je sais pas dans dans mon souvenir he d'enfant, ils étaient gros comme ça quoi." Et il direent "Mais c'est ça la tribune ?" Euh oui mon chéri, allez viens maintenant. Non mais mais elle va s'effondrer. Mais non. Allez arrête maintenant. Arrête les bêtises. Allez. Et dès que j'ai vu ça en fait je dis mais la tribune elle va s'effondrer. Et euh mes parents, "Mais non mais arrête maintenant. Allez on on va aller voir le match. Viens mon coco."

Et donc bah je je les suis et je vais avec eux et on s'installe. Nos places étaient tout en haut de la tribune et en fait on était assis en plein à l'endroit où ça s'est effondré, en plein à l'endroit où il y a eu le plus de morts parce que évidemment c'est ceux qui sont tombés en premier qui se sont pris la tribune et les autres dessus et c'est là qui a eu le plus de dégâts et on était assis en plein à cet endroit-là. on était au milieu, en haut de la tribune. S'il y a des gens qui étaient, qui s'en souviennent, qui me qui me corrigent si si je dis des bêtises. En tout cas, je sais que l'endroit où on était assis, c'est euh l'endroit où il y a eu le plus en fait de de de de dégâts, de décès, de de blessés. Et là, quand on s'assoit, bien, les gens tapaient des pieds. Et l'endroit où on posait nos pieds, quand les gens tapaient des pieds, bah ça ça s'affaissait en fait. Et moi, je voyais euh bah sous la tribune dans ma tête, c'était très haut. J'aurais l'impression, je sais pas, quand on était à 20 m de haut ou 30 m de haut, peut-être que c'était pas si haut que ça, mais bon, j'étais petit. Donc pardonnez-moi les imprécisions, mais quand les gens tapaient des pieds, bah je pouvais voir en fait euh les la planche sous mes pieds euh se se courber, s'affaisser et je voyais le sol en bas dessous et j'avais le vertige. Et encore une fois, je dis "Mes parents mais ça va s'effondrer, elle va tomber la tribune, elle va tomber et arrête maintenant, arrête, tu es peureux tout le temps. Mon père me réprimandait, il dit "Arrête maintenant de faire ta moviette." Je sais plus ce qu'il disait exactement mais grosso modo, le message c'était ça quoi. "Ele va pas tomber, tout le monde est là. Tout le monde est là pour faire la fête. Arrête maintenant.

Et la tribune vacillit. Je me souviens que le speaker disait au micro euh d'arrêter de taper des pieds, d'arrêter de chahuter sur la tribune. C'est que là il commença à avoir un doute quand même. Et je me souviens vraiment me tourner vers les mes parents dire "Mais maintenant il faut partir de là, ça va tomber, on va tomber, la tribune elle va tomber." Et je les ai tellement en fait chier hein que ils ont accepté de quitter l'endroit où on était pour s'asseoir plus bas. Parce que moi qui sentais la tribune vacillée, bah je m'étais dit que plus bas, plus en bas, bah je sais pas, ça me paraissait mieux. Et euh à force que je les embête en fait pour que j'arrête, peut-être que je pleurais, je sais pas, je m'en souviens pas, j'étais trop petit hein. Bah ils ont fini par abdiquer, par accepter et on s'est déplacé et on est allé s'asseoir un peu plus bas. Évidemment, c'était vu comme bah une capitulation par mes parents qui bah maintenant on va moins bien voir le match à cause de toi.

Et puis sur c entrefait, un bruit hallucinant, incroyable. et on se retourne derrière, il y avait plus de tribune. Quand j'ai regardé derrière moi, il y avait il y avait plus de tribune. Il y avait plus les gens, il y avait plus la tribune. Euh à partir de là, je me souviens de très peu en fait. Euh mon père, il m'a pris, il m'a mis une veste sur la tête. On est passé par en dessous la tribune, mais voilà, c'est là qu'il y avait bah tous les dégâts, tous les blessés. Mais j'ai pas vu, j'ai pas vu parce qu'il m'avait mis une veste sur la tête. Et très rapidement, ils m'ont ramené dans la voiture et on a conduit jusqu'à la maison. Et je me souviens euh je me souviens avoir mon mon drapeau. Je sais plus si j'avais un je pense que j'avais un drapeau du Sporting. Je pense je devais avoir drapeau du Sporting Club de Bastien. Et ma mère m'a dit "Il faut il faut le cacher maintenant ce drapeau après ce qui s'est passé. il faut il faut le cacher ce drapeau. Et je prenais pas en fait la mesure de ce qui s'était passé mais euh pendant je crois que pendant quelques jours, je suis pas allé à l'école et quand je suis retourné à l'école j'en ai des frissons rien que rien que dépy penser. Quand je suis retourné à l'école, ben certains de mes copains, ils étaient plus là euh parce qu'ils étaient à l'hôpital, parce qu'ils étaient morts. Je savais pas où ils étaient. On savait, il est tombé à Fouri et les gens disaient il est tombé à Foriagne. Et je me souviens pas qui quand est-ce que j'ai su qui était blessé de qui était mort.

Mais aujourd'hui, je comprends en fait avec le recul ce qui s'est passé ce soir-là. J'étais déjà bah la personne que je suis aujourd'hui. Je n'ai pas fait confiance au narratif. Je n'ai pas suivi ce que la majorité pensait et acceptait. Évidemment que la tribune elle allait pas tomber et c'est bon arrête maintenant. Euh bien sûr, elle a été construite, il y a des normes de sécurité, ça a été contrôlé, validé par la préfecture ou je ne sais qui. Et donc tu as pas de raison de t'inquiéter. Non. Le vaccin, attends, ça vient de sociétés qui font des médicaments depuis des décennies. C'est validé par l'État, par les pouvoirs publics. On te conseille de le faire. C'est bon pour ta sécurité. Euh, tu vas pas maintenant commencer à être complotiste et nous dire que le système français c'est bon, il y a des gens qui sont au pouvoir, en contrôle, mais ça va pas s'effondrer du jour au lendemain et tu es fou quoi. Des institutions pareilles, mais il faut faire confiance un petit peu. Euh, tu es paranoïque, euh, tu es un complotiste, tu es un collapsologue. Euh, il y a pas de raison que ça s'effondre. Tu vois le parallèle, tu comprends maintenant le parallèle. La tribune n'ava pas de raison qu'elle s'effondre. Pourtant, j'ai insisté jusqu'à ce qu'on s'en aille parce que pour moi, c'était évident. Euh, j'avais beau être un enfant mais je voyais bien qu'elle allait s'effondrer. Enfin, elle reposait sur rien, elle va assillit. Bien sûr qu'elle allait s'effondrer. C'était évident. Le risque était disproportionné par rapport à la confiance qu'avaient les gens dans le système.

Et bien, tu sais quoi ? Ça n'a pas changé. Ça n'a pas changé. Depuis combien d'années maintenant, je fais des vidéos pour vous dire "Les gars, mais ça va pas le faire en fait. Regardez, pour telle et telle et telle et telle raison, ça va pas le faire. ça va s'effondrer et alors oui, vous qui me suivez, vous êtes d'accord avec moi, c'est pour ça que vous me suivez. Mais quelque part, c'est pas vous qui avez le plus besoin du message. C'est les gens qui pensent que la tribune ne va pas tomber parce que la majorité des gens en France, ah ouais, ils vont se plaindre. Ah ouais, c'est pas bien. Mais ils se rendent pas compte que ça va s'effondrer, que c'est pas juste la tribune, elle est pas confortable, mais c'est on va se trouver dessous broyé par des tonnes de métal. En fait, quand le système il s'effondre, quand le système il foire, c'est ça qui se passe. Il tombe en une seconde. Et je me suis rendu compte en me souvenant de la catastrophe de Fouragne, que j'avais déjà pas confiance dans le système, que je déjà je suivais pas le troupeau, que les gens tu leur dis non mais ça va aller. Et ils se répètent, non mais ça va aller, ça va aller. Puis se rassure les uns les autres, ça va aller. Et j'ai compris aussi comment ça avait forgé bien mon mental pour la suite de ma vie. J'ai compris à l'époque que j'avais pas fait confiance au système et que j'avais raison de pas avoir fait confiance au système, qu'il fallait dans tous les cas être capable d'être autonome du système et indépendant de la manière dont les autres gens pensent.

Alors euh je t'ai préparé juste un petit un petit yac, un petit algorithme intelligent qui tu vas répondre à quelques questions, tu vois, et tu vas savoir à quel point tu es dépendant ou indépendant du système. Je parle plus maintenant de la tribune, je parle du système dans lequel on vit aujourd'hui. Ça va te donner des réponses selon ta situation actuelle et ça va t'expliquer aussi comment moi bien avec les outils que j'utilise, ça va te montrer les outils que j'utilise, comment moi en fait je me suis rendu indépendant du système et solide face à lui qui s'effondre ou pas. Je suis plus dans la tribune et aujourd'hui toi, il faut plus que tu y sois non plus hein. Donc vas-y, c'est le premier en description cette vidéo. C'est gratuit, ça te prend 2 minutes, tu vas répondre à quelques questions. Casse vraiment les pieds ce camion là devant claxonner comme un vietnamien là. Donc tu vas pouvoir vraiment rapidement savoir dans quelle situation tu es, à quel point tu es dépendant ou indépendant du système et qu'est-ce que tu dois faire pour te mettre à l'abri du système rapidement. Et c'est tout ce que je voulais te dire au final dans cette vidéo, c'est que un système c'est pas parce que les gens font confiance qu'il ne s'effondrent pas. Bien au contraire. Amen.