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#17 - Raconte-moi An Nour : Encore du bon vivre ensemble, on toque à la porte... [RAMADHAN Séries]

Coran de mon Coeur43:22

Transcription

Bienvenue dans Raconte-moi Nour, ta nouvelle série pendant ce mois béni de Ramadan au sein du podcast Corent de ton cœur. Moi, c'est Zainab, enseignante et éternelle étudiante du Coran. Cette année, je t'invite à marcher vers la lumière avec sourate Nour. Cette sourate qui éclaire les cœurs, purifie les âmes et nous guide vers la clarté dont nous avons tant besoin face aux défis de notre époque actuelle. Raconte-moi Nour, une lumière offerte par Allah pour éclairer ton chemin. Une lumière pour éclairer ta vie.

من الشيطان الرجيم بسم الله الرحمن الرحيم يا ايها الذين امنوا ليستكم الذين ملكت ايمانكم والذين لم يبلغوا الحلم منكم والذين لم يبلغوا الحلم منكم ثلاث مرات من قبل صلاه الفajر وحين تضعون ثيابكم من الظهيره ومن بعد صلاه العشاء ثلاث عورات لكم ليس عليكم ولا عليهم جناح بدهن طوافون عليكم بعضكم على بعض ذلك يبين الله لكم الايات والله عليم حكيم واذا بلغ الاطفال منكم الحلم فليستاذنوا كما استاذن الذين من قبل كذب الله vous qui avez cru que les servants que vous avez vous demande la permission avant d'entrer, ainsi que ceux des vôtres qui n'ont pas encore atteint la puberté à trois moments avant la salade de l'aube, à midi quand vous déposez vos vêtements, ainsi qu'après salat alicha trois occasions de vous dévêtir en dehors de ces moments nul reproche ni à vous ni à eux d'aller et venir les uns chez les autres c'est ainsi qu'Allah vous expose clairement ces ayates et Allah est omniscient et sage. Et quand les enfants parmi vous atteignent la puberté, qu'ils demandent la permission avant d'entrer comme le font leurs aînés. C'est ainsi qu'Allah vous expose clairement ces ayates et Allah est omniscient et sage. Sourate Nour, ayat 58 et 59.

Assalam alkoum rahmatullah. J'espère que tu vas bien. Alors, très contente de continuer avec cette partie qui est l'avant-dernière partie, grosse partie parmi les 10 parties que je t'ai proposé en découpe de sourate Anour. Et ici, c'est une partie que tu vas qui te semble familière parce que elle ressemble énormément à une autre partie qu'on a abordé juste avant, Ayatunour justement, et qui parlait de trois règles de vie qu'Allah Taala nous demandait d'appliquer. Notamment le fait de s'annoncer, demander la permission, de faire preuve d'intelligence émotionnelle quand on rend visite à quelqu'un. D'accord ? De vraiment, c'est trop beau comment il y a un parallèle par rapport à ça dans cette partie. Ensuite, il parlait du fait de contrôler le regard, le hijab, la manière d'apparaître, et après il avait parlé du fait de faciliter le mariage aux célibataires. Et bien, tu vas voir que dans ces parties, il reprend la même chose mais il rentre en profondeur. C'est ça qui est très intéressant. Donc là, on a un exemple de règles, de principes de vie qui sont venus régir un peu la vie à la fois au foyer et dans la société. Et donc pour l'épisode d'aujourd'hui, on va se concentrer sur une des trois lois, et à l'épisode suivant, demain inchallah, on va en aborder donc deux autres, la deuxième et la troisième. Et donc ce qui est bien, c'est que dans on va faire des on va faire exprès à chaque fois de comparer la règle qu'il a donné dans la première moitié de sourate Nour et celle-ci, vu que c'est les mêmes catégories de loi, mais à chaque fois il va rentrer en profondeur un peu plus. Et bien là, pour ce qu'on aborde aujourd'hui, c'est le fait de demander la permission avant d'entrer dans la chambre parental, donc la chambre des adultes. Et pour la dans la première moitié de sourate Nour, on parlait de la maison, de la maison des gens. Donc c'était plus extérieur. Là, Allahhan taala, c'est comme s'il faisait un zoom, il rentrait dans les maisons. D'accord ? Quelqu'un qui demande la permission pour rentrer dans une maison, c'est pas forcément quelqu'un de la famille, c'est quelqu'un qui n'habite pas là déjà. Et maintenant, il rentre à l'intérieur de la maison, d'accord ? Pour dire vous aussi qui vivez ensemble dans ces bouilloutes, il y a des règles à respecter ici. C'est très intéressant. Donc cette a va mettre en lumière l'importance de la permission dans l'intimité familiale. Et Allah ici commence cette a en s'adressant encore une fois aux croyants. Donc là, encore, il appelle à notre intelligence aussi, et tu vas voir qu' il multiplie de plus en plus dans la deuxième moitié de souratour, comme pour nous dire bah déjà que vous êtes des croyants, et aussi vous êtes des croyants qui avaient des lunettes, et pas n'importe quelle lunette, puisque c'est les lunettes de la lumière. Donc là, on les prend volontiers et on les garde jusqu'à la fin de la de la sourate. Et j'ai envie de dire, je m'avance un peu sur cette conclusion, avant même la fin de la sourate, quand tu vas relire sourate annour, tu vas garder ces lunettes de lumière. Tu vas pas attendre à chaque fois d'arriver à la moitié de la sourat, on est d'accord ? Tu vas de lecture en lecture, de lecture en lecture être sur vraiment des lunettes au top. Et chaque fois, c'est comme si tu tu faisais encore des révisions de de ces de ces lunettes là.

Alors, si tu l'as pas encore mémorisé et que tu t'apprêtes à la mémoriser ou tu fais vraiment le choix, et je t'encourage à la mémoriser par cœur, alors là, je te dis pas le bon moment que tu vas passer. Et chaque fois que tu vas la lire, en plus, c'est une saveur particulière quand on lit quelque chose qu'on a pas encore mémorisé et quand on lit quelque chose qu'on a déjà mémorisé. quand l'a déjà mémorisé. En plus, on l'a compris, et en plus on est en train de commencer à implémenter dans notre vie ses enseignements, c'est une saveur particulière. Faut faut l'essayer pour comprendre. Donc voilà, je disais que ces ces lunettes là, elles sont importantes. Donc je reprends mon propos. Allahhanah wa taala ici, donc il met en miroir deux lois. L'une qui parlait de donc quand on rentre dans les maisons qui ne sont pas les nôtres, et là à l'intérieur de la maison, il nous dit il y a des règles, il y a des règles, c'est très important. Donc là, pour résumer, donc tu as compris avec la traduction qu'il ordonne, donc il nous ordonne à nous d'éduquer en fait nos enfants qui n'ont pas encore atteint la puberté, donc les plus petits, donc basage jusqu'à la puberté, qu'il demande la permission avant d'entrer dans certaines pièces. Et donc les pièces, c'est là où les parents séjournent en fait. Et là, il donne des moments précis. Et il y a deux, il y a deux façons de comprendre ça. Soit il faut qu'il demande la permission une fois à chacun des trois moments, donc avant le fâche, pour donc l'après-midi, vers à peu près midi, le milieu de la journée, le temps de la sieste en gros quoi. Et après salat alicha. Et le fait qu'il précise après salat alicha et avant le fage, c'est pour dire tout ce temps-là de nuit. Parce que s'il avait dit il avait dit seulement après l'aïa, et bien avant le fage, on pourrait se dire bah ça finit quand ? Et s'il avait dit seulement avant le fage, et ben ça veut dire après la qu'est-ce qui se passe ? Donc soit il faut comprendre qu'il faut demander la permission, donc toquer à la porte des parents une fois pendant ces trois moments-là, ou bien on peut le comprendre qu'il faut toquer trois fois ou demander la permission trois fois avant d'entrer. Les deux sont recevables dans le sens où rasham dans un hadith, il recommande par exemple quand on a demandé la permission toquer chez quelqu'un, on le fait trois fois. Il nous déconseille, il nous disait de ne pas faire plus de trois fois parce que qu'il y ait quelqu'un ou qu'il y ait pas quelqu'un, au-delà de trois fois si tu n'as pas de réponse, c'est soit que la personne n'est pas là, soit que la personne ne t'a pas entendu, ça peut arriver, soit que la personne ne souhaite pas te recevoir. Et là aussi, c'est comme dans la première partie quand Allah dit quand on te dit de retourner, tu retournes. Et bien si on t'a pas dit aussi de retourner et que tu n'entends rien, tu n'as pas le droit d'entrer et tu n'as pas le droit de t'éterniser derrière la porte, tu repars. Sauf cas exceptionnel. Bien sûr, il y a toujours des cas exceptionnels. Ici, je fais des généralités parce que si on devait s'occuper de toutes les exceptions, on s'en sortirait pas. Donc au cas où tu penses à une situation très exceptionnelle qui tient la route, bien sache que à situation exceptionnelle, mesures exceptionnel, bien sûr, je le rappelle même si normalement j'ai pas besoin de le rappeler. Et donc là, il s'agit donc soit de toquer trois fois à chacun de ces trois moments, ou bien de signifier une fois à chacun de ces trois moments. Quelle que soit l'option, on va dire comprise ou choisie, ça n'empêche qu'il faut demander la permission. Donc et là Allah Taala parle de moments précis, d'accord ? Des moments très précis, donc avant l'aube, à vers le midi, donc quand les gens se reposent. Donc là, c'est une invitation aussi à la sunna de la sieste quand pour les gens qui ont le luxe aujourd'hui de le faire, et après salat à donc quand la nuit est bien installée. Et donc ces trois moments, ces trois instantsl correspondent à des moments où l'intimité est susceptible d'être exposé. Et attention, il faut pas seulement comprendre ici l'intimité physique, il faut comprendre aussi tout simplement l'intimité émotionnelle. Il faut comprendre le moment où le couple se retrouve, ne serait-ce que pour discuter, ne serait-ce que pour être eux-mêmes, ne serait-ce que pour s'échapper un peu de de toutes ces ces sollicitations ou ces obligations de la journée, ne serait-ce que pour déposer un petit peu tous les soucis, les armes et cetera. Donc, ce sont des moments très importants et c'est des moments où Allah Taala parle dans le sens où les parents peuvent être en train de se reposer, en tenue plus légère. Ils sont vraiment vulnérables l'un face à l'autre ou l'une face à l'un. Et en dehors de ces moments, il dit il y a pas de problème en fait à ce que les membres du foyer circulent librement dans la maison, quelles que soient les pièces. Bon, là aussi chaque maison a ses règles, mais c'est pour dire que ils sont obligés de demander la permission. En dehors de ça, si vous voulez aussi qu'il demande la permission, ça c'est chaque maison qui fait comme il veut. Mais Allahhan taala ici, il est vraiment, c'est beau parce qu'il parle aux deux. Il parle à la fois, comment dire, aux parents dans le sens qu'est-ce que vous devez enseigner à vos enfants, et il parle aussi aux parents qu'est-ce que vous vous devez apprendre pour vous-même. Les enfants à qui on expose ça, c'est une manière aussi de leur mettre des limites, de leur apprendre indirectement à respecter le temps de leurs parents, à respecter l'intimité des parents. Il enseigne aux enfants et aux parents ici que le centre du foyer, c'est la chambre parentale. De la même façon que le centre de la famille, c'est le couple. En fait, c'est le couple parce que sans ce couple-là, sans cette pièce centrale de la maison, le reste du foyer n'aurait pas de sens. Et tu vois, c'est une très belle analogie encore une fois quand on parlait de la ville et qu'il y a le centre, l'hôtel de ville. Si le centre de la ville n'est pas clair, n'est pas bien protégé, le reste de la ville est en péril. De la même façon, dans la sourate, tu vois, il y a le centre, le la tour de contrôle ayat Nour qui illumine la sourate de part et d'autres. C'est comme si c'était un soleil qui va rayonner donc de son centre, du centre de la sourate vers le début de la sourate et du centre de la sourate vers la fin de la sourate avec ayat Nour. Déjà juste dans sa constitution, cette aille, on a l'impression que elle est que lumière autour d'elle, et on voit bien qu'elle envoie ses rayons dans toutes les parties de sourate Nour. Et bien pour reprendre encore cette analogie, c'est le centre également de la maison, donc le le la chambre parentale et le centre de la maison. Et de la même façon, quand il parlait des boyoutes aussi qu'il fallait respecter l'intimité des gens, respecter la sensibilité des gens, le temps des gens, qu'il fallait faire preuve d'intelligence émotionnelle, de ressentir est-ce que je suis attendue, est-ce que je peux venir ou pas ? Et bien là aussi, on parle de bouillout, mais les bouillout dans le sens avant d'assaignir une grande société, et bien il faut que toutes ces microsociétés, donc les bouillout des gens, donc le le centre en fait pour les gens, soit respecté. Donc là, c'est une très grande leçon pour les enfants. Et Allah facilite, il y a un vrai accompagnement là pour les parents parce qu'Allah les accompagne sur comment enseigner aux enfants cette responsabilité, cette compréhension là. Donc c'est vraiment magnifique. Donc c'est comme si les parents finalement se déchargent un peu d'une certaine responsabilité puisque c'est Allah qui le dit, et c'est vraiment beau de cultiver ça. Donc là où le premier conseil, donc dans la première moitié de la sourate, va concerner l'extérieur du foyer, et bien ici cette aya vient affiner les règles de l'intérieur même de la maison. Et il nous enseigne qu'il faut et qu'il existe plutôt des limites à respecter même entre proches, même entre habitants de la même maison. Et comme je disais, l'accent est mis en particulier sur la chambre parentale qui est le pilier du foyer. Donc Allah nous apprend ici que l'éducation des enfants doit inclure le respect de cet espace, le respect de l'intimité parentale. Il ne s'agit pas seulement d'un cadre lié à la pudeur physique, mais aussi un espace protégé pour préserver la sérénité du couple. Un foyer structuré, et bien, il repose sur le respect des rôles et des espaces de chacun.

Et là, on va se concentrer sur la subtilité des mots employés par Allahhan taala. Tu sais que c'est une de mes parties préférées de faire ça. Et donc ici, quand Allahh taala dit que ceux en gros qui n'ont pas attendre la puberté vous demande la permission avant d'entrer, et il cite les moments. Si tu es attentif, tu as remarqué que le verbe qu'Allah a employé pour parler de demander la permission ici quand il s'agit d'enfants pas puber, ce n'est pas le même que celui qu'il a utilisé pour parler du fait de s'annoncer et de demander la permission avant de rentrer dans des bouilloutes qui ne sont pas les nôtres. Pour les bouilloutes qui ne sont pas nos bouilloutes, Allah a dit donc il a demandé deux choses. Il a demandé de faire preuve de NASA, c'est-à-dire donc tu connais maintenant, donc il faut chercher, demander la permission en tenant compte du ressenti de l'autre. Il faut faire preuve d'intelligence émotionnelle. On est d'accord ? Et donc ça, ça implique du discernement. Fourqan, d'ailleurs, c'est pas un hasard si la sourate qui vient après sourate anour s'appelle alurqan, le discernement. Et on voit que on est préparé à accueillir et à bien méditer sourate al Furqan quand on a bien étudié sourate Nour. Je te dis ça, j'ai rien dit d'autre. Donc quand tu passeras la sourate al Furqan, ça ouvre bien parce que tu auras fait souratour avant. Et là ici, quand il parle des enfants, il dit donc là, il a pris le verbeina. Et je t'avais dit que normalement, donc quand quand on ditassasas, c'est une demande de permission mais qui inclut l'intelligence émotionnelle, qui inclut en fait de demander une permission en tenant compte du ressenti de la personne à qui tu demandes cette permission. Dans le cas du donc, ça veut juste dire une permission. En fait, c'est une permission, c'est seulement en fait le fait de de demander une autorisation explicite. Donc là, en gros, il y a pas il y a pas tout un travail à faire. C'est c'est simple. C'est comme dire "Est-ce que je peux ? Tu m'autorises ?" C'est tout. Alors que NASA, c'est pas seulement je peux je peux entrer. Il y a toute une un déroulé avant. Ça commence depuis le moment où tu as formulé l'intention d'aller voir la personne. Ça commence depuis chez toi. En fait, ça se passe pas au moment où tu es à la porte. Alors qu'ici, adina, c'est au moment où on est à la porte. Et là vraiment, je trouve ça encore une fois, ça me laisse à chaque fois bouche b la précision d'Allah Taala et l'intelligence justement émotionnelle qu'il a naturellement et qu'il nous transmet. Parce qu'en fait, s'il avait dit aux enfants bah ça impliquerait une forme d'intelligence émotionnelle et de discernement que les enfants n'ont pas. Et en fait, ce choix, je le trouve très judicieux parce qu'un enfant ne possède pas encore la maturité nécessaire pour deviner ce qui est bon ou moins bon dans est-ce que je dois venir visiter ou pas. Il peut pas en fait deviner si c'est un bon moment pour rentrer ou pas. Il va pas se dire "Bon là maman, elle a passé toute la journée à travailler, à faire ça, à ranger et cetera. Papa, il vient juste de rentrer aussi. Il a passé toute la journée dehors. Maman lui a manqué. Maman, elle a attendu toute la journée pour pouvoir raconter à papa tout ce qu'elle a traversé dans la journée. Et papa, il a envie de consulter maman pour des petits soucis dans son travail ou bien il a besoin de la consulter pour son avis, pour quelque chose. Et nous, en fait, maman, elle nous a accordé bien du temps. Papa, on l'a appelé aussi au travail. Il faudrait quand même leur laisser 30 minutes." Là, on est d'accord qu'un enfant de 4 ans, un enfant de 10 ans n'a pas ce discernement. Et Allah n'attend pas de lui ce discernement. Donc en fait, l'enfant va spontanément demander si ses parents peuvent lui les laisser entrer tout simplement. En fait, il ne va pas se se dire peut-être qu'il dorment, peut-être qu'il discutent, peut-être qu'ils sont intimes, je ne sais pas. Il ne va pas se poser cette question. Et c'est pourquoi la règle qu'il leur est donnée quand il s'agit de demander la permission, elle est simple et elle est directe. Il doit demander avant d'entrer. Il toque, il dit "Je peux entrer ?" et il entre. Et en fait, je me dis "Mais c'est c'est magnifique." En fait, c'est magnifique parce que le le choix des mots est important en fait. C'est simple. Si pour pouvoir apprécier vraiment ce mot, il faut pouvoir comprendre qu'est-ce qu'Allah voulait dire derrière isasa. Si isasa, on l'avait compris comme faut demander la permission, quand on arrive ici, on ne savoure pas la subtilité derrière la forme de permission qu'Allah a exposé ici. Et isasa ne sont pas les mêmes mots. D'accord ? Et donc franchement, c'est des petits détails comme ça, mais faut prendre le temps de zoomer dessus. Et mis bout à bout, des petits miracles linguistiques comme ça, mis bout à bout, en fait, on se dit "Mais c'est un c'est un tableau magnifique en fait." Quand tu regardes le tableau général de sourate Nour, il est magnifique. Et quand tu descends, comme je te disais, tu descends, tu rentres dans le tableau, tu vas regarder au pied de la montagne ici, dans l'arbre là, la le nectar dans la fleur, le pollen dans cette fleur là, le ruisseau ici, cet animal qui est en train de pêtre tranquillement là-bas. Tu te dis "Ah oui, il y a de quoi faire en fait." Et et tu te dis même "Mais je il y a beaucoup de petits recoins à visiter." Là, on a essayé modestement de le faire pendant pendant ce mois de Ramadan, mais je tiens juste à te le dire, spoiler alert, il y a bien plus de choses que je ne t'ai pas exposé que de choses que je t'ai exposé parce qu'en fait, il faudrait peut-être passer une année sur sourate Nour pour tout tirer. Et encore, il y a des choses qu'Allah Taala nous donne au compte-goutte ou bien nous donne petit à petit au fur et à mesure. Et il y a, je pense, des pépites qu'il réserve à ceux qui reviennent régulièrement sur ces passages. Tout toute le tout le Coran, pas spécifiquement sourate Nour, il y a des choses en fait qui vont se libérer à ta compréhension, à ton attention. Si tu reviens, tu reviens et tu reviens et tu reviens. C'est comme si Allah te récompensait en fait de prendre du temps avec le Coran, te récompenser, de t'accorder ce privilège de rester avec le Coran parce que celui qui passe du temps avec le Coran, il le fait pour lui, il le fait pas pour Allah. C'est comme si Allah t'encourageait d'avoir fait cette ce bel effort. Et donc comme je disais, franchement ces subtilités derrière ces mots, moi ça me ça me met encore plus en amour pour le Coran. Je me dis mais Allah en fait, il nous connaît, il nous connaît, il connaît nos enfants. Quand on est parents, on aime bien quand les gens sont attentionnés envers nos enfants. Et bien ici là, Allah il est en train de te dire "Tu vois tes enfants, je suis plus attentionné envers eux que toi." Parce que en fait, je suis en train de te dire ne va pas te fatiguer à leur dire écoute, il faut que tu évalues si je suis disponible ou pas. Avant même de toquer, tu aurais dû réfléchir depuis que tu as fait le trajet de ta chambre à maintenant, pourquoi tu n'as pas pris en compte. C'est impossible. De la même façon, un parent qui sait qu'il ne peut pas, mais Allah par exemple avait employéasa, et bien il va paniquer. Il va se dire "Mais ça veut dire que je dois apprendre à mon enfant de 5 ans tout ça, c'est compliqué, ça se fait avec le temps. Il faut qu'il grandissent." Donc Allah nous décharge de ça en attendant et dit juste ce que tu dois leur enseigner, c'est des règles de bonne conduite, ne serait-ce que demander la permission avant d'entrer. Et par extension, l'enfant va apprendre à faire ça avec tout le monde, avec ses grands frères et sœurs, quand il va dans une autre maison, et cetera, et cetera. Et de je trouve que aussi de nombreux parents peuvent se reconnaître dans cette a parce qu'un enfant, il peut être très attaché à ses parents et entrer et sortir sans cesse de leur chambre sans percevoir qu'il envahit leur espace privé. Et je trouve que ce passage, il vient cadrer cette dynamique familiale en apportant un équilibre entre l'amour parental et le besoin de préserver ce cadre structurant dans la dans la maison. Donc ça aide les enfants, ça aide aussi les parents.

Et ce qu'il faut comprendre aussi de ça, c'est que en dehors de ces périodes, que ce soit avant le fage, au midi, si les gens sont dans la maison, hein, peut-être que au midi il y a personne parce que tout le monde travaille, tout le monde va à l'école, ou après la richa, en dehors de ces moments-là, donc en dehors de ces moments, il y a pas l'obligation de demander la permission trois fois, attendre et cetera pour l'enfant. Très souvent la porte de la chambre de toute façon, elle est toujours ouverte toute la journée en dehors de ces moments-là. Et bien, c'est aussi indirectement un conseil aux parents qu'il est en train de donner parce que là, on a l'impression, on demande qu'aux enfants. En réalité, il faut toquer. Mais là, il y a quelque chose qui est en qui est derrière. Comme Allah dit tadab, derrière derrière ce qu'il vient de dire, il y a quelque chose d'intéressant. En tant que parent, c'est aussi un appel aux parents, un encouragement, un conseil de passer du temps avec les enfants. En gros, en dehors de ces moments que j'ai cité. Donc Allah et bien ce serait bien aussi que tu comprennes que tes enfants ont besoin de toi. Surtout quand ils sont avant cette la puberté. Après la puberté, c'est eux qui veulent leur leur espace vital et c'est eux qui qui veulent qu'on les laisse tranquilles un petit peu. Mais avant la puberté, l'enfant en fait, tu sais, l'image qui me vient en tête, c'est la maman Oa là, l'a et les canetons qui la suivent partout. Et et l'enfant en fait dans la maison, il fait que ça. Il va, il vient, il va, il vient. Et c'est toujours les parents quand il les a pas vu depuis 10 minutes. Maman, tu es où ? Papa, tu es où ? Bon, très souvent, c'est plus maman que papa, enfin, ça dépend des familles. Et en fait, c'est pas évident, mais c'est la nature de l'enfant. Donc Allah nous encourage en nous disant ton enfant est comme ça. Un enfant de cet âge-là a besoin de temps avec ses parents. Donc je t'ai cadré ton temps en faisant de sorte qu'il y a des moments où il doit te laisser ton espace, et je t'aide à ça et à lui enseigner ça par des règles simples comme demander la permission. Mais en dehors de ces moments-là, dans la mesure du possible, bien sûr, ça veut dire passe du temps quand même avec ton enfant. Passe du temps avec ton enfant. Le but, c'est pas de se barricader dans la chambre toute la journée et dire "Non, je lis. Tu toques avant d'entrer. Non, je fais ça. Tu toques avant d'entrer. Ah non, aujourd'hui je me repose." Non, on peut pas faire ça avec des petits, ça on fera ça quand ils seront plus grands.

Il y a autre chose dans cette aya dans le même registre que quand Allah ditina, donc demander une simple permission explicite, que je trouve aussi fascinant dans les mots employés par Allahah taala et qu'on perçoit pas avec la traduction. Il faut lire en arabe pour le comprendre. C'est quand Allah dit donc il dit donc c'est traduit sommairement ici quand on le traduit, c'est traduit par qu'ils vont et viennent, aller et venu. Donc dans tafun, tu reconnais le mot tawaf. D'ailleurs, moi c'est un mot que j'aime beaucoup employer aux enfants. Je dis "Vous avez fini de faire tawaf autour de moi ?" Donc tawaf, c'est les tours qu'on fait autour de la Kaaba. Donc tu connais ce mot. Et bien, j'ai trouvé ça fascinant qu'Allah taala emploie ce mot. D'accord ? Il il y a il y a une douceur en fait dans cet emploi-là, et il y a un sens aussi de la compréhension. On voit qu'Allah taala vraiment comprend son sa créature, nous comprend et nous invite aussi à comprendre. Et c'est comme si dans cette a disait "Je je vous sais, j'ai compris, je sais en fait, je sais que c'est comme ça qu'ils font." Parce qu'Allah nous montre qu'il connaît parfaitement la nature des enfants. Le mot tawafuna qui est employé dans ce passage, il évoque un mouvement circulaire. Tawaf, c'est un mouvement circulaire. Donc tawafoun, ça veut dire mouvement circulaire répété. Le fait de tourner autour du con. Et ce qui est une belle image du comportement naturel des enfants qui gravitent sans cesse autour de leurs parents, n'est-ce pas ? Tu tu là ce que je te dis, c'est true story, tu vois très bien de quoi je parle. Et bien, ça traduit une réalité, ça, une réalité que tout parent qui se respecte a déjà connu au moins une fois. Et donc même si on enseigne à nos enfants à respecter nos limites, à attendre avant d'entrer, et bien ils tenteront naturellement de revenir. Ils vont revenir et ils vont revenir. Demander encore et encore et réessayer. Et cette aille, elle nous invite à cette patience, à cette indulgence. Et en même temps, c'est une manière pour Allah de nous dire "Je sais, ils vont revenir, ils vont revenir. En gros, sois patient parce que il suffira pas d'une seule fois. Il suffira pas de leur dire une fois, surtout quand surtout quand cette règle qui est dans cette a n'était pas encore appliquée par exemple. C'est pas quelque chose qu'on avait mis en place parce que il y a des familles qui vont lire ça et qui vont dire "Ah mais nous, c'est déjà évident, on le fait déjà, tant mieux." Mais il y en a d'autres en fait où c'est plus compliqué. Des parents par exemple, ils ont du mal à dire non aux enfants. Ils viennent dormir dans la chambre des parents dans la nuit à 4h du matin, avant que le fuge il sonne, ils disent "Maman, maman, je peux venir dormir avec vous ?" et on lui dit "Allez viens, on fait la sieste à midi." Et il vient. Après la nuit, au lieu d'aller se coucher à 20h comme un enfant sage, il vient encore et il s'endort dans la chambre des parents. Et finalement, les parents parfois sont savent même pas dans quelle position dormir ou se mettre parce qu'il a pris presque tout le lit. Chaque famille a son organisation. Le but dans cette ay Allahhan taala, quand tu regardes, il ne juge pas. Il est pas en train de dire il faut faire comme si comme ça. Il n'a pas entré. Si tu remarques bien, il n'a pas dit que les enfants ne doivent pas entrer. Il a mis une seule condition, il faut demander la permission. Pour le reste, c'est toi. Tu peux, s'il te demande la permission, dire non, retourne. Donc retourne. Bon, avec les enfants, ça sera moins évident. Un adulte à qui tu dis retourne chez toi, il va retourner. Un enfant, ça marche pas toujours. Donc soit tu lui dis de retourner, soit tu es d'accord. Et dans ce cas, tu modules et tu peux lui dire d'un 5 minutes ou ouvrir la porte. Mais c'est finalement Allah t'a laissé beaucoup de liberté. Est-ce que tu revois ce que je te disais par rapport aux limites ? Il a mis des limites, mais en réalité pour que tu a beaucoup de liberté. Alors que si tu enlèves cette limite qu'Allah t'a donné, et bien est-ce que tu sens tu te sentiras libre ? C'est une limite qu'Allah met et pourtant, si elle n'est pas là, elle enferme. Pourquoi ? Parce que tu vas subir, tu vas avoir l'impression de ne jamais de pas être maître des pièces de ta maison, de d'être envahi en fait tout le temps. Alors que là, Allah il a mis une limite, en réalité, une limite facile à mettre en place avec du temps et cetera. C'est une éducation à qui te donne beaucoup de liberté en réalité. Et là, je trouve que c'est une grande rahma d'Allah.

Et revenons donc comme je disais sur le terme, c'est beau parce que à la fois Allah Taala est en train de dire qu'il comprend la qu'il comprend très bien les enfants. Il décrit leur itinéraire dans la maison. Et là, comme je dis, je reprends mon image avec la maman WA et les canetons. Et ça me rappelle une fois une une vidéo que j'avais vu sur internet et on voyait une vue aérienne comme ça dans l'eau dans un lac et on voyait l'ois et derrière ses canotons qui la suivaient et elle faisait des mouvements circulaires un peu en vague comme ça en H et tout dans dans le le lac. Et il y a quelqu'un qui a repris cette image et qui a mis en haut "itinéraire de mes enfants et moi dans une journée dans ma maison". Et j'ai trouvé ça trop parlant parce qu'effectivement, c'est ce qui arrive. Si tu as fait le test, surtout plus tes enfants sont petits, plus c'est le cas, tu avances, ils avancent. Tu fais comme ça, tu fais comme tu changes de pièce, ils viennent avec toi. Et eux-mêmes, c'est inconscient. C'est-à-dire même s'ils étaient occupés à quelque chose, ils peuvent prendre leur livre et te suivre. Ils savent même pas pourquoi ils te suivent, mais ils te suivent. Et ça, c'est quelque chose qu'Allah a naturellement mis chez l'enfant. Et avec cette a, il vient nous dire "Je sais que l'enfant a cette nature-là, je sais qu'il va revenir. Tu sais aussi qu'il va revenir en vrai ?" Et bien, il faut être patient et indulgent par rapport à ça. Ce sera pas toujours le cas. D'ailleurs, dans la he suivante, il dit "Et ceux qui ont atteint la puberté." Et là, tu vois que c'est comme si des années ont passé et Allah dit "Bah maintenant, il y a une autre règle qui s'applique." Et donc ceux qui ont atteint la puberté, et bien c'est simple, ils doivent appliquer la même chose que les grands, que leurs aînés. CF, ils doivent faire comme dans la aya dans la première partie de sourate Nour, la première moitié de sourate Nour. Et en fait, ils se mettent au même rang, au même pied d'égalité que quelqu'un qui doit venir demander la permission à l'entrée d'une maison. D'accord ? Donc très intéressant en fait, très intéressant ce cette analogie là vraiment avec le tawaf, moi je trouve que c'est pareil. Je trouve que c'est encore une douceur et une rahma d'Allah wa taala pour nous dire "Je suis au courant de vos réalités, ça va arriver et ça va passer." Et c'est c'est fascinant. Quand je parlais de avec les mes enfants, il ils se sont mis un peu à sourire, ils ont dit "Allah il nous a cerné." J'ai dit "Oui, il vous a très bien cerné parce que le tawaf que vous faites toute la journée 50 fois par jour, et bien moi je me sens écoutée et entendue par mon ra qui a compris que je suis pas folle et que c'est exactement ce que vous faites." Et ils ont dit "Maman, qu'Allah te récompense pour ta patience." Ils se sont arrêtés là, l'air de dire "On va recommencer mais qu'Allah te t'accorde la patience." Voilà, c'est vraiment des moments très agréables à partager avec les enfants. D'ailleurs, aussi à parté, je trouve que c'est un très bel exercice cette A à partager avec les enfants, même petits, ils peuvent comprendre, même petits. Et quand ils mettent en place ça, ils arrivent à à commencer à le mettre en place, surtout quand c'était pas une habitude, prenez le temps de les féliciter, de les encourager, ne serait-ce que par une phrase simple mais c'est merveilleux, tu as appliqué ce qu'Allah il a dit, tu sais qu'Allah il a dit ça ? Tu as fait quelque chose qui est dans le dans le Coran ? Vraiment, c'est très important de les valoriser. Un enfant.

Du haut de ses 4 ans, et bien, il faut le valoriser en lui disant : "Mais tu te rends compte, tu es tout petit, tu as 4 ans et tu as déjà mis en application le Coran. Tu vis avec le Coran. Tu vis le Coran dans ton quotidien. Tu te rends compte, et plusieurs fois par jour en plus, et pendant des mois, pendant des semaines, pendant des années, tu mets ça en place. Mais c'est magnifique ! Et il y a des adultes qui ne me qui ne respectent pas ça déjà. Donc, c'est beau.

Donc, cet enfant n'a peut-être pas encore mémorisé Sourate Nour, ne l'a peut-être jamais écouté, ne connaît peut-être même pas l'existence de cette sourate, et pourtant, il a mis en application par votre intermédiaire. Vous, parents, grâce à toi qui écoute, qui a des enfants, tu permets à tes enfants, en fait, de mettre en application le Coran avant même la puberté. Il faut avoir ces conversations avec les enfants. Le Coran, comme je dis, c'est une conversation, ça se discute. Allah parle du Coran, un des synonymes qu'il accorde au Coran. Il parle du Coran en disant que c'est un... Il en parle des fois en disant que c'est zikr. Et il en parle parfois en disant que c'est un hadith. Hadith. Et hadith, c'est quelque chose qui se discute. C'est quelque chose qui arrive entre des gens. Donc, le Coran, ça se discute, ça ne se lit pas seulement, ça ne se mémorise pas seulement, ça ne se revisite pas seulement, ça se médite, ça se discute pour pouvoir s'appliquer. Donc, franchement, là, tu as tu as de quoi discuter avec tes enfants juste avec ça.

Et comme je disais, tu prends une conversation avec eux, tu commences à parler de ça, et il peut même y avoir vraiment un esprit bon enfant là-dedans, en leur disant : "Regarde comment Allah, il connaît ton ton petit jeu là. Tout le monde sait maintenant, tout le monde est au courant que vous faites taf autour de nous." Et bien, discutez de ça avec eux. Et pareil, leur parler en lui disant : "Il a dit trois moments, il faut demander la permission. Je toque combien de temps ? Trois fois, deux fois." Et pareil, quand il finit, il n'a pas, il a oublié un jour, tu lui dis : "Euh, je sais pas moi, on avait discuté de ça pourtant la dernière fois, hein, toque trois fois." Et vraiment, accompagner l'enfant.

Vraiment, je parmi mes passages préférés de Sourate Nour, parce que Allah accorde la place à tout le monde. On a l'impression depuis le début de la sourate qu'il parlait beaucoup des adultes et cetera, et là, les enfants ont leur part. Voilà, les les petits jeunes ont leur part. Donc, il faut vraiment prendre le temps de de savourer ça. Et il finit la en disant : "Wallahimakim." Euh, très beau passage aussi. Très beau passage, euh, dans le sens où il dit qu'il est connaisseur de toute chose. Il connaît parfaitement, et il est aussi juste. D'accord ? Il dit : "Je sais, je sais que ce n'est pas facile. Je sais que ce n'est pas évident. Je sais qu'il faut mettre en place des choses. Je sais aussi ce qui ce que vous ressentez. Je sais ce qu'ils ressentent, et je sais qu'est-ce que voilà, qu'est-ce que vous planifiez." Et je suis juste, en fait. La preuve, je vous ai donné ces limites-là.

Et aussi pareil, je je pense que je l'ai dit ou je sais plus, mais en dehors de ces périodes-là où ils doivent demander la permission, Allah dit donc, et après il dit : "D'accord." Comme pour dire, en dehors de ces moments-là, vivez dans le foyer. En fait, pardon, "mal a laabarte", c'est vraiment de pièce en pièce. En gros, il va aller dans la chambre de sa grande sœur, l'autre va aller ici, les parents vont aller jouer avec là-bas, l'une va être à la cuisine, l'un va être au salon, l'un va être à la cuisine, l'autre va être au salon. Il est en train de dire : "Vivez." Il est vraiment en train de décrire la dynamique d'une maison où la vie prend vie, où on partage, et où chacun, voilà, navigue entre les les pièces. Bien sûr, en respectant l'intimité. S'il y a quelqu'un qui a besoin de son espace, qui est introverti et cetera, il ne faut pas lui sortir ça en disant : "Allah, il a dit qu'il faut circuler dans les pièces, alors je viens dans ta chambre." Alors que ce grand frère ou sa grande sœur avait envie d'être tranquille. Donc, encore une fois, là, Allahhan taala laisse vraiment beaucoup de liberté à chaque foyer, parce que chaque foyer fonctionne différemment. Donc, magnifique aya que que voici.

Ensuite, la suivante, il dit : "Quand les enfants donc ont atteint la puberté, donc là, il parle de ces mêmes enfants quand ils ont atteint la puberté, et bien qu'il demande la permission avant d'entrer, comme font leurs aînés." Donc, c'est ainsi qu'Allah vous expose clairement ces aya, et Allah est alim et hakim. Donc, il répète encore alim hakim encore une fois. Et donc, là, il y a il y a plusieurs avis par rapport à à cette aya, dans le sens où il y a des euh il y a des mfassoun qui vont dire que ici, ce qu'Allah taala entend, c'est qu'ils doivent demander la permission avant d'entrer, comme les enfants, en gros, dans le sens, il faut toquer, il faut entrer et cetera. Il y en a qui vont dire qu'ils doivent faire comme euh quand ils ils viennent rendre visite à leurs parents. Il y a des savants, et c'est l'is majoritaire et le plus, on va dire le plus préféré, c'est que ici, Allah est en train de parler pas seulement de la maison familiale dans ce sens-là, mais il s'adresse aux enfants donc qui ont atteint la puberté, dépassé la puberté même, donc limite adulte, qui ne vivent plus à la maison. Donc, soit parce qu'ils sont partis en étude, soit parce qu'ils ont déménagé, soit parce qu'ils ont ils se sont mariés, ils ont eux-mêmes leur famille, et bien quand ils viendront rendre visite à leurs parents, qui reviennent dans la grande maison familiale où ils ne logent pas, où ils ne séjournent pas, ce n'est pas parce qu'il ce n'est pas ils sont venus séjourner quelques jours ou en vacances, non, on parle de quelqu'un qui vient en visite ponctuellement, par exemple, qui vient passer la journée ou l'après-midi ou la matinée, peu importe. Et bien, là, les savants expliquent pour cet avis-là, en tout cas, que Allah leur demande eux aussi de faire preuve d'intelligence émotionnelle. Et donc, que dans le sens, quand ils ont quitté le cocon familial, et bien la maison qu'ils ont quitté s'est réorganisée en leur absence. C'est logique. Quand un membre de la maison n'est pas là, on se réorganise différemment. En gros, s'il y avait des tours de cuisine, et bien la personne qui est qui n qui est partie n'est plus dans le planning. Il n'est plus dans le planning de ménage, il n'est plus dans le planning des voilà, de l'organisation administrative et cetera. Il n'est plus dans le programme quotidien de la maison, et c'est logique, c'est naturel, parce que lui, il a son programme dans sa maison. Donc, comme la personne n'est plus dans le programme d'organisation quotidienne de la maison, et bien, il faut qu'il demande la permission avant de venir. Peut-être pas avec autant de pincettes, on va dire, que quand c'est des bouillottes qui ne sont pas les siens. Mais il n'habite plus ici, il ne dort plus ici, il ne passe plus la nuit ici. Donc, techniquement, ce n'est pas son bait. Donc, il doit respecter. Surtout si ses deux parents maintenant vivent tout seuls, tout le monde est grand, tout le monde est parti. Faut pas faire comme on comme on voit dans beaucoup de maisons. Ils font éruption chez les parents, ils appellent, ils débarquent et cetera. Non, là, Allah est en train de demander aussi à ce que la personne fasse preuve d'intelligence ici aussi, intelligence émotionnelle.

Après, il a utilisé le verbe "adina" ici également. Donc, ils doivent demander cette permission explicite. Mais il a dit : "Comme font leurs aînés", c'est-à-dire les autres qu'il avait cités dans la aya avant, donc dans la première moitié de Sourate Nour. Donc, en gros, il faut respecter tes parents. Il faut respecter ceux qui vivent encore dans la maison. Tu n'es plus dans la maison, donc tu dois t'adapter. Si tu sais que ce jour-là, c'est le seul jour de repos de ton papa, par exemple, et qu'il avait prévu ce programme, et en plus, comme vous êtes proches, il te l'a dit, et bien, peut-être que tu devrais choisir un autre jour pour venir le voir. D'accord ? Si tu sais par exemple que ta maman ou tel membre de la famille traverse quelque chose de pas évident, et en fait, expressément fait comprendre qu'elle voudrait être seule, et bien, et tu connais ta maman, tu sais que quand elle traverse ça, elle veut voir personne, y compris toi, importe. Et bien, ce n'est pas intelligent de débarquer à ce moment-là si tu n'es pas attendu. Donc, en fait, il y a une intelligence émotionnelle à avoir, et ici, la personne peut l'avoir parce qu'elle a atteint la puberté, et normalement, elle a été éduquée et entraînée à cette intelligence émotionnelle. Donc, euh, là aussi, c'est un passage qui est très euh très intéressant à prendre en compte pour ceux qui ont atteint la puberté, parce qu'à partir de cet âge, ils sont considérés comme des adultes en Islam, et ils doivent aussi adopter un comportement beaucoup plus responsable que quand ils étaient petits. Demander la permission avant d'entrer, comme le font les aînés, donc les grands. Et donc, ici, je trouve que cette aya, elle vient renforcer l'idée que l'éducation à la pudeur et au respect de l'intimité doit évoluer avec l'âge et avec la maturité de l'enfant devenu, inchallah, adulte. Donc, très belle aya également.

On va s'arrêter aujourd'hui ici pour cet épisode, et inchallah, à l'épisode prochain suivant, on va aborder donc les deux autres lois qu'Allah évoque au sujet donc des règles de vie, de partage et de bonne conduite en en société. Salam alkum. M.