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Que font les morts ? (Jean-Marc Thobois)

Association Keren - Pasteur Jean-Marc Thobois57:30

Transcription

Bien, je voudrais rappeler une petite chose là, c'est que toutes les questions qu'on étudie maintenant, le sont plus du domaine de l'éthique. Certains encore me ca sous la rubrique éthique, c'est l'eschatologie. L'éthique, c'est l'étude du comportement juste. Donc, si vous voulez, tout ce qui ce qu'on appelle la morale, c'est le mot savant pour produire morale. Faut toujours pas eu des mots savants, mais entendu, pourquoi dire d'une manière simple ce qu'on peut dire d'une manière compliquée. Moral, tout le monde comprend. Tonique, éthique, ça fait bien quand vous parlez d'éthique. Bon.

Alors, l'éthique, c'est ça. Bon. Alors maintenant, on utilise un autre chapitre, c'est l'eschatologie. Ça vient de 2000 grecque et scat, escaton, wakata, les choses dernière, logos, discours, science, études. Donc, étude des choses dernière, c'est ça. Et donc, l'étude de la mort, c'est évidemment l'une des études des choses dernière. Alors, ne mettez pas ça dans les rubriques éthique, mais dans la rubrique eschatologie. Là, malheureusement, pour parler de ce sujet là, il n'y a pas de mots simples comme nous pour le mot éthique, n'est-ce pas ? Obligés d'employer le mot savant eschatologie.

Bien. Alors, il nous reste une question à voir sur la question de la mort, c'est que font les morts ? Nous avons vu que la mort était la séparation de l'âme et du corps. Et les ecclésiastiques du chapitre 12, verset 9, que l'esprit vaut tourner à Dieu qu'il a donnée. L'Ecclésiaste nous dit aussi que le cheval est une terre d'oubli, un lieu de silence, une fosse de néant. Les morts ne font rien, ne savent rien. Leur mémoire est oubliée. Si bien que certains ont conclu une manière un peu rapide que l'état des morts est un état d'inconscience. On a vu ça dernière fois, notamment avec les adventistes et tous les mouvements qui sont issus des adventistes, c'est-à-dire justement des Témoins de Jéhovah, étudiants de la Bible en particulier. Bon, tout cela, bien sûr, la venue, c'est une un point de vue terrestre. Et d'autres passages bibliques nous autre que les morts ne sont pas dans cet état d'inconscience. Qu'une lecture rapide du livre d'Ecclésiaste, qui se place un point de vue terrestre uniquement, nous amènerait de déduire ces travaux. Nous avons vu aussi les âmes sous l'autel dans le livre de l'Apocalypse. Et ces âmes n'ont pas encore l'activité qui sera la leur après la résurrection derniers jours, mais ce n'est pas un état d'inconscience. Je n'y reviens pas. On a pas la mer froide.

Alors, il y a une question qui se pose maintenant. Les morts, où va-t-il nous on tire ? Qui nous entourent t-il de leur présence là ? Certains ont pensé pouvoir répondre par l'affirmative à ces questions. En fait, là, bien que la Bible ne soit pas absolument explicite sur ce sujet là, la réponse qu'il faut donner à ces questions est négative. Précisément, c'est ce que nous dit l'Ecclésiaste en fin de compte dans ces passages que nous avons évité que nous avons cités. Ils ne savent rien de ce qui se passe sous le soleil. Sous le soleil, c'est-à-dire sur la terre des vivants. D'ailleurs, comment pourrait-il être au repos ? Pourrait-il être dans la paix s'il avait conscience de toutes les horreurs, de tous les problèmes qui se passe sur la terre ? Donc, il faut conclure que les morts n'ont pas de contact avec ce qui se passe sur la terre. Nous entourent t-il de leur présence là ? La réponse également est non.

Par contre, quand on répond via ces questions, on ouvre la porte alors au spiritisme. Spiritisme, nous avons aussi parlé la dernière fois, qui est évoqué d'ailleurs dans la Bible comme étant une une abomination, une chose interdite sous peine de mort. Lévitique, l'inverse 27 et 19, verset 31. Ni wittig 19, 31. 26. Deutéronome 18, du verset 11 et c'est bien d'autres passages du même genre. Autonome aussi. Bon.

Nous avons vu que l'unique cas où m en revient, c'est le cas de Samuel. Et que c'est quelque chose d'insolite par rapport à ce qui est normal. D'ailleurs, Samuel dit une chose très importante quand il apparaît à Saül. Pourquoi m'as-tu troublé en me faisant monter ? C'est précisément le rappel que le che ou le séjour des morts est donc un lieu de repos. Et que précisément, si le Seigneur permettait que des morts reviennent, alors ces derniers seraient troublés. Ce serait troubler le repos. C'est une chose interdite par le Seigneur sous peine de mort. Même si il semble qu'il peut y avoir certaines exceptions dans le domaine. Les textes que j'ai cite évoque par exemple la possibilité de voir quelqu'un qui a un esprit de mort, l'esprit d'un mort ou un esprit de divination, peut-être. Mais sans licence dans un domaine assez spéculative dans un monde là, on peux pas être affirmatif. Peut-être qu'effectivement des démons impies [Musique] peuvent avoir la possibilité, semble-t-il, mal la seconde journée sur quelque chose à ses intérêts extrêmement délicat, peuvent avoir la possibilité d'habiter un vivant. C'est ce que semblent leur ai laissé supposer ce texte où il est dit précisément que si quelqu'un a en lui l'esprit d'un mort. Bon, ça ne peut pas être un mort bienheureux, évidemment. Ça ne peut être donc qu'un mort un pli qui pour lequel précisément être dans une situation de ce type ne peut être qu'une forme particulièrement difficile de châtiment. Donc, voilà, c'est tout ce qu'on peut dire dans ce domaine là.

À partir du moment où on répond aux questions que j'évoquais tout à l'heure, que les morts peuvent avoir contact avec les vivants, on ouvre la porte aussi à une deuxième déviation par rapport à la Bible, c'est le culte des saints. Le culte et l'invocation des saints. Vous savez que de la Vierge et dessins, finalement, savez que le catholicisme et pas seulement lui d'ailleurs, mais l'orthodoxie, certains, certaines les églises orientales laissent la possibilité d'un culte des saints. La théologie catholique officielle, nous avons vu que nous avons étudié le catholicisme, fait une différence entre la la tri et la d'ulysse. La la tri, c'est précisément ce qui tombe sous le coup du deuxième commandement. Tu n'auras pas d'autre dieu devant ma phase. Est une adorable. Tu n'adresser pas de culte à quelqu'un d'autre que cadieux. Tout à fait intéressant de noter d'ailleurs que là aussi, le gazole ici n'a pas cherché à remonter à l'original hébreu, mais fait une différence entre deux mots grecs qui ne sont pas employés vivent dans le dans le Pentateuque et pour cause, n'est-ce pas ? Les mots la tri et dédulle ici. Bien entendu, cette ce distinguo subtil a été introduit au nom du Concile de Trente dans la théologie catholique, notamment sous les coups de boutoir de la Réforme, qui voyait dans la halle culte de la Vierge et dessins une forme d'idolâtrie, avec raison à mon sens.

Alors, la réponse des Conciles de Trente a été celle-ci. Il ne s'agit pas d'un culte interdit par la Torah, par le Pentateuque, parce qu'il ne s'agit pas d'une la grille, ça veut dire d'un culte d'une adoration, mais d'une d'ulysse, c'est-à-dire d'une vénération. Alors, les saints ne sont pas adorés dans le catholicisme, ils sont vénérés. Et tout la Vierge, il y a encore un état intermédiaire, celui qu'on appelle libère du lis. Ça veut dire une adoration, une vénération qui, sans être une adoration, et quand même plus une vénération ne prenne qui pourra. Alors, ce distinguo est extrêmement subtil dans les faits, n'est-ce pas ? On est obligé de constater qu'il n'y a pas une grande différence entre la vénération et l'adoration. Je me souviens quand j'étais jolie, j'ai visité la cathédrale de Chartres il y a deux une deux ans de cela. L'avion du statue de la Vierge dans un coin de la cathédrale, ce qui se prosternait devant cette statue de la Vierge, manifestement, était à cent lieues de faire une distinction entre la tri et la nuit. À Saint-Pierre de Rome, c'est exactement la même chose. À Lourdes, en tant que suis pas allé à nous ses enfants, enfants quand j'étais à Lourdes, mais enfin, on pourrait trouver certainement des formes de dully qui ressemble très forte, très fortement à de la tri. Mais admettons, admettons que il lui est effectivement une distinction entre la vénération des saints et l'adoration de la Trinité, puisque c'est de cela qu'il s'agit. Si cela était, encore une fois, très souvent, ça n'est pas. Mais si cela était, on ne pourrait aussi que dire non à une telle génération entre guillemets. Pourquoi ? Pour la raison que j'évoquais tout à l'heure, parce qu'encore une fois, les saints qui sont, ils même si on admet la théologie catholique, que ce sont des gens qui par leur mérite ont à qui l'entrée au ciel directement sans passer par le détour du purgatoire, ce sont des morts. Ce sont des morts. Morts bien, certes, mort quand même. Et encore une fois, les morts ne savent rien de ce qui se passe dans le monde des vivants, de ce qui se passe sous le soleil. Par conséquent, pour le moins, il est tout à fait vain de les invoquer. D'ailleurs, le bon sens populaire l'a reconnu quand il déclare, il vaut mieux s'adresser à vous au bon Dieu qu'à ses saints. Et pourtant, beaucoup évidemment invoquent les saints parce que souvent les saints ont pris la place de certaines divinités locales, comme par exemple Sainte Anne en Bretagne, qui a pris la place de la déesse Anaky et l'ads très chrétienne qui était vénérée en à peu près partout dans les pays celtes. On a remplacé par Sainte Anne. Les gens n'étaient pas trop trop trop dépaysés. Mais encore une fois, ce sont des morts. Et là, l'Église catholique essaie de se récupérer sur ce qu'elle appelle la communion des saints. Commune on est ça. Elle est évoquée dans un texte de l'Épître aux Hébreux. Commence à lire tout de suite. [Applaudissements] Chapitre 12, verset 18. Vous ne vous êtes pas approchés d'une montagne quand vous pouvez toucher quasiment rasé par le feu, ni de l'obscurité, ni des ténèbres, la tempête, il dut retentissement, la trompette et du clameur de paroles telles que ce qu'il entend dire, demandait qu'on ne leur adresse pas un mot de plus. Elle ne supportait pas cette injonction. Même si une belle touche davantage serein à l'idée de ce spectacle si terrifiant que weezy, je suis tout et vous vantez tremblant. Mais vous vous êtes au contraire approchés de la montagne de Sion, de la cité du Dieu vivant, de la Jérusalem céleste, des myriades d'anges, de la réunion de l'assemblée des premiers-nés inscrits dans les cieux, de Dieu le juge de tous, et voilà ici le moins important. D'esprits des justes parvenus à la perfection. Donc, de l'Église catholique. C'est donc qu'il y a une communion possible entre ce qu'ils appellent les trois relais, trois formes de l'Église. L'Église pour le catholicisme a trois formes. L'Église triomphante, c'est-à-dire l'Église dans le ciel, l'Église des saints, suis déjà du paradis, du bonheur paradisiaque. L'Église souffrante, c'est-à-dire ceux qui, n'ayant pas eu cette chance, souffrent dans le purgatoire. Et l'Église militante, c'est-à-dire l'Église qui est sur la terre encore. Et cette église, dit la théologie catholique, est une. Les divisions ne sont que des divisions qui nous apparaissent à nous les vivants, mais dans la réalité, il y a une communion de ces trois formes d'églises. D'abord, parce que l'Église militante, du fait que les militantes, peu par ses prières, ses bonnes œuvres, soulager l'Église souffrante. Et parce que l'Église triomphante peut, elle aussi, par les mérites surérogatoires qui sont les siens, soulager aussi une église souffrante, mais aussi venir en aide à l'Église militante en réponse aux prières qu'on leur adresse. En fin de compte, on ne prie pas les saints dans la théologie officielle catholique, on leur demande de prier pour vous. Et vous avez ça notamment dans des demandes et sur des statues de saint, saint, saint, saint Frusquin, priez pour nous. Saint Linglin, prix et pour nous. C'est un. Donc, les saints sont censés prier pour nous. Et on peut s'adresser aux simples pour dire plus pour moi. La base précisément de cela, c'est ce texte que nous avons lu. Les esprits des justes parvenus à la perfection. Donc, l'Église triomphante, selon l'Église catholique.

Alors, certains diront, mais de toute façon, il n'est pas admissible que quelqu'un bien-aimé qui nous a quittés pour la patrie céleste ne soit pas en communion avec nous. Et de fait, ce texte le sainte en mai. Ce qui est ici important de noter, c'est que la communion des saints, elle se fait pas le seul intermédiaire de Jésus. Jésus est le seul qui soit ressuscité. Il est le seul par conséquent qui puisse savoir ce qui se passe sur la terre. Il est le seul au nom duquel on puisse prier. Elle a aussi une petite parenthèse. Savez, là aussi, on n'a pas toujours une vision très juste des choses. Et souvent, on entend des chrétiens et notamment des enfants s'adresser Jésus, Jésus fait ceci, va. Bon, c'est pas une erreur capitale, bien sûr. Enfin, si on voulait être absolument biblique, ce que nous devrions faire, c'est prier le Père au nom de Jésus. C'est-à-dire, précisément, Jésus ici remplit le rôle que les saints jouent dans le catholicisme. Ça veut dire des intermédiaires. Et précisément, il y a un texte très important dans la dans la Bible, vivre de Pete rouse, Hébreux notamment. Il y a un seul médiateur entre Dieu et les hommes. Un seul médiateur. Qu'est-ce que c'est qu'un médiateur ou un seul intermédiaire entre Dieu et les hommes ? C'est précisément quelqu'un qui fait la relation avec Dieu. Et lorsque quelqu'un meurt dans la foi en Jésus, c'est en lui qu'il meurt. Heureux dès à présent ceux qui meurent dans le Seigneur. Lui de l'esprit, car ils se reposent de leurs travaux. Hello there, les suivent. Eva. Conséquences, si communion des saints, il y a entre l'Église triomphante, l'Église militante, si on reprend la terminologie catholique et on supprime à ce moment-là, bien sûr, l'expression l'Église souffrante, qui pour nous n'a pas de sens. Avouez cette communion, elle ne peut se faire que par l'unique médiateur. Ça veut dire que les esprits des justes arrivés à la perfection, quand nous approchons de Jésus, c'est vrai, nous sommes aussi en communion avec les esprits des justes parvenus à la perfection. Mais le point de passage obligé, la personne de Jésus. Et il n'y a pas de relation autonome avec les défunts. Ça, car alors, il y aurait plus d'un médiateur. Et en multipliant les saints et en faisant jouer au saint le rôle d'un psy d'intercesseur que la Bible affirme n'être que le rôle du seul de la seule personne de Jésus. Remonter au ciel, un avocat auprès du Père, nous aider aussi. Et l'Épître aux Hébreux nous le montre, souverain sacrificateur de notre salut est unique. Et ce à la cuisse aux épaules, la firme réaction et qui précisément intérêt pour les siens parce qu'il sait lui, ayant même, ayant lui-même été tenté comme nous le sommes, il peut secourir ceux qui sont tentés. Et bien, précisément, ça, c'est exactement le rôle que l'Église catholique fait jouer à ses saints. Et c'est pourquoi, au nom de textes comme ceux-là, nous sommes obligés de dire non, non, y compris à ce que les catholiques appellent l'hyper du lit. Ça veut dire le culte, la vénération, pardon, excusez-moi, de Marie. Parce que Marie, quelques cinq, quelles étaient tes, quelques privilégiés entre les femmes, quelles étaient tes ? Et ça, nous sommes prêts à le reconnaître parce que c'est l'écriture qui le dit. Toutes les générations me diront bienheureuse. Et je suis tout à fait disposé à employer l'expression qui est celle des catholiques et des orthodoxes, la bienheureuse Vierge Marie. Fait, c'est la Bible qui le dit. Et parfois, dans le protestantisme, par réaction de catholiques, on l'a oublié. Mais quant à dire, Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous. Non. Marie est bienheureuse dans la présence de son fils Jésus. Mais il y a, comme le disait d'ailleurs Abraham au mauvais riche dans la parabole de luxe, est-ce que nous avons exposé, il y a aussi un abîme entre les morts et les vivants. Jésus est certes un pont entre sur cet abîme là, dans ce sens que en lui, tout son vivant, comme dira aussi Jésus parlant d'Abraham, Isaac et Jacob, dont Dieu parle au présent. Mais les morts, qui ne sont ni omniscients, ni omniprésents, ne peuvent en aucune façon répondre à nos sollicitations.

Deuxièmement, le culte des saints est associé à celui des images. Il n'y a pas de culte des saints sans culte des images. D'ailleurs, certains sont certaines images, statues, représentations sont censées avoir plus de puissance que d'autres. Et il y a une véritable rivalité des sanctuaires, même des sanctuaires mariaux, parce que certaines représentations de la Vierge sont plus puissantes que quand on entend des réflexions de ce type là. Il a quoi s'inquiéter. On apprend aussi çà et là que certaines de ces statues pleurent, que certaines de ces statues saignent à certaines périodes de l'année, et cetera. D'autres disent ti d'odeur suave. Tout ça, si c'est vrai, parce qu'il faut encore vérifier que ce soit vrai. Et dans ce domaine là, je suis persuadé qu'il y a beaucoup de supercherie. Mais si c'était vrai, ce serait extrêmement inquiétant parce que là, on se retrouve effectivement dans le domaine même du spiritisme. Le spiritisme, qu'est-ce que c'est ? Le spiritisme, c'est une invocation des esprits des morts, mais au travers d'un comment pourrait-on dire, d'un réceptacle matériel. Il faut que pour que l'esprit du mort se manifeste, selon la doctrine spirit, encore une fois, pour nous, comme l'avant-dernière fois, ce n'est pas l'esprit du mort qui se qui se révèle, mais c'est un esprit de démons. Et bien, il faut un médium, un intermédiaire. Cet intermédiaire est souvent un être humain, le sorcier, l'udm, mais peut-être aussi un objet, une image, une représentation. Savait que des techniques d'envoûtement, par exemple, emploient celle de l'image. Et encore une fois, dans certaines certains cultes païens qui sont basés justement aussi sur le spiritisme, notamment, vous de le culte du Vaudou, bien de de certains cultes africains, les fétiches, donc les statues sont les moyens par lesquels se manifestent les esprits qu'on invoque. Certains fétiches sont plus puissants que d'autres. Et voyez-vous que là, on arrive sur un terrain extrêmement dangereux parce qu'on ne peut pas ne pas faire le rapprochement. Ce d'autant comme je disais tout à l'heure, que beaucoup de ces saints ne sont qu'une fois que des réinterprétations chrétiennes d'anciennes divinités locales qui ont été canonisés, si j'ose dire, pour les besoins de la cause. Et souvent, la vénération entre guillemets de ces saints se produit au même lieu et dans des conditions qui sont presque identiques à celles qui présidaient au culte de ces divinités quand elle était païenne. Et il est certain que dans certains de ces lieux, une présence démoniaque est absolument sensible. J'ai évoqué déjà certaines expériences que j'ai fait en Espagne, dans un mail, là, vraiment, c'était absolument certain que là, il y avait une présence démoniaque tout à fait indiscutable. 1 Corinthiens 10, verset 19-22. L'apôtre Paul nous montre que précisément participer à des cultes idolâtres, c'est entrer en communion avec des démons. Alors, je ne dis pas évidemment que tout catholique qui va à Lourdes est en communion avec les démons. Seniors voient les cœurs. Mais je dis que là, il y a les possibilités d'une dangereuse dérive et d'un de deux manifestations qui sont extrêmement inquiétantes. L'invocation d'autres médiateurs, nous dit la Bible, provoque la jalousie de Dieu. Et nous n'avons pas besoin d'autres intercesseurs. Par conséquent, tout ce culte des saints est un culte extrêmement malsain. Ça, je crois que c'est une chose qu'il faut préciser d'une manière très forte. Il en va de même du culte des icônes. Et je dirais que à la limite, l'icône dans la théologie orthodoxe est encore là tout le nikon est en tout cas beaucoup plus développé que elle ne l'est dans l'Église catholique. Et on ne peut pas ne pas voir dans la théologie de l'icône, réceptacle précisément de l'esprit du saint que l'on invoque. Elle vient quand même l'équivalent de ce qui se passe dans les cultes spirit, notamment en Afrique, les fétiches. Et son semblable. On est obligé à beaucoup de prudence, mais il y a en tout cas une étrange similitude, en tout cas dans la doctrine de la chose, et aussi, c'est vrai, dans parfois dans dans certaines manifestations qui peuvent sortir de là, certains que parfois la tos, certains endroits où dans certains certains lieux orthodoxes, où on se sent aussi extrêmement mal à l'aise.

Bien. Dernier point maintenant. On en aura fini avec cette question. Donc, vous êtes succion poser la question, peut-on prier les saints ? Ce qui est une autre manière de dire, peut-on prier les morts ? Parce que c'est ça, finalement. Et si on disait comme ça, poser cette question de cette forme-là à nombre de catholiques, bondirait, mais c'est pourtant ça. Maintenant, on retourne la question. Peut-on prier pour les morts ? Ça aussi, vivement, c'est quelque chose qui est répandu dans pratiquement toutes les religions du monde. Les prières pour les morts qui vont de pair avec des offres, des offrandes aux morts. Entre ça, même dans notre dans notre monde laïcisé, c'est tellement ancré dans l'âme humaine, ça la pratique d'aller offrir des fleurs aux morts, notamment par exemple pour la Toussaint, est un reste de ces objets et superstitions. Baguette. Et je viens de cette réflexion d'un européen qui voyait comment les Chinois pratiquent eu lieu. Si nous avons préparé des ddd plat, enfin, de la nourriture, de la cuisine à leur mort et vont poser ça sur les tombes. Un jour, un blanc qui se trouvait en Chine, visiter un cimetière, s'adresse au Chinois et disons, tous morts, qu'est-ce qui va se lever pour aller manger la cuisine que tu lui préparer ? L'autre répond, contient se lèvera pour venir respirer les fleurs que tu lui offre. C'est tout à fait à propos. Et ça découle de l'idée que précisément, bien, il y a un contact possible entre les vivants et les morts. C'est finalement ça. L'être humain a du mal à à se faire à cette idée que vient le mort, il est parti, les parties, et puis et puis voilà, il n'est plus là.

Alors, peut-on, peut-on prier pour les morts ? Peut-on prier pour que précisément leur sort soit changé dans l'au-delà ? Bon, je crois que, on a bien déjà répondu la dernière fois, donc je vais pas m'étendre là-dessus. Et brûle, c'était le texte dernière fois. Il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement. On a vu la parabole du mauvais riche et de Lazare. Le jugement préalable intervient immédiatement après la mort. Le juste est dans le sein d'Abraham, le méchant est dans le sud dans la flamme où il souffre. Il souffre terriblement. Alors, prier pour les morts ne sert à rien. Ça, je crois qu'il faut le dire avec force.

Alors, se tenir ou une belle aux essais la théologie catholique. Paul dit qu'on peut se faire baptiser pour les morts. Texte difficile. Je vais pas rentrer dans ces discussions. Frédéric Godet a toute une explication là-dessus aussi. Au point de vue train de traduction, c'est difficile. Elles sont les Mormons précisément qui ont dressé des généalogies sur ordinateur. Ils ont, si vous allez connaître vos ancêtres, vous adressez aux Mormons à Salt Lake City. Là, vous asseyez, vous avez plus de chance de retrouver votre avis analogique parce que les Mormons et said heureux de refaire les arbres généalogiques du monde entier. Et ensuite, ils se font baptiser pour ces gens-là, très charitablement, pour que ces gens-là soient sauvés. Ça me paraît un peu discutable comme procédé, même si on peut dire que ben, ils sont beaucoup d'abnégation pour faire ce vendredi. Et cela, mais bâtir une théologie aussi élaborée que celle de 2,2 du purgatoire sur une base scripturaire aussi fragile, fragile et aussi difficile à comprendre que ça, est extrêmement difficile. S'agit-il d'être baptisé à leur place ou baptisé pour la mort, pour rejoindre les morts, c'est-à-dire un baptême de sang, comme Jésus dit, un baptême dont je dois être baptisé. Et par conséquent, dans l'Église primitive, quand on était baptisé, c'était signer son arrêt de mort. On était jeté dans l'arène avec les lions. Est-ce que c'est à ça que Jésus fait à l'usc que Paul fait allusion ? On ne peut pas l'affirmer. En tout cas, c'est ce qu'essaye de démontrer Frédéric Godet. Et laisse la responsabilité. Sa démonstration n'est pas absolument convaincante, n'est pas à rejeter pour autant. Mais en tout cas, ça n'a rien avoir vraisemblablement avec ce que les Normands.

Autre erreur dans ce domaine là, et qui maintenant est de plus en plus prôné, notamment justement dans les milieux, dans certains milieux chrétiens, la réincarnation. La réincarnation, c'est-à-dire que à la mort, l'individu va être réincarné dans un autre être, pas forcément un homme d'ailleurs, ça peut être aussi un animal. Et cela en fonction des mérites qu'il a acquis dans la vie qui vient de s'achever. Il m'est ont par exemple, si vous savez, c'est le système de l'Inde. C'est à certains, c'est une doctrine qui vient de l'Inde. Admettons que vous soyez un paria, c'est-à-dire un un membre de la caste la plus basse. Si vous mourez et que vous avez fait succès, bien, vous avez une chance de vous réincarner par exemple dans un brahmane, c'est-à-dire la caste la plus haute. Et vous progressez quoi. Si par exemple, vous êtes un brahmane et qu'au contraire, vous êtes mal conduit, vous courez le risque à votre mort d'être réincarné dans un paria, voire même pire encore, dans un animal, un chien, un cheval, ou pire, une fourmi, truc comme ça. Alors là, c'est évidemment le bas le bas d'échelle. D'où, entre parenthèses, la nécessité de protéger tous les animaux dans la conception, la religion indienne, parce que dans dans la fourmi que vous écrasez ou dans la mouche que vous allez ou le moustique qui vient vous embêter, peut-être se retrouver incarner l'âme de potes grand-père. Faut faire attention. Bon. Le judaïsme, un certain judaïsme, en tout cas, a adopté un petit peu cette cette pensée là, notamment la Kabbale. La Kabbale a eu un système un peu semblable qu'on appelle mes brebis, le goulet nefesh, transmigration des âmes. On appelle aussi un mot savant, encore une fois, pourquoi dire simplement ce qu'on peut dire d'une manière compliquée, apst métempsychose. Avant. Or, cette doctrine, la réincarnation, par le biais des religions orientales, et l'engouement pour ce genre de religion, non seulement est en train d'être plus ou moins de ce qu'en occident. Et les vins sondages dernièrement qui montrait que j'ai pas une large, une large partie des Français croyants avaient incarnation. Savez, aberrant. Mais ça. Et dans les églises, parmi ceux qui se disent chrétiens, l'idée de la réincarnation fait aussi son chemin. Et je crois que c'est le journal, la joint catholique comme la Croix ou autres, qui avait lui aussi un sondage en milieu chrétien à l'occasion de Pâques. Résurrection ou réincarnation ? Ce n'est pas une majorité qui croyait à la réincarnation, mais c'était une minorité non négligeable de gens qui se disent chrétiens et qui croyaient en la réincarnation. Alors, que dit la Bible ? Je suis très le même texte que celui tout à l'heure. Hébreux, verset 22. Ça clôt le débat tout de suite. Il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement. Donc, pas question de réincarnation qui ferait que à se rassurer sur et plusieurs fois, on her plusieurs frappes. Il est réservé aux hommes de mourir une seule fois. D'autre part, la réincarnation, tel que le conçoivent les religions orientales, s'oppose absolument à la doctrine biblique du salut. Car réincarnation, vous l'avez compris tout de suite, implique qu'on se sauve soi-même par ses propres mérites. Si vous vous progressez à chaque vie nouvelle, moralement, et cetera, mais vient un moment où vous atteignez le nirvana, c'est-à-dire le paradis. Et là, vous n'avez plus besoin de vous réincarner. Vous avez fait votre salut. Ça prend 10 millions, des milliards d'années. Enfin, comment ? Non, avec maintenant l'évolution, on est là, c'est pas gênant. Mais voilà. Donc, ici, on est, on retombe dans la théologie du mérite, ce qui est évidemment antibi. Oui, comme nous l'avons vu.

Alors, certains vont dire, oui, mais Jean-Baptiste n'était-il pas Élie réincarné ? Non, il n'était pas Élie réincarné. Lui-même, il le dit. Jean, verset 21. On lui demande, et tu es-tu ? Et il dit, je ne suis pas. Il est seulement venu avec l'esprit, c'est l'esprit de Dieu qui était sur Élie, qui fut ensuite sur Élisée. Mais dire que Jean-Baptiste est une réincarnation d'Élie au sens où l'entendent les bouddhistes ou les hindouistes, non, c'est une erreur. D'ailleurs, la prophétie sur le retour d'Élie, telle que nous la lisons dans le livre de Malachie, s'est-elle accomplie ? Je ne pense pas que la figure d'Élie de Jean-Baptiste, telle qu'elle nous est présentée dans la Bible, nous permette d'affirmer cette, de répondre affirmativement à cette question. Il y a encore, semble-t-il, dans ce domaine là, quelque chose à venir.

Je terminerai simplement par deux textes, par un texte exactement. Proverbes 10, verset 7. La mémoire du juste est en bénédiction. Et aussi ce qu'on trouve dans le livre de l'Ecclésiaste, du recueil. Ceux qui affluent, ça veut dire que ce qu'un homme a été, notamment pour ce qui est un homme qui a marché avec Dieu, vient ne disparaît pas. La mort, non seulement comme le dirait l'Apocalypse, il se repose, mais aussi ses œuvres les suivent. Du recueil, l'histoire de celui-là, et Dieu se souvient. Les hommes ne se souviennent pas longtemps. La mémoire des morts disparaît au bout de deux ou trois générations, trois, quatre générations maximum. Mais un Dieu, la mémoire du juste reste en bénédiction. Et c'est en cela précisément que le Seigneur est aussi celui qui recueille ce qui a disparu. Voilà, si vous voulez, ici, avec ces quelques réflexions, on termine notre étude sur la mauvaise. On va aborder un nouveau chapitre, le monde des esprits. Peu de gens sont conscients que à côté du monde sensible, du monde matériel, maison sans environné de tout un monde invisible, que le monde des esprits. Le monde des esprits n'est pas sud est mort, a vendu début tout à l'heure, mais d'autres réalités. Un esprit, c'est un être, une personne, si vous voulez, qui, comme son nom l'indique, est dépourvu de corps. La Bible nous dit que Dieu est esprit. Dieu est en fait un être qui n'a pas de corps. Et le l'homme est à l'image de Dieu, non pas dans son corps, comme l'ont prétendu un peu naïvement parfois certains certaines personnes, mais il est à l'image de Dieu quand à son esprit, justement, parce que l'homme est à la fois un esprit et encore. Alors, il y a, outre l'esprit de Dieu, qu'est-ce que Dieu est esprit ? Il y a, nous dit la Bible, des myriades et des myriades d'esprits, c'était des milliards et des milliards d'esprits. L'esprit qui nous entoure, souvent invisible, souvent insensible, qui dans des circonstances très particulières peuvent se matérialiser ou peuvent se rendre sensible, avec lesquels, ou plutôt qui viennent en contact avec les vivants, avec lesquels on peut d'ailleurs aussi, mais ça, c'est une chose que la Bible interdit parce qu'on retombe dans le spiritisme, entrer en contact.

La première catégorie d'esprits, ce sont les anges. Ange vient d'un mot grec angelos, qui signifie envoyée. C'est la traduction grecque du mot hébreu mal à rim, qui signifie j'ai toujours la même chose. Mallard Adonaï, l'envoyé de l'Éternel, un émissaire, un roi envoyé, un serviteur pour transmettre un message, par exemple. Et très souvent, on voit ça, c'est le même mot, c'est le même mot. Alors, les anges, nous dit, est plutôt hébreu, sont des esprits seles qui sont au service de Dieu et que Dieu utilise pour venir en aide à ceux qui doivent hériter du salut, c'est-à-dire aux justes, aux enfants de Dieu. Alors, qu'al aux siens, verset 16, on lire le texte. [Applaudissements] 16. Voilà, car en lui, c'est-à-dire en Jésus, ont été créés dans les su, sur la terre, ce qui est visible, la terre, et ce qui est invisible, le monde des esprits. Parmi ces réalités invisibles, ça c'est mon cas, je ne sais pas d'un texte, mais ces sous-entendus, nous trouvons trône, souveraineté, principauté, pouvoir. Ce sont des maux humains, bien sûr, mais qui nous laisse ici entendre qu'il y a une gérard chi de créatures spirituelles. Tout a été créé par lui et pour lui. Il est avant toute chose. Tout subsiste. Tout a été créé. Ça, c'est un mot très important. Ça veut dire que ce monde des esprits, composé de ces trônes, de ces domination, de ces souveraineté, de ces principautés, est un monde qui a été créé. Les anges sont des êtres créés comme nous le sommes. Et c'est pour cela qu'ils ne sont pas de nature divine. Ça, c'est très important de dire. La divinité, le propre de la nive divinité, enfin, une des caractéristiques des caractéristiques, la limite, et ce n'est pas la seule, c'est qu'elle est un créé. Les confessions de foi Nice et on vient symbole d'Athanase nous parlent de Dieu comme un être, un esprit, un créé, qu'une année commencement ni fin. Une créature a obligatoirement un commencement. Jésus est d'essence divine et de nature divine. Quand on dit, il est engendré par le Père, ça ne veut pas dire qu'il a eu un commencement. Ça veut dire qu'il tient continuellement, à tout instant et de toute éternité, son existence du Père. C'est ça que ça veut dire. Et c'est pourquoi les Témoins de Jéhovah, pour lesquels Jésus est le plus grand des anges, donc un être créé, sont dans l'erreur. Le prologue de Jean est très clair à ce sujet. Je vous renvoie à notre étude sur la Trinité. C'est très loin, enfin, c'est ce que nous avions dit. Alors, au commencement était la Parole, la Parole était avec Dieu, et elle était Dieu. Au commencement, c'est de toute éternité. Alors, les anges, au contraire, quelques grands qu'ils soient, sont des êtres créés. Et je reviens là-dessus parce que c'est très important. Parce qu'ils sont des êtres créés, les anges ne sont pas des sens et ne sont pas de nature divine. Ce ne sont donc pas des dieux inférieurs, comme c'était le cas chez les Grecs. On a parfois fait cette cette critique christianisme en disant, mais vous avez rétabli les dieux, les demi-dieux. Non, des anges ne sont pas de nature divine. Lorsque Jean, dans l'Apocalypse, se trouve confronté avec un ange extrêmement puissant et qu'il veut se prosterner à ses pieds, alors il dit, garde-toi de le faire. Je suis comme toi, ton compagnon de service. Très important. Et il ajoute, à d'ordures compagnon de service, c'est très important. Et Paul va jusqu'à dire que

Nous jugerons les anges par conséquent, parce qu'ils ne sont pas d'essence divine, pas plus que les hommes ne sont d'essence divine, même si nous avons l'image de Dieu en nous. Et les anges ont un degré plus grand encore que nous, c'est évident. Et bien, les anges ne doivent pas être adorés. Et de nombreux textes, Daniel aussi, on voit ça. Les anges, tout dans la Bible, dans tous les textes lus, les questions de volonté d'adorer des anges, les anges refusent ce culte en disant que par essence, ils sont égaux.

Les hommes armés, entre parenthèses, ils sont égaux dans ce sens que ils sont créatures comme les hommes, et sur ce plan-là, ils sont égaux avec les hommes. Sur d'autres, ils sont supérieurs, bien sûr, mais sur ce plan-là, ils sont égaux avec les hommes. Et la Bible nous met en garde contre le culte des anges, comme quoi, que personne, et si on va réduire le texte, voilà, ne fasse de vous sa proie par la philosophie, par une vaine tromperie. Selon, et c'est bon, que personne ne vous, sous prétexte d'humilité et d'un culte des anges, ne vous conteste à son gré le prix de la course, alors qu'un tel homme s'abandonne à des visions, il est en fait un vain orgueil par des pensées charnelles, au lieu de s'attacher au chef, c'est-à-dire à Jésus.

Donc, ici, très clairement, le culte des anges est condamné. On n'est pas catholique, c'est pas par anticatholicisme, le catholicisme primaire, qu'on est obligé de revenir là-dessus, mais parce que ce sont des problèmes réels. Il y a une place pour un culte des anges, et les anges sont adorés, enfin, sont vénérés, donnés, sont vénérés au même titre que les saints, et que les sanctuaires leur sont dédiés. Je viens dans notre propre région, le Mont Saint-Michel. Qui est ce Saint-Michel ? C'est l'archange Michael, en hébreu, qui donne en français Michel. Vous avez des fêtes dans le calendrier liturgique catholique qui sont dédiées à des, à des anges, à des messes qui sont dites en souvenir des saints anges. On n'a pas toujours leurs noms, comme pour Michel, dont nous parlions tout à l'heure, mais enfin, il y a, il y a un culte des saints anges, et on prie, ou en tout cas, on demande aux saints anges d'intervenir.

Même l'idée sur laquelle nous aurons l'occasion de revenir, que chaque individu a un ange qui le garde, son ange gardien. Dans certains livres de piété catholique, de mystique, du dialogue fort, vous vendez entre l'individu et son ange gardien, c'est extrêmement discutable, extrêmement discutable. Donc, les anges sont créés. Maintenant, ce sont huit versets quatre à cinq. Si je disais tout à l'heure que les anges sont égaux, sommes sur le point, ce sens qu'ils sont des créatures, et j'ai mis égaux entre parenthèses, parce que précisément ce texte nous montre que les anges sont supérieurs aux hommes en force et en puissance. Et puis aussi, parce que pour ce qui est des saints, de ceux qui ont gardé leur dignité, ils n'ont pu justement, ils ne savent pas ce qu'est le péché, tandis que les hommes ne savent malheureusement.

Précisément, pourquoi sont-ils supérieurs en gloire, en force et en puissance ? Parce que précisément, ils sont dépositaires de la puissance de Dieu lui-même, en tant qu'envoyés de Dieu. Ils sont dépositaires de l'autorité de Dieu. Quand un roi envoie un message à un autre, un ambassadeur, finalement, qu'est-ce que c'est, finalement, qu'un ange, si ce n'est un ambassadeur de Dieu ? On pourrait comme ça traduire plus imagé. Et bien, certains ambassadeurs, vous savez, dans la diplomatie, portent le titre de ministre plénipotentiaire. Savez, ils ont tous les pouvoirs, ils ont tous les pouvoirs du gouvernement qu'ils représentent, par exemple, pour négocier un traité, comme si on est traité comme ça. Ils ont la puissance, ils sont dépositaires de la puissance de l'État qu'ils représentent. Les anges sont supérieurs en force et en dignité, en puissance, en ce que précisément, ils sont les ministres plénipotentiaires de Dieu, et la puissance de Dieu repose sur eux.

Parce que les anges n'ont pas de corps, si ça tout à l'heure, ils ne se marient pas. Et vous connaissez le fameux texte où les Sadducéens, qui ne croient pas à la résurrection, présentent à Jésus cette histoire loufoque d'une femme qui a eu sept maris, sept frères qui sont dans les uns après les autres, et qu'elle a épousé les uns après les autres selon la loi du Lévirat, l'Ancien Testament. Et les Sadducéens disent : "À la résurrection, à la résurrection, qui sera le femme, puisqu'elle a été la femme de sept ?" Jésus leur dit : "Mais vous ne connaissez ni l'Écriture, ni la puissance de Dieu. À la résurrection, les hommes ne prendront pas de mari et les femmes ne prendront pas de mari, tout parce qu'ils seront semblables, dit Jésus, à des anges de Dieu."

Donc, conclusion, tout le fameux débat, vous savez, qui a exercé la sagacité des théologiens byzantins sur le fameux, le sexe des anges, est un débat nul et non avenu, puisque ne se mariant pas, les anges n'ayant pas de corps, les anges n'ont pas de sexe, bien évidemment. Et discuter de cela, c'est tout à fait stupide, comme ce fut le cas justement à Byzance. Encore une fois, bien qu'il soit extrêmement puissant, extrêmement sage, les anges, parce qu'ils ne sont pas d'essence divine, de nature divine, ne sont pas omniscients. Par contre, c'est vrai qu'ils sont doués d'une grande sagesse. Vous vous souvenez de la femme de Tekoa, qui avait été envoyée par Joab, par David, pour plaider la cause de son fils Absalom, l'homme qui était en fuite ? La femme dira : "Ah, ah, ah, David, non, Seigneur le roi, et comme sage comme un ange de Dieu, connaissant le bien et le mal." C'est donc qu'il voulait que les anges sont doués d'une sagesse supérieure à la sagesse des hommes, et notamment cette fameuse sagesse que l'homme cherchait à dérober au commencement, la connaissance du bien et du mal, connaissance beaucoup plus approfondie que celle que peut avoir l'homme. Mais encore une fois, ils ne sont pas omniscients, ils ne connaissent pas tout, ils ne savent pas tout. Et ça, c'est très important quand nous parlons de Satan, parce que Satan est aussi un ange au départ, mais Satan n'est pas omniscient. Satan ne sait pas tout, il est limité dans ce domaine-là.

Autre point, il y a une hiérarchie angélique. L'avons lu tout à l'heure dans Colossiens, du trône, des dominations, des principautés. Et quand nous lisons l'Écriture, il apparaît très nettement que cette hiérarchie est très complexe. Normal, s'il y a des milliards et des milliards d'anges, il faut qu'il y ait un ordre. Alors, il y a différentes catégories d'anges, nous parlons de séraphins, chérubins, d'anges, d'archanges, c'était, il y a toute une hiérarchie, se laisse, toute une hiérarchie. Il y a des anges plus puissants que d'autres, dans ce qui ont une dignité plus grande que d'autres. Les mêmes questions d'un nain mystérieuse sur lequel nous aurons l'occasion de revenir, dans le livre du prophète Isaïe, un appel, un ange de la face, un séraphin. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire un ange qui est directement en présence de Dieu, qui voit la face de Dieu directement. Cet ange a été affublé, enfin, a été reçu un nom, disons, dans la tradition juive, on appelle Metatron, le prince des anges. À l'occasion de revenir sur ce personnage, sur cet ange tout à fait particulier en son temps. Donc, il y a une hiérarchie angélique.

Et puis, enfin, ce sont des êtres glorieux. Lorsque les anges apparaissent aux bergers de Bethléem, il est dit que la gloire du Seigneur resplendit autour d'eux. Dans le livre de l'Apocalypse, voyons un ange qui descend du ciel, qui vient annoncer le jugement de Dieu, il était auréolé de la gloire de Dieu. La gloire de Dieu l'enveloppait, et c'est précisément cette gloire qui les environne et qui se matérialise parfois, parfois pas d'ailleurs. C'est ça qui fait que souvent, l'apparition d'anges dans la Bible provoque une réaction de frayeur, disons, en tout cas, une réaction tout à fait particulière de la part de l'être humain. D'ailleurs, c'était le cas pour les vierges. Ils furent saisis d'une grande frayeur. Marie est troublée par la parole de l'ange, Zacharie aussi quand il voit l'ange dans le temple, et effrayé, ce n'est pas parce qu'il y a justement une grande gloire. Quand le Fils de l'homme reviendra avec tous ses anges, nous dit-il, Matthieu 25, hier, ses premiers, il reviendra aussi avec une grande gloire. Donc, si vous voilà quelques mots pour définir ce que sont les anges. Bon, on va s'arrêter là pour ce soir.