Transcription
Coucou Clémentine, comment vas-tu ?
Ça va bien, et toi ? J'ai beaucoup de mal en ce moment. Version professionnelle, en tourneur fraiseuse, c'est très, très, très, très, très chaud.
Ok, motionnel, c'est très, très, très, très, très chaud aussi. Et ça me rentre dans, dans une blessure d'humiliation, l'une des cases. Et je sais pas comment en sortir, parce que de toi qui n'a pas prévu de sortir. Il y a une partie de toi, ce qu'elle demande, c'est comment se résoudre là. Ce que tu as envie, c'est comment résoudre la blessure d'humiliation. Donc tu t'attaques à quelque chose qui est existant, et tu es en train de dire, cette case-là, elle me fait chier. Et chaque fois que je passe dedans, elle me fait chier. Et comment je, et comment est-ce que je m'en sors ?
Tu n'as pas prévu, tu n'as pas prévu pour le moment d'aller mieux. Pour le moment, tu as prévu d'avoir besoin de valider émotionnellement. Ça bouge. Ton intention actuelle n'est pas d'aller mieux. Ton intention actuelle est d'analyser et repérer ce qui se passe.
Je sais pas bien. Bah, je vais le, le redire si tu veux. L'intention avec laquelle tu es actuellement, une intention, tu vois ? Oui, vas-y, essaye. Vas-y, reviens, redis ce que tu viens de dire. Ton intention actuelle n'est pas d'aller mieux. Ton intention actuelle, elle est de comprendre et d'analyser ton émotion. Donc on a le résultat de ton intention. On a le résultat. J'ai pu analyser que j'ai mal. Donc c'est compliqué, parce que ce n'est pas bien d'avoir mal. J'ai analysé que ça portait le nom de blessure d'humiliation. Donc c'est trop cool, j'ai mon diagnostic. Et ensuite, il se passe plus rien. Et on tombe dans le piège du développement personnel. Ça y est, j'ai mon étiquette. J'ai analysé ce qui va pas.
Ok. La raison pour laquelle ça ne bouge pas, c'est parce que tu n'as pas prévu que ça aille mieux. Tu avais prévu de repérer de quelle émotion on parle. C'est fait. Si repérer que c'était la blessure d'humiliation suffisait à ce que ça bouge, ça bougerait. Forcé de constater que ça n'a pas bougé. Tu viens d'analyser la blessure d'humiliation. Donc on n'en sort pas. Donc on est en plein dedans.
Donc j'amène l'idée que quand ça ne va pas, ce n'est pas analyser l'émotion qui nous fait sortir de quelque chose. C'est choisir ce qu'on va produire suite à ce sentiment. C'est, on va choisir comment vivre l'humiliation. Il est là le changement. Donc j'amène ton attention sur, ok, super, l'humiliation est touchée. Ok. Est-ce que tu as envie que ça change ? Et si tu as envie que ça change, il faudra pas analyser ta blessure d'humiliation. Il faudra dépenser de l'énergie sur comment arrêter de me sentir humilié et faire un autre choix de ne pas se sentir humilié. Parce que ça, c'est un choix. Il n'y a personne qui a décidé pour Christine, tu es humilié. Personne n'a dit dans cette situation, tu es humilié. Christine a dit dans cette situation, je me sens humilié. Donc le pouvoir, il est chez toi.
Ouais. Ok. Ok. Si le pouvoir, il est chez toi, c'est pour ça que je te montre que tant que tu n'as pas prévu d'en faire quelque chose, on va rester là. Parce que personne d'autre que toi n'a le pouvoir. C'est pour ça que ça stagne.
Ouais, ouais. Mais comment je trouve la solution ?
Tu es humilié pour une raison. Parce que tu donnes de l'importance à qui tu es. Quand tu donnes moins d'importance, il y a moins d'humiliation.
Ouais. On est d'accord. Ouais. Ok. Waouh. Ouais. Tu es en train de, tu es en train de prouver à Christine qu'elle est importante. Tu es en train de dire à Christine, comme je sais que parfois je peux être méchante avec toi, Christine, comme je sais que je peux me maltraiter, le moment où quelqu'un me maltraite, je vais en profiter. Vu que ce n'est plus moi le bourreau, je vais en profiter de ce bourreau-là pour dire, eh, tu te souviens qu'on a le droit de s'aimer ? Ben voilà, ce bourreau-là, blessure d'humiliation. Parce que, he, moi, faut me respecter, hein. Ben oui, nous, on le sait, hein, qu'il faut te respecter. C'est Christine qui le sait pas, hein. C'est Christine qui doute, c'est pas nous, hein.
Ouais. Si tu ne veux plus être humilié, si tu ne veux plus sentir l'humiliation, il n'y a pas 30000 choses à faire. Tu ne peux pas aller à la conquête de tout ce qui va t'humilier dans le monde et le supprimer. Ça va pas être possible. Va falloir changer. Pourquoi Christine se sent humiliée ? Elle se sent humiliée, c'est même pas pourquoi, c'est parce que elle a peur qu'on ne reconnaisse pas sa valeur. Donc elle devient en colère. Mais si tu as peur qu'on reconnaisse pas ta valeur, c'est parce que tu as fait exister la possibilité que parfois tu en as et parfois tu en as pas. C'est un problème, ça. Tu pourrais en avoir tout le temps. Tu pourrais avoir tout le temps la même valeur, même quand il y a quelque chose qui va pas dans ton sens, ou même quand quelqu'un te manque de respect. Tu pourrais décider que ça n'impacte pas ta valeur.
Ouais. Si ça a pu impacter ta valeur, c'est que tu es d'accord. Ok. Oh, ça va être chaud, hein. Tu décides que ça va être chaud, donc ça va être chaud. Décide que c'est facile, tu verras ce que ça donne.
Ouais, ouais. Ben ça va être facile, alors. Ça commence par là. On commence par là. Christine se prend un peu moins au sérieux. Christine s'aime un petit peu plus. L'humiliation, tu verras, en 2 secondes, c'est du passé.
Moi, j'ai l'esprit, l'esprit positif. C'est un esprit euh positif. Oui, c'est un esprit euh qui n'est ni positif ni négatif. C'est un esprit qui dit que peu importe ce qui t'arrive dans ta vie, Christine, sa valeur ne bouge pas. C'est tout. C'est tout. C'est neutre. Ça veut dire que ce n'est pas les autres, en fonction de ce qui se passe dans ta vie, qui définissent si on te respecte ou pas. Ça ne se joue pas là. À toi de voir si tu donnes le pouvoir à l'extérieur de te faire monter quand tu as un compliment, et quand tu as une critique, de te faire descendre. À toi de voir si tu veux être le yoyo de l'extérieur. Si tu en as marre, ne définis pas ta valeur sur ce qui se passe à l'extérieur. Ne définis pas ta valeur sur ce qui est dit ou sur comment tu es perçu. Définis ta valeur sur comment tu te perçois. Christine, est-ce qu'à chaque instant, tu es heureuse d'être Christine ? À chaque instant, qu'elle réussisse ou qu'elle échoue.
Si toi, tu arrêtes de te juger sévèrement, on pourra plus mettre le mettre le doigt là où ça fait mal. Les failles, c'est toi qui les as créées. C'est toi qui as créé qu'il y avait une Christine qui avait de la valeur, et il y en a une autre qui a pas de valeur. Et quand on tombe sur celle que tu crois qu'a pas de valeur, tu vas être, tu vas vouloir chercher à te défendre. Plus besoin de se défendre. S'il y a plus de faille. La faille ne veut pas dire, je suis quelqu'un d'extraordinaire et parfait. La faille veut dire, peu importe ce que je vis, ça n'a ni valeur d'échec, ni de réussite. J'apprends à chaque instant à m'aimer dans ce que je vis. Peu importe ce que je vis, ce n'est pas là l'importance.
Quand quelqu'un me dit des choses que je n'ai pas envie d'entendre, je vais apprendre à écouter et à recevoir ce qui est dit. Et peut-être même que je découvrirai des choses sur moi. Parce que la personne est en train de me percevoir depuis un prisme, et je vais, je vais pas invalider son prisme. Il est réel. Elle me perçoit comme ça, c'est réel pour elle. Je vais pas lui dire que c'est faux. C'est réel pour elle. À moi de décider si c'est réel pour moi. C'est tout. Comme ça, j'arrête d'invalider l'autre et de lui faire vivre le même manque de respect en miroir. Je valide qu'il a le droit de penser ce qu'il pense ou ce qu'elle pense, parce que je respecte sa réalité. Donc je respecte la mienne. Du coup, ça devient juste des mots et des actions qui ne définissent pas la personne.
Tu as des comportements qui ne te définissent pas. Tu as des façons de réagir, d'agir, ou de penser, ou de te ressentir, qui ne sont pas Christine. Christine, c'est une entité d'amour de base, derrière, qui n'a pas besoin de s'identifier à ce qu'elle vit pour avoir de la valeur. Donc tu peux ne pas être d'accord avec des discours et ne pas être d'accord avec des comportements, mais ça n'a rien à voir avec la personne. La personne, on l'aime, on la respecte en tout temps, et on se fait pareil à nous.
Ouais, ouais. Super. Un peu ça. Prend la distance. Ouais, ouais. Mais oui, mais non. Oui, mais non. A priori, je suis pas encore prête. Bah, c'est intéressant. Regardez, on n'est pas prête à pardonner. Parce que si on pardonne, notre système nous fait croire que du coup, on a laissé passer et que ça peut réarriver. Notre système nous fait croire que les choses vont changer si on se défend. Et que les choses n'ont pas, si on se défend pas. C'est, c'est possible. C'est une réalité comme une autre.
Si tu as besoin qu'il y a quelque chose qui change, c'est normal que l'émotion, elle bouge pas. Si tu as besoin d'utiliser ce manque de respect pour faire quelque chose, si tu as besoin d'utiliser l'humiliation pour pour changer quelque chose chez Christine, c'est normal que l'humiliation, elle reste. C'est normal. Parce que tant que Christine n'a pas changé, l'émotion n'a pas poussé son œuvre jusqu'au bout. L'émotion, elle est là pour que, à un moment, Christine se dise, ah bah ok, ça, je n'aime pas comment je me sens. Donc il faut qu'il y ait un changement. Mais tu pourras essayer de changer l'extérieur autant que tu veux.
Le but, c'est, qu'est-ce que j'ai pas mis en place comme comportement qui m'aurait rendu fier ? Qu'est-ce que j'ai pas fait que j'aurais pu faire ? Qu'est-ce que j'ai pas dit que j'aurais pu dire ? Jusqu'à quel point j'ai pas été spontané parce que j'ai eu peur ? Jusqu'à quel point c'est à moi que j'en veux parce que j'ai pas été la personne que j'aurais pu être à cet endroit-là ?
Oh putain, c'est quand tu captes que la colère, elle est chez toi, tu as encore plus de pouvoir. Tu captes le truc, tu as tous les pouvoirs. Tu as les pouvoirs de capter que tout ce que tu es en train de vivre là, c'est une invitation du divin à ce que tu puisses changer quelque chose chez toi pour que la prochaine fois, ce soit plus juste et que ça n'a rien à voir avec l'autre. Ça veut dire que si le divin, il a envie de t'amener 40 fois une expérience similaire avec d'autres gens, il faudrait que Christine, elle a perfectionné son système d'expression d'elle-même pour arrêter de ne rien dire sur le moment parce qu'elle a pas envie de se taper la honte et qu'après, elle revient avec la rage chez elle parce qu'elle a pas eu le courage de s'exposer en vulnérabilité sur ce qu'elle pensait parce qu'elle avait peur d'être jugée sur le moment.
Oui. Donc si tu as peur d'être jugé, ça a rien à voir avec l'autre, à nouveau, c'est chez toi. Tu t'auto contrains et tu autocontrains ton expression parce que tu as peur de toi-même, et tu as peur de ce que tu penses, et tu as peur de prendre de la place, et tu as peur de comment ça va sortir. Donc la spontanéité, elle est, elle est enfermée. Et ça crée un feu bouillant dans la poitrine. Et après, on sait pas si on va bouffer les autres quand on ouvre la bouche ou pas. Si on bouffe les autres quand on ouvre la bouche, bah oui. Donc au lieu d'avoir un feu que tu que tu transformes en volcan, c'est simplement parce que le moment où tu as eu l'information, tu n'as pas agi. Le moment où tu as eu l'information qui disait, là, il y a un problème, il faut que je dise quelque chose, je ne l'ai pas fait. Donc tu as accumulé du feu et tu te transformes en dragon dans la gorge.
Donne-toi le droit de dire les choses. Arrête d'attendre l'autorisation. Et trompe-toi. Dis des choses qui ne sont pas complètement vraies, c'est pas grave. Il faut que tu t'exprimes pour arrêter un flux qui profite de ton silence pour dérouler son jeu. Peu importe ce que tu racontes, ce n'est pas grave que ce soit vrai ou faux, ou pas juste, ou que ce n'est pas 100 % de justesse. Prends l'habitude d'exprimer au moment où tu ressens quelque chose. Tu arrêtes le flux. Tu arrêtes la chose qui est en train de se passer. Tu dis non. Tu ne cherches pas à argumenter. Tu ne cherches pas à justifier. Entraîne-toi à arrêter avant que ça aille trop loin. Ce n'est pas quand c'est allé trop loin qu'on rentre avec sa colère et qu'on et qu'on a envie de buter l'autre. Ça servira à rien. Tu as envie de buter la mémoire qui t'empêche de parler. C'est elle que tu as envie de buter. C'est les ancêtres qui te disent qu'il faut pas que tu t'exprimes. Ce n'est pas pieux, ou ce n'est pas, je sais pas quoi. C'est ça qui faut envoyer péter.
Il sert à ça ton feu. Ça a brûlé les ancêtres. Brûler les mémoires. Ouais. Cool. Donc ta clé, c'est la spontanéité. Ta clé, c'est peu importe ce que tu racontes, raconte-le au moment où tu en as l'info. Attends pas trop. Comme ça, on va déblayer de la justice rapidement, même si elle est pas parfaite, plutôt que d'avoir un casier comme ça, que plus personne a envie d'écouter après.
Ouais. C'était spontané, quoi. Rester soi, spontané. Et même si ce que tu dis, à nouveau, tu sais pas comment le dire, le simple fait que tu aies pris la parole, ça change les flux. Au lieu de subir quelque chose, tu es en train de dire, je vais parler pour pas subir. Je refuse. Et dans le corps, tu vas amener un petit recul qui fait que même quand on est en train de dire, non, j'aime pas, ou je refuse, et qu'on est spontané, on ne se prend pas trop au sérieux. Ce qui veut dire, je ne me fais pas croire que je suis en danger. Simplement, je parle pour éviter que la situation pense que je suis d'accord. Je parle juste pour éviter de me faire emmener dans des filets qui ne sont pas à moi.
Moi, je sais pas qui je suis. Moi, je sais pas où je vais. Tu as vraiment beaucoup d'énergie de bélier. Moi, je sais pas qui je suis, je sais pas où je vais. On ne te demande pas de savoir qui tu es. On ne demande pas savoir où tu vas. On te demande que si tu te fais traîner dans un endroit que tu aimes pas, tu t'arrêtes. C'est ça l'esprit qui vient pour moi, pour toi. C'est ça la priorité. Si on te fait adhérer à des trucs que tu as pas envie d'adhérer, tu n'adhères pas. Tu n'as pas à te justifier. Tu n'as pas à dire pourquoi. Tu n'as pas à avoir une explication. Tu ne veux pas, tu ne veux pas. On te touche pas sans consentement. On te fait pas faire des trucs sans consentement. Toi, tu fais les choses et ensuite, tu es en colère contre toi-même d'avoir consenti. Ou tu te fais violer, entre guillemets, énergétiquement, et après tout ton corps, il est en colère, il essaie de ressortir l'énergie qui s'est intrusée. Il faut que ce soit beaucoup plus tôt. Beaucoup plus tôt. Ton nom. Et tu verras, ça va remettre les lignes temporelles en place.
Ok. Bah merci. Avec plaisir. Merci pour tout ce petit aiguillage, recadrage, même. Tu en feras bien ce que tu fais. Moi, j'ai, j'ai, j'ai passé ce que je pense que je devais passer. Et puis du coup, euh, même si tu as pas à prononcer grands mots, j'en ai pas besoin. Et c'est ça qui est cool, c'est que je suis branché sur des trucs qui sont tellement, tu dans ton système. Mais à force de pas les dire, ça hurle dans l'invisible. Donc je les entends très fort. Donc l'idée, c'est, parle.
Ok. Ben merci. Ben, je reviendrai à l'occasion voir où ça en est. Ça marche. Chère. Merci beaucoup. Des gros bisous. Bisous aussi. Ciao.