Transcription
Vous le savez, il y a quelques mois, je vous ai partagé certaines des pires histoires vécues par des personnes qui se baladent en forêt. Ça vous a vachement plu et du coup, let's go, 2ème épisode.
Et donc, rapprochez-vous. Il y a 99% de chance pour que vous soyez déjà allé en forêt dans votre vie, voir même plus que ça. Et d'ailleurs, est-ce que vous savez quel grand lieu mythique se trouve aux abords d'une forêt ? Et bien, il s'agit tout simplement, en fait, de Noisuli, l'Université du Rêve. Et il se trouve qu'en même temps, c'est le nom de la saga de roman que je suis en train de créer. Dedans, on apprend à contrôler ses rêves, mais également ses cauchemars, et essayer de voir qu'est-ce qui se cache derrière les choses les plus terrifiantes qu'on peut trouver aux abords, en fait, de nos rêves et de nos songes.
Là, il ne reste plus que quelques jours sur la campagne de financement qui est en cours sur KissKissBankBank. Si ça vous intéresse, vous avez le lien en description. Si vous aimez la chaîne, le conte fécond, ainsi que l'horreur, mais également le merveilleux, ça pourrait être vraiment la saga qui va vous plaire. Et en même temps, vous auriez un livre en version vraiment très calée, de luxe, que vous n'auriez pas ailleurs. D'ailleurs, la campagne est un énorme succès, il y a des milliers de personnes qui me font confiance. Donc, peut-être que vous serez le prochain.
Petit truc amusant : à chaque fois qu'on a un contributeur, et bien, on met une gommette, en fait, sur une grande fresque qui représente un arbre. Cet arbre, c'est le Morphodala, c'est l'arbre des rêveurs. Regardez qu'est-ce que ça donne actuellement. Vous avez vu, c'est dingue.
Et si votre expérience se résume à respirer le grand air et peut-être caresser les arbres, d'autres personnes n'ont malheureusement pas eu cette chance et ont vécu des expériences traumatiques. Mais il se trouve que ces personnes ont pu partager leurs histoires sur Reddit. Et comme d'hab, je vais vous retranscrire tout ce qu'elles ont pu balancer. On a rajouté avec la team, du coup, des VO pour une meilleure immersion. Voilà, vous connaissez la recette.
Et donc, aujourd'hui, on va voir une séance photo qui dégénère, un routier suédois qui va traumatiser une enfant, et des vacances en Oregon qui virent au cauchemar. Et tout ça, bien entendu, au grand air.
Alors, notre première histoire est partagée par Mélissa. On renomme Mélissa, je suppose. Et donc, du coup, bah Melissa a posté il y a 4 ans. Le soir même où ça lui est arrivé, elle nous disait à ce moment-là, bah, qu'il y avait peu de chance qu'elle puisse dormir cette nuit-là. Elle remet un peu de contexte, parce qu'au moment où c'est arrivé, elle passait un peu de temps au fin fond du Royaume-Uni. Elle s'adonnait à une de ses passions : la photographie. Bref, Mélissa, après avoir fait un petit tour, repère plusieurs arbres qui dégagent quelque chose d'assez effrayant. Et donc, bah, elle dit : "Bah, nickel, ça va être top pour la photo." Elle y installe son trépied et puis elle attend où le soleil se couche pour avoir une ambiance vraiment sympa. Vous savez, c'est la fameuse golden hour qui fait que du coup, on a une lumière dorée, un peu irréelle.
Et là, alors qu'elle prend, bah, les premières photos, elle voit une femme passer devant cette espèce d'entrée en arc de cercle que forment les arbres. Et là, Mélissa précise d'ailleurs que cette femme a garé sa voiture à côté de la sienne en arrivant. Mais cette femme, elle passe ici plusieurs fois en faisant des allers-retours et elle me fixe à chaque fois. Je suppose bêtement qu'elle veut juste remonter le chemin. Mais en voyant que je fais des photos, elle décide de marcher ailleurs.
À ce moment-là, il y a à peu près 5 minutes qui s'écoulent, et puis je la vois plus. Mais d'un coup, elle réapparaît et cette fois, elle marche directement vers moi en boitant étrangement. Elle s'arrête, me fixe pendant quelques secondes, et elle recommence à marcher vers moi. Mélissa demande alors à cette femme, bah, si elle va bien, quoi. Et pendant ce temps-là, elle commence à ranger son appareil photo et à préparer son trépied pour l'utiliser quand même au cas où, en cas d'autodéfense, comme une batte de baseball. Si, si, ça, si ça dégénère. Donc, voilà, elle a quand même un peu le sens du rythme et surtout, elle a un très mauvais feeling.
Et d'ailleurs, ça ne s'arrange pas quand la nana, l'autre, du coup, la femme, commence à grogner en fixant Mélissa. Et c'est à ce moment-là que cette femme est suffisamment proche pour que Mélissa se rende compte qu'il s'agit en fait d'un homme habillé en femme avec une perruque. Ça me rappelle un peu l'une des expériences qu'on fait, du coup, dans le manoir d'horreur. C'est, c'est flippant.
En tout cas, après un long silence glaçant qui fait flipper, Mélissa, l'homme déguisé en femme continue de grogner et à se diriger vers le bord du chemin. Puis, il attrape un tas de feuilles et commence à les jeter en grognant encore, et puis par s'éloigner dans la forêt. Voilà. Là, Mélissa, elle regarde tout ça, elle fait "Waouh". Elle est un peu interloquée et à moitié en panique. Et elle appelle alors une amie pour lui raconter ce qui s'est passé. Elle lui demandait de rester au téléphone au cas où l'autre personne reviendra, quoi.
Voilà, elle reste quand même encore un peu plus longtemps parce que c'est quand même une belle couleur, voilà, une belle ambiance pour prendre des nouvelles photos. Mais quand même, pendant 10 bonnes minutes, elle entend un bruissement de feuilles très particulier, comme s'il y avait un truc qui tournait autour d'elle. À ce moment-là, j'essaie de me convaincre que c'est la faune. Mais d'un coup, c'est le silence absolu. Honnêtement, ça fait à peu près un quart d'heure que je prends des photos, j'ai ni vu ni entendu qui que ce soit. Donc, pour moi, bah, je suis en sécurité, quoi.
À ce moment-là, je quitte le sentier et je commence à retourner vers ma voiture. Et là, je constate que l'autre bagnole est partie. Et là, je me dis : "Mais merci, merci [ __ ] ! Mais quel soulagement." Sauf que très rapidement, je vois qu'un homme se dirige vers moi depuis l'entrée. Et bien évidemment, bah, c'est ce même type chelou qui se déguise en femme de tout à l'heure. Sauf qu'entre-temps, il s'est changé. Et là, il a plus sa perruque et il est habillé normalement. Il passe alors près de Mélissa et lui lance un sourire à vous glacer le sang. Et il continue son chemin.
D'ailleurs, Mélissa précise qu'elle n'a pas facilement peur, mais ce mec a vraiment allumé quelque chose de flippant en elle. Là, elle se dit : "Waouh, Red flag, red flag, red flag." Vraiment, elle est terrifiée, quoi. Pendant ce temps-là, elle est quand même toujours au téléphone avec son ami, au cas où.
Mélissa, donc, décide d'accélérer le pas. Et là, elle remonte dans sa voiture. Et en même temps, quand elle est dans la bagnole, elle voit le type chelou, quoi, un peu plus loin. Elle le voit tourner autour de lui, regarder, puis se tourner dans sa direction et avancer vers elle. Et figurez-vous qu'elle a assez de sang-froid pour filmer ça. Et du coup, c'est l'un des rares moments où on peut avoir des visuels, enfin, des vidéos, du coup, des, des vidéos qu'on raconte. Et là, bah, voyez le truc en question. Bon, elle filme ça.
Et quelques secondes après, elle décide quand même de se barrer pour de bon. Et elle passe alors à côté de la voiture du type qui l'avait laissé garer un peu plus loin. Et là, elle termine son histoire en se demandant vraiment ce qui lui est arrivé, quoi. Donc, un peu en état de choc et toute fébrile, elle partage tout ça le soir même sur Reddit. Elle l'a aussi signalé aux autorités à côté, parce que elle a vraiment eu le sentiment que ce mec vraiment était pas net et qu'il pourrait s'en prendre à quelqu'un d'autre.
Bon, en tout cas, si faire ce genre de rencontre en étant adulte peut faire froid dans le dos, imaginez ce qui pourrait se passer quand ce n'est qu'une enfant.
Alors, notre deuxième histoire est racontée par SnowDKY5457, c'est son pseudo, quoi. Vous pouvez le retrouver, qu'on appellera ici Solveig. Et son histoire s'est déroulée en 2006. Alors, chose d'ailleurs assez inédite qui tranche avec les histoires qu'on, qu'on raconte d'habitude, parce qu'au moment des faits, bah, Solveig avait 4 ans. Et donc, c'est une fille. Elle précise qu'elle se souvient quand même parfaitement de la peur qu'elle a ressenti ce jour-là. Alors bien sûr, sa mère a aussi apporté des précisions et des détails en plus pour que l'histoire soit quand même assez complète. Bref, on perd pas de temps et on arrive directement au jour J.
Parce que c'est un matin où le soleil est déjà levé, mais il y a peu de monde dehors. Là, la mère de Solveig décide alors de l'emmener, elle et sa petite sœur d'un an, faire une petite balade. Et donc, là, toute la famille en profite pour aller à la déchetterie. Petite balade comme une autre, quoi. Voilà, je veux dire. En tout cas, la déchetterie se trouve en bordure d'une de ces forêts sombres de l'Est de la Suède.
Si, en tout cas, on s'en tient à ses mots : "Comme dit, j'avais 4 ans quand ça s'est produit et les souvenirs de cette journée sont un peu flous. Mais comme ma mère se souvient de tout, elle m'a raconté qu'en entrant dans cette sombre forêt, elle a tout de suite eu le sentiment étrange d'être observée. Honnêtement, je me souviens aussi d'avoir eu ce sentiment. Je me sentais effrayée, même si je savais pas pourquoi j'avais peur. Je suppose que je pouvais ressentir la peur de ma mère."
En tout cas, elle m'a dit : "Solveig, accroche-toi à la poussette aussi fort que tu peux et ne la lâche pas quoi qu'il arrive." Et cette phrase, c'est le souvenir le plus précis que Solveig a de cette journée. Elle nous dit qu'elle n'oubliera d'ailleurs jamais ses mots. En fait, elle a l'impression que son sang se glace et là, elle se fige. Elle comprend via le ton de sa mère qu'il y a vraiment quelque chose qui cloche, en fait, quelque chose qui lui fait peur.
Précisément, elle nous dit que le reste de, de ses souvenirs, il est un peu flou. Par contre, et à ce moment-là, sa mère prend le relais lors du témoignage. Et donc, elle dit, elle raconte que à côté de là où elles sont, à la lisière de la forêt, il y a un camion garé avec un homme assis dedans. Jusqu'ici, pas de problème, rien de spécial, parce que c'est quand même un endroit où les routiers vont se garer pour se reposer. Sauf que le problème, c'est que cet homme fixe Solveig, ainsi que sa mère et sa petite sœur. Mais pas un regard genre sympa, bienveillant ou chill, quoi. Non, plutôt un regard à vous reluquer de haut en bas comme un prédateur.
Et d'ailleurs, selon les dires de la mère de Solveig, le routier semble vraiment satisfait de la peur qu'il arrive à installer. Et la mère a vraiment l'impression d'être à la merci d'un lion. Et en plus de ça, à ce moment-là, alors qu'elles sont quand même pas mal terrifiées, et bien, il se met à sourire, un sourire glacial, calculateur. Et en bonus, le mec passe la langue sur ses lèvres, comme pour dire : "Je pourrais vous tuer si je voulais."
Si je ne dis pas de bêtises, ma mère a réinsisté à ce moment-là pour que je m'accroche à la poussette, en me répétant de m'y accrocher fermement et de ne surtout pas lâcher. Ma mère est une femme de petite taille, 1m60, qui ne pèse que 45 kg environ. Et le type du camion aurait donc pu nous embarquer sans aucun mal. Elle avait peur que ce type sorte d'un coup et la somme, ou la graisse, voire même qu'il nous kidnappe, moi et ma sœur.
On a alors filé à toute allure et bien évidemment, on n'est pas allé jusqu'à la déchetterie. On a fait demi-tour et on est rentré le plus vite possible. Enfin, avec une gamine de 4 ans et un bébé de 1 an dans une poussette, c'était pas si vite que ça. Et là, à partir de là, Solveig précise qu'elle n'a plus jamais vraiment reparlé de ce qui s'était passé avec sa mère jusqu'à ce témoignage, quoi. D'ailleurs, elle nous dit que cet incident est toujours resté quelque part dans, dans son esprit, comme une chose bizarre qui s'est produite quand elle était petite.
Comme elle le dit plus tôt d'ailleurs, ça s'était passé en 2006. Et il se trouve que 2 ans plus tard, le visage d'une petite fille de 10 ans, Lia, a fait la une de tous les journaux en Suède. Une gamine qui a été enlevée, agressée et assassinée. Et il se trouve que l'homme derrière ce crime, qui a été retrouvé, était un chauffeur de camion du nom de Anders Eklund. C'est un nom suédois. Et aujourd'hui, bah, c'est connu comme l'un des tueurs les plus horribles de Suède.
Là, bah, vous commencez un peu à faire le rapprochement. Et il se trouve que 2 ans après leur drôle de rencontre, bah, la mère de Solveig a donc réalisé que l'homme dans son camion ce jour-là, à côté de la déchetterie et qu'elles ont vu, n'était autre que lui. Il se trouve que, bah, ce type a été accusé du meurtre d'Ingela, ainsi que du viol et du meurtre d'une femme nommée Pernilla, en plus d'être soupçonné d'avoir enlevé une autre petite fille toujours portée disparue. Ce qui fait qu'il était coupable de viol en série et tueur en série.
Bien évidemment, à cette époque, bah, quand elles étaient dans cette forêt, la mère de Solveig n'avait aucune idée de qui il était. Mais avec le recul, elle s'est dit que ce type devait vraiment être en chasse à ce moment-là, que, ben, peut-être que toutes les trois auraient pu y passer. En tout cas, dans d'autres circonstances. En tout cas, à chaque fois qu'elle y repense, elle a des frissons. Et elle espère très clairement que ce gars ne sortira jamais de prison. Enfin, voilà.
Petite histoire, du coup, en tout cas. Mais en tout cas, pour la dernière qui nous attend, la rencontre sera malheureusement plus concrète pour la fille qui va nous la raconter.
Alors, il se trouve que cette dernière histoire est racontée par Danica. Danica, elle commence par nous planter le décor. Là, faut remonter assez loin, en 1988, au moment où je suis né, précisément. Et c'était dans la chaîne des Cascades, dans l'Oregon, donc aux États-Unis. Danica, alors, avait 10 ans. Et avec ses parents, sa meilleure amie et son Golden Retriever, Golden Retriever, plutôt en français, hum, bah, ils partent en vacances pour faire des randonnées autour des lacs du coin, hyper sympa, quoi. Et ça, ils ont l'habitude de le faire très souvent.
Bref, c'est en parlant avec son père très récemment que ce souvenir lui est revenu à l'esprit et qu'elle a décidé de nous partager. Et donc, là, la petite famille de Danica, après des heures de route en bagnole, ils arrivent au début d'un sentier qui mène en forêt. Et là, d'entrée, son père sort son arme et l'attache à sa ceinture, cas il veut pas avoir d'emmerdes. Bref, Danica précise que dans l'Oregon, le port libre est autorisé dans les forêts nationales. Et son père a toujours une arme lors de leurs balades, ce qui ajoute quand même un sentiment de sécurité, c'est clair.
Le groupe a alors un peu plus de 6 km de marche à faire dans une forêt épaisse pour accéder au lac. Là, leur début de balade est calme et il ne croise personne. Donc, Danica décide de détacher son chien, Humber, pour qu'il puisse profiter. C'était un bon chien qui ne s'est jamais éloigné et qui n'a jamais sauté sur les gens. Bon, là, dans le cas présent, on croise personne, donc il y a encore moins de soucis. On est tous en train de parler, de rire et de profiter de la nature. Bref, c'est la belle vie.
On est vraiment impatiente avec ma meilleure pote, donc on marche tout devant en prenant de l'avance sur nos parents. Mais d'un coup, Humber s'arrête net. Ses poils sont hérissés et elle a poussé un grognement très bas. Et sachant qu'elle ne grogne jamais, j'ai pensé à un ours, un cerf ou un truc du genre qui avait dû lui faire peur. Là, deux filles décident alors de faire demi-tour pour rejoindre les parents au plus vite. Et le père de Danica lui demande alors : "Qu'est-ce qui se passe ?" parce qu'il sent que, ben, elle est terrorisée, elle est paniquée. Avant d'aller un peu plus loin pour récupérer le chien qui est seul pour voir ce qui se trame. Sauf que le père de Danica ne voit rien. Humber commence alors à se calmer et le groupe décide de continuer sa route.
Quelques minutes plus tard, le petit incident oublié et puis le toutou est de nouveau content. Il joue avec les filles. Finalement, le petit groupe arrive au lac et là, bah, il y a aucun campeur. Les filles, du coup, installent alors leur tente dans un petit coin et partent avec leurs chiens se promener. Donc, Humber, de l'autre côté du lac, afin d'attraper des salamandres. Par contre, après un petit temps, bah, le toutou Humber se remet à grogner comme tout à l'heure. Et là, Danica entend un bruissement de broussailles et puis, d'un coup, un homme sort des bois.
Mais voyez, un homme assez grand, sans doute 1m80, maigre, avec des épaules très larges. Il porte un jean noir, un polo blanc et des mocassins. Et en fait, il a pas du tout l'air de faire de la randonnée. D'ailleurs, Danica nous dit qu'il porte le genre de tenue qu'on mettrait pour aller à l'église, par exemple. Et donc, là, sans surprise, elle est terrifiée. Et dans la foulée, bah, le chien Humber se met à aboyer. Là, le type, lui, il se met à sourire, mais le sourire le plus effrayant que Danica a vu de sa vie. Humber a continué d'aboyer, ce qui a finalement attiré l'attention de mes parents qui sont arrivés rapidement.
Mon père voit le type tout de suite et il nous dit de retourner à notre tente pendant qu'il lui parle. J'entends alors de loin mon père demander à ce gars s'il a besoin d'aide, s'il a prévu de s'installer ici. Papa reste poli et calme, mais je vois bien qu'il est sur ses gardes et qu'il essaie de comprendre la situation. C'est un ancien militaire et il peut être très intimidant lorsque c'est nécessaire. La conversation se poursuit et le type dit au père de Danica qu'il se promène juste, qu'il avait pas l'intention de les déranger. Voilà. Et puis, il retourne dans ses bois.
Là, le père de Danica rejoint sa famille et dit quand même que, voilà, il a eu un drôle de feeling, même s'il voulait pas les inquiéter. Bref, voilà. Le temps passe et puis, voilà, le soleil commence à se coucher. C'est le moment d'allumer un petit feu de camp. Et une fois que tout le monde a dîné, Danica et sa meilleure amie vont dans leur tente pour lire, se raconter des histoires effrayantes, pendant que leurs parents vont se poser au bord du lac avec une petite bière. D'ailleurs, précise qu'ils sont à 50 mètres, tout casser, quoi, donc vraiment pas très loin.
Et il se trouve que d'un coup, les deux filles entendent des pas qui viennent des bois, juste derrière la tente. Et là, ça ne manque pas, le chien se met à grogner. Mais Danica reste silencieuse, sauf qu'elle entend bien que les pas se rapprochent. Et là, elle comprend rapidement qu'il s'agit d'une personne, parce que elle peut clairement entendre une respiration humaine assez lourde. Là, le père, qui a entendu le chien grogner, arrive en vitesse, mais à ce moment-là, il y a plus personne dans les bois.
Et là, bah, Danica, tout effrayée, dit à son père qu'ils sont observés et suivis depuis qu'en fait, ils ont mis les pieds dans cette forêt. Ton père décide alors de passer la nuit ici, mais de changer d'endroit dès le lendemain. Et pour le reste du week-end, voilà. La nuit est passée et voilà, il y a pas eu de bain de sang.
Le lendemain matin, le petit groupe prend son petit déj, puis se rend au lac pour aller pêcher. C'est une belle journée, Danica nous le dit. Ils sont tellement amusés qu'ils ont presque oublié les événements de la veille. Ils décident donc de rester ici. Et en début d'après-midi, ils vont faire une petite balade pour voir une cascade un peu plus loin. Mais quand on revient à notre campement, on a trouvé les tentes ouvertes et nos sacs de couchage étalés sur le sol. Mon père nous a dit de rester avec maman et il est allé voir ce qui s'était passé. Il vérifie tout et nous dit que rien n'a disparu, mais que ce n'est pas un animal qui a fait ça. C'est la chose de trop. Et papa nous dit de prendre toutes nos affaires parce qu'on retourne à la voiture pour aller beaucoup plus loin pour finir notre week-end. Je suis déçue et un peu triste, mais au moins, ça veut dire qu'on va pouvoir profiter de la fin de notre voyage sans s'inquiéter de la présence d'un sal type.
Alors, bon, clairement, à ce moment-là, il y a vraiment un sentiment de peur et de panique dans le groupe. Et puis, bon, ils arrivent à leur voiture à un temps record. Mais mauvaise nouvelle surprise, en fait, en arrivant à la caisse, là, il y a un pneu qui est crevé. Bon, après, il y a rien de grave, hein. Ils ont quand même une roue de secours. Le père change la roue et cetera. Et alors qu'ils rentrent tous dedans, pas dans la roue, hein, dans la voiture, hein, quand même. On suit, du coup, à ce moment-là, la voiture ne démarre pas. Et là, ben, en vérifiant sous le capot, son père s'aperçoit que les bougies d'allumage ont été enlevées. Du coup, bah, en fait, sans bougie, impossible de mettre le contact.
Et le truc, c'est que, bon, elle précise, hein, Danica, ils ont une vieille Chevrolet, donc une vieille bagnole. Et c'est genre de voiture qu'on peut ouvrir de l'extérieur et trifouiller si on a envie. Mais heureusement, quand même, ses parents, c'est quand même des durs à cuire. Ils résistent bien à la pression. Son père était militaire, comme je vous avais dit. Donc, ils gardent leur sang-froid et ils établissent un plan. Son père lui, va remonter la route à pied, faire du stop et revenir avec de nouvelles bougies, tandis que sa mère va rester avec les filles, le chien, près de la voiture. Bref, ils exécutent le plan. Le papa s'en va et eux restent dans la voiture.
Et les heures passent encore et encore, et aucun signe de vie de n'importe quel randonneur non plus. Et là, d'un coup, le chien se met à grogner. Et quelques secondes après, et bien, le type de la veille surgit de nulle part et demande à la mère de Danica si tout va bien. Il leur dit d'ailleurs : "Bah, vous voyez, mon campement est proche, je peux vous accueillir sans problème, venez." Maman lui dit fermement que non, on va attendre ici. Mais ça ne lui plaît pas du tout. Il commence à dire que c'est pas un endroit sûr pour une jolie dame et deux jeunes filles. Maman lui dit à nouveau que c'est mort. Et le mec nous sourit alors avant de se retourner et de repartir dans les bois.
On est paniqué, effrayé comme pas possible. Et une grosse demi-heure plus tard, ce type creepy est de retour. Sauf qu'il est accompagné d'un autre homme à l'allure terrifiante. Humber grogne et aboie de plus en plus au fur et à mesure que ces hommes se rapprochent. Là, les deux hommes arrivent alors à quelques mètres et l'un d'eux montre alors qu'il porte une arme à la ceinture. Bon, la merde de Danica ne se démonte pas, sort à son tour un couteau, bah, voilà, ce genre de couteau, quoi, belle arme, quoi. Et elle leur dit : "Je ne bougerai pas."
Donc, le ton monte rapidement et les deux hommes ne bronchent pas et insistent encore plus sur le fait que, ils vont devoir venir avec eux, ou sinon, il va se passer quelque chose de mauvais. Sauf que, bah, le Humber, donc, du coup, le chien, est de plus en plus nerveux et excité, ce qui semble quand même un peu refroidir le type. Et là, pour une fois, bah, le hasard fait quand même bien les choses, parce que quelques instants après, les deux types se mettent à douter. Et Danica entend un camion qui se gare un peu plus loin.
Là, les deux types en profitent pour se barrer. Et là, c'était le père de Danica, accompagné d'un garde forestier. Et là, le garde forestier, il voit, bah, ces deux types s'enfuir. Il est furax et il décide de les poursuivre en sortant de son camion. Et alors qu'il est à deux doigts de les attraper, il nous le dit, mais eux, ils ont le temps de monter dans leur camping-car et de détaler sans qu'il ait pu relever la plaque.
À ce moment-là, bah, la famille complètement choquée décide de stopper l'aventure camping, tu m'étonnes. Et ils choisissent de passer les deux derniers jours du voyage à la plage et à l'hôtel. Quelques jours plus tard, un adjoint du garde forestier a appelé mon père pour lui dire qu'il n'avait pas retrouvé les hommes. Il a dit qu'il s'agissait probablement d'un crime d'opportunité. Après avoir vu une femme avec deux filles, l'adjoint était sûr qu'il nous avait observé depuis notre arrivée le premier jour et qu'ils avaient foutu le bordel dans notre campement pour voir comment mon père réagirait. En fait, en voyant que le père était une trop grande menace, bah, finalement, ils ont saboté la bagnole parce qu'ils savaient que le père voudrait peut-être ne pas rester là comme un con et appeler de l'aide. Et du coup, ça allait le séparer des autres. Donc, un plan qu'ils avaient sans doute mené depuis des jours et qui aurait pu être fatal à Danica, ainsi que sa mère et sa meilleure amie.
En tout cas, ça s'est bien terminé. Danica explique qu'ils n'ont jamais eu de nouvelles du garde forestier. En tout cas, des années plus tard, Danica a fait des recherches sur les crimes commis dans cette partie de l'Oregon au cours des années 80 et qui auraient pu ressembler, peut-être, à ce qu'ils ont vécu. Mais tout ce qu'elle a trouvé, bah, c'est des histoires de campeurs volés, de quelques voitures cambriolées. Alors certes, dans ses recherches, elle a quand même trouvé le cas d'une disparition d'une jeune femme et de son chien, mais bon, le rapport a été un peu compliqué à établir, quoi.
En tout cas, bah, Danica termine son récit en disant qu'ils sont quand même retournés là-bas des années plus tard. Tout s'est bien passé, voilà. Ils étaient pas traumatisés non plus à vie, quoi. En tout cas, elle espère que ces types n'ont fait de mal à personne, qu'ils ont été arrêtés éventuellement pour d'autres crimes, quoi. Et quand même, elle précise, mais le fait d'avoir eu un chien, ça leur a donné quand même un sacré coup de pouce, parce que du coup, le fait qu'il grogne, le fait qu'il puisse être intimidant, c'est quand même pas mal, quoi. En plus, ça ressemblait pas à un caniche, donc c'est vrai que, enfin, ça peut jouer dans la négociation musclée, quoi.
D'ailleurs, Humber, donc, du coup, le chien, a vécu jusqu'à l'âge de 12 ans avant de décéder, entouré de ses proches qu'il aimait jusqu'au bout. Belle vie pour un toutou.
S'il vous est déjà arrivé des choses douteuses ou effrayantes, notamment en forêt, n'hésitez pas à nous les partager. Ça peut être hyper enrichissant. Heureusement, il m'est jamais rien arrivé de bizarre en forêt de mon côté. Mais voilà, en tout cas, à titre perso, je sais pas pour vous, si ces histoires vous ont effrayé ou vous ont donné envie de rester chez vous à regarder mes petites vidéos en vous endormant. Ça, ça arrive souvent. Donc, merci, c'est super chouette. Mais j'avoue que ces histoires, moi, ça m'a vraiment donné envie de faire un petit road trip en forêt avec des potes. Et puis, ouais, au bord d'un lac avec la tente et tout, vraiment la petite aventure sympa, quoi.
Voilà, sachant que la plupart du temps, de toute façon, enfin, la plupart du temps, l'écrasante majorité du temps, en fait, c'est hyper agréable et le fait d'être connecté à la nature, ça n'a pas de prix. J'espère que ça vous a plu en tout cas cette vidéo. Nous, on se retrouve à la prochaine. Je vous souhaite une très belle nuit et bye bye.
Et je le rappelle, il vous reste que quelques jours pour la saga Noisuli, pour contribuer si ce n'est pas encore fait.