📱

Get Our Mobile App

Take your business learning on the go!

Download on the App StoreGet it on Google Play

#9 - Raconte-moi An Nour : Le bon vivre ensemble - partie 1 : annoncez-vous ! [RAMADHAN Séries]

Coran de mon Coeur50:15

Transcription

Bienvenue dans "Raconte-moi en Nour", ta nouvelle série pendant ce mois béni de Ramadan, au sein du podcast "Coran de ton cœur". Moi, c'est AB, enseignante et éternelle étudiante du Coran. Cette année, je t'invite à marcher vers la lumière avec Sourate An-Nour, cette sourate qui éclaire les cœurs, purifie les âmes et nous guide vers la clarté dont nous avons tant besoin face aux défis de notre époque actuelle. "Raconte-moi An-Nour" te parle, par Allah, pour éclairer ton chemin. Une lumière pour éclairer ta vie.

« Ô vous qui croyez ! N'entrez pas dans des maisons autres que les vôtres avant de demander la permission d'une façon délicate et de saluer leurs habitants. Cela est meilleur pour vous, peut-être vous souviendrez-vous. Si vous n'y trouvez personne, alors n'y entrez pas avant que permission vous soit donnée. Et si on vous dit : "Retournez", et bien retournez. C'est plus pur pour vous. Et Allah, de ce que vous faites, est omniscient. »

« Pas de reproche contre vous à entrer dans des maisons inhabitées où se trouve un bien pour vous. Allah sait ce que vous divulguez et ce que vous cachez. » (Sourate An-Nour, 27 à 29)

Alam alaykoum wa rahmatullahi wa barakatuh. J'espère que tu te portes bien. Alors, on arrive dans une nouvelle partie où c'est... j'ai appelé ça la la partie du du bon vivre ensemble, savoir-vivre. Et c'est trois grands conseils qu'Allah Ta'ala nous donne, trois situations, trois règles de de bien séance qu'Il nous donne, qui s'appliquent à la vie courante. Et là, c'est la première d'entre elles. Donc, du coup, on va faire un épisode pour pour chacun de ces de ces chacune de ces règles là.

Alors, pour la première qu'Il expose ici, on le fait dans le même ordre qu'Il les expose. Il parle du fait, donc, la bien séance lorsqu'on veut entrer chez quelqu'un, d'accord ? Lorsqu'on veut entrer dans une maison et qui n'est pas la nôtre. Donc, là, Il dit, comme tu vois dans cette sourate, Allah appelle à notre imân. Et c'est vraiment un un grand clin d'œil, un énorme clin d'œil à Sourate Al-Mouminoun, juste avant. À Al-Mouminoun. De plus en plus, je suis en train de me dire, est-ce que je fais pas un épisode bonus juste pour traiter des premières ayats de Sourate Al-Mouminoun pour qu'on sache de quoi Allah parle ici ? Donc, si j'ai du temps, je vais inch'Allah en faire, en faire, euh, rajouter un épisode bonus pour que ça fasse sens. Parce que Allah parle tellement de de du imân ici, des gens qui qui qui qui ont la foi. En plus, dans imân, il y a 'amal, il y a amâna, il y a vraiment la la notion de de foi, de sécurité, d'un dépôt, d'une amâna, de de gens dignes de confiance, en fait. Et Allah appelle tout ça en nous. Et on est tous, inch'Allah, des des Muslims. Et les savants expliquent que on a tous aussi imân. On a tous imân. Après, il y a ceux qui ont le imân de manière permanente, c'est-à-dire ceux qui font moins de péchés et qui ne font pas de grands péchés. Et il y a ceux qu'ils ont le imân, on va dire, de manière... pas permanente, c'est plus occasionnel. Parce qu'au moment où les péchés sont commis, ou bien quand il y a une chronicité comme ça, et bien, c'est on rame un petit peu dans l'imân. Mais de manière générale, nous sommes tous des Mouminoun. Le but, c'est de l'être de manière permanente et que ce soit un badge permanent et pas seulement un titre de séjour qu'on a un peu, et et après, on le renouvelle, on le renouvelle pas. Il faut l'avoir, faut avoir la résidence, on va dire, permanente.

Et donc, je, je pense que c'est important de de prendre cet aparté là par rapport à à la qualité de de mon Mouminoun. Et là, je fais un gros clin d'œil aux sœurs avec qui j'avais eu ces assises là, Ramadan 2022, que j'oublierai jamais. Pendant un stage où j'étais aux urgences, je prenais mes pauses pendant Ramadan, les pauses midi, dans ma voiture, sur le parking de l'hôpital, et on était sur Zoom. Et on avait étudié ensemble, comme on fait ça aujourd'hui, Sourate Al-Mouminoun et on avait enchaîné avec Sourate An-Nour. Donc, on avait fait deux sourates pendant Ramadan et on avait ces Zoom là tous les jours. Donc, j'oublierai jamais. Comme quoi, Allah nous donne des capacités, des dispositions. Aujourd'hui, si on m'avait demandé de suivre le même rythme, je sais pas si j'aurais pu. Hamdoullah, il y avait beaucoup de, beaucoup de baraka. Et je, je, j'oublie pas. Et donc, un gros clin d'œil et beaucoup de dou'a pour vous, mes sœurs, de ces moments-là. Je, je vous salue chaleureusement et je vous dis juste que je vous oublie pas. J'oublierai jamais ces moments qu'on a passé tout ensemble.

Donc, Allah dit : « Ô vous qui croyez ! N'entrez pas dans les maisons, dans des maisons autres que les vôtres, sauf... » donc, à moins que vous demandiez la permission. Là, je fais une traduction sommaire. Que vous demandiez la la permission à leurs habitants et que vous saluez les membres de cette maison. Et là, on va s'arrêter forcément sur les termes qu'Il emploie. C'est normal, il y a des mots clés ici à retenir. Les mots clés. Quand vous voyez une aya comme ça, prenez les les mots, voilà, les mots principaux. Faut, faut, faut pas passer ces mots en disant "je connais ce mot", d'accord ? Quand on fait une première lecture, c'est ce qu'on peut avoir tendance à faire. C'est pour ça qu'il faut relire. Là, Il dit, on pourrait dire, bah, c'est bayt, c'est le pluriel de buyut, ça veut dire maison. On a tendance à passer. Alors que c'est important de s'arrêter sur ce mot pour comprendre. Donc, après, Il dit, c'est traduit par "sauf", donc, à moins que vous demandiez la permission. Et dans des traductions, ils mettent entre parenthèses ou entre entre crochets, ils vont mettre "d'une façon délicate". Donc, là, il y a le verbe. Il faut se centrer dessus. Qu'est-ce qu'Allah entend ici ? Parce qu'il y a d'autres façons de demander la permission en arabe. Il y a le mot, par exemple, istadhana. Il aurait dit, il aurait pu utiliser ce verbe là. En fait, Il le dit d'ailleurs ailleurs dans le Coran. D'ailleurs, ah, Il le dit dans les ayats suivantes, d'accord ? Donc, « sauf si la permission vous est donnée ». Donc, pourquoi est-ce qu'Il a utilisé le terme istayzanu pour demander la permission ? Donc, là aussi, ça, c'est le verbe. Qu'on pourrait dire, voilà, salama. Je dire, passer le salam, c'est tout. Faut saluer. Donc, là, ce qu'on retient, si on a une première lecture, c'est quand une maison n'est pas la mienne, donc je demande la permission et je salue les gens qui sont dedans. On pourrait se dire, c'est logique. C'est tout à fait logique comme recommandation. C'est des règles de bien séance. Ça se, ça se fait dans quasi toutes les cultures. Je dis bien quasi toutes, parce qu'il y a des cultures où on entre, on toque, on entre, et à peine si on toque en fait, c'est comme ça. La maison est toujours ouverte, on rentre, salam, on rentre, on n'attend pas qu'on nous demande la permission. Là, il y a deux conditions. Et salama. Il a donné deux conditions pour des maisons qui ne sont pas les nôtres.

Maintenant, de quelle maison Il parle ? De quelle permission Il parle ? De quelle salutation Il parle ? Parce qu'après, Il dit, c'est meilleur pour vous. Là, si Allah prend le temps de dire ça, d'accord, que c'est mieux pour vous, c'est vraiment mieux pour vous. Et Il dit, ça nous rappelle le début de Sourate An-Nour, « afin que vous vous souveniez ». C'est comme si Il venait un peu nous faire une révision et des rappels. Tu te souviens de tout ce que je t'ai dit, en gros ? Et aussi, afin que vous vous souveniez aussi des règles d'Allah Ta'ala. Peut-être que tu te souviens, en gros. Et si Allah dit ça en fin de aya, c'est que l'intérieur de la aya est importante. Il n'est pas en train de nous donner une règle comme ça qu'on doit passer rapidement et dire "d'accord, je rentre dans une maison qui n'est pas la mienne, je passe, salue, je demande la permission, c'est la moindre des choses, il n'y a pas besoin de passer 10 ans dessus". Et bien, si, on va s'asseoir avec ça. Donc, on va prendre terme par terme les trois mots clés que j'ai relevés ici.

Donc, Il dit, buyut, qui est le pluriel de bayt. Il y a plusieurs mots en arabe pour dire une maison. On a 'dar', on a 'manzil', on a 'bayt', on a 'makan' aussi, 'maskan'. Mais là, Il a utilisé bayt. Quand Il emploie, ça vient de la racine, donc, c'est aussi le fait, le fait d'habiter. Quand on dit bayt, dans un endroit où on habite. Ou ah, d'ailleurs, je me dis, habiter, peut-être qu'il a pris de bayt le mot habiter. Parce qu'on sait que le français, là, il a emprunté beaucoup de mots à la langue arabe, aussi, hein. Ça se trouve, hein. Il est possible que ça vienne de là. Donc, je, c'est une réflexion que je me suis faite tout de suite. Donc, quand on dit bayt, ça veut dire une maison. Mais ça veut dire une maison dans laquelle on passe la nuit. Ça veut dire une maison dans laquelle on se détend, dans laquelle... Et dans la nuit, parce que la nuit, c'est là où on se dévêtit, c'est là où on se prépare à dormir, c'est là où on est intime, c'est là où, c'est vraiment là où les gens sont détendus. On ne vient pas rendre visite à quelqu'un à 2h du matin, d'accord ? Si on parle d'une maison en disant bayt, ça veut dire quelque part où des gens habitent, passent la nuit, se dévêtissent quand ils doivent se dévêtir, se changent quand ils doivent se changer, se mettent à l'aise, sont intimes. C'est-à-dire une famille, le papa, maman, les enfants, et cetera. C'est de ça qu'on parle quand on parle de bayt. Donc, là, déjà, on voit que ce n'est pas n'importe quelle maison. Par exemple, le mot 'dar', il est employé, mais très souvent, on en parle comme d'une institution. C'est comme si on disait "Maison de la Couture", "Maison de la Culture" en français, par exemple. C'est utilisé comme une marque un peu. C'est comme une place. D'accord ? Quand on dit 'manzil', c'est maison de manière générale. Nazala, c'est l'endroit où on atterrit, c'est là où on arrive, on pose ses affaires, d'accord ? Donc, ce n'est pas, ce n'est pas 'bayt' qu'Allah a employé. C'est comme pour dire, tu ne rentres pas dans n'importe quelle maison. Dans ce que je suis en train de te dire là, tu rentres dans une maison où il y a des gens qui habitent, qui sont dans leur intimité, qui sont dans leur confort, dans leur tranquillité, qui sont dans un état de vulnérabilité s'ils sont justement détendus. Chez soi, on n'est pas pareil. On ne dit pas les mêmes mots, on ne prononce pas les mêmes paroles, on ne fait pas les mêmes choses que quand on est en dehors de chez nous. Il y a des personnes, ils vont être en dehors de chez eux, si on leur présente à manger, ils vont avoir une retenue, même s'ils ont envie de manger plus, ils vont se retenir. Alors que chez soi, on fait. Si par exemple, dehors, on a honte de manger à la main, par exemple, il n'y a pas de quoi, mais on peut avoir honte. À la maison, on n'a pas cette honte là. Si au restaurant, on a du mal à manger le burger avec les mains, et cetera, on prend fourchette, couteau, pour la pizza, le burger, et le sandwich. À la maison, on se dit, ben, on retrousse les manches, on mange quoi. On ne regarde pas, parce qu'on se dit, on est avec des gens qui nous connaissent bien, qui, devant qui, on n'a pas à se cacher, on n'a pas à faire semblant. Donc, c'est de cette maison là, c'est un foyer. Voilà, c'est un foyer dont on parle, un foyer où il y a de la vie. Donc, là, déjà, juste en ayant en tête ce mot là, on est en train de se dire, on ne peut pas entrer là-dedans comme on rentre dans un dar. Quand, quand on rentre dans une institution, dans une maison, Maison de la Culture, tout le monde peut venir, toutes les cultures peuvent venir, tout le monde peut venir aux heures d'ouverture. Dans un dar, mais dans un bayt, non. Dans des buyut, on ne rentre pas comme on veut. Attention, il y a des gens ici.

Donc, Il dit : « N'entrez pas dans des buyut autres que vos buyut ». Ce qui veut dire, c'est quand c'est les tiennes, donc là où tu dors, en gros, ça ne rentre pas en compte. Manquerait plus que pour rentrer chez toi, tu dois demander la permission. Non, tu salues, oui, mais tu ne demandes pas la permission. D'accord ? Alors que là où tu ne dors pas, et là, c'est très important ce passage, parce qu'on a tendance rapidement à se dire, bah, là-bas, c'est chez moi. Si tu n'habites plus chez tes parents, tu rentres chez tes parents. Et bien, chez tes parents, au sens littéral qu'Allah a employé ici, ce n'est pas un bayt. On peut dire que c'est ton manzil, c'est chez toi, dans le sens, bah, c'est chez mes parents, surtout, bah, j'ai grandi ici. Comme tu n'habites plus ici, chez toi, c'est ton bayt. Chez tes parents, ce n'est pas un bayt au sens littéral qu'Allah l'entend. C'est-à-dire que tu dois, donc, ce qui est appliqué dans cette, ce qui est dit dans cette aya, tu dois l'appliquer. Et on va voir la suite. Pareil, son meilleur ami, sa meilleure amie, son, voilà, son bon ami, et cetera. On se dit, mais ici, je suis chez moi. Oui, même si la personne te dit, ici, tu es chez toi, ça t'empêche pas de respecter des règles. Donc, ça, c'est très important, surtout dans les cultures ou les habitudes que certaines personnes ont, où on rentre, on sort, on rentre, on sort comme on veut. On dit, ah, mais si, c'est, c'est, c'est mon fils, c'est mon frère, c'est mon, c'est mon ami, lui ou elle. Là, ici, Allah est en train de nous cadrer encore une fois. Rappelle-toi qu'on est dans Sourate An-Nour. Allah veut rétablir le Nour chez nous. Et rappelle-toi comment la sourate commence. On a du mal à faire le lien directement. Pourtant, là, ce qu'Il est en train de dire, que tu dois faire à la porte des buyut des gens, un lien direct ou indirect, comme tu veux, mais ça, un lien jusqu'à la turpitude qui a été mentionnée au début de la sourate. Rappelle-toi qu'on est dans une phase préventive ici. Et tu verras qu'il y a un...

Donc, Il dit, déjà, on sait de quelle maison on parle. Si c'est ta maison, si c'est là où tu dors, tu as deux résidences principales, si tu veux. Si c'est là où tu vas dormir, alors ça va, tu n'as pas à faire à mettre tout ça en place. Donc, Il dit, tant que vraiment, tu es obligé d'attendre. Ça, ce n'est pas jusqu'à, c'est, c'est une condition en fait, c'est obligatoire. Donc, c'est le verbe 'istayzanu'. Si tu veux le trouver dans un dictionnaire étymologique, il faudra aller à 'z-y-n'. Donc, tu vois que c'est la même racine que 'insan'. C'est la même racine. Comme quand il a aperçu du feu en haut du Mont Tour, il dit, il a aperçu. Ista, une notion de, on utilise les sens en fait, d'accord ? C'est ça, c'est quand on utilise les sens, nous donner, soit la vue, l'odorat, l'ouïe, le toucher, et cetera, pour remarquer quelque chose, pour identifier quelque chose. On nous demande un effort de sentir, sentir les choses. Euh, on a 'anis' aussi, 'anis' dedans, l'ami, en fait. 'Anasa', la racine, il y a la notion de familiarité, il y a la notion de quelqu'un qui est chaleureux, quelqu'un avec qui on est intime, quelqu'un avec qui on se sent bien, qui est digne de confiance. C'est pour ça Allah nous a donné ce nom de 'insan'. 'Insan', il y a, on peut le comprendre dans le sens 'nassyan', quelqu'un qui oublie, et dans le sens de quelqu'un qui est chaleureux, qui est sociable. C'est ça un 'anis'. D'accord ? Un 'anis', c'est quelqu'un qui est, qui est notre ami, avec qui on a rien à craindre, avec qui on est bien, avec qui le courant passe facilement. C'est quelqu'un de facile à aborder, facile à vivre. On s'assoit à côté, il est bien. Donc, félicitations à tous ceux qui s'appellent Anis. Très souvent, quand on porte un nom, Anis ou Anisa, quand on porte un nom, très souvent, on prend les caractéristiques de ça. Donc, nos parents pensent parfois nous donner des noms, euh, en fonction de quelqu'un de la famille ou quelque chose comme ça. Et on pourrait penser que c'est au hasard que le parent a donné ce nom à un enfant qui, dont il ne sait pas encore comment il va grandir, son caractère, comment il va être. On ne donne pas les noms de nos enfants encore. On ne se dit pas, ah, lui, il est nerveux, on va l'appeler comme ça. Bah, non, en fait. Tu donnes le le nom déjà avant de commencer à fréquenter ton enfant. Donc, il a déjà un nom. Et Allah nous a demandé de choisir de beaux noms. Et bien, très souvent, les noms qu'on donne à nos enfants, quand ils commencent à grandir, des fois, même dans leur enfance, subhanAllah, ils commencent à prendre les caractéristiques des noms, du nom qu'on leur a donné, soit de la personne associée, soit de, de, du sens. Et donc, en tout cas, à chaque fois, j'ai vu ça, ça se rapprocher. Même pour des personnes qui font des problèmes, qui ont des soucis, faut pas dire, ah, en plus, tu portes ce nom, attention, culpabilisez pas les gens. C'est pas eux qui ont choisi leur nom, encore une fois. Nous, on est la communauté de l'excellence. On n'est pas là à se rabaisser à des discussions futiles et à des, des paroles rabaissantes. Comme Allah dit, ne conjecturez pas, ne vous lancez pas des, des, des méchancetés, des vannes comme ça. Il y a des choses, c'est pas la peine, on ne perd pas ce temps là. Ça aussi, ça fait partie des caractéristiques des, en fait. Allah dit, c'est des gens qui parlent futile, qui n'ont pas de bénéfice, ils s'attardent pas sur ça. Et nous, on veut être ces gens là. Donc, non.

Donc, je disais que même pour des personnes, par exemple, qui ont commis des erreurs et tout, et on pourrait se dire, ah, toi, là, le nom que tu portes. Et bien, si vous vous creusez, si vous donnez les chances à ces personnes, si vous les éduquez correctement, si vous les mettez dans de bonnes conditions, ils prennent les caractéristiques qu'Allah leur avait destinées. Donc, voilà, ça m'a juste fait penser à ce nom Anis, que j'ai toujours trouvé très joli d'ailleurs. Et, et donc, voilà, c'est pour ceux qui ont, qui portent ce nom là, ou qui ont des enfants qui portent ce nom, des gens de la famille, bah, me direz si, si, si vous avez remarqué ça chez cette personne. Et donc, c'est de cette, cette racine là, 'anasa', que vient le terme qu'Allah dit. Et qu'est-ce que veut dire 'istayzanu' ? Et là, le, le dictionnaire étymologique nous dit que c'est le fait d'agir en être sociable, le fait de chercher à se familiariser et à s'intégrer, et à aspirer à être intime, d'accord ? À être bien avec les gens avec qui on a affaire. Donc, ici, en l'occurrence, les gens qu'on visite. Maintenant, que tu entends ça, est-ce que c'est suffisant de dire "demander la permission" ? On pourrait se dire, mais c'est quoi le, c'est quoi le lien ici entre demander et la permission ? Si on prend le sens que du mot, c'est donc, ne rentrez pas dans des maisons, et tu comprends de quelle maison je parle, des buyut. On va rester sur ce mot là, ce sera plus simple, sinon je vais à chaque fois traduire avec un mot. On doit traduire des lignes en vrai. Donc, ne rentrez pas dans des buyut autres que vos buyut, sans avoir fait l'effort d'aspirer à agir en être sociable, d'aspirer à vous familiariser avec les membres de cette maison, d'aspirer à vous intégrer aux membres de cette maison, d'aspirer aussi à, à être bien en bon terme avec les gens de cette maison. En gros, si vous n'avez pas cette intention là, n'entrez pas. C'est assez clair et net. Donc, on se rend compte qu'une visite, ça ne peut pas être une visite comme ça, non réfléchie. On ne peut pas. Il faut penser.

Donc, Il dit ça, et Il rajoute une deuxième condition : « wa 'ussallimu ». Donc, 'ussallimu', bah, c'est saluer, c'est vrai, mais pas que. C'est le fait de passer le salam, ça en fait partie. Et c'est le fait aussi de garantir à la personne à qui on passe ce salam là, la personne qu'on a en face, à qui on salime, on lui garantit qu'il est en sécurité en notre compagnie. En gros, si cette personne rentre chez toi, quand elle dit "Assalamu alaykum", elle demande le salam sur toi. Assalamu alaykum. Alors, si dit, quelqu'un qui prononce cette formule là, elle ne peut pas nuire normalement. Elle ne doit pas nuire à la personne à qui elle dit ça. C'est pour ça que le salam, il faut le dire avec conscience, avec l'intention. On a tellement l'habitude de saluer, saluer comme ça, salam, salam. Ça, même le salam en fait, on doit donner une bonne formule. Assalamu alaykum, c'est ça la formule prophétique. Allah dit dans la sourate, « lorsqu'on vous salue d'une salutation, rendez le salam pareil ou mieux que ça ». C'est-à-dire que si quelqu'un te dit "Assalamu alaykum", tu peux lui répondre "Assalamu alaykum" ou mieux, c'est-à-dire "wa rahmatullahi wa barakatuh". Si une personne t'a dit directement, tu ne peux pas dire en retour "wa salam" en retour. Tu es obligé de faire son équivalent ou plus. Et comme c'est déjà le plus, là, tu dis "wa rahmatullahi wa barakatuh". Si la personne t'a dit "Assalamu alaykum wa rahmatullahi", tu peux soit répondre "wa alaykum assalam" ou "wa alaykum assalam wa rahmatullahi", mais tu ne peux pas te contenter de dire "salam", parce qu'il faut faire la réciprocité. La personne t'a fait des dou'as en te disant ça, elle a appelé, elle a demandé le salam, le salut d'Allah sur toi et Sa Rahma. Bah, réponds au moins la même chose. Et si tu veux vraiment gagner des hasanat et te démarquer, tu rajoutes le "wa barakatuh". Ce n'est pas de l'excès, c'est juste que tu souhaites profondément demander plus pour cette personne à Allah Ta'ala.

Donc, ici, le salam est inclus. Ça va de soi. On salue quand on va chez les gens, et on assure aux gens la sécurité. En gros, quand je franchis le pas de ta maison, tout ce que je vois, je ne vais pas aller le divulguer dehors. Ce que je vois ici, ou ce que j'entends, parce que faut se rappeler qu'on rentre dans des buyut. Donc, on va voir les gens dans des conditions qu'on ne verra pas dehors. C'est-à-dire que quand tu rentres chez quelqu'un, c'est, c'est pas rien, quand même. Ici, ce qui est cité là, quand tu vas finir de dire cette aya, tu vas dire, ah, je ne vais pas inviter n'importe qui chez moi. Et d'ailleurs, cette aya, elle parle à la fois de la personne qui visite et de la personne qui reçoit la visite. N'allez pas chez les gens n'importe comment, soyez comme il faut. Et de la même façon, ceux qui invitent ou ceux qui reçoivent, préservez-vous en fait. N'invitez pas quelqu'un qui ne peut pas vous assurer le salam, salam. Vous ne pouvez pas, en fait. Vous devez vous assurer de ça. Si vous vous respectez, si vous êtes des Mouminoun, vous devez respecter ça.

Donc, on va parler de, on va détailler un peu plus. Donc, dedans, il y a, il y a le fait de ressentir. En fait, cette aya, c'est trop bien parce que tu vas voir que les, les futurs, les conseils, là, comme ça, les trois, quatre figures qu'Allah nous donne, les règles de vie, Il appelle vraiment à notre intelligence émotionnelle. Il appelle à notre intelligence émotionnelle. En gros, vous êtes des êtres intelligents. Je vous ai donné toutes les dispositions, je vous ai donné toutes les cartes pour savoir si vous êtes attendu ici ou pas, si vous venez ou pas, si vous vous présentez ou pas, si vous accueillez ou pas. Vous savez. Et en plus, là, de plus en plus, les lampes s'allument ici. Donc, en fait, on arrive à un stade, on se rapproche là de, il y a de la lumière. On arrive à un stade où, en fait, on ne peut pas dire "je voyais pas, je savais pas". Non, non, tu sais. 'Istayzanu' nous montre que on sait. Donc, ça, en gros, il faut avoir une intelligence émotionnelle. Ici, tu t'apprêtes à visiter quelqu'un, tu vas rarement prendre la décision quand tu es à sa porte. Souvent, tu as pensé avant de venir. C'est de ton ressort, c'est de ta responsabilité de t'assurer que ta visite, en fait, remplit ces conditions là, avant même de passer le salam ou quoi. Il faut que ça remplisse ses conditions. Est-ce que c'est le bon moment ? Est-ce que c'est le bon jour ? Est-ce que je vais voir la bonne personne ? Si je suis une femme ou un homme, un homme, par exemple, qui veut aller rendre visite à son ami, et bien, il faut qu'il s'assure que à ce moment là, son ami n'est pas au travail. Il faut qu'il s'assure de ne pas arriver chez la, chez son amie alors qu'il y a que son épouse là-bas. Il faut qu'il s'assure aussi que quand il va voir son ami, il ne va pas le voir sur son seul créneau, son seul jour de congé, le seul jour de la semaine, par exemple, où il sait que lui et son épouse matchent au niveau de leurs congés, au niveau de leurs jours de repos, et que potentiellement, comme il y a une intelligence émotionnelle, et bien, peut-être qu'ils ont envie de passer du temps ensemble. Peut-être que je ne vais pas me pointer à ce moment là. Peut-être que je vais m'annoncer, ou peut-être que je vais l'appeler pour savoir. Donc, il faut sentir. Je prends d'autres exemples. Il y a, c'est déclinable à plein de situations. Et faut faire encore plus attention quand c'est dans la famille, là où on a tendance à se dire, mais c'est chez moi, je viens. Non, faut réfléchir. En plus, la famille, c'est mieux encore, parce que vous savez à peu près quel jour telle personne travaille, tel jour il travaille pas, tel jour le conjoint il est là, tel jour il est pas là, à quelle heure les enfants aussi, le rush. Il y a des gens, une fois, j'ai entendu une sœur dire, par exemple, quelqu'un qui appelle ou qui vient rendre visite à une maman entre 18h et 20h, et bien, cette amie là ne l'aime pas. C'est extrême, mais c'est pour dire, c'est la période, c'est la période de rush. À cette heure là, c'est le four, c'est, c'est, c'est la, le vraiment, c'est, on est à 100 à l'heure, parce que on revient de l'école, devoirs, douche, dîner, coucher, l'histoire du soir, les, et cetera. C'est vraiment pas le moment. Moi, je sais que mes parents ne m'appellent pas à cette heure là, pourtant, ils pourraient, sauf cas de force majeure. Il est arrivé même que j'appelle mon père à ce moment là, parce que les enfants faisaient un temps calme et tout, et il m'a dit, rappelle-moi quand ils seront couchés. J'ai dit, non, mais ils sont, rappelle-moi quand ils seront couchés. Sauf s'il veut les avoir au téléphone, c'est autre chose. Mais pour quelque chose où je voulais parler, prendre temps, il dit, non, non. Et je lui dis, pourquoi ? Il dit, on connaît maman, maman, maman, maman. Dès que tu vas décrocher le téléphone là, bizarrement, maman, il a dit, déjà, tu as compté jusqu'à aujourd'hui, jusqu'à cette heure ci, combien de fois tu as entendu "maman" ? Vous voulez "maman" ? Mashallah, il est même pas encore midi, vous avez entendu le mot "maman" peut-être 50 fois. Non, il dit, appelle-moi après 20h, c'est plus simple. Ou appelle-moi avant. Donc, en fait, tout le monde sait ça. C'est, c'est du bon sens. Là, on parle de téléphoner, alors que dire de venir toquer à la porte des gens entre 18h et 20h, si ce n'était pas prévu, je veux dire. Et après, on s'adapte. Tout le monde se connaît entre eux, et cetera, mais il faut s'adapter. C'est ça que je suis en train de dire. Chacun a une jugeote en fait. Je sais, surtout si la personne que je vais visiter, c'est quelqu'un que je connais bien. Bah, j'ai des indications. Une femme qui a des enfants en bas âge, c'est pas pareil que celle qui a des grands enfants, qui n'en a pas. Quelqu'un qui travaille, c'est pas comme quelqu'un, quelqu'un qui travaille à l'extérieur, je veux dire, qui doit aller prendre le métro, le la voiture, et cetera, c'est pas comme quelqu'un qui reste à la maison, qui travaille depuis la maison. Euh, quelqu'un qui a des horaires de travail à rallonge, et l'autre, ce n'est pas pareil. Pareil, la personne qui, qui est tout le temps en congé, si tu, si la personne, enfin, qui est tout le temps en travail, par exemple, si la personne que tu vas visiter, tu sais que c'est quelqu'un quand elle reçoit, là, je fais un grand clin d'œil à mes sœurs et amies marocaines, quand vous accueillez les gens, c'est jamais petit, c'est jamais une mince affaire. On a l'impression que vous vous mettez énormément de pression, mais je pense que c'est naturel, chacun avec son son truc, et tout le monde a un peu une sens de l'hospitalité aussi. C'est, voilà, chaque culture a ses codes. Mais si tu sais que l'ami que tu vas aller rendre visite, si c'est une femme, par exemple, qui va rendre visite à son ami, et elle sait que cet ami là, en fait, elle sait pas recevoir en faisant petit, on va dire, elle va s'épuiser, elle va se fatiguer, elle va, et tu sais que cette période là, c'est une période où elle est fatiguée, ou c'est une période où, voilà, elle a, elle a beaucoup de travail, ou moralement, c'est compliqué pour elle, tu la mets en difficulté. Si tu vas la visiter, peut-être tu devrais faire l'inverse, c'est toi qui l'invite pour la décharger, et là, tu l'obliges à ne venir sans rien, par exemple. Si c'est un homme qui veut recevoir un ami, et par exemple, il sait pas cuisiner, et cetera, et c'est son épouse qui propose, par exemple, il sait que s'il reçoit un ami, c'est son épouse qui va cuisiner, qui va tout faire, et cetera. Lui, il va acheter à manger, il va faire ça, il va faire sa part, et elle va faire sa part. Et il se trouve que son épouse, en ce moment, c'est compliqué, soit c'est la santé, où elle vient d'accoucher, ou elle vient de rentrer de, de chez ses parents, au voyage, elle vient de finir, je sais pas moi, des examens, ou peu importe. Est-ce que c'est le moment en fait ? Est-ce que là, ce n'est pas plus judicieux de reporter ça ? Ou c'est toi qui va aller chez ton ami, ou vous allez vous voir au restaurant, ou vous attendez un autre jour, ou tu commandes à manger ? Il y a plein de solutions. Et Allah dit, tu sais, en fait, je te l'ai mis en toi. Tu as bien cinq sens, tu peux réfléchir, tu peux sentir les choses. Tu as un minimum d'intelligence émotionnelle, homme ou femme. Faut pas dire, ah, je savais pas. En fait, faut pas, faut pas mettre les gens dans la gêne dans leur buyut. Si ce n'est pas leur buyut, c'est autre chose. Il faut pas mettre les gens dans la gêne, faut les mettre bien chez eux. Il faut leur assurer la la pleine sécurité quand par rapport à toi.

Donc, là, c'est la partie salam. Quand tu entres chez la personne, tu vas ressortir de là-bas, et tu fais comme le secret médical. Tout ce que tu vois, tout ce que tu vois dans l'intimité des gens, tu ne le rapportes pas. Même si des fois, c'est anodin. Mais tu as vu la déco de quelqu'un, et après tu vas voir une autre amie, tu dis, oh, j'ai trop aimé la déco chez telle, c'était très beau, il y avait ça, ça, ça. Tu ne penses pas à mal en disant ça, mais normalement, tu n'as pas le droit. Les gens doivent être en sécurité chez toi. Tu, tu dois les accepter tels qu'ils sont chez eux. Ils auront pas le même langage, peut-être le même vocabulaire. On est détendu chez soi, on reste poli, correct, mais on est détendu. On a rien à prouver quand on est chez soi. Et les gens qui t'accueillent dans leur intimité, déjà, ils te respectent, et ils t'aiment. D'ailleurs, choisissons qui vient chez nous. On, ça ne veut pas dire que quelqu'un qui t'a jamais invité, il te respecte pas ou il t'aime pas. Mais c'est bien aussi de se voir au restaurant. Mais, mais respecter en fait les gens. Et là, maintenant, tu comprends pourquoi Allah dit, c'est meilleur pour vous. C'est mieux pour vous, en fait. C'est mieux pour la personne qui, qui reçoit, mais là, en l'occurrence, Il parle à la personne qui rend visite. Et déjà, il y a un truc qu'on peut faire aussi, c'est appeler avant de venir, appeler, prendre la température. Et la personne qui reçoit, aussi, elle doit répondre d'une manière intelligente et émotionnellement.

Et dans la aya suivante, Il parle de ça : « Si vous ne trouvez personne, alors n'entrez pas ». Parce que parfois, on va toquer, on a fait tout ce que, enfin, on a pris toutes nos dispositions, on vient, et là, on trouve personne. Donc, quand on trouve personne, Il dit, n'entrez pas. Euh, sauf si la permission vous est donnée. Admettons, je sais pas, la personne, elle n'est pas là, ou elle ne répond pas. Aussi, ça peut être les deux. Avant, ils expliquaient, il disait, soit la personne n'est pas présente dans le sens, elle n'est pas physiquement dans la maison, où elle n'est pas présente dans le sens où elle ne signifie pas sa présence, elle ne répond pas. Bon, ce n'est pas très cool de ne pas répondre, mais c'est quelque chose qui peut arriver. Et bien, Il dit, n'entrez pas. Voilà. Et après, Il ajoute quelque chose. Et cette partie là, je l'ai, quand j'y ai pensé, je me suis dit, ah...

C'est, c'est pas facile cette partie-là. Il dit : "Et si on vous dit : rentrez, repartez." Ça veut dire si la personne qui est dans cette maison, elle vous ouvre la porte, elle vous dit ça, ou elle vous le dit au téléphone, ou elle vous le dit sans ouvrir la porte, peu importe, elle vous le signifie, elle vous dit : "Retournez." En plus, Allah dit, il dit :

"Et là, il met les guillemets, il cite la personne : Si la personne te dit : Retourne. Et bien, Allah, il dit : Retournez."

Fa, il y a un "fa" en fait, c'est pas, c'est pas "alors". Et "retourne", c'est vraiment, c'est immédiat. Quand Allah utilise cette, ce, ce préfixe "fa", c'est pour dire immédiatement. En fait, ça veut dire plein de choses ici. Ça veut dire, tu n'as pas à demander à la personne des explications. Techniquement, ici, elle n'est pas tenue de te dire. Tu n'as pas le droit de la faire culpabiliser. Tu n'as pas le droit de te venger. Tu n'as pas le droit de lui nuire par rapport à ça. Et d'aller raconter à tout le monde : "Ah ben, moi, je suis allée chez cette personne, et elle m'a pas laissé entrer, ou elle m'a dit : repars un autre jour, ou voilà."

Après, cette situation, concrètement, c'est posé là. Admettons, quelqu'un vient de te rendre visite, et tu t'es prêté toi-même à sortir. Tu vas pas, pour faire plaisir à la personne, rester chez toi, alors que tu as une liste longue comme le bras à faire. Et si cette personne n'était pas là, tu aurais pu faire ce que tu as à faire. Là, tu n'es pas obligé. Là, Allah dit, c'est pour dire vraiment, si la personne te dit, même dans la précipitation, sans avoir le temps de t'expliquer, tu dois accepter. Tu dois faire preuve de le bon soupçon. Cette personne te l'a dit, peut-être qu'elle n'avait, elle avait pas soit des explications, où elle est dans l'urgence, où elle n'est pas bien, elle est déprimée, ou je sais pas. Faut lui retirer ce fardeau. Ça aussi, ça rentre dans.

Et c'est les gens doivent être bien en ta compagnie, doivent être en sécurité émotionnelle vis-à-vis de toi. Ils n'ont pas à payer le prix de te dire non pour rentrer dans leur bouillout à eux. Ça, c'est franchement, ce passage, quand je suis arrivé ici, je suis resté longtemps dessus, parce que j'ai besoin de le conscientiser pour moi-même et de me dire : "Oui, si Allah le dit, c'est que ça, c'est que c'est ça, faut l'appliquer. Et c'est qu'il y a notre bien dedans. Et c'est qu'il y a notre nour dedans." Donc, il faut se familiariser avec ça. Il faut tomber amoureux de toutes les règles qu'Allah nous donne. Et il faut que ça devienne un lifestyle. Et c'est comme ça que les maisons vont s'assainir, les relations vont s'assainir, la société va s'assainir. Et on va s'éloigner des bêtises qui mènent à des turpitudes sans nom. Ça commence ici.

Est-ce que tu as remarqué qu'Allah, petit à petit, il est en train, il nous emmène en train, il commence par la grande société, et petit à petit, il rentre dans les maisons. Comme pour nous dire : "Si vous voulez qu'à l'échelle sociétale, à l'échelle terrestre, à l'échelle planétaire, les choses se passent bien comme vous voudriez, et que vous ayez plus à vous plaindre. Et bien, peut-être que dans les familles, plus dans les maisons, dans les bouillouts, là, il y a quelque chose à faire." Et donc, c'est, c'est important en fait, de, de respecter ça. Quand la personne nous dit : "Par..." Comme je dis, plusieurs cas de figure. Personne s'apprête à sortir, elle peut pas. Elle a de la visite aussi, elle peut pas. Elle reçoit sa famille, ses parents viennent de lui rendre visite, ils rentrent de voyage, ils lui font la surprise, ils viennent. Tu as vraiment envie d'être là, tu as vraiment envie de, de, de rester dans un moment familial. Alors que non, tu as envie qu'il en profite. Au contraire, ça me fait hyper plaisir en fait, que tes parents viennent. Écoute, t'inquiète pas, on remet ça à une autre fois. Ou bien, la personne te dit qu'elle avait l'intention de, de sortir. Et là, tu dis : "Oh, je, écoute, on remet ça. Tu veux, je te dépose ?" Et c'est tout.

Il y a plein de situations comme ça. Une femme qui vient d'accoucher. Il faut appeler déjà pour demander. Il y a des personnes qui n'aiment pas recevoir de visite dans le premier mois, qui veulent ni être vues à la maternité, ni chez eux. Peut-être juste la famille très proche, mais ils veulent pas. Et c'est son droit. Elle a quand même besoin de, soit de son intimité, soit elle veut pas être vue dans cet état. Si elle a une dépression du postpartum ou autre chose, ou c'est son premier bébé, elle ne veut pas. En fait, surtout si c'est quelqu'un qui aime bien recevoir et cetera, peut-être qu'elle veut être bien. Peut-être qu'elle a envie d'être chez elle tranquille, et bourrifée, sans avoir besoin de, de s'apprêter, de s'habiller, de recevoir, de faire des salamalecs, de sourire tous les quatre matins. Elle a peut-être pas envie de ça. Elle veut juste être tranquille avec son bébé et sa famille. Il faut respecter ça. Parce que si nous, on est concerné, on aimerait bien que les gens respectent ça aussi.

Et ça aussi, c'est quand on te dit : "Retourne." Parce que normalement, si tu as bien fait le travail de, on n'a pas à te dire de, de te retour, de retourner chez toi. Normalement, si tu as bien fait le travail de sentir d'être un humain, normalement, tu n'as, tu n'es pas confronté à ça. Mais si tu as décidé de faire une surprise, venir à l'improviste, ou bien la personne, tu l'as appelé, elle répond pas, ou bien elle t'avait dit oui, et finalement, il se trouve qu'il s'est passé quelque chose d'imprévu, elle te dit non, elle te dit : "Retourne pour une prochaine fois, s'il te plaît, et cetera. Je viendrai te voir quand je pouvais, quand je pourrai." Voilà. Il y a une balance à faire entre l'engagement, c'est s'engager à rendre visite à quelqu'un et cetera, et tout. Et entre la personne qui reçoit, elle a le droit de décommander. On a le droit, en fait. On a le droit. Il faut pas se sentir prisonnier de, je sais pas.

Si tu te rends compte comment cette ayah, elle aide à la fois la personne qui rend visite, à la fois la personne qui reçoit. Elle aide aussi beaucoup les gens qui savent pas dire non. Les gens qui, dès que, en fait, il y a des gens, dès que, comment dire, les gens entrent chez eux, ils savent plus, entre guillemets, les faire sortir. Parce que c'est des gens qui savent pas dire non, c'est des gens qui, qui sont gênés, en fait. Mais dans leur fort intérieur, surtout les introvertis, en fait, ils sont dérangés. Et si c'était à refaire, ils auraient pas fait ça. Mais par gentillesse, par naïveté, par people pleasing, par parce qu'ils savent pas dire non, bah voilà, c'est pas bon ça. Et en plus, on le sent quand on dérange quelqu'un, même si par politesse, elle nous le montre pas. Quand on est attendu ou désiré, on le sait. Et quand on ne l'est pas, faut avoir l'intelligence de, de, de pas accepter. Donc Allah nous le dit ici. Et il s'en détourne. En gros, c'est comme si il dit : "C'est pas la peine de te vexer, en fait. Dis, la personne te dit : 'Par, vous verrez plus tard.' Respecte." Tu sais pas ce qu'il y a derrière. Soit elle te l'a expliqué, ou elle te l'a pas expliqué. Mais dans le cas où elle te l'a pas expliqué, tu n'as pas à lui tenir rigueur de ça.

Et il dit : "Et c'est plus pur pour vous." D'accord ? Et comme vous voulez la pureté, vous voulez qu'Allah vous purifie, c'est plus pur pour tout le monde. C'est plus pur. Accepte. Et Allah, c'est parfaitement, euh, et parfaitement, c'est parfaitement ce que vous faites. Là aussi, j'aime bien ce passage, parce que dans le cas où certains pourraient se dire, comment dire, pourraient être en train de réfléchir un petit peu et de se dire : "Mais pourquoi on me dit ça et cetera ?" Là, c'est très intéressant qu'Allah parle comme ça. Il dit : "Donc, Allah sait ce que vous faites." On revoit encore le mot "alim". Il dit : "Je sais, je te vois." Mais regarde, il n'a pas dit, il le dit des fois, Allah est connaisseur de. Mais là, il dit : "Allah, de ce que vous faites." Il est tout-puissant. En précédant comme ça, en faisant, en prenant un mot, en le mettant en madam, donc en l'avançant dans le, dans le mot, alors que d'habitude, il est plus loin, c'est une manière de mettre en lumière ça. Comme pour dire : "Je sais ce que tu fais."

Et là aussi, l'emploi des verbes est intéressant. Il y a plusieurs verbes en arabe pour dire "qu'est-ce qu'on fait". Il y a "ta'ala", "amala", et il y a "sana", et il y a d'autres choses aussi. Mais j'ai pris les trois principaux qui reviennent le plus souvent. Quand on dit "ta'ala", c'est le fait, le fait de faire de manière générale, c'est toutes les actions. Et très souvent, il y a, c'est quelque chose qui peut être conscient ou inconscient. D'accord ? C'est vraiment juste une action, sans lui donner de caractéristique, on va dire. Quand on dit "maloun", comme ici, c'est dans le sens que cette personne qui agit, le fait en pleine conscience. Elle sait très bien ce qu'elle fait. Et plus loin, tu vas voir qu'Allah parle de "sana". Et "sana", c'est quand on sait pertinemment ce qu'on fait. Donc, c'est un dérivé de "amala". Quand on dit "sana", c'est pour dire que non seulement on est conscient de ce qu'on fait, mais en plus, on a travaillé ça. C'est quelque chose où il y a eu une machination, il y a eu une stratégie. C'est quelque chose de concocté, de travaillé, d'élaboré. Tous ces synonymes-là. Donc, tous les mots sont importants en fait. On ne peut pas tricher avec Allah.

Quand il dit qu'il est parfaitement connaisseur de ce qu'on fait, il n'a pas dit. Parce que tu pourrais lui dire : "Oui, mais je savais pas ce que je faisais, j'étais inconscient." Il va dire : "Non, non, j'ai dit 'amala', je te questionne sur les choses dont tu avais parfaitement conscience. Je n'ai pas parlé de ce ton. Tu n'as pas conscience. Ne me fais pas dire ce que je n'ai pas dit." En gros, là, il dirait : "Pourtant, j'ai dit 'amala'." Il n'a pas dit "bien". Et ça, c'est très important. Parce qu'Allah dit qu'il sait ce dont on a conscience. En gros, il est en train de dire : "Si tu n'as pas fait preuve de, si tu n'as pas fait attention, si tu as fait fi, en fait, de tous les signaux que je t'ai envoyés pour te dire que ce n'était pas le bon moment, par exemple, d'aller voir cette personne, je le sais."

Si cette personne t'a dit de retourner, par exemple, et tu t'es vexé, et tu as eu l'intention de, soit la bouder après, soit lui faire payer, soit parler de ça à d'autres personnes, Allah, c'est comme s'il te dit : "Je te vois, je sais." Et ça, c'est de la pleine conscience. Ce que je te dis là, ce que, ce que j'ai vu que tu allais faire. Donc, Allah dit : "Je suis au courant." Prête attention. Là, il ne menace pas. Il est juste en train de dire : "J'ai vu. J'ai vu ce qu'il y a à l'intérieur." Et en plus, ça va vraiment avec le verbe. Parce que quand on dit "amala", c'est pas quelque chose de palpable. Il demande notre intelligence émotionnelle. Donc, c'est quelque chose d'interne. La personne en face, elle ne peut pas savoir ce qu'on pense, ce qu'on, notre intention, et cetera. Il n'y a qu'Allah qui peut savoir. Donc, Allah dit : "Je sais, j'ai vu, j'ai entendu, j'ai tout senti. Donc, attention à toi." Quand je te dis qu'il faut faire "istidhana", respecte ce que je t'ai dit. En gros, c'est plus pur pour toi. Il y a ton salut dedans. Il n'y a aucune, il n'y a aucun mérite en fait, à avoir réussi absolument à rentrer chez quelqu'un qui ne le souhaitait pas par contrainte, ou de ne pas avoir réussi à aller chez cette personne, mais tu repars avec de l'amertume. Comme ça, c'est pas grave. C'est pas grave en fait. Ça, ça assainit les relations. Faut arrêter de tout prendre pour soi en fait. Les gens sont encore libres de, c'est encore libre chez eux en fait. Et ça, ça vaut dans les deux sens.

Ensuite, la, la dernière ayah par rapport à ça, il dit : "Et pas de, pas de grief contre vous à entrer dans des maisons inhabitées où se trouve un bien pour vous." Donc, là, il est en train de dire, là, quand il y a des endroits où il y a pas de, il y a pas de, voilà, personne n'habite là-bas, que ce soit des bâtiments, des institutions, quelque chose qui est abandonné, ou qui est pour tout le monde, faut l'entendre comme ça. Là, il dit : "Il n'y a pas de mal, il n'y a pas de problème." La, la condition vraiment, c'est qu'il y a des gens qui habitent là-bas. S'il, donc, il n'y a pas de, personne n'habite là-bas, pas grave, il y a aucun problème. Et surtout s'il y a un bien pour vous, s'il y a une opportunité d'acheter le bien, d'entrer, de s'installer, je ne sais pas, tous les quatre figures, il dit : "Il n'y a pas de problème."

Et là, il dit : "Et Allah sait ce que vous divulguez et il dit ce que vous cachez." D'accord ? Donc, Allah dit ici. Donc, Allah, là, il vient encore rappeler tout ce qu'il a dit avant. Tout ce que tu gardes en toi, tout ce que tu caches, Allah le sait. Donc, faut pas, ça ne sert à rien en fait, de, de se cacher. Et pareil, si tu veux prétendre que, "Ah, mais non, je croyais qu'il y avait personne ici et cetera, parce que là, les gens sont capables de tout. Mais je, je croyais que je pouvais entrer, he, c'était ouvert, je savais pas qu'il y avait, qu'il y avait quelqu'un." Non, non. Les gens doivent être en sécurité. Et ça, je ne l'ai pas dit tout à l'heure, mais cette ayah, elle est préventive à bien des égards. C'est une ayah aussi qui est une grosse ayah de prévention avec des fléaux qu'on a aujourd'hui, l'inceste, les abus. Souvent, les actes comme ça commis sont commis par les gens proches, dans la famille, parfois qui vivent pas à la maison, soit par des proches, des amis de la famille. Attention à qui on fait entrer chez soi. Attention à pas faire rentrer le loup dans la bergerie. Et souvent, ça démarre avec des trucs comme ça.

Et c'est très important quand on dit "istidhana", c'est-à-dire que faut s'assurer que tous les gens qui sont dans cette maison-là sont en sécurité. Ici, c'est pas parce que mon ami vient me rendre visite à moi, je dis : "Mais de toute façon, il me rend visite à moi." Si cette personne, en fait, inquiète ou met mal à l'aise un membre de ma famille, alors cette personne, je la fais pas entrer. C'est un droit qu'à ce membre de ma famille, parce que ce membre de ma famille, il habite ici, il vit là, habitou, c'est son Beit à lui aussi. Mes enfants habitent là, l'époux ou l'épouse habite là, s'il y a les parents aussi, ils habitent là. Je ne peux pas penser qu'à moi. Je dois être une sécurité, ou l'autre doit être une sécurité pour toute la maisonnée. Pareil, les femmes qui sont dans cette maison, portent certainement le hijab. Quand on entre, on laisse la possibilité, le temps aux femmes qui sont à l'intérieur, soit de se mettre dans une autre pièce, soit de mettre le hijab le temps que, le temps, ou de changer de pièce le temps de pouvoir le mettre. C'est important. Cette ayah, elle englobe beaucoup plus de choses. Je sais que quand je l'avais étudiée une fois avec des élèves, on avait passé beaucoup plus de temps dessus. Mais bon, là, je vais éviter de faire des épisodes à rallonge. Mais c'est pour te dire qu'il y a, il y a matière à étudier. J'espère que tu prends des notes aussi depuis le début du podcast, parce que c'est très important ça, de prendre le temps après, non seulement de le noter, mais écrire en fait, dire tout ce qui te passe par la tête quand tu vois ça. Pense même toi à ces, à ces situations, à, à plein de situations qui, qui, qui peuvent, qui sont déjà arrivées, ou qui, qui risquent de, d'arriver, qui sont habituelles, et cetera. Et dis-toi à chaque fois, tu pèses le pour et le contre, bénéfice, balance, bénéfice, risque. Et en gros, est-ce que ici, j'ai fait l'effort de "istidhana" ? Est-ce que ici, je l'ai fait ? Est-ce que ici, j'ai fait de sorte, en tout cas, que l'autre aussi le fasse ? C'est important.

Et donc, pour en revenir au cas des abus et cetera, quand je dis ces ayahs, elles sont vraiment préventives. Euh, si on les respecte, ça nous évite beaucoup de problèmes. Et là aussi, bien la personne qui visite, que la personne qui reçoit, tout le monde en fait, doit être vigilant. C'est après, on pourrait dire : "Oh, une simple visite." D'accord, il y a des visites où, tranquille, safe place, il n'y a pas de problème. Mais Allah est en train de nous dire : "Il faut étudier chaque situation." C'est vos bouillouts en fait, c'est vos foyers, c'est ici que tout démarre, c'est ici qu'on assainit la société. Ça commence là. Alors ne commencez pas par amener des mauvaises herbes dedans. Il n'y a pas la place pour ça. On ne peut pas se permettre. On n'a pas le temps aujourd'hui de faire ça.

On va s'arrêter là, inchallah, pour cette partie. Donc, ça, c'était le premier, le premier cas de figure dans le bon vivre ensemble, qui est cité dans, dans cette partie de Sourate Nour. Et au prochain épisode, on verra un autre, qui n'est pas des, qui n'est pas des moindres, inchallah. Salam.