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Les 3 Pires Expériences en Tramway !

Conte Fécond20:19

Transcription

Soyons honnêtes un instant. Qui n'a jamais pris le tramway au moins une fois dans sa vie ? Quoi que ce soit à Lyon, Paris, Strasbourg, même à l'étranger comme à Cologne ou même Amsterdam. Mais parfois, c'est un type de transport qui peut faire les jetons, surtout en fin de soirée quand il n'y a plus beaucoup de monde. Et de surcroît, quand on est une fille. D'ailleurs, bah comme bah du coup, l'année passée, je vous le dis, très belle année 2024, en espérant que vous ne viviez jamais ce qu'on va raconter aujourd'hui. Et justement, bah du tram, c'est ce dont on va parler aujourd'hui, avec des rencontres très désagréables faites par des personnes qui voulaient juste aller d'un point A à un point B. C'est des histoires qu'on a trouvé sur Reddit et auxquelles on a rajouté des voix off pour une meilleure immersion. Vous connaissez la recette. Et justement, niveau recette, qu'est-ce qu'on a comme ingrédient ? Et bien, des rencontres glaçantes avec une proximité plus ou moins appuyée et des traumatismes plus ou moins graves. Et d'ailleurs, dans l'une de ces trois histoires, vous verrez que la victime a fait preuve de beaucoup d'ingéniosité. Je vous en dis pas plus. On est parti sur compte fécond.

Alors, cette première première histoire est partagée par un certain Little Fana M Train, qu'on a renommé Léo, parce que ça commence par elle. Alors, ça s'est déroulé il y a à peu près 2 ans, alors que Léo avait 16 ans et qu'il mesurait déjà 1m80. Alors, c'est une info d'ailleurs qui peut paraître bizarre, mais bah en fait, il nous explique que malgré sa grande taille, bah il avait l'air d'un petit garçon de 12 ans à cause de sa démarche. Et puis, c'était aussi appuyé par le fait qu'il était assez anxieux de nature, et ça, ça se répercute sur son langage corporel, selon ses dires. Donc, bah il paraît un peu pas sûr de lui, on peut un peu abuser de lui, quoi. Et du coup, un jour, Léo doit aller en ville pour acheter des bouquins pour ses cours. Et après avoir terminé ses achats, il décide de prendre le tramway jusqu'au lieu de travail de son père pour qu'il le ramène ensuite à la maison. Et d'ailleurs, détail important, c'est un dimanche matin, il fait très froid et il fait que les rues soient quasi désertes, en fait. Ça n'aide pas Léo à être serein.

"Il faut savoir que je déteste me rendre en ville seul. Personne n'est disponible pour m'accompagner. Alors, je prends mon courage à demain. À l'époque, les tramways sont nouveaux dans ma ville et je l'ai pris que deux trois fois. Alors, je suis vraiment vigilant, pour ne pas dire paniquer. Je suis anxieux parce que j'ai peur de rater l'endroit où se trouve le tram, et aussi car je sais que le tram est souvent fréquenté par des gens bizarres."

Et du coup, bah Léo marche jusqu'à son arrêt de tram, qu'il trouve enfin. Et là, il voit que le prochain arrive dans quelques minutes. Sauf que bah, il y a un type pas loin qui met directement très mal à l'aise. En fait, c'est plus fort que lui, et d'ailleurs, il se déteste un peu pour pour ça. Mais en fait, Léo, il a tendance à présumer le pire qu'il puisse lui arriver dès qu'il croise quelqu'un. Et en fait, bah du coup, dès qu'il voit cet homme, bah ça le met vraiment pas en confiance. Et il imagine pas le pire. Pourtant, ce mec, il a rien de particulier, il a l'air juste un peu débrayé, il a pas de comportement hostile, on va dire. Bon, Léo, il décide quand même de s'éloigner un peu de l'arrêt et d'attendre qu'un tram passe avant de revenir, de prendre celui d'après, dans le doute, on sait jamais.

"Bref, je m'éloigne un peu, je fais une promenade aux alentours pour me calmer, et je reviens à l'arrêt. Sauf que ce type est encore là. Quand je me suis éloigné, j'ai remarqué qu'il me regardait partir, mais je pensais pas qu'il allait attendre que je revienne. À l'époque, je doute beaucoup de moi et je suis irrationnel. C'est le bordel dans ma tête, mais j'essaie de me persuader que non, il ne peut rien m'arriver."

Bref, Léo, il monte dans le tram suivant. Et sans surprise, bah en fait, l'autre type, qui n'a pas pris le tram d'avant, il le suit. Après, il me dit : "Ça va quand même, il y a que cinq carrés à faire jusqu'au lieu de travail de son père." Mais il sent déjà que ça va être un peu tendu, une intuition. Mais bon, bref, Léo, il décide de marcher un peu plus loin dans le tram pour s'asseoir plus loin dans la rame. Mais l'homme qu'il ne sent pas, il est toujours dans son champ de vision. Mais le problème, c'est que Léo, il commence aussi à stresser et il pense à ce qui peut se passer une fois sorti du tram. Alors, certes, le travail de son père se trouve à environ 5 minutes de marche de son arrêt de tram, mais bon, c'est dans un quartier industriel et bah le dimanche, c'est quand même désert, quoi. Donc, ce serait assez facile de se faire agresser, voir même enlever, sans que personne ne le remarque. Je dis, il est vraiment stressé de la quand même.

En tout cas, là, Léo, il est perdu dans ses pensées et il arrête pas de prier à chaque arrêt pour que l'autre type descende du tram, mais il ne le fait pas. "Mon anxiété est à son comble et bien que le trajet en tram ne dure que 5 grosses minutes, j'appelle mon père pour qu'il vienne me chercher à la sortie de la station. Je pense qu'il se rend compte que quelque chose cloche, car il me dit directement qu'il va venir sans poser de question."

Le tram arrive alors doucement à mon arrêt, et il ne me reste donc plus qu'à sortir de la station et à me rendre à la voiture. Bon, à ce moment-là, Léo, il a encore l'espoir que ce type ne descende pas à la même station que lui, et que c'est juste une sorte de coïncidence un peu creepy, quoi. Bref, il arrive enfin à son arrêt, et là, il descend. Et mauvaise surprise, mais l'autre mec le suit, et il descend au même arrêt. Et d'ailleurs, comble de désespoir, si on peut dire, bah ce sont les deux seules personnes à descendre à cet arrêt. Et donc, là, les voilà sur le quai. Là, le type commence alors à fixer Léo, qui n'arrive pas à détourner les yeux, comme s'il fallait qu'il garde les yeux sur le danger. Le mec se met alors à marcher dans la direction de Léo, mais d'un coup, il semble paniquer le mec, et il commence alors à faire demi-tour. Mais le problème, c'est qu'en fait, il y a qu'une seule sortie à cet arrêt. Et là, ça commence à faire froid dans le dos à Léo, car en fait, elle est juste de son côté. Ça n'a pas de sens, en fait. Pourquoi l'autre, il irait dans un sens inverse ? Le mec continue de marcher, puis va sur les rails du tram avant de disparaître de mon champ de vision. Je vais pas vous mentir, j'ai pas attendu de voir s'il allait revenir, et j'ai alors filé vers la voiture de mon père le plus vite possible.

Alors, lorsqu'il monte dans la voiture de son père, bah Léo lui demande s'il y a bien qu'une seule et unique sortie à cette station, donc celle qu'il vient de prendre, logiquement. Et là, son père, il lui dit : "Bah ouais, enfin, il y a que ça, et il y a rien de nouveau." Et là, Léo, bah ça le met vraiment mal à l'aise, parce que l'autre, bah le type qui l'a suivi, bah il allait où ? Parce que quand même, c'est bizarre. Ce type, il semblait attendre que Léo monte dans le tram, il a pris le même tram que lui, il s'est arrêté à la même station, avant de partir bizarrement et mystérieusement. Juste à la fin, j'ai essayé d'expliquer ça rationnellement. Peut-être qu'il me suivait pas et que c'était juste un type bizarre. Mais pourquoi sa présence m'a mis si mal à l'aise ? Pourquoi j'ai eu le besoin de m'éloigner et d'attendre le prochain tram ? Pourquoi est-ce qu'il a attendu le prochain tramway alors qu'il aurait pu monter plutôt ? Quelles sont les chances que cet homme soit descendu au même arrêt que moi ? Et puis, Léo se demande aussi, bah pourquoi ce type s'est barré sur les rails et qu'il n'a pas pris la sortie normale ? Et au final, bah pourquoi ce mec a décidé de jeter son dévolu sur lui, alors qu'en vrai, ils se sont croisés du regard que pendant 2 secondes ? D'ailleurs, il rappelle qu'à l'époque, ça n'était qu'un simple gosse de 16 ans. Mais en vrai, bah dans son témoignage, il insiste beaucoup sur le fait que même s'il en avait 16, bah physiquement, il ressemblait quand même à un enfant de 12 ans. Donc, il était jeune. L'autre type, il avait pas 16 ans, il était plutôt âgé, c'était un monsieur. Est-ce qu'il y avait un comportement de prédateur sexuel ? Je sais pas. En tout cas, Léo, il est juste content que son père soit venu le chercher. Et d'ailleurs, il se dit que bah l'autre type creepy, bah il a peut-être entendu sa conversation téléphonique, nous le fait de changer de plan au dernier moment. En tout cas, depuis, ça s'est pas arrangé, parce que Léo, ça a surdéveloppé sa peur de prendre le tram. Donc, je ne sais pas s'il a renouvelé l'expérience. Mais bon, voilà.

Écoutez, on commence en douceur. Et même si une expérience comme ça peut être un peu traumatisante pour un jeune homme, imaginez ce que ce serait pour la prochaine personne du sexe féminin.

Alors, cette deuxième histoire est partagée par Nairobi. Bon, on va garder ce nom-là, parce que ça s'est quand même démocratisé avec La Casa de Papel en surnom. Alors, ça s'est passé là, il y a une dizaine d'années, mais en vrai, ça a assez marqué Nairobi pour que ça lui trotte encore dans l'esprit. Et en fait, à l'époque, elle était étudiante. Elle devait prendre deux trams différents pour aller à la fac. Rien de spécial pour l'instant. Elle faisait ce chemin, ben, depuis des mois, il s'était jamais rien passé, jusqu'au jour qui nous intéresse, là. Imaginez, il est 10h du matin quand Nairobi monte dans son premier tram. Là, elle s'assoit sur un siège solo, derrière le conducteur. Et puis, bah après quelques minutes, Nairobi entend la voix d'un homme à quelques mètres d'elle qui dit : "Ah, je m'assois ici, il y a des filles sexy, hein ? J'adore les filles sexy." Par réflexe, je me retourne, et il y a un homme d'une trentaine d'années qui est assis avec l'un des sièges orientés vers l'avant du tram. Et il y a aussi une femme un peu plus âgée qui est assise derrière moi. Un peu naïvement, j'espère qu'il parle d'elle. Sauf qu'en réalité, bah elle doit avoir à peu près plus de 50 ans, alors que moi, bah j'ai la vingtaine. Donc, bon, on peut toujours espérer, hein. Mais bon, quoi qu'il en soit, je me suis de nouveau retournée vers l'avant et j'ai regardé droit devant moi. Sauf que la conversation, bah s'est poursuivie.

Alors, Nairobi se souvient pas des mots exacts de ce mec, mais il dit des trucs en disant que dans la société, les filles sont attirées par des bad boys. Et en vrai, bah dans la nature, bah ce sont les mâles alpha qui attirent les femmes. Bon, du coup, dans sa tête, ça a pas trop de sens tout ça, et ça commence surtout, en tout cas, à la faire flipper. Et bah, vous savez, on est déjà tous tombés, bah sur une personne qu'on appelle le fou du bus ou le fou du métro. Alors moi, j'avais croisé un certain nombre de gens qui hurlent parfois, qui rampent par terre, enfin, vraiment, c'est n'importe quoi. Et là, bah Nairobi, elle se dit : "Bah OK, c'est lui, c'est lui, et là, il est focus sur moi, et ça, c'est pas bon." Vous savez, dans ces moments-là, on fait genre : "Non, non, je l'ai pas vu, ça existe pas, et tout, tout se passe bien." Et donc, elle essaie d'ignorer sa présence en essayant toujours de pas être l'objet de la tension de ce mec. Le problème, c'est que quelques minutes plus tard, bah il se lève pour changer de siège, et là, il se rapproche d'elle. Bon, là, vu que son arrêt approche, à Nairobi, bah elle décide de se lever pour attendre debout à côté de la porte. D'ailleurs, c'est une décision qu'elle va vite regretter, parce qu'elle se dit : "En fait, si j'étais restée assise, et au moment où les portes s'ouvrent, là, je me lève et je me barre. Peut-être que ça aurait un peu décontenancé le mec fou, et puis bah il m'aurait laissé tranquille." Et bah, du coup, en vrai, bah sans surprise, bah ce type se rapproche, il reste environ 2 mètres de Nairobi, et là, bah il continue de parler en disant bah qu'elle devrait venir avec lui pour passer un bon moment. Et d'ailleurs, il n'arrête pas de répéter en boucle : "Fais ça, fais ça, ça donne envie." Voilà, c'est à peu près ça. Bon, en tout cas, à un moment, le tram s'arrête pour de bon. Nairobi appuie sur le bouton pour ouvrir la porte, et elle sort. Et bah, le type reste dans le tram. Et puis, l'histoire s'arrête là. En fait, elle avait juste flippé. Non, c'est faux. Il sort avec elle et il la suit.

Après être descendu à mon arrêt, je traverse la route et j'attends un autre arrêt, mon prochain tram. Là, je remarque qu'il y a une fille de mon âge qui est assise sur le banc à côté de l'arrêt du tram et qu'elle regarde son téléphone. Mon premier réflexe, ça a été de m'asseoir à côté d'elle, puis j'ai finalement marché un petit peu plus loin et je me suis appuyé contre un mur, bah parce que j'avais pas trop envie qu'elle me trouve bizarre. Bref, sans surprise, le mec creepy qui a suivi Nairobi s'est évidemment assis juste à côté de cette, bah cette autre fille. Et là, bah Nairobi, elle arrive vraiment à comprendre quelques mots de la conversation, comme ça, et elle remarque que l'autre fille commence vraiment à être mal à l'aise, mais qu'elle n'ose pas bouger. Et du coup, après 2 minutes qui ont paru interminables, bah Nairobi arrive à établir un contact visuel avec l'autre fille, et alors elle lui fait signe : "Viens." Apparemment, il lui avait parlé d'un plan à trois, et il lui avait dit que nous pouvions venir toutes les deux. En regardant vers lui, il semblait vraiment très heureux de nous voir ensemble, et je veux même pas savoir ce qui se passe dans son esprit à ce moment-là. Pendant ce temps-là, il continue de parler fort dans notre direction. Bref, Nairobi et l'autre fille restent ensemble pendant de longues minutes, jusqu'à ce que bah le tram arrive. Et du coup, ben, histoire un peu de réconforter l'autre, si on peut dire. En fait, les deux filles vont à la même université, mais elles espèrent que le type creepy, bah va monter dans le tram suivant pour ne pas les suivre. Et en effet, en fait, il va monter tranquillement, si on peut dire, dans le tram qui vient d'arriver. Sauf que juste avant que les portes se referment, il leur lance : "Au revoir les filles, j'espère que vous passerez une bonne journée. Moi, je sais que ce sera le cas." Avec un sourire absolument horrible sur le visage.

Et donc, après cette matinée, Nairobi n'aura plus jamais revu ce mec. Par contre, ça m'a traumatisé au point que j'ai séché ce cours précis que j'avais ce jour-là à cette heure-là. Pour la suite du semestre, j'avais juste peur que le mec se soit souvenu du jour de la semaine et de l'heure où il m'avait croisé et qu'il revienne aussi. J'ai jamais revu l'autre fille de la fac, et j'espère vraiment qu'elle va bien. Et en parallèle, bah ce qui a choqué Nairobi, c'est que personne n'était intervenu. Devait peut-être y avoir 10, 20 personnes dans le tram ce jour-là. Ils ont vu ce type, ils ont vu la façon dont il parlait, qu'il était chelou, mais personne n'a pensé à s'interposer face à ce comportement qui était bah dégueulasse et révoltant. En tout cas, heureusement qu'elle a eu le réflexe de demander à l'autre fille de venir. D'ailleurs, si vous êtes confronté un jour, en tout cas, à ce problème, et vous êtes un mec, mais à plus forte raison une fille, n'hésitez pas, parce qu'il y a une certaine solidarité féminine qui marche très bien dans ces moments-là, quoi. Même si c'est une inconnue, ça se comprend vite.

En tout cas, si cette expérience a de quoi traumatiser, alors que ce n'est pas allé si loin que ça, imaginez le même type de rencontre, mais dans un contexte beaucoup plus inquiétant.

Alors, cette dernière histoire est partagée par Typical Television N. Voilà, que j'ai nommé Tiffanie, pour le meilleur et pour le pire. Voilà, Tiffanie explique que ça s'est déroulé il y a pas mal d'années, alors qu'elle était encore adolescente, et qu'elle, bah je cite, adorait se promener seule dans sa ville après la tombée de la nuit. Et donc, son histoire s'est déroulée dans une ville d'Europe de l'Est, sans qu'elle donne plus d'infos sur ça. Alors, cette nuit-là, Tiffanie est assise à un arrêt de tram. Elle attend de prendre le dernier tramway pour rentrer chez elle. Et en fait, il y a trois trams qui s'arrêtent à cette station, dont deux qui vont dans la direction de Tiffanie, qu'elle peut prendre, quoi. Là, à ce moment-là, je pose un peu le décor. Il est 22h, et alors qu'elle attend, elle est perdue dans ses pensées, et tout à coup, elle remarque un homme qui s'approche, mais doucement, quoi, juste pour s'arrêter à quelques mètres d'elle. "J'y prête pas spécialement attention au début. Pour moi, c'est juste quelqu'un qui attend le tramway. Mais très rapidement, je ressens un profond malaise inexplicable. Les rues sont calmes et sombres, et il n'y a personne d'autre en vue, juste moi et ce type. Je commence à me demander pourquoi il a choisi de rester si près de moi, alors que le quai fait plus de 30 mètres."

Tiffanie, elle arrive pas à se dire que le mec, il veut juste sociabiliser à une heure si tardive, quoi. Ah bon, ça, ça a pas trop de sens, quoi. Surtout qu'elle ne montre aucun signe à sens, elle est pas là pour discuter avec des gens creepy. Mais bon, elle jette quand même un petit coup d'œil sur lui de temps à autre, en essayant de pas trop y penser. On sait jamais, en fait. Tiffanie, elle le décrit même comme un géant avec un crâne chauve et puis des yeux globuleux. C'est ça fait pas rêver, quoi. En fait, il est grand, bâti comme un ours, avec un gros ventre, de gros bras et de grosses jambes. Et pourtant, détail important, en fait, Tiffanie, elle mesure 1,80 m, donc elle est vraiment grande. Et là, si elle précise que ce mec est vraiment, vraiment grand, c'est qu'il devait être vraiment, vraiment grand, quoi. Mais en fait, ce qui lui fait surtout peur, bah c'est qu'il la regarde fixement et sans sourciller, et sans expression, sans même essayer de détourner le regard ou de faire semblant d'être gêné. Comme un fauve, comme une bête. Et c'est comme s'il faisait tout pour qu'elle ait l'air mal à l'aise. "Je me suis immédiatement senti en position de faiblesse et j'ai commencé à trembler, en ayant des frissons qui me parcourent les échines."

Le problème, c'est que le dernier tram, je peux pas le manquer. Il y a trop de route à faire à pied et j'ai pratiquement plus de batterie sur mon téléphone. Je suis vraiment à frais et il semble impossible d'échapper à ce type par la force ou par la fuite. Et puis, finalement, elle se dit que le dialogue, ce sera peut-être la meilleure chance. Et là, elle sort alors un timide : "Bonsoir." Mais face à ça, elle se heurte à une sorte d'aura menaçante et silencieuse. En tout cas, c'est comme ça qu'elle décrit son ressenti. Du coup, bah le mec continue de la fixer et il ne dit pas le moindre mot. Et d'ailleurs, ça semble un peu l'amuser, cette situation. Bon, Tiffanie, elle dit qu'il a peut-être pas entendu. Et du coup, bah elle essaie de rester le plus calme possible pour montrer le moins de signes de stress. Faut pas qu'elle ressemble à une victime, quoi. C'est important.

"Les minutes passent, son regard continue de brûler ma peau, et le tramway ne veut pas arriver. Comme par hasard, c'est ce soir-là qu'il y a du retard. Finalement, je trouve le courage de reparler et j'essaie d'être un peu plus véhémente et je lui lance : 'Qu'est-ce que tu veux ? Arrête de me fixer !'"

Bon, sans surprise, le mec ne répond toujours pas, mais cette fois-ci, elle sait qu'il l'a bien entendu. Et là, bah sa peur à Tiffanie, elle commence à faire place à de la colère. Et d'ailleurs, elle veut pas se laisser faire par ce mec, elle veut pas en fait lui donner ce plaisir d'avoir juste l'air en détresse et d'être une petite proie, quoi. Elle veut d'ailleurs lui faire comprendre que ce n'est pas normal. Et donc, elle essaie de réfléchir le mieux possible. Après, bon, ça ressemble à un géant flippant, elle connaît pas ses intentions, mais elle sent que ça sent pas bon pour elle, non plus. Elle se dit : "Bon, si j'essaie de m'éloigner, il va sans doute me suivre. Et vu le gabarit du mec, elle risque pas de pouvoir le semer. Et même si je parviens à le semer, rentrer chez moi en marchant dans des ruelles sombres, en passant devant les junky, risque de me mettre dans une situation encore plus grave. Je pourrais faire semblant d'appeler quelqu'un, mais il pourrait se sentir obligé d'agir bien plutôt que prévu. Dans ces cas-là, j'ai donc l'impression d'être complètement coincé."

Tiffanie essaie alors d'élaborer quelques plans en fonction des trams qui se présentent pour savoir si lui, il s'amuse juste en attendant le tram, ou si bah elle, elle est vraiment une cible pour lui. Et en même temps, bah hors de question pour elle de lui laisser une chance de savoir où elle habite. Donc, faut vraiment qu'elle trouve une stratégie. Et puis, alors qu'elle réfléchit, le tram arrive, et c'est celui qu'elle doit prendre pour rentrer chez elle. Sauf que le problème, c'est que c'est quand même celui qui s'arrête à quelques mètres de sa baraque. Et donc, en vrai, si ce type la suit jusqu'à chez elle, bah c'est un peu comme s'il était au pied de sa porte, et ça, c'est chaud. Bref, Tiffanie espère alors de tout cœur que ce cauchemar va se terminer rapidement. Elle se dit : "Non, mais ce gars, il va juste monter dans le tram, et puis moi, je prendrai celui d'après. Ça ira très bien." Sauf que quand le tram arrive, bah le mec, il reste sur le quai, il continue de la fixer. Bon, à ce moment-là, c'est quand même confus. Bah, elle a raté ce tram, et d'ailleurs, elle est même plus sûre à 100 % qu'un autre tram va venir. Et là, elle jette encore un petit coup d'œil au mec, elle le voit jubiler, il a l'air de kiffer. Et alors s'en suit le quart d'heure le plus long de sa vie. Elle ne fait que cogiter encore et encore. Pour vraiment vous dire, elle est là, toute seule avec ce mec dans la nuit, et ils ne se disent rien du tout.

Et là, bah le prochain tram arrive enfin, et c'est le dernier, le dernier. Bon, à ce moment-là, il va pas directement chez Tiffanie, mais elle, elle n'a plus le choix. Après, pour prendre une correspondance, en espérant peut-être semer ce type. "Le cœur serré, je suis montée à bord et je me suis assise près de la porte. Il est monté lui aussi, mais s'est assis à l'arrière, assez loin de moi. J'ai poussé un soupir de soulagement, pensant que ça pouvait encore bien se passer. Lorsque le tram est arrivé à la station suivante, je me suis levée et je suis sortie pour prendre ma correspondance, sans me retourner, et en espérant que tout était fini. Mais lorsque j'ai posé le pied sur le trottoir et que j'ai regardé le tram s'éloigner, je ne l'ai pas vu à l'intérieur."

Bon, là, du coup, bah Tiffanie vient de sortir du tram. Et alors qu'elle tourne la tête lentement, bah elle le voit marcher vers elle, le même type. Et là, elle est terrifiée. Là, il s'arrête à quelques pas de Tiffanie. Il recommence à la fixer, toujours en silence, mais avec un regard beaucoup plus mauvais. Là, elle, elle a des larmes qui lui montent aux yeux, car elle commence vraiment à être à bout. Et bah, justement, l'impuissance qu'elle ressent est très difficile à supporter. Mais elle dit qu'elle peut pas pleurer, s'effondrer ou abandonner. Pas maintenant, c'est pas possible. Et donc, elle doit trouver un moyen de semer ce mec. Et donc, bah le dernier tram, à l'autre bout, s'arrête alors, et Tiffanie monte dedans, les jambes complètement branlantes. Elle s'assoit à l'avant, dans le but de trouver, bah de l'aide auprès du chauffeur. Et ben, justement, ce qu'elle croise, bah le chauffeur, c'est un vieil homme qui est tout frêle, tout fait blafard, et qui semble en avoir rien à faire. Et il ignore complètement, il s'en bat les couilles. Bref, quand Tiffanie se retourne, bah elle remarque que l'autre type est assis à quelques mètres d'elle. Et là, ça provoque un choc supplémentaire pour elle, car elle pensait pas qu'il puisse s'approcher si près. Du coup, bah par réflexe, elle décide de s'éloigner. Elle va s'asseoir au milieu de la rame. Sauf que bah, évidemment, bah le gars se relève, il la suit, et il va prendre place à quelques rangées d'elle.

"Bien sûr, je l'ai vu venir, donc je me suis à nouveau levée pour me placer à proximité de la porte du milieu, déterminée à le tenir en haleine. En réalité, il n'avait aucune idée de la station à laquelle j'avais l'intention de descendre. Cette fois-ci, il n'a pas bougé, convaincu que je bluffais. Après tout, c'était vraiment le dernier tram, je ne pouvais plus rien faire d'autre pour m'échapper. Il devait s'en douter, mon défi n'était qu'un jeu pour lui."

Là, Tiffanie, il voit donc une chance, et donc elle doit prendre un risque. Il faut que ça marche, sinon elle sait pas ce qui lui arrivera. En fait, elle explique qu'il y a trois portes dans le tram qui s'ouvrent en même temps, et qui restent ouvertes pendant environ 5 secondes avant de se refermer, tout en même temps, si personne n'est détecté. Et donc, l'arrêt suivant, le dernier avant l'arrêt où doit descendre Tiffanie, arrive dans quelques secondes. Là, le tramway ralentit jusqu'à l'arrêt, les portes s'ouvrent. Tiffanie ne bouge pas d'un pouce. Ces longues secondes s'écoulent, et puis, il y a un petit bip sonore, et les portes commencent à se refermer. Et là, Tiffanie se lève d'un coup. Elle tape un sprint à l'intérieur du tram, elle appuie sur le bouton, et elle ouvre la porte.

"Mon corps est tendu par l'adrénaline, mais j'arrive à mettre un pied dehors avant de sauter en arrière en me jetant au sol dans le tram pour me cacher derrière un siège. J'ai gardé la tête basse, j'ai retenu ma respiration, et je suis restée cachée ici. J'entends alors des pas rapprocher, et je me dis qu'il est en train de me chercher. À ce moment-là, Tiffanie n'a aucune idée de si ce type est encore dans le tram ou alors dehors à la chercher dans la pénombre."

Bref, à ce moment-là, le tram se remet en route, et Tiffanie a l'impression que son cœur va exploser dans sa poitrine. Et là, elle décide de se relever tout doucement. Elle regarde alors par la vitre complètement embuée par le froid, et elle voit ce mec qui est dehors et tout seul. Elle le voit qui a l'air comme un con. Et là, par réflexe, elle lui lâche son plus gros et son plus beau doigt d'honneur. Je précise, il ne la voit pas faire ça. En fait, lui, à ce moment-là, il la cherche comme un con, mais il ne la trouve pas. Et ouais, plus malin que lui. Et puis, arrivé au prochain arrêt, Tiffanie perd pas plus de temps dans le tram, et là, elle court comme elle a jamais couru. Elle arrive jusqu'à chez elle. Là, elle s'enferme, et d'ailleurs, elle le précise, mais elle n'en a parlé à personne. Elle avait peur de se faire engueuler pour sa naïveté. Mais bon, les gens ne savent pas ce qu'elle a vécu. Bien sûr, bah elle a aucune idée de ce qui se serait passé si elle n'avait pas bah fait ce stratagème. En tout cas, bah c'est quand même chaud de devoir en arriver à ce point-là, quoi.

Et vous, peut-être pas y penser. En tout cas, si de votre côté, vous avez déjà fait une rencontre déplaisante dans ce transport, n'hésitez pas à en parler en commentaire, que ce soit en France ou à l'étranger. Heureusement, ça m'est jamais vraiment arrivé dans le tram, mais je me souviens quand j'étais dans le métro, quand j'étais beaucoup plus petit, j'avais croisé quelques cons. Bah, ils avaient l'air agressifs et méchants. En fait, alors que moi, je les regardais pas. Puis, il y en a un qui s'était qui s'était mis devant moi et qui m'avait dit : "C'est ça, c'est ça." Moi, je l'ai même pas, je l'ai même pas adressé la parole, mais je commençais à flipper quand même. Il m'a juste laissé partir, puis il a craché par terre. Alors, je pars, je dis : "Mais qu'est-ce que ces gens ont comme colère ?" Du coup, je comprenais pas. En tout cas, sur l'instant, c'est assez choquant, quoi. Mais bon, ça reste rare. Sauf que du coup, bah comme c'est très voyant, c'est comme quelqu'un qui crie, ben, on le remarque, et puis ça marque, quoi.

N'hésitez pas en tout cas à témoigner de vos expériences en commentaire, s'il y en a. Voilà, si ça a peut-être pu vous aiguiller ou vous donner des conseils sur comment esquiver ce genre de choses, bah très cool. Sur ce, je vous dis à très bientôt pour la prochaine vidéo, et très belle année 2024. Ciao.