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L'Alchimie et la Spagyrie avec Matthieu Frécon

Kurious Apprentice1:38:50

Transcription

Bonsoir à tous et bienvenue sur des studios pour une nouvelle émission sur les rendez-vous de l'alchimie. Ou comme tous les mois, et bien, j'invite un alchimiste, un passionné, un spécialiste de l'alchimie. Et ce mois-ci, et bien, j'ai l'honneur d'avoir Matthieu Frécon avec moi, qui va nous parler de distillation, de spagirie et d'alchimie. Et c'est un passionné de longue date du sujet. Bonsoir Matthieu, comment vas-tu ?

Cendré pour se voir à tous. Ça va très bien. Le froid, il y a de la neige sur le Bagnard. Voilà, tu en Suisse, un, depuis quelques années maintenant, tu t'es installé dans la Suisse romande, c'est ça ?

On va aller, on va aller donc le Valais. C'est là, c'est la partie la plus montagneuse de la Suisse. Voilà, c'est celle assez proche de la de Chamonix, c'est proche du Val d'Aoste en Italie. Voilà, c'est la région ensoleillée de Suisse aussi, il n'est pas négligeable pour l'alchimie. Et puis actuellement, là, il y a 40 cm de neige dehors. J'ai eu mon chalet isolé, il y a un petit chemin de 500 mètres à faire à pied pour arriver. Donc, tu es dans un coin bien tranquille pour pouvoir pratiquer l'alchimie et distiller comme tu veux.

C'est exactement ce que je voulais. Alors, dis-moi, comment toi, tu en es venu à l'alchimie ? Qu'est-ce qui t'a fait plonger dans ce monde des alchimistes et de la spagirie ? Quel a été ton déclic et quel a été ton parcours qui t'a fait petit à petit progresser et donner l'envie de passer à la pratique ?

Alors, c'est, alors, si je crois que c'est un peu le hasard. Passé, hasard. Alors moi, je m'intéressais pas à l'alchimie au départ, je m'intéressais à la Kabbale. Et puis, à l'époque, dans les années 80, en France, bon, ben, il y avait des philosophes de la nature. Alors, je suis rentré aux, puis la toque de la nature, j'ai rencontré Jean Duby. Et puis, c'est la rencontre, elle s'est fait tout de suite. Et je me suis proposé pour travailler à l'association. Via, j'allais travailler tous les week-ends, je suivais tous les stages, etc. Très vite. Et donc, je me suis inscrit aux cours d'alchimie, puisque puisque j'aimais bien ces gens-là. Et puis Jean, particulièrement. Et donc, j'avais envie de profiter de tout ce qu'il proposait. Donc, j'avais un petit labo à Paris. J'habitais à Paris dans mon studio, que j'ai détruit d'ailleurs par incendie, moi une fois, bien. Et puis voilà. Mais à ce moment-là, l'alchimie, c'était plutôt comme, comme dit un copain actuellement, dit, l'alchimie, c'est pour la beauté. C'est-à-dire que c'est quelque chose. Et ça, c'est vrai, dans mon studio à Paris, donc j'étais musicien, je m'intéressais à la Kabbale et cetera, et cetera. Et le labo, le coin du labo, il y avait le trac, distillation, etc. C'était un peu le point vivant, un peu de la maison, de l'appartement. C'était, c'est un peu la cheminée, si un peu le comme le fourneau quoi, qui est là. Voilà. Mais ça n'avait pas tellement de sens quoi. C'était un peu abstrait, ou que c'est assez conceptuel. Et à durer comme ça quelques années. Donc, j'ai appris plein de choses, j'ai fait plein de choses, j'ai réalisé plein de plein d'expériences passionnantes, mais qui servaient pas à grand-chose finalement. Voilà.

Heureusement, après, ça a un peu changé. C'est vrai que dans le cadre des philosophes de la nature, il y a véritablement une sorte d'enseignement progressif avec, dans un premier temps, des expériences de spagirie qui sont qui sont proposées. Si je me souviens bien, c'était les cours de spagirie qu'il fallait avoir fait avant d'avoir les les cours d'alchimie qui est qui était à la suite. Et du coup, toi, tu t'es lancé dès le départ en fait dans la pratique et dans la réalisation de d'élixir, de choses comme ça ?

Oui, alors en fait, il y avait bien pas réellement de distinction entre le cours de spagirie et le cours d'alchimie au Philosophe de la Nature en vrai. C'est-à-dire que c'est un peu la même démarche, c'est un peu la même école. Alors, c'est vrai que c'est plus végétal dans le cours de spagirie et plus minéral dans le cours d'alchimie qui suit. Mais on ne peut pas vraiment parler de l'alchimie et de la spagirie comme comme des choses vraiment des domaines distincts. Voilà.

Alors, il faut aussi leur contexte réaliser un petit peu à l'époque. Donc 1984, c'est pas George Orwell, c'est l'époque, l'année où je suis rentré aux Philosophes de la Nature. Le la biologie, l'écologie étaient des notions qui commençaient à peine à poindre. L'alchimie en France se résumait à l'école quand se lie et aux groupes de solar et à peu près. C'était quand même plutôt dur l'alchimie dure, en tout cas minérale, et puis un peu dur, oui. Donc, c'est voilà, c'est pas du tout la même situation qu'aujourd'hui. Je pense que les Philosophes de la Nature ont ouvert des portes et permis le développement de la spagirie telle qu'elle est aujourd'hui, et puis ont contribué à l'évolution de l'alchimie aussi, et puis peut-être dans une certaine mesure à la biologie et à l'agriculture biologique et et l'écologie.

Et pour revenir en fait au côté pratique, en fait, bien, c'est plutôt les expériences végétales qui t'ont attiré au départ, ou c'est les expériences minérales ?

Les deux. Au départ, les deux. Tout ce que, tout ce que je pense qu'on me proposait, je faisais. Voilà. Donc, j'ai suivi les cours de Gusto Bank à Elie de Fersen sur le végétal. J'ai suivi les cours sur le l'antimoine, les stages chez l'antimoine, le beurre, etc. J'ai fait plein de choses. J'ai travaillé sur les acétates, voilà. Mais à la base, la pratique de base, c'était faire les élixirs planétaires végétaux, c'est-à-dire ces élixirs végétaux faits d'une façon relativement simple au niveau de la technique et qui était orienté vers une sorte d'harmonisation de l'être en fonction des des planètes, des sept planètes d'astrologie hermétique. Et donc, en fait, ça avait le principal mérite de cette voie, à mon avis, c'est que ça fait travailler. Parce qu'il faut faire les élixirs, après les effets des élixirs sur les gens, à la, je peux être un peu perplexe quand même. Il y a donc, on peut faire plus plus efficace. On en parlera juste après. D'accord. Super.

Effet comme vraiment beaucoup de choses, beaucoup de pratique, tant à Paris qu'à la campagne, quand je retournais chez mes parents qui habitent à la campagne, quoi. Les choses un petit peu nauséabondes des fois, elle aussi le défi, c'était passionnant. Les Philosophes de la Nature, c'est un groupe passionnant, ouais, ouais, ouais.

Bah, tout à fait. Enfin, c'était vraiment une époque. Moi, je me suis inscris, c'était vraiment sur la période de la fin des Philosophes de la Nature. Et c'est vrai que ça, il n'y avait pas ce genre de choses. Moi, j'ai retrouvé aussi des, il y avait Patrick Rivière qui animait également des cours à l'époque au sein de ce parti nature. Donc, il y avait aussi un enseignement qui se voulait un peu similaire ou parallèle, en même temps différent, en fait, plus axé sur sur la voie de l'antimoine, alors que c'est vrai que dans les Philosophes, en fait, c'était un peu plus global, on va dire, comme vision.

Fondamentalement, il me semble que les Philosophes de la Nature, on est dans la lignée de Frater Albertus, Albertus Liddell, donc qui était cet alchimiste allemand qui était parti à Salt Lake City et qui qui a fondé en fait des des laboratoires et un enseignement. C'est vrai que peu de personnes en fait, ça, c'est que Frater Albertus, il était un peu dans la continuité rosicrucienne américaine. Et donc, il a, il est parti là-bas en fait pour justement pratiquer au labo avec des Rosicruciens américains. Et puis, ben, quand il n'y a plus de personnes qui voulaient animer le laboratoire qui est tenu, qu'ils étaient tenus en fait par les par les Rosicruciens, et bien, il a proposé dans un premier temps de de donner les cours, et puis dans un deuxième temps, bad ouvrir son école pour l'ouvrir à tout le monde. Qui a été là Paracelsus Research Society. Et si je me souviens bien, en fait, et bien Jean Duby a suivi les cours aussi de la Paracelsus. Il y avait une sorte de parrainage fraternel un peu subie aux ae pectives ou de part à ces deux, de la Paracelsus, de la Paracelsus, de Albertus. Mais Albertus venait, vous aviez aussi des liens. Et du coup, il y avait aussi des liens. Duby et l'équipe. C'est pas, c'est un collectif avec l'école, avec la filiation directement de Frater Albertus, avec les notamment du laboratoire Lehning. Voilà, qui est donc, il y a en fait tout un réseau comme ça, sensibilité rosicrucienne qui a beaucoup influencé les Philosophes de la Nature.

Quand on dit Rosicruciens, là, on parle vraiment de la tradition rosicrucienne allemande qui va de Jean Valentin Andreae à Dijon, Faut Bernus, à d'autres bien sûr, et qui passe qui se prévaut de Paracelse. Son départ à celle-ci, finalement, voilà. Et c'est un sensibilité qui est disons plutôt. On en reparlera parce que je voudrais bien qu'on parle un peu délicat, en parlant de spagirie par exemple, de de de Chazal, d'Élisée de Backsum, de gens comme ça. Et c'est des gens qui étaient issus, qui était a priori, vend des médecins, et qui avait une, qui travaille beaucoup avec les végétaux, qui maîtrisent, méprisez pas les végétaux. Il y a dans les cinq règles de la Fraternitat Tiss, des textes fondateurs de la de leur histoire, et que 74. Comment ? Oui, de la Rose-Croix. Voyez, tout à fait. C'était marqué, c'est précisé que les frères doivent exercer la profession de médecin à titre bénévole. Et en France, on a aussi une tradition rosicrucienne qui est qui est un peu une autre sensibilité. Quand on parle de Rose-Croix dans le dans le monde, disons qu'ils aient passé par l'occultisme ou par l'école Fulcanelli, c'est pas, c'est pas forcément des Paracelsiens. Alors que cette branche, Frater Bernus, Albertus, etc., sont des Paracelsiens. Sont ensemble. Qui, pour autant, une une opposition ou une des querelles d'écoles, mais il y a vraiment deux sensibilités comme ça depuis Paracelse, en fait, il y a, il y a deux sensibilités qui sont dessinées, sont très complémentaires. Et les Philosophes de la Nature ont réintroduit ce côté Paracelsien en France. Ce sont juste deux filiations qui sont simplement complémentaires et qui approche le sujet par des biais, on va dire différents. Mais quelque part, la finalité est la même.

Donc, on va se dire, la quête de la Pierre Philosophale pour un alchimiste, mais au-delà de ça, en fait, voilà, une réalisation à la fois intérieure et extérieure, en fait, dans ce dans ce travail de laboratoire pour pour aboutir en fait à au summum de la quête, si on peut dire ça comme ça.

Même une chose qui est intéressante, c'est que la Pierre chez les alchimistes, offre disons français de l'école classique française, si si ça existe, je veux pas catégoriser comme ça, c'est un peu cliché, mais enfin, c'est pour simplifier, on une quête spirituelle très liée à la spiritualité chrétienne, c'est-à-dire avec la conscience de l'au-delà, d'un monde futur, et de l'est du don de Dieu, c'est-à-dire une influence extérieure comme ça. Et les Paracelsiens, alors Paracelse, et ça vaudra le coup d'en parler un petit peu, c'est un personnage vraiment très très complexe au niveau de la mystique, pas très complexe, très particulier, très paradoxal au niveau de sa mystique. Et lui, en tant que médecin, il raille précisait qu'une chose, je crois que c'est dans le paragraphe, tout simplement, il dit que la Pierre Philosophale n'est pas faite pour transmuter le plomb en or, mais pour fabriquer des remèdes pour soigner des maladies. Et là, il y a une autre. Et ça n'empêche pas que que c'est une voie qui peut mener à ce qu'on pourrait appeler l'éveil. Mais la voie sera complètement différente. Il s'agira d'une voie non pas qui vient d'une sorte de de don de Dieu, Dieu comme comme une influence extérieure, mais comme une transformation physiologique qui amène à une autre compréhension de la nature et qui remet l'alchimiste dans ce qui lui permet de retrouver sa place dans la nature. En fait, l'alchimiste devient au cœur du processus.

Et du coup, c'est aussi l'effort de l'alchimiste par lui-même, son cheminement, son travail, qui lui permet, j'allais dire, d'extraire ces quintessences végétales, minérales ou autre, et qui lui permettent d'aider le peuple. Alors que c'est vrai que dans la vision de certains alchimistes, effectivement, c'est, c'est un moment, c'est Dieu qui choisit, en fait, et puis on a juste à attendre, entre guillemets, que tout se passe dans le ballon, et puis pof, le doigt de Dieu, il va tomber dans le ballon, il va donner la Pierre. Donc, c'est sûr que, fin, voilà, il y a le côté qui est plus tourné d'un côté vers l'aspect de la prière, de l'année, de la méditation, si on pourrait dire. Et de l'autre côté, qui est plus tourné vers le travail, en fait, et vers des opérations, et des œuvres qui vont qui vont amener à ces extractions.

Et aussi le fait que l'élixir, ou un élixir, ou une Pierre, et dix, vos pièces, la même chose, l'écrire en arabe, la Pierre, ça va agir suffisamment logiquement, ça va transformer le corps, ça va remettre les fonctions, les glandes, les hormones, le système endocrinien, pas tout le tout le système, tout la physiologie, en fait, en état. Mais d'une façon, disons, on pourrais, je sais pas, comme si on peut dire, ni parfaite, ni originelle, mais quelque chose comme ça. Et c'est ça qui va amener à une certaines réalisations, un certain éveil. Donc, par la transformation physiologique.

De 12, véritablement, ces idées qu'on avait au sein des Philosophes de la Nature, de préparer les fêtes élixir végétaux, et puis ben de les prendre chaque jour de la semaine, chaque élixir végétal étant associé à une planète, et chaque planète étant associée à un jour, c'était le but de réactiver quelque part une sorte d'énergie intérieure pour se remettre en harmonie avec la nature, et puis avoir des rêves d'influence sur le sur le chemin de la personne. Et il y avait un parallèle, en tout cas, qui était là, dans le fait de remettre la personne sur son chemin de vie, et dans ces énergies avec ces élixirs. Donc, c'est vrai que c'est assez intéressant comme comme approche.

Alors, est-ce que c'est ça qui t'a fait devenir distillateur ? Est-ce que c'est, c'est ce cheminement, on va dire spagirik, qui a fait que, ben, un moment donné, tu t'es dit, bon bah, on est obligé de passer par par une expérience qu'on transforme en grand chose professionnelle ? Ou est-ce que c'est d'autres biais qui t'ont amené à la distillation ?

Alors, il y a, il y a deux choses qui m'ont amené à la distillation. D'abord, la raison, c'est que la première raison, c'est que j'ai, je suis musicien, et je cherchais à faire un métier secondaire l'hiver, ou changer les idées, enfin, voilà. Et et donc, il y a deux choses qui vont ramener vers la distillation en particulier. C'est d'une part, que je distille l'esprit de vin, et que je faisais des teintures et toutes sortes de choses depuis un moment, depuis que j'étais aux Philosophes de la Nature, donc, et puis une quinzaine d'années. Et puis l'autre chose, c'est que je connaissais l'alambic. Mon père faisait son eau-de-vie, il emmenait son eau-de-vie chez ce distillateur, etc. Et quand je suis allé le voir pour savoir s'il n'avait pas besoin d'un arbre, et un apprenti là, pour un mois, chaque hiver, pour le remplacer un peu, il m'a dit, bah, ça tombe bien que tu sois là, parce que j'arrête. Alors, on fait un mois ensemble, et après, tu reprends. Et en fait, c'est un métier qui est, qui a tout de suite, qui m'a, qui m'a accaparé, bout. Et j'ai tout de suite trouvé ma place dedans, et je suis très content de ça. Sauf que ça m'a un peu, ça nuit à mon activité de musicien, peut faire plusieurs choses en même temps, mais enfin, c'est pas grave.

Et donc, ma ma caractéristique, en tant que distillateur, au moins à ce moment-là, c'est que j'avais une sensibilité pour la distillation particulière, qui venait justement du travail de la boue, que j'avais développé aux Philosophes de la Nature. Je pense que ça m'a profondément marqué, puis que ça marque et maintenant, tout une école et un renouveau de la distillation, auquel j'ai participé autant que j'ai pu. Et que du coup, il y a des liens avec l'alchimie qui ont été faits, évidemment. Les liens entre l'alchimie et la distillation des bouilleurs de cru, c'est évident. Je dis recensant les alchimistes arabes, il n'y aurait pas de distillation en Europe, il n'y a pas de bouilleurs de cru. Donc, le lien existait, mais il fallait le réactiver.

C'est quand même une belle synchronicité au niveau de ta vie d'avoir en même temps cette opportunité qui t'a été ouverte, offerte, comme on dit, quand on est sur le bon chemin, tout vient au bon moment. Et quelque part, bah voilà, tu as repris cette activité. Je crois qu'en fait, tu allais de village en village pendant un temps pour pour distiller, en fait, et tu avais une distillation mobile, vraiment un petit peu.

J'ai eu plusieurs ateliers, mais je n'ai pas fait de véritable tournée avec, en restant trois jours ici, deux jours là. Et c'est ça, c'est très contraignant, et c'est assez rare. J'ai eu plusieurs ateliers, et j'ai bougé, mais mon alambic régulièrement, chaque année, pour aller de l'un à l'autre. Puisque donc, j'ai dit, Sylvain Gauvain, il l'avait commencé. Car comme je vivais dans l'Hérault, bas, j'ai monté un atelier dans l'Hérault. Et puis, dans l'Hérault, il y avait aussi à Faugères, une appellation qui avait besoin d'être réactivée, la filière de Faugères, que j'ai du style, pour mon permis en mouvement, et que j'ai, j'ai distillé une quinzaine d'années. Voilà. Mais donc, j'ai une sensibilité d'alchimiste, quelque sorte, dans le sens riche, d'autres choses aussi, mais au départ, une sensibilité d'alchimiste pour devenir distillateur, ce qui a été un un plus, je pense. Mais aussi le fait de distiller des autres, ça m'a fait beaucoup de bien pour l'alchimie.

La première chose, c'est que la distillation artisanale, c'est un métier artisanal, c'est un métier, c'est-à-dire qu'il y a une certaine rigueur, il y a des clients, il faut les satisfaire. On ne peut pas rester dans dans l'abstrait, on ne peut pas rester perché dans ses concepts comme ça, parce que quand on travaille bien, soit on travaille bien, soit on travaille pas bien, qui on travaille pas bien, mais l'élixir n'est pas là. Donc, il y a une certaine rigueur. Et le lien était tellement évident avec mon travail alchimique, que ça m'a donné une certaine rigueur, une certaine méthode en alchimie. Et j'ai notamment appris qu'il fallait, en alchimie comme dans le reste, il fallait avoir un but, et que ce faire un programme, et puis ce but, on l'atteint, on réussit, ou on échoue, mais au moins, on a la satisfaction d'avoir rempli son contrat avec soi-même. Toutes sortes. Et donc, ça amène une certaine satisfaction, et ça, c'est très, très important, parce que les alchimistes sont des gens qui souvent manquent un peu de satisfaction dans ce qu'ils font, dans leur travail. Ils restent un petit peu dans leurs, dans une quête, une sorte d'inquiétude comme ça, existentielle. Et puis, et puis, il leur manque la satisfaction d'avoir un programme et de le réussir, à le suivre ou pas.

Alors, est-ce que justement ce métier de distillateur t'a fait évoluer dans ta recherche de d'élixir végétaux ? Tu parlais tout à l'heure de différents usages que tu peux avoir entre aujourd'hui et les élixirs qui étaient principalement préparés au sein des DPN ? Est-ce que ta recherche en fait, elle est passée par par des découvertes fortuites, ou par des lectures, ou par des, par des compréhensions des travaux des ? Qu'est-ce qui t'a amené à faire évoluer et vers de nouvelles façons de faire ces élixirs ?

Ça va amener déjà un accès au travail sur un domaine qui est relativement peu, enfin, qui a un peu négligé, voire méprisé dans le monde de la spirituelle, c'est la recherche de l'ivresse. C'est-à-dire, moi, bon, moi, je bois pas d'alcool, très, très peu, je bois un petit peu de vin, et je bois quelques alcools, ou surtout, on a besoin verte, mais sinon les autres, quand je fais des stages quoi, sinon pas trop. Mais ce qui m'intéresse dans le, tout ce qui intéresse tout le monde dans les spiritueux, c'est l'ivresse. C'est l'heure, c'est pour ça qu'on boit. Et je me suis dit qu'il y avait, j'ai remarqué qu'il y avait des ivresses différents, et qu'on ne connaissait absolument pas le nom, n'avait aucune, aucun vocabulaire, on n'avait aucune, aucune nuance, on n'avait aucune connaissance, en fait, de l'ivresse. Nul reste, c'est juste quand on est bourré. Mais non, il y a des tas de choses. Quand on boit un verre, quand on envoie un autre, on n'a pas les mêmes discussions. Quand on boit du pastis, les buveurs de pastis sont plutôt au PMU, par exemple, un, et supporter de l'OM, du PSG. Les les buveurs d'absinthe sont plutôt au Café de Flore. C'est, c'est pas la même ivresse. Et donc, il y avait vraiment quelque chose d'intéressant. Et aujourd'hui, dans ma quête alchimique, il y a une recherche qui est tout à fait parallèle à cette quête de ce travail sur la physiologie de l'ivresse. Et donc, oui, ça, ça va marquer beaucoup le, notamment aujourd'hui, en alchimiste, je cherche à comprendre le processus physiologique dans le qui devront le qui fait l'intérêt de l'élixir au système au système sympathique, système sympathique, son action sur le système endocrinien, enfin, il y a un tas de choses, et les actions des vertus des plantes sur les organes aussi. Donc, voilà. Et tout ça, c'est finalement, je crois que je pourrais pas être aussi, je crois que j'ai beaucoup d'outils quand je travaille sur dans ce domaine, en alchimie, où dans le domaine des spiritueux, parce que je travaille sur les deux simultanément, et c'est finalement la même chose.

Alors, c'est vrai que ça revient un petit peu, peut-être, à cette idée des préparations anciennes des apéritifs, où il y a énormément d'apéritifs à base de plantes. On retrouve dans beaucoup de traditions, presque chaque vieux village autrefois avait sa formule, sa méthode, ses plantes qu'elle utilisait. Et c'est vrai que, ben, on a perdu un peu tout cet aspect, j'allais dire, de l'action thérapeutique de l'autre vie, en fait, apéritive, et des éléments qui sont qui sont associés.

Et tu veux dire que toi, ta recherche, ta démarche, en fait, elle s'est un peu plus orientée dans cette direction là ? Parce qu'effectivement, enfin, je me suis pas mal intéressé aux vertus des apéritifs, et donc, j'ai plusieurs petits livres sur le sujet, effectivement. Enfin, on voit dans les textes anciens, cette idée, voilà, si on soigner le foie, en fait, on va voir telle formule, et voilà. L'apéritif n'a plus seulement une fonction uniquement apéritive, mais elle a aussi une fonction biologique ou physiologique. Et c'est vrai que ça, bon, c'est tous ces mécanismes là, ils sont pas, ils sont pas, ils n'ont pas été mis en valeur, on va dire, ils ont été un peu perdus.

C'est dans cette direction que toi, tu t'es engouffré ? Des perdus ? Oui, absolument, absolument. Ils ont été perdus depuis que l'ordre des pharmaciens et l'ordre des médecins, en fait, non, depuis Napoléon, depuis Napoléon, qui a fixé les règles en 1803, pour qu'ils règlent les premières réglementations sur pour pour pour les médecins et les pharmaciens. Et voilà, ça a commencé. Et les loups, du coup, les activités liées à l'herboristerie ont commencé à être plus régulées. Finalement, supprimer les visas a culminé évidemment avec avec le régime de Vichy, où on a créé l'ordre des pharmaciens et de l'ordre des médecins. Oui, effectivement, les élixirs de moines sont tous des élixirs thérapeutiques, médicinaux au départ. Et puis, comme ils viennent de la de l'alchimiste, finalement, entre la médecine de corps et la médecine de l'âme, il y avait, il y a toujours eu des liens. Et tout ça, petit à petit, c'est c'est un peu perdu. C'est vrai, mais pas tant que ça. Mais quand même. Et aujourd'hui, avec le renouveau de l'herboristerie, évidemment, ça reprend.

Ce qui manque un petit peu à ce milieu de l'herboristerie, c'est le, c'est un peu une certaine spiritualité, caractéristique de l'alchimie. Non pas que l'alchimie soit supérieure à l'herboristerie, pas du tout, mais c'est très complémentaire. Il y a une philosophie particulière dans le dans l'alchimie, qui est différente de la philosophie, finalement, des des herboristes, les herboristes et des sorcières, etc. Enfin, tout le voilà, c'est une autre façon de voir la nature. Et donc, c'est des choses très différentes. C'est des façons de les moines avaient un petit peu un mélange des deux. On a des souvenirs un petit peu de ça, par exemple, la Chartreuse. Ça, c'est le grand exemple. J'ai retrouvé environ 130 plantes, une préparation un petit peu complexe. C'est, c'est un chef-d'œuvre de l'architecture de la recette. La Chartreuse, c'est une cathédrale, la cathédrale gothique de de lettres. Que voilà. Sage et tu dis ça, j'ai pas mal travaillé là-dessus.

C'est vrai que dans le même ordre d'idées, il y a un ensemble de theriaques qui existent. Par exemple, on parle de la theriaque de Venise, dans lequel il y aurait un tiers de végétaux, un tiers de substances un peu d'origine minérale, et un tiers de substances d'origine animale. Ça peut être aussi des pistes de recherche. Il y a l'élixir du Suédois, que tout le monde peut-être connaît. Ça aussi, c'est d'une certaine manière, une forme d'élixir alchimique. Il y a quand même, à mon sens, peut-être des différences, parce que comme spiritueux, oui, il y a après. Enfin, nous, dans la Drôme, on a l'abbaye d'Aiguebelle. Et donc, il y avait le Père Alexandre, qui avait pris, qui avait fait des formules. Alors, il était un peu radiesthésiste, il était intuitif, c'était quelqu'un d'assez extraordinaire, ce moine. Et donc, il a fait des formules, et notamment, il y a un apéritif qui porte son nom, mais qui n'est pas, qui n'est pas seulement apéritif, la lection qui est assez extraordinaire, peut-être que tu connais aussi.

Mais c'est vrai que dans tout ça, en fait, pour moi, il y a peut-être une grande différence, quand même, enfin, ou une différence sensible, par rapport à la spagirie, ou par rapport à l'alchimie, dans le sens où très souvent, on a que la teinture. Alors, pour nos auditeurs, en fait, la teinture, c'est simplement, mais les plantes dans l'alcool fort, et puis au bout d'un certain temps, on extrait certains principes actifs, et puis, bah, après, on filtre, on récupère, en fait, uniquement la liqueur teintée des vertus de la plante. Mais on n'a pas les autres principes qui serait le sel et le soufre de la plante. On a principalement le mercure de de la plante, ou en partie, peut-être une partie de soufre également.

Est-ce que ton sens, en fait, et bien, on peut améliorer le processus ? Et est-ce que c'est, c'est dans cette direction là que tu travailles par la suite ?

Il y a plusieurs choses. D'abord, la liquoristerie n'est pas l'alchimie, ou la spagirie. Ça, c'est ça, c'est clair. Il y a plusieurs choses qui distinguent. Il y a des techniques, bien sûr. Mais en même temps, on ne peut pas tellement définir ce qu'est une technique alchimique, parce que c'est très vaste. Mais c'est surtout la philosophie. La philosophie de base. L'alchimie, c'est une attitude, une philosophie, qui est quand même assez unitaire, c'est-à-dire où on cherche l'unité dans la nature, l'origine des choses, et on cherche à favoriser évidemment avec les vertus des matières qu'on a mis, qui sont donc le soufre, qui des matières qu'on utilise, comme les plantes, par exemple, voilà. Mais c'est un jeu entre la vie et les vertus des plantes, la vie universelle et des vertus des plantes. Alors que dans la dans la liquoristerie, on n'a pas tellement ce sens là. On par contre, on a beaucoup plus développé les vertus, le l'étude des vertus des plantes. Donc, là, on a un art qui est complètement différent. Et puis aussi, évidemment, il y a un art esthétique qui a été développé, qui est en alchimie, qui est souvent absent. Voilà, parce qu'un élixir Chazot, sa fin, une liqueur, ça peut être beau. Et il y a une parenté avec la parfumerie, aussi, sa philosophie, et aussi sa méthode de construction des bouquets. Voilà. Et c'est de la parfumerie, herboristerie, liquoristerie, ces trois là sont très liés historiquement. Alors que l'alchimie, c'est vrai, peut-être à l'origine, un petit peu de ces, a beaucoup influencé toutes ces trois domaines, mais en même temps, il y a une particularité quand même, qui est sa philosophie unitaire. Sa philosophie, finalement, vient du fait que l'alchimie en Occident vient de la chimie qui s'est développée au Moyen-Orient pendant l'Antiquité, qui est une région qui est la région qui a vu naître le monothéisme. Et que la philosophie, ils ont monothéiste au sens large, a vraiment influencé le l'alchimie et l'aspagirie, ce qui n'est pas du tout le cas, évidemment, de l'herboristerie et donc de la liquoristerie.

Alors, c'est vrai qu'aujourd'hui, ben, tu proposes, je crois, des élixirs. Est-ce que tu peux nous parler un petit peu de tes réalisations et de, et nous montrer, par exemple, des petits flacons de ce que tu fais, et nous dire un petit peu, nous mettre l'eau à la bouche, comme on dit. Et puis, ben, je crois également que tu les commercialises. Donc, tu pourras peut-être dire également quelques mots pour nos auditeurs qui peuvent être intéressés.

Déjà, tout de suite, en fait, ce ne sont pas des huiles essentielles, même si ce sont des dans des petits flacons, ce sont comme des liqueurs en fait. Voilà, mes stages, eric alchimique. Alors, alors pour vous mettre l'eau à la bouche, à la bouche, dans le mieux, ce serait de préparer une absinthe. Mais alors tout ça, si tu veux, je peux peut-être introduire, lui rappeler comment part, appelé à dire, comment je, j'ai mon orientation vers de deux là-dessus pour l'alchimie, comment l'intérêt pour l'alchimie s'est orienté vers la médecine, et après, comment j'ai développé une technique, évidemment, comment les liens sont restés avec la vie, que ce soit de de domaines différents.

En fait, l'un des alchimistes qui m'ont beaucoup marqué, donc le premier, c'est Dupuis, et puis toute l'équipe, à mal, j'ai altima, et tous les ânes, et des philosophes. Le liage, j'avais un voisin qui soignait. J'avais rencontré en fait, avant de rencontrer ce voisin, cet alchimiste, j'avais entendu parler. J'avais rencontré quelqu'un qui l'avait soigné, j'avais été très impressionné par cette personne, parce que j'avais vu de sa santé. Et ensuite, j'ai appris qu'elle avait été soignée par par cet ami. Voilà. Alors, donc, un jour, c'est cet alchimiste dit à me voir dans mon atelier, à l'atelier de distillation, avec les alambics et tout ça. Et puis, bien voir, Mathieu, tu es alchimiste ? Voilà. Oui, je suis alchimiste. Voilà. On se rend compte comme ça, alchimiste. Et tu cherches quoi ? Et donc, moi, je cherchais. J'ai dit, bah, je cherche, je cherche quoi, comme comme tous les alchimistes cherchent. Là, il me dit, si tu cherches rien, tu trouveras. Et là, c'était un petit peu la douche froide. Parce que moi, je savais qu'il avait cherché à soigner cette femme, qu'il avait réussi, c'est assez miraculeux. Et donc, je me suis dit, bon, ben, là, on va, on va être un peu plus sérieux encore. On va, maintenant, peut-être que la médecine est une voie exigeante, très, très exigeante, difficile, douloureuse, pénible, mais risquée. Mais ça vous prend. Donc, j'ai commencé à développer l'aspect médecine de l'alchimie. Et c'est là que j'ai commencé à m'intéresser un peu plus à Paracelse. Voilà.

Et puis, ensuite, un autre alchimiste qui m'a beaucoup impressionné, a impressionné, mais qui m'a beaucoup appris, qui m'a permis de réaliser ce que je savais déjà, puis qui m'a beaucoup appris de nouvelles choses, c'est Stéphane Marie Eykel. Que la plupart des gens connaissent, même si on n'en parle pas beaucoup. Mais c'est un excellent pédagogue. Ça, ça a changé les choses au nom de l'alchimie, parce que la pédagogie a toujours été un peu négligée dans le dans le dans l'alchimie en France. Je pense, je me souviens d'une phrase malheureuse qui était un ami qui ne s'apprend pas, ou un truc comme ça. C'est absolument faux, pas vrai du tout. Beaucoup d'estime pour les lignes de fuite, un délit, mais cette phrase. Et donc, grâce à Stéphane, j'ai aussi pu organiser un petit peu mon mon programme, et et voir un petit peu plus que je voulais faire, ce que je pouvais faire. Ça, après, voilà.

Et donc, à partir de là, j'ai développé beau différentes pratiques, ou faire mettre un peu de lumière dans des élixirs spagirik. Et j'ai, comme je travaillais beaucoup aussi avec la méthode homéopathique d'Amman, je suis un fervent lecteur du de l'Organon de Hahnemann. Ce sont des références. L'Organon de la médecine, on est tout à fait de la demande d'Organon, ou l'art de guérir. Vrai. Et donc, j'ai commencé à développer la, adapter la technique homéopathique pour la pour la spagirie. J'ai réalisé d'ailleurs que je n'ai pas le seul en fait, après. Mais en France, ce n'était pas connu du tout. D'où voilà. Et il réinventé en quelque sorte. Et donc, j'ai commencé à faire mes propres élixir pour moi, pour mes proches, pour soigner les clips de mes enfants, qui n'est pas d'ailleurs à Noda, une grippe, personne, par la médecine, ne soit les virus, à même si aujourd'hui, ça se fait. Mais non, en fait, c'est quand même assez mystérieux. Et donc, j'ai développé un certain nombre de remèdes comme ça, ja, je suis privé, ou pour mes proches.

Et puis, quand je me suis installé en Suisse, il y a cinq ans. Alors, en Suisse, la réglementation est relativement proche de la de la France, mais la mentalité est différente. Les Suisses sont plus ouverts aux médecines alternatives, et puis sont plus proches de la nature, ils respectent la nature. Si un Suisse, il y a un devoir, parce qu'il a.

Un problème relativement grave. Si tu lui donnes une tisane de plantes, de vrais plans de bonnes plantes, pas de plantes que tu achètes chez un distributeur, et de plantes que tu cultives, eh bien, il va prendre ces petites âmes. Et puis, s'il croit que ça va le soigner, et effectivement les plantes sont de très puissants en fait. Et il a accepté l'idée d'être soigné par une tisane simple.

Donc ici, en tant que distillateur, je me suis dit, je peux faire dans mon entreprise, dans mon activité, je peux avoir deux pôles : un pôle spiritueux et un pôle spagyrie. Et évidemment, je ne mélange pas les deux. Il y a des frontières parce que au niveau éthique, il faut. La situation aujourd'hui fait qu'on ne considère pas un spiritueux comme comme un élixir spagyrique et vice versa. Donc il faut bien garder chacun dans son domaine.

Mais du coup, j'ai commencé à commercialiser les élixirs que je faisais. Et puis, en fait, c'est une tradition quand même en Suisse. Il y a même des alchimistes, je pense à Paracelse par exemple. Du Bit, c'est un alchimiste français de l'école de Paracelse qui s'est installé en Suisse à la fin des années 20, dans les Grisons, je crois. Et qui commercialisait des remèdes homéopathiques classiques et aussi des élixirs spagyriques, et aussi une liqueur, la liqueur des trois feux. Et donc lui faisait deux, des élixirs chimiques, l'homéopathie classique simple, mais aussi des spiritueux, un spiritueux.

Et puis, il y a d'autres exemples comme ça. J'ai fréquenté pas mal pendant sept, huit ans la Société des Alchimistes en Appenzell. Donc ce qui a été dit, s'occuper de l'Ordre de la Fraternité Rosicrucienne, et d'autres choses comme ça. Et qui avaient un laboratoire spagyrique qu'ils avaient monté avec Hans Baumann, avec Albert, mon ami. Voilà, il y a toute une tradition comme ça de laboratoires spagyriques. Il y en a d'autres d'ailleurs qui fonctionnent.

Et là, je travaille, je suis assez proche de certains spagyristes. C'est vrai que moi, je fais des... Oui, alors je dis, j'allais dire juste une petite remarque, c'est vrai qu'en Suisse et en Allemagne, il y a une approche de santé naturelle avec les plantes et en lien avec la spagyrie qui n'est pas du tout galvaudée et au contraire qui est mis en avant. Et il y a vraiment un esprit, on va dire naturel et une considération envers ses préparations qu'on n'a pas forcément, j'ai à dire en France ou dans d'autres pays.

Et effectivement, je pense qu'il y a des populations pour lesquelles, en fait, quand on parle d'un élixir spagyrique en tant qu'élément thérapeutique, pour eux, c'est l'équivalent, j'allais dire, d'un médicament. Et effectivement, s'il est bien réalisé, s'il est bien effectué, on aura des résultats similaires. J'ai, pour donner aussi un exemple, j'avais entendu le cas d'une personne qui a posé plusieurs brevets de médicaments, mais qui était alchimiste à la base. Et ses médicaments, en fait, et bien, ils étaient tellement efficaces que ben, il en a posé en fait des brevets. Mais il y a plusieurs médicaments comme ça qui viennent à la base véritablement de spagyristes ou d'alchimistes.

Et c'est vrai que ça a bien souvent, j'allais dire, de l'autre côté du Rhin, mais enfin, de l'autre côté de la frontière, du côté de l'Allemagne, la Suisse ou de l'Autriche, on retrouve ses esprits de préparation. Mais c'est vrai qu'on s'éloigne un petit peu de de ta vision. Alors, vas-y, présente-nous maintenant un peu. Il y a deux tendances dans la spagyrie thérapeutique, va commercialiser. Il y a le côté plutôt herboriste et donc là, en général, des labos qui ont une grande, grande matière médicale en catalogue. Ils ont 200, 250 élixirs, voilà. Et puis, il y a le côté alchimiste, plutôt qui est plutôt à la quête de la médecine universelle. Et donc, ils ont en général très peu. Alors moi, je fais plutôt partie de cette catégorie, cette seconde catégorie. Par ailleurs, entre parenthèses, Paracelse, qui avec, il propose des tas de techniques un peu compliquées, des tas de principes très complexes. Et c'est en général quand il donne des exemples de ces, de ses pratiques à lui, de ses soins, qu'il va donner, il donne en général un grand élixir ou une grande pierre. Et donc, il parle beaucoup du côté un peu herboriste, un peu complexe. Et puis, en fait, dans la réalité, il donne un peu à tout le monde des élixirs qui ont un très large spectre parce qu'ils sont très proches de la médecine universelle. Ces deux, deux pôles.

Alors moi, je suis plutôt de ce côté-là. En fait, moi, j'en ai quatre élixirs que je vends. Alors pourquoi quatre ? Juste parce que c'est des, c'est des élixirs que j'ai fait pour moi et que ensuite, petit à petit, j'ai trouvé un sens et une application pour les autres. Il n'y a pas d'effets secondaires, etc. Donc je peux les présenter comme ça. Ça se présente sous forme de petits flacons comme ça de 2,5 ml avec un compte-gouttes. C'est un, c'est pas apparemment un spiritueux alchimique, c'est marqué dessus parce que je la vends, je vends ça sous le, dans la catégorie des spiritueux sur l'étiquette. L'étiquette est conforme à ce qu'on demande à un spiritueux. Et en réalité, c'est plutôt un élixir, mais enfin, la frontière entre les deux est floue. Et puis, comme j'ai une très petite production, Swissmedic ne s'intéresse pas à ce que je fais. Voilà. Et donc, c'est le service de l'alimentation qui gère, mais les dix élixirs, et non pas le service, le médecin cantonal.

Alors, j'ai un dégrippant qui soigne la grippe et tous les virus. Ainsi que, ou alors, c'est pas moi qui les ai faits à la base, en fait, c'est l'ami avec qui je bosse, dont j'ai parlé tout à l'heure, qui soignait. Donc c'est lui qui a fait la base et puis moi j'ai amené mes, mes choses dans sa méthode. On a fait évoluer tout ça. Et à la fin, c'est moi qui, sous forme de dilution, qui a étudié la dilution homéopathique et sous une certaine forme, ça donne un antiviral. Le thé grippe, on est sous une autre forme, s'appelle le salutaire, qui est un, qui règle, qui est une sorte de, de adaptogène du système endocrinien. L'adaptogène agit sur le système endocrinien justement pour équilibrer. Et du coup, ça régule un petit peu toutes les hormones et c'est très utile en cas de dérèglement de la thyroïde. Mais salutaire.

Après, j'ai fait une pierre alchimique, c'est une grande aventure pour moi, une grande aventure personnelle, une calcination solaire à partir de rose. C'est une technique qui est employée habituellement soit avec des ossements comme chez les Égyptiens, soit avec de l'antimoine comme aujourd'hui ça se fait la calcination solaire. Mais moi, j'ai développé cette technique pour les végétaux et dans un but aussi initiatique, mais aussi thérapeutique. Donc, c'est la Sol Rosa. Ça libère des dépendances et la vertu de la rose, l'amour, c'est la libération des dépendances. Et ça aide à s'arrêter de fumer, à arrêter de fumer, très bon résultat pour le tabac, mais aussi pour les dépressions, les séparations, les drames comme ça, les deuils.

Et puis, j'ai aussi une petite pierre de vin qui est faite avec du vin distillé. Alors ça, c'est de la technique que a popularisé, c'était pas de marine et côtière de vin. Donc, ça ne soigne rien, mais ça améliore tout en fait. C'est une sorte de, il y a une bonne, bonne, bonne accord entre les vertus du vin, un physiologique concentré à fond, et de la vigne en fait, et puis la lumière qui est dedans. Et donc, c'est ainsi une sorte de régénérante. Donc, ça, ça, quand on pense à, on se met tout de suite en mode parasympathique. Donc, ça permet de bien dormir, on a un sommeil profond, on se réveille tôt avec une bonne vitalité. Voilà. Alors ce qui est interdit, donc ça, c'est la pierre de vin. Si j'en prends pour entretenir ma santé.

Alors, c'est intéressant d'étudier le mécanisme de fonctionnement, de voir comment ces élixirs agissent. Ce que c'est pas juste parce que c'est des plantes qui ont des relations avec des planètes ou je ne sais quoi, ou alors qu'ils ont des vertus médicinales en herboristerie qui agissent sur le foie ou sur l'estomac. Non, il faut étudier un petit peu plus profondément que ça. Et je travaille beaucoup avec des naturopathes, avec des ostéopathes pour ça, et avec Flora Medicina, une école au Québec. Voilà. J'ai dit ça là-bas. J'enseigne dans une école de naturopathie, l'école professionnelle supérieure de naturopathie à Lausanne. Et donc, je travaille beaucoup en relation avec, avec les, donc, des professionnels de la santé en fait, pour essayer de trouver des liens entre le, pour essayer de comprendre comment un élixir, un élixir alchimique avec les vertus des matières premières qui le composent, et puis la lumière, le soleil, qui est qui est qui le contient, agissent et transforment physiologiquement le corps et donc agissent aussi psychologiquement. Ça, c'est super.

Donc, si on veut commander des petits élixirs, en fait, il suffit d'aller sur ton site internet et on peut les trouver sur le site. Alors, sur le site, il y a un lien vers le site de ma distillerie. En fait, on a monté une distillerie en Suisse, elle s'appelle "Et de la distillerie". Et donc, il y a un site, et de la distillerie, sur le catalogue. Alors, on a, je ne distribue plus les spiritueux par correspondance, mais je liste les élixirs. Donc, soit "Et de la distillerie" ou un ch. Voilà.

D'accord, merci.

De rien. De toute façon, on peut présenter peut-être le site. Alors, je vais essayer de ne pas me tromper. Alors, ce n'est pas ici, en fait, ça, c'est une des personnes avec qui tu travailles, si je me souviens bien. Alors, ça, c'est Patrick Baumann. Et il travaille pour, c'est lui qui a inventé le procédé utilisé par ce spagyrie, ce laboratoire de spagyrie en Suisse. Et puis, il y a ses proches, en fait. Voilà.

Bagis Rose. Alors, je vais essayer de montrer en fait ton site ici. Je pense que ça, c'est le site de la distillerie. Voilà, c'est "Et de la distillerie". D'accord, ok. Ça, il y a beaucoup, beaucoup sur la distillation alcoolique, un peu sur la distillation des plantes, et puis un peu d'alchimie aussi. Je suis pas peu fier d'avoir introduit, d'avoir familiarisé les bouilleurs de cru avec l'alchimie, quand même. Voilà. Donc, là, si on veut faire un stage de distillation, découvrir un peu plus la distillation, ou découvrir des astuces liées à ça, et ben, on trouvera tout ça sur ton site, devenir distillateur.com. Voilà. Sur l'agenda, il y a les dates de programmes de stages distillation et les programmes de stages spagyrie. Ok.

Alors, après, en fait, j'avais relevé donc ce site-là, atelier-spagyrie.ch. Tu peux nous dire un petit peu ce qu'on peut trouver dans ce, dans ce site ?

Alors là, je, j'ai tous les articles que je fais maintenant sur l'alchimie, la spagyrie, sur Paracelse, extra. Et aussi sur la Kabbale. Je les mets sur atelier-spagyrie.ch. D'accord. Il y a aussi l'agenda des stages, plus particulièrement des stages alchimie et Kabbale. Donc, si on veut trouver quelques articles sur des, sur des recettes, si les gens ont envie de commencer la spagyrie, et bien, ils peuvent sur ce site trouver des renseignements et voilà, trouver des expériences, pourquoi pas, sur lesquelles on peut se lancer. C'est ça, c'est le but.

Voilà. Alors, ensuite, j'avais relevé donc tes prochains programmes de stage. Et je vois, en fait, un stage distillation spiritueux, donc très prochainement, puisque ce serait le 18 et 19 décembre. Tu peux nous dire un petit peu qu'est-ce que tu transmets au cours de ce stage ?

Oui, alors c'est un programme que j'avais fait au départ sur la demande de Thierry Thévenin pour le syndicat des simples. Les simples, eux, ils distillent des plantes et puis ils voulaient apprendre un petit peu plus sur la distillation des alcools pour faire leur ceinture. Donc, je fais un programme sur deux jours. Le premier jour, c'est autour de l'alambic, on apprend la technique pour distiller l'alcool et puis les fruits, et tout ça, fait des dégustations et tout ça aussi. Mais on travaille en vrai autour de l'alambic, on fait, on fait une cuite. Il repasse. Et puis le deuxième jour, alors on voit un peu d'autres esprits. Alors, c'est une sorte, c'est un peu entre la liquoristerie et la spagyrie. Et enfin, en fait, on fait un élixir d'absinthe, spagyrique d'absinthe d'une façon assez classique, un petit peu, un petit peu raccourci. Non, le faire en vrai ensemble et on le goûte à la fin. Voilà, ça, c'est le programme de deux jours.

Voilà, il y a un autre stage aussi, donc qui est "Alchimie végétale et plantes guérisseuses". Alors ça, je fais ça avec une herboriste spécialiste de toutes sortes de préparations comme ça, Jessica Blum. Elle est connue sous le nom de Jessica Blum, mais son site, c'est "Jardins Alchimiques". Et donc, on travaille ensemble depuis quelques années. Voilà. Et donc, elle s'occupe plutôt, c'est plutôt le côté plantes et moi plutôt le côté alchimie. Voilà. Et enfin, donc un stage de quatre jours. Et puis, alors, on fabrique, alors on voit un petit peu la distillation de l'alcool, mais plutôt dans le but non pas de faire des alcools de dégustation, mais plutôt de faire de l'esprit de vin pour faire des préparations, tout ça légalement et avec très peu de matériel. On voit la distillation des plantes, on voit toutes sortes de préparations à base de plantes, des vinaigres, des teintures, des fleurs de Bach, etc. Et puis, évidemment, un stage spagyrique complet sur deux jours.

D'accord. Je vais aussi un programme spagyrie comme ça, mais là, je crois qu'il n'y a pas de date annoncée. Tout seul, donc deux jours de stage spagyrie. On voit un petit peu tous les principes de l'alchimie et puis des techniques diverses de l'alchimie qui sont ce que je dois souvent à Stéphane Barrier. Faut citer ses sources. Et c'est pareil, on fait un élixir en général, soit de rose, soit d'absinthe, parce que c'est, c'est des plantes qui sont très, très qui marchent très, très bien en groupe comme ça, sont très sociables. L'idée qu'on a un peu de l'absinthe, très belle plante, très douce.

Alors, j'ai vu qu'il y avait aussi d'autres, bon, il y a ton livre, bien sûr. Peut-être tu peux nous dire quelques mots sur ton livre ?

Alors, c'est un peu mon testament de distillateur, ce que je voulais arrêter la distillation à ce moment-là. Et donc, j'ai mis un petit peu tout ce que je savais sur la distillation des alcools. Et puis, je me suis rendu compte qu'il y avait, il fallait vraiment, c'était intéressant de refaire des liens entre les différentes parties, enfin tout ce qui touche, tout ce qui touche de près ou de loin à l'alambic. Et donc, ça concerne aussi la distillation des plantes, un petit peu la parfumerie pour la philosophie, un petit peu pour la technique, mais très peu. Je connais pas très bien. Et puis, évidemment, l'aspect spagyrique, alchimie. Voilà. Et puis, d'autres sortes de médecine aussi qui utilisent les alcools. Et donc, tout ça, ça a été réuni en un seul volume. Et puis, finalement, ça a eu, c'est ça qui est chouette, je crois, avec ce bouquin, si je peux me permettre de faire des éloges de mes propres, c'est que du coup, ben, autant les alchimistes ont pu découvrir un peu plus la distillation des alcools, et autant les bouilleurs de cru ont pu découvrir la spagyrie et l'homéopathie. C'est un peu tout ça avec, avec de moi, que ça passe. Et je crois que ça a permis de refaire un petit peu le lien, parce qu'à l'époque, les distillateurs d'alcool, ils ne connaissaient pas la distillation des plantes et vice versa. Aujourd'hui, ça fait, c'est normal de connaître les techniques des deux, d'avoir au moins un peu de culture, quoi.

Alors, j'ai repris aussi un autre agenda. Donc, on peut voir sur la, sur la droite. Et je vois que tu fais également un stage "Alchimie interne taoïste et alchimie végétale". Pareil, tu peux nous dire, c'est quel stage ?

Oui, alors c'est, c'est là, c'est avec une, une femme qui, une Colombienne, qui dirige une école de métiers chinois en fait, en France, Angela Varela. Et on a eu envie de faire un programme qui proposait deux approches très, deux approches très différentes et très complémentaires de l'alchimie. L'alchimie interne, c'est un travail de médecine chinoise et de Qi Gong et tout ça, différentes choses quoi. Et puis, bon, comme elle est, c'est une vraie chamane colombienne, mais c'est une vraie chamane. Et donc, il y a aussi d'autres trucs comme ça. Et puis moi, je fais mon programme spagyrie. Et comme ça, c'est les deux, c'est un peu comme les deux cerveaux, si le cerveau gauche et le cerveau droit. Et il faut, c'est intéressant de mettre les informations dans les deux pour qu'elle soit traitée différemment. Voilà. Maintenant, ce n'est pas sûr qu'on le fasse, qu'il soit maintenu en fait, parce qu'il y en a des deux programmes et ce n'est pas sûr que je le fasse avec Angela. Mais j'espère. Magnifique programme.

Voilà. Et tes programmes, je vois aussi, tu as un stage autour de la rose, spagyrie, distillation, préparation.

Alors oui, en gros, c'est le programme "Alchimie végétale" mais axé sur la rose. Ça se passe chez moi, en Côte-d'Or, dans la maison que j'ai, où j'ai planté mes rosiers. Donc, je fais une production de distillation de rose. Et donc, ça sera pendant, j'espère, je vais prévoir avec précision la récolte de rose. Donc, il y aura tout sera à base de rose. Et puis, évidemment, ça commence par la cueillette et la distillation de rose. Voilà. Ça sera avec Jessica Blum. Je donne aussi des stages de deux jours, c'est "Alchimie et Kabbale". Et quoi d'autre comme stage ?

Et pour l'instant, le lien entre la Kabbale et l'alchimie, ça se fait dans le cadre de l'hermétisme, parce que traditionnellement, ces deux domaines qui sont complémentaires, un peu comme ces deux matières, disons, qui font partie d'un cursus général. Voilà. Mais c'est finalement le lien n'est pas si automatique. Enfin, bon, ça fait partie de mon histoire et j'y tiens, j'aime beaucoup.

Et tu as réussi à mettre en place des liens entre le côté Kabbale d'un côté et côté alchimie de l'autre. Tu arrives à proposer, je dirais pas une synthèse, mais des passerelles.

Alors, on fait, dans la pratique, il n'y a pas vraiment de lien. Dans le travail, disons, la méthode pour accéder à un éveil, à une réalisation, il n'y a pas forcément de liens. Parce que l'éveil selon la Kabbale et l'éveil selon l'alchimie, c'était vraiment deux, deux fonctionnements complètement différents. J'écris un article là-dessus sur atelier-spagyrie.ch. Il y en a un qui est plutôt basé sur l'art, sur la reconstruction, sur un travail de restauration du corps biologique, c'est l'alchimie. Et l'autre qui est plutôt basé sur une sorte de déstructuration contrôlée du cerveau, c'est la Kabbale, pour atteindre, mais tu as un peu comme le Zen, la méditation qui amène à une sorte de court-circuit mental contrôlé, qui permet d'ouvrir la conscience à autre chose. Ces deux voies complètement différentes. Par contre, il y a un lien dans le fait que à la base, il y a une philosophie unitaire, qu'on considère que l'existence et toute l'existence dans son ensemble est issue d'une source unique, et que cette source est à l'origine de la création. Donc, en général, on l'appelle Dieu, ou dans les traditions diverses. Et mais pas forcément, ça peut aussi être. Et que cette énergie a aussi la force, la capacité à régénérer, à réparer les petits bobos de l'existence. Ça, c'est un petit peu le lien entre les deux.

Après, au niveau de la pédagogie, évidemment, il y a un lien, parce que j'aime, je remets toujours tout en piste. Et donc, je ne pars pas sur des dogmes. J'essaie de comprendre un petit peu d'où viennent les choses. Et la Kabbale, on se rend compte que finalement, c'est, c'est pas une tradition, une tradition simple. C'est un gros patchwork de beaucoup de choses qui ont été construites à des époques très différentes avec des pensées très différentes. On a mis tout ça ensemble. La Bible hébraïque aussi, il y a pas de choix comme ça, c'est assez étonnant. Mais voilà, ça donne des, je fais un programme sur une journée sur la Kabbale, la Kabbale pratique, c'est fait pour la Genèse, et puis Aboulafia. Et puis, deuxième journée sur la Kabbale, la Kabbale rosicrucienne, c'est-à-dire la Kabbale chrétienne, puis la Kabbale rosicrucienne. On connaît par exemple, en général, par les travaux de, par la Golden Dawn, dans l'Ordre Hermétique de la Golden Dawn. Et elle est erronée. Après, voilà, deux façons très différentes d'aborder la Kabbale, mais qui sont très complémentaires. J'aime toutes les deux.

Du coup, tu ne t'es pas trop intéressé à l'alchimie hébraïque et à des passerelles qui pouvaient être faites dans le cadre des philosophes de la nature, par exemple, qui avaient eu le petit livre "Life Medef" qui avait été traduit de l'anglais et qui était proposé. Donc, il y avait certaines passerelles qui étaient et essayées d'être faites. On va dire. Bon, après, il y a plein d'autres textes d'alchimistes hébreux d'origine, et on voit des tendances cabalistiques un peu dans leur présentation. Ce côté-là, tu ne l'as pas plus exploré que ça, en fait ?

Mais arrête, ou connais pas l'origine. Les arrêts, on connaît ce texte par un texte de Christian de Norfend, "La Kabbale à des Nouveaux Données", qui est de la tradition rosicrucienne. Donc, c'est de la Kabbale laurienne, qui a été ensuite, qui a donné la Kabbale chrétienne, ou de l'hermétisme de la naissance de l'école de l'Académie de Florence, Saint Martin, etc. Et à partir de là, ça a été utilisé comme support symbolique, comme support théologique pour les alchimistes de l'époque. Et donc, en fait, cette Kabbale-là, c'est la Kabbale chrétienne. Donc, c'est ce qui donnera aussi le, le, tout le système de la Golden Dawn. Voilà. Il ne s'agit pas vraiment de Kabbale hébraïque, d'alchimie hébraïque. L'alchimie hébraïque, il y en a des traces évidemment, plutôt chez les Arabes, parce qu'ils ont toujours été en lien. Et il y a encore des pratiques d'ailleurs. C'est intéressant, il y a un livre de Georges Lane, une sorte de roman sur Aboulafia, et c'est intéressant parce que c'est intéressant parce qu'il raconte un petit peu certaines pratiques liées à la connaissance des plantes, à l'alchimie en Espagne médiévale, autour du XIIème et XIIIème siècle, et liée au symbolisme de, ou à la méthodologie religieuse juive. Ça, c'est très intéressant. Ça, c'est vraiment un petit souvenir de l'alchimie hébraïque et de la Kabbale de cette époque. Voilà. Mais aujourd'hui, le symbolisme hermétique qu'on utilise, la Kabbale qu'on utilise en général pour l'alchimie, dans le cadre de l'alchimie, ça vient de cette tradition hermétique de l'Académie de Florence, de la Renaissance, qui a donné donc, qui vient de la Kabbale, la Kabbale chrétienne, déchristianisée, et qui donnera la Kabbale rosicrucienne, et qui est essentiellement basée sur l'Arbre de Vie, qui est un concept très tardif dans la Kabbale. Mais oui, je suis très sensible en fait à cette, à ce qu'il est, par exemple, ce qui est décrit dans ce roman sur Aboulafia par Georges Lane. Mais ce n'est pas, je ne suis pas un spécialiste de ça.

Tu te souviens du titre de ce livre ? C'est pas le livre de Jonas ?

Non, mais non, pas du tout. Non, non, c'est un roman. C'est un roman, "La Voie du Kabbaliste" ou quelque chose comme ça, sur Aboulafia. C'est "La Voie d'Aboulafia", roman.

C'est à cause des derniers livres de. D'accord, ok. Bon, ben, ça sera peut-être un cadeau de Noël pour moi. Voilà. Sinon, j'avais une question. Par un joaillier, j'ai ton livre en fait, mais j'ai une ancienne version. Est-ce que tu as fait des évolutions entre l'ancienne version et puis la nouvelle ? Est-ce qu'il y a des parties en plus ?

Oui, alors il y a pas mal de chapitres sur la distillation de l'alcool qui sont ajoutés. Mais surtout la partie alchimique, spagyrique, ont beaucoup évolué. Il y a le avant Stéphane Barrier, l'après. On était très fan. Donc, de toutes façons, la première édition que tu dois montrer, elle est beaucoup plus belle au niveau édité. Aux éditions, elle est bien faite. L'autre et celles qui ont suivi sont moins bien mises en page. C'est comme ça, c'est pas moi qui ai fait ça. Mais par contre, il y a des ajouts au niveau du pétrole. D'accord. Donc, ça sera des choses à aller voir pour des cadeaux de Noël si on souhaite avoir la dernière version avec tous les articles et toutes les nouvelles réflexions, les nouvelles découvertes.

Est-ce qu'on peut parler un petit peu de la recherche de la Pierre Philosophale ? Est-ce que c'est quelque chose qui, tu as touché ou enfin, c'est quelque chose que tu as laissé un peu de côté ?

En fait, avec ça, il y a pas de marche du tout, du tout. Alors, est-ce qu'on peut définir un petit peu ce qu'est la spagyrie en deux mots ? Vas-y, que je te laisse. Parce que la spagyrie, c'est une création de Paracelse. Et il définit ça, et ensuite, c'est devenu chez les disciples de Paracelse, jusqu'à aujourd'hui, une alchimie plutôt végétale, plutôt médicinale. Le départ, ce n'est pas ça. Paracelse définit la spagyrie comme, il a plusieurs définitions qui ne sont pas très claires. Mais il y en a une qui est une vraie définition. Il définit la spagyrie comme étant un ensemble de matières complémentaires, un peu comme l'hermétisme est composé de alchimie, Kabbale, astrologie, par exemple, c'est les trois matières qui constituent l'hermétisme de la Renaissance. La spagyrie pour Paracelse, c'est un ensemble qui est basé sur quatre piliers : donc, l'alchimie, l'astrologie, c'est-à-dire la loi des correspondances, des signatures, la relation entre macrocosme et microcosme, la philosophie, donc, il faut avoir une philosophie, et la vertu. La vertu, c'est la force d'âme. Et la spagyrie pour Paracelse, c'est une nouvelle façon d'aborder l'alchimie avec ces quatre matières. Donc, ce n'est pas spécialement végétal, ce n'est pas spécialement médicinal, bien sûr, puisque c'est un médecin. Et qui, il met toujours en avant l'aspect pratique, puisque puisque chercher son, son travail, sur son développement personnel, ça a un sens. Mais si son enfant ou ses enfants ou ses parents sont malades, évidemment, on va laisser le travail personnel de côté pour les soigner.

Alors, en fait, il n'y a pas vraiment de, comment dire, ta question viendrait peut-être du fait qu'en France, on considère que la Pierre Philosophale est une chose créée particulière, qui ne ressemble à rien d'autre, qui n'est comparable à rien d'autre, qui est abstraite et qu'on cherche. Alors, je n'adhère pas vraiment à cette définition, pas parce qu'elle me plaît pas, mais c'est surtout que je veux une méthode pratique pour l'aborder. Et que cette méthode, cette façon de guérir, qui vient de, quand on se lie en fait principalement à, pour moi, est relativement une impasse.

Alors, j'essaie de comprendre ce que c'est que la Pierre Philosophale. Donc, je me souviens que l'univers a été créé par une source unique, mais que cette source, qui est à l'origine de l'existence, a créé l'univers, créé l'existence, et a la capacité de la réparer. Je me dis, la Pierre Philosophale, c'est une énergie là, qui contient la sagesse, la Sophia, et philosophale, et que l'on a fixée sous une forme de pierre. Pierre, alors au sens imagé, ça peut être différentes matières, mais au moins, si cette énergie qui est à l'origine de l'existence, qui a été fixée, je me dis, en soi, déjà, je fais une petite Pierre Philosophale. Évidemment, c'est tout le monde, évidemment, ça a ses limites. Mais le principe, c'est ça. L'idée du concept de la Pierre Philosophale, c'est de fixer cette énergie qui est à l'origine de l'existence, et donc, qui est une médecine, une médecine particulière, ou médecine universelle. Et donc, il y a, dans cette définition, que je ne prétends pas être exclusive, que je ne fais pas cette définition contre une autre définition, ça, c'est la mienne, c'est d'ailleurs, c'est pareil, ce n'est pas la mienne, mais enfin, c'est celle que j'ai adoptée. Et tous ceux qui utilisent cette énergie, qui essaient de la concentrer et de nous permettre de l'assimiler, tiennent du concept de la Pierre Philosophale.

Alors, ensuite, il y a des, un remède peut devenir un poison, et un poison un remède, selon le dosage, disait Paracelse. Et là, c'est tout à fait le cas. Si on a une pierre, un élixir, je rappelle élixir en arabe, "elixir", la pierre. Si on a une pierre qui est trop concentrée, qui est trop forte, la transformation qu'elle va produire ne sera pas appropriée, elle sera douloureuse, voire dangereuse, mortelle. Et au contraire, si on a une pierre qui est un élixir qui est trop, trop doux, il ne permettra peut-être pas les transformations, la remise en route de mécanismes physiologiques au fond pour avoir un effet escompté, que ce soit dans le domaine de la santé ou dans le domaine de la réalisation de soi, de l'initiation, de la réalisation de soi de l'homme, la place de l'homme dans la nature. Voilà. Donc, ça, c'est le concept de la Pierre Philosophale tels que je l'utilise.

A priori, les élixirs que j'ai présentés là, mes élixirs tiennent de la Pierre Philosophale. Et après, ils sont adaptés à certaines situations. Donc, je pense pas qu'on puisse dire, en tout cas, moi, je, au moins, ça ne me sert à rien de dire, de distinguer une chose miraculeuse qui n'appartiendrait pas au domaine de la nature, qui serait la Pierre Philosophale, de tout le travail. Ça se passe en fait, tout ça est lié, tout ça est la même chose à des degrés différents, qui répondent à des buts différents, qui utilisent des moyens différents. Et donc, dès qu'un élixir contient, dès qu'une matière comme ça fixe cette lumière solaire à un certain degré, quelque part, on peut dire que ça tient de la philosophale.

Alors, il y en a qui sont très discrets, très tranquilles, qui améliorent les choses petit à petit, comme la pierre de vin dont j'ai parlé tout à l'heure. Et puis, la version, la version première de ma pierre de rose, qui est une vraie pierre et qui a des vertus transformatrices vraiment très, très importantes, au point que chez moi, ça a provoqué des, beaucoup, beaucoup de réactions assez profondes. Notamment, ça a remis en route. Alors, ça, c'est pas le plus important, mais c'est le plus significatif. Ça a remis en route des phénomènes de croissance, c'est-à-dire, c'est-à-dire que j'ai grandi quand je l'ai prise. J'ai des mécanismes de croissance qui sont remis en route. Et puis, toute sorte de différents symptômes de croissance. Et donc, ça veut dire que ça agit très profondément sur les mécanismes de croissance et de régénération de la santé.

Après, il y a la question de la transmutation. Alors, là, pour être clair, j'ai été encouragé à travailler là-dessus vraiment. Et alors, pourquoi vraiment ? Je pense que, d'abord, j'ai trouvé ma petite pierre à base de rose, qui ne transmet pas, puisque c'est un végétal. Mais enfin, je pense que ça ne transmet pas, peut-être ça transmet que je ne sais pas, mais qui a eu tellement d'impact sur moi que, quelque part, et ensuite, but utilitaire, mais je l'ai plus, l'angoisse que j'avais avant de trouver quelque chose. Et puis, je ne suis pas un spécialiste de la chimie minérale. Donc, j'ai travaillé un petit peu là-dessus, j'ai fait des red bull, etc. Souvent l'été, je me dis, je vais m'y mettre. Et puis, voilà. Et puis, je le fais pas parce que je fais d'autres choses. Je dois reconnaître que de ce côté-là, j'ai pas, j'ai pas travaillé là-dessus.

Il y a peut-être une distinction entre une pierre transmutatoire et une pierre qui n'est pas transmutatoire, parce qu'elle appartient à un autre, à un autre règne. Mais bon, la pierre aux ossements de d'Égypte, elle ne sait pas si elle a été transmutatoire. Et elle n'en parle pas. On parle de son expérience intime. Il décrit précisément le processus de fabrication avec la cuisson solaire, la parabole et tout ça, le glaive. Mais après, il a une expérience spirituelle qu'il décrit, mais il ne parle pas de transmutation. Est-ce que c'est de l'alchimie ? Est-ce que ce n'est pas de l'alchimie ? Je crois que, je reconnais que je ne suis pas spécialiste de la chimie minérale. Et je ne mets pas la chimie minérale sur un stade supérieur à l'alchimie animale ou végétale. Mais c'est vrai que d'une certaine manière, on peut parler de transmutation, mais c'est de transmutation de la conscience aussi, c'est transmutation de l'individu, de l'être, de la santé. Déjà, si on atteint ce degré de transmutation, c'est déjà merveilleux.

Oui, et ce n'est pas si compliqué en fait, je crois. Je dis souvent en stage que la fabrication des pierres, et on parle de grandes pierres, de pierres qui sont quand même surpuissantes, si on arrive à trouver un moyen ensuite pour les assimiler, parce que c'est quand même des choses qui sont souvent un petit peu trop fortes pour être assimilées comme ça. Le problème de la pierre n'est pas la fabrication, qui est souvent simple quand on connaît le procédé ou les procédés, mais c'est de que ça prenne un sens dans sa vie. Parce que j'ai fait plusieurs pierres.

qui sont supposés être [Musique] vraiment des beaux travaux d'aidé. Ou peux dire, c'est qu'on partie des grands travaux en alchimie qui n'ont pas eu tellement d'impact sur ma vie. Parce que c'est parce que ça n'avait pas vraiment de sens dans ma vie que c'est cette pierre de rose ou bien d'autres d'autres choses ont eu vraiment un impact important, parce que ça rentrait dans mon chemin de vie à ce moment-là.

Voilà, il y a un principe de synchronicité qui fait que ben voilà, tout s'aligne peut-être à un moment donné, et que ça prend du sens d'aboutir en fait sur un chemin qui qui est personnel et qui est propre à ton travail. Et là, effectivement, en fait, peut-être que le alors ça c'est un autre débat, peut-être que je l'aborderai un jour, mais je pense que fin le lan chimiste qui travaille au laboratoire, et bien c'est dans ses propres découvertes et son propre cheminement qu'il y avait véritablement une évolution. Il y a quelque chose qui se passe et c'est le vécu en fait de l'alchimiste, le voyage quelque part, qui qui amène aussi cette transformation et qui est parfois le plus beau à vivre. Et bon, le résultat qu'on a au bout, qui peut être une pierre en fait tangible, et bien il ne prend sens que si en fait on a fait soi-même ce cheminement intérieur en fait pour aller jusqu'à jusqu'à cette finalité.

Oui, tout à fait. Alors c'est pour ça que je distingue vraiment bien le chemin qui mène à la réalisation et la réalisation elle-même, le chemin et le but. Alors j'ai des exemples de travaux où j'ai eu un intérêt sur le chemin et j'étais un peu frustré du but du résultat. Et bon, bain quelque part, c'est c'est pas satisfaisant, le chemin ne fait pas tout. J'ai aussi des exemples où le but, où des gens par exemple ont pu utiliser des remèdes que j'ai faits, qui sont des sons des remèdes qui ont été importants pour moi, mais pour eux, ils n'ont que le but, ou non pas que le résultat, ils n'ont pas fait le chemin. Et le résultat est tout à fait les faits tout à fait différent chez eux. C'est le seul rosas, un exemple, c'est une grande pierre pour moi, et c'est un élixir que tout le monde peut prendre pour arrêter de fumer. Ça aucun rapport avec avec les effets que ça que j'ai ressenti que ça a eu sur moi. C'est très intéressant.

Et puis il y a évidemment le le ce qui marche, ce qui ce qui donne une véritable satisfaction profonde, c'est que le chemin amène un résultat et que l'on profite et du chemin et du rythme. Doudou véritablement en fait ce travail de rentrer en laboratoire d'alchimie qui pour certaines personnes correspond véritablement un chemin spirituel. Et c'est ça la spécificité. J'aurais tendance à dire de l'alchimie, c'est que bon, je pense que tout le monde n'est pas appelé à rentrer dans un laboratoire. Et certains vont plutôt s'orienter vers une pratique spirituelle, soit d'alchimie spirituel taoïste comme on parlait tout à l'heure, soit de kabal, soit d'autre d'autres approches. Mais pour moi en fait, en tant que telle, la voie du labo peut être aussi une voix de cheminement spirituel dans lequel on va trouver aux saintes sont de 200 athanor, si on peut dire ça comme ça, quelque part une voix de prière en fait et une voix de ray harmonisation avec le divin.

Alors quand on distille le l'esprit de 20 avec une tête de mort, une corps nus ou etc, il y a un vieil adage traditionnel que j'avais appris au philosophe de la nature qui dit que, on doit distiller suffisamment lentement pour avoir le temps de dire un pater entre chaque goutte. Je crois que ces gens viscères qui avait 10 ans elles s'unissent pas juriste alsacien. Alors il y a deux informations importantes. L'attend en fait, il y a le fait que parce que le pater ou autre chose n'a pas d'importance, mais il y a le fait que le résultat va être lié à notre présence, c'est à dire au fait qu'on soit engagés dedans. Donc c'est le côté aura, le côté finalement le fait que c'est ce que ce qu'a révélé la physique quantique en disant que le l'opérateur avec une importance sur l'opération. C'est ça. Et puis aussi évidemment le deuxième aspect, c'est qu'il faut travailler lentement et il faut pas être pressé, mais c'est comme ça que se font les choses.

Voilà, en tout cas, merci beaucoup pour ces échanges ce soir qui était riche. Alors peut-être que je peux quand même envoyer une petite pensée une personne. Je pense quitter techer aussi est qui qui nous était fin qui m'était cher également. J'ai toujours une pensée à Françoise Burel qui dirigeait des éditions annuelles et qui malheureusement n'entend plus trop parler de Françoise. Elle est partie il y a des biens des années maintenant pour pour l'autre monde. Mais bon, c'est fait c'est Françoise qui en tout cas ma guide est pas mal sur le chemin. Et donc elle avec édition Ramuz elle dans lequel elle éditer des livres d'alchimie. Et ben c'est au sein des éditions annuelles que j'ai fait que j'ai publié mes premiers ouvrages sur le sujet. C'était des manuscrits lié à Basile Valentin que j'avais recopié à la main et puis que j'avais que j'avais édité chez elles. Et donc voilà, mais j'ai toujours une petite Françoise, une petite pensée pour Françoise. Donc je sais qu'elle nous écoute quelque part et puis quel doux surveille de là-haut et et il doit bien s'amuser en fait dans son laboratoire céleste. Voilà.

Et alors suivie par François, ce que j'ai entendu les toits la première fois ? Oui, je dois beaucoup à Françoise, plein d'archives, puis pour tout ça. Et il sa personnalité magnifique aussi. Oui, c'était quelqu'un de très vraiment très remarquable dans ce [Musique] cas à la fin de sa vie pratique et pas mal l'alchimie aussi. Tu as fait ? Ouais, ouais, c'est vrai qu'on suivait un enseignement parallèle, j'allais dire tous les deux. Et donc non, c'était quelqu'un d'assez extraordinaire. Et bon, ben c'est comme ça, le chemin, la vie fait que de temps en temps, on doit passer de l'autre côté du voile. Et puis un jour, on reviendra donc pour rejouer peut-être continuer son rôle. Mais en tout cas, fin voilà, j'ai quand je pense à tout ce chemin et ce début, bas, je pense souvent à Françoise. Et en voyant, et ben pareil, elle me parlait beaucoup de toi et que tu jouais de la guitare et que et voilà. Et je pense que tu être dû faire avec avec elle les stages auprès de Georges Laï. Donc voilà, puisqu'elle en avait beaucoup parlé. Voilà, par elle que je veux dire.

Alors bon, malheureusement oui, mais j'allais le dire, c'était une jolie rencontre, une jolie discussions. Fin rencontre, on se connaît déjà, mais une jolie discussions. Voilà, je te remercie pour cette organisation et cet espace. En tout cas, c'était un grand plaisir de t'avoir. Malheureusement, on va devoir se quitter. Alors donc, comme d'habitude, je vais vous présenter en fait un peu les activités de des studios et puis les activités aussi sur Alkimia Edition. Alors que je me trompe pas en fait au niveau du site, voilà. Donc vous avez sur Alkimia Edition toujours la possibilité de commander quelques ouvrages, quelques publications, un certain nombre d'auteurs aujourd'hui. Et donc si vous penser aux cadeaux de Noël, vous pouvez aller sur le site donc Alkimia.fr. Il y a toujours un livre qui est assez étonnant qui est l'élixir de l'Eden qu'on a qu'on a publié et qui a une vision de d'élixir végétaux particulier. Donc où là en fait, on est plutôt dans des élixirs qui vont avoir des effets psycho-dis-petits. Qu'on n'est pas très loin de la proche du chamanisme de la réunion et d'un en lien aussi avec la Kabbale, parce que l'auteur a fait toute une recherche dans la Bible et pour lui, il a il a décodé interprété des choses qui sont à l'intérieur de la Bible et qui qui laisse à penser qu'ils pourraient y avoir une sorte d'élixir caché. Voilà. Mais sinon, vous avez tous les autres ouvrages. Vous avez aussi mes publications sur le secret des cathédrales ou pour ceux qui s'intéressent s'intéresse sur la ville de Lyon, j'ai écrit également deux ouvrages. Donc un ouvrage sur la cathédrale de Lyon, la cathédrale Saint-Jean, et un ouvrage sur la sur la colline de Fourvière. Donc vous pouvez trouver tout ça en fait sur le site donc d'Alkimia.

Vous avez les masterclass de des studios, sur lequel nos la plateforme sur laquelle bien nous diffusons cette émission. Il faut pas hésiter d'aller voir puisque vous avez un certain nombre de cours qui sont des cours en ligne, des masterclass. Donc ça, ça peut être aussi l'occasion de se former et de s'informer. C'est vrai que par exemple, aux coûts dans le cadre de ces masterclass en fait, alors je suis en train de m'embrouiller dans tout ça, ça c'est les prochaines émissions. Mais dans le cadre de ces masterclass, ah oui, j'ai vous avez mes cours de géobiologie que vous pouvez retrouver. Voilà. Vous avez également les prochains directs qu'avec les émissions et vous avez un certain nombre d'émissions que vous pouvez retrouver tous les jours. J'ai noté par exemple que le 12 décembre à 11 heures, il y aura une émission sur le lion exotérique et j'essaierai d'y assister parce que c'est vraiment un sujet qui m'intéresse et qui me passionne depuis depuis des années. Donc voilà, n'hésitez pas à aller aussi sur le site de des studios, vous verrez l'ensemble de ces de ses prochaines émissions. Et que je fasse pas de bêtises. Voilà, vous avez en d'autres émissions, je crois que jusqu'au 15 décembre en fait, vous avez le programme donc des prochaines activités. Voilà, peut-être la sur la formation de géobiologie, bien que ce soit déjà commencé, je sais pas si c'est sur des studios où vous avez encore la possibilité de vous inscrire et peut-être de d'accéder au premier cours qui sont en direct. On a déjà fait cinq cours donc sur la géobiologie. Alors faut pas hésiter de se renseigner si vous voulez plus de renseignements. Et sinon, il y a d'autres cursus qu'on prévoira pour l'année prochaine. Voilà.

Je pense que j'ai abordé tout. Alors comme d'habitude, en fait, je laisse un petit message. Est-ce que tu veux donner un message pour pour la fin pour finir pour nos autres auditeurs s'ils étaient intéressés voilà de poursuivre dans le domaine de la chimie, est-ce que tu auras un conseil à leur transmettre, un livre ou une idée en fait, tout cas quelque chose ? Alors alors un encouragement déjà. [Musique] Rappelez-vous que l'alchimie, c'est très simple, c'est pas c'est pas labyrinthe. Donc et on va se perdre toute la vie. C'est quelque chose de qui peut être très simple, très beau et très utile pour restaurer la santé et qui a des relations entre la santé, la spiritualité qui sont qui sont vraiment chouettes. Et puis prendre soin de sa santé, c'est aujourd'hui et garder le moral, c'est nécessaire. Et que l'alchimie est une voie simple magnifique pour ça. Alors on peut commencer avec des petits élixirs tranquille. Il y a des chaussures des données sur mon site, il y a le livre de Viviane Lescas, la nature dévoilée, il y a plein de choses comme ça. Vous pouvez suivre quelques stages aussi. Voilà, mais l'alchimie d'abord, c'est simple et accessible. Ça ne demande pas beaucoup de poids de la bo de bardon de matériel. Voilà. Et c'est la première chose, c'est que ça permet d'embellir la vie et d'améliorer un peu la santé. Un encouragement en tout cas.

Merci beaucoup pour cette belle émission ce soir. Alors c'est vrai que je n'ai pas prévu pour le moment de nouvelles émissions. On va essayer de voir pour le début de l'année prochaine, pour le mois de janvier, quelle sera la prochaine émission qu'on va faire au sein de des studios. Donc n'hésitez pas à vous tenir au courant, soit sur des studios, soit sur mon Facebook Pierre Alexandre Nicolas, de mes prochaines activités en lien avec les alchimistes. Normalement, j'ai Jean-Claude Pascal qui est aussi un alchimiste qui devrait intervenir la prochaine fois. Il nous parlera aussi de son cheminement et peut-être de lien avec la gnose et avec l'alchimie et de pas mal de choses. Mais pour moi, le pour le moment, nous n'avons pas encore de démission prévue et de date prévue. Voilà.

Et bien, je vous remercie à tous et je vous souhaite une bonne soirée, de bonnes fêtes de fin d'année, un joyeux Noël qui arrive très rapidement. Et puis je vous retrouve l'année prochaine sur des studios pour un prochain rendez-vous de l'alchimie.