Transcription
Que retenir du chapitre 9 ? Les relations de l'Empire romain avec les autres mondes anciens au premier siècle après Jésus-Christ.
Le continent eurasiatique est dominé par plusieurs grands empires : l'Empire chinois, l'Empire couchant, l'Empire parthe et l'Empire romain. Les empereurs chinois de la dynastie des Han s'appuient sur des fonctionnaires qu'on appelle des lettrés et sur une puissante armée pour agrandir peu à peu l'Empire. Au nord, ils font construire une grande muraille pour protéger l'Empire des tribus nomades.
L'empire chinois est une civilisation brillante. Les Chinois inventent le papier, la boussole ou encore le gouvernail.
Des milliers de kilomètres séparent les Romains des Chinois. Chaque peuple connaît l'existence de l'autre, mais la distance entraîne des légendes, des déformations, des rumeurs. Par exemple, les Chinois croient que les Romains se rasent la tête.
Si ces deux peuples se connaissent, c'est qu'ils entretiennent des relations commerciales. En effet, entre tous ces empires, il y a des itinéraires commerciaux à la fois terrestres et maritimes. On les appelle les routes de la soie. Sur ces routes, des marchands qui se regroupent en caravanes transportent des produits précieux, notamment de la soie, un tissu fabriqué en Chine et très apprécié à Rome, mais aussi des bijoux, des épices ou encore des esclaves.
La route est longue et difficile : des aires, haute montagne, bandits. Cela fait monter le prix de tous ces produits qui ne sont accessibles qu'à l'élite sociale. Même si ces échanges commerciaux restent limités, ils entraînent également des échanges d'idées. Par exemple, le bouddhisme entre en Chine depuis l'Inde, le long des routes de la soie.