Transcription
Bon, il y a de fortes chances pour que la quasi-totalité d'entre vous et des collègues de travail, que ce soit des types sympas, des types passe-partout, ou même des types discrets, mais c'est clairement pas ceux qui vont nous intéresser aujourd'hui. Là, on est plutôt allé vous chercher la Ligue, l'Humanité pour un deuxième épisode, vu que le premier vous a énormément plu. Et là, c'est des histoires qu'on est allé vous chercher sur Reddit, auxquelles on a ajouté des voix avec mon équipe pour plus d'immersion.
Et au programme aujourd'hui, une lady qui aurait souhaité le plus jamais venir au bureau un week-end, l'histoire de Clara qui voulait juste aider son mari en reprenant un travail, ou même celle de Floriane, traumatisée à vie après avoir été témoin de quelque chose d'inimaginable.
Alors, notre histoire nous est racontée par une certaine Lady. Et alors, ce sont, je sais pas, c'est pour prénom, enfin voilà, c'est en tout cas, ça remonte à quelques petites années seulement. Et là, elle explique qu'elle travaille alors dans un gratte-ciel qui n'est ouvert que pendant la semaine. Néanmoins, il est rare que les gens aillent bosser quand même le week-end pour attraper quelques heures, car pas le télétravail n'est pas possible. J'ai entendu des collègues racontées qui se passaient des choses bizarres le week-end, mais pour moi, c'est juste des rumeurs pour se faire un peu mousser.
Mais un jour, quelques semaines après avoir commencé ce job, bah, elle a dû se rendre au bureau un dimanche pour la première fois. Et donc là, elle arrive devant le building, et elle se rend compte que son badge ne fonctionne pas. Je me dis qu'il a sans doute pas été activé correctement, vu que le reste de la semaine, c'est toujours ouvert, donc j'ai jamais eu à le tester. Donc là, elle s'apprête à appeler son directeur, et c'était à ce moment précis que l'agent de sécurité sort des lieux. Et il se montre assez sceptique. Il pense que je lui mens, il comprend pas ce que je fous là un dimanche, et je me sens d'ailleurs assez mal à l'aise.
Très rapidement, elle remarque alors que son uniforme a l'air assez usé. À l'agence sécurité, du coup, bah, ce dernier ne cache pas du tout que ça l'emmerde. Fini par se servir de son badge pour ouvrir la porte principale à l'eidi, avant de l'accompagner jusqu'à l'ascenseur. Les quelques mètres qu'on doit parcourir dans le hall qui mène à l'ascenseur paraissent interminables pour moi. Et l'agent commence alors à lui parler en lui disant qu'il n'y a pas de sécurité dans l'immeuble le week-end, à part lui, et qu'elle devrait d'ailleurs être assez prudente. Et dans le doute, sans fermer dans son bureau.
Lorsque j'entre dans l'ascenseur, je suis parcouru d'une espèce de frisson. En fait, il a empêché la porte de l'ascenseur de se fermer, m'a regardé droit dans les yeux, et il m'a dit : "On sait jamais, peut-être que quelqu'un pourrait rentrer et tirer des coups de feu." Puis, il a laissé la porte à l'étage. Elle rentre dans son bureau, elle s'enferme, parce que clairement, dans sa tête, c'est la terreur. Et ce qu'il avait l'intention de revenir quelques minutes plus tard et d'ouvrir le feu. Bon, à ce moment, appelle rapidement son mari. Elle balaye tous les tâches des yeux pour vérifier qu'il y a personne. Elle passe la journée à tenter de bosser en étant super nerveuse. Même si finalement, tout s'est bien déroulé et qu'elle rentre chez elle, ce n'est sauve, parce que c'est finalement son lieu de travail, quoi.
Quelques semaines plus tard, alors que ça continue de me travailler, je parle avec une de mes collègues et je lui dis que l'immeuble est quand même super sinistre et effrayant le week-end. Et du coup, bah, elle lui mentionne ce fameux dimanche où elle est devenue bosser et où, bah, elle a croisé l'agent de sécurité. Sauf que là, sa collègue, elle devient livide d'un coup. Elle commence à raconter sa propre histoire avec le même agent de sécurité. Elle raconte qu'elle est arrivée un dimanche et qu'elle a pris l'ascenseur jusqu'à son bureau. Lorsqu'elle est entrée et c'est assise, elle a sorti une odeur, mais elle a pas pu déterminer de quoi il s'agissait.
Et plus tard, son mari lui a apporté son déjeuner. Elle a alors descendu les escaliers pour le récupérer, parce que bah, comme son mari passait dans le coin, il pouvait pas rentrer dans l'immeuble. Elle remonte en prenant l'ascenseur et presse la durée que deux, trois minutes maximum. Et en arrivant à son bureau, elle remarque ce même agent de sécurité avec son uniforme usé qui est en train de sortir de son bureau. Et là, en le croisant, elle sent la même odeur, mais beaucoup plus forte, logiquement. Et là, l'agent lui dit qu'en fait, elle avait laissé son bureau ouvert et c'était pour ça. Alors qu'elle l'avait bien verrouillé. Elle reprécise qu'elle est pas partie assez longtemps pour qu'il l'ait vu sur une caméra de sécurité se rendre à son bureau et faire s'il de ressortir.
À ce moment précis, en fait, l'agent de sécurité était déjà dans son bureau quand elle est partie. Et donc, l'odeur bizarre qu'elle sentait toute la matinée, c'était peut-être lui, caché quelque part à quelques mètres d'elle. Pendant qu'il lui parle, elle se sent terrifiée, elle est pétrifiée. Il y a pas un simple sentiment de mal-être, mais une vraie peur. Puis l'agent lui dit : "La prochaine fois, tu ferais mieux de verrouiller les portes, parce que si quelqu'un rentre, il te tuera."
Suite à cette double rencontre parallèle, on a commencé à redoubler d'efforts pour pas le croiser, mais surtout, on est tombé dans la paranoïa. Parce que combien de fois cette agence a été fait le coup ? Est-ce qu'il s'était caché tous les week-ends ? Est-ce que c'était juste une façon de faire des blagues en disant qu'il allait tuer ? C'était pas normal qu'il insiste autant sur le fait que quelqu'un puisse rentrer pour nous faire du mal. Malheureusement, je pense qu'on aura tout simplement jamais les réponses.
Bon, j'espère clairement que ça s'est calmé avec cet agent de sécurité qui était un peu trop élevé à déborder un peu trop de ses fonctions. Bon, cette histoire, elle remonte à quelques années, sans date précise. Et là, vu qu'on a pas trop d'infos sur l'identité de celle qui raconte l'histoire, on a décidé de l'appeler Clara. Et elle raconte qu'à l'époque, son mari est en convalescence, et du coup, elle a dû recommencer à bosser pour aider à faire rentrer de l'argent à la maison. À ce moment-là, Clara a fait plusieurs petites missions, mais c'est la plus longue qui va nous intéresser.
J'étais vendeuse dans un magasin, et le taf, franchement, mais était pourri, quoi. Mais son boss a été super sympa, et il lui donnait des heures sup quand elle le demandait. Et là, elle réexplique qu'il y avait quand même beaucoup de turnover, donc les gens, ils se barraient rapidement, ils restaient pas souvent. Et donc, c'est pas mal de jeunes personnes. Mais en tout cas, les rares employés à être là depuis longtemps, bah, clairement, ils avaient le don pour aller et pour casser les couilles. C'était le cas de Joe et Steve, un sacré duo de meilleures amies qui étaient tous les deux là depuis pas mal de temps.
Nous dit que c'est vraiment le duo cliché. Joe, il est grand et il est assez fin, alors que Steve, il est petit et gros. En revanche, ils sont pas super potes avec un troisième ami qui s'appelle Monsieur Hygiène. Et en gros, il était toujours derrière eux, une espèce de traînée de puanteur, limite. Et d'ailleurs, Clara nous indique que pour elle, Steve, le petit gros, il est sans doute atteint d'autisme à un stade assez élevé, quoi. J'arrive pas trop à l'expliquer rationnellement, mais c'est un peu un truc que je sens. Et je précise que bah, c'est pas du tout pour me moquer, bien sûr. Et d'ailleurs, elle dit : "Mais Steve, il est quand même super gentil et il dégage de bonnes ondes. À des fautes dégager une bonne odeur, mais il est un peu simplet, quoi." Voilà pour dire les choses.
À l'inverse, Joe, un mec à des années-lumière, c'était un redneck, on va dire, de la pire espèce. Il a une attitude de merde à longueur de journée, il espérant tous soi-disant plus intelligent que tout le monde, mais quand on creuse, on se rend compte qu'il a absolument aucune culture. Vous en connaissez des comme ça ? Ah bah oui, on les adore. Bref, en tout cas, si c'était que ça, bah, ça aurait pu aller pour Clara. Mais un jour, Joe, il a complètement perdu son sang-froid. Donc le Red n'a qu'un monsieur je sais tout, et face à une cliente. Je précise que c'était une femme qui était afro-américaine, et Joe l'a insulté de tous les noms que je préfère ne pas vous répéter ici, quoi.
Et du coup, en plus de toute la chiette défaut qui l'a déjà, faut aussi rajouter le fait d'être raciste, sexiste, et avec un très gros ego. Peut-être pour compenser un très petit, on sait pas, mais un ego qui écrasait vraiment les autres, quoi. Et du coup, particulièrement Steve, qui était bah, aspiré par Joe. En gros, il est sous son empreinte, quoi. Et ça, ça l'embête un petit peu Clara, puisque avec le temps, elle s'est rapprochée de Steve. Et à force de discuter avec lui, j'ai compris qu'il était particulièrement attiré par les cheveux des, pas les femmes, les cheveux des femmes, au point d'aller d'ailleurs jusqu'à toucher les cheveux d'une cliente un beau jour, quoi.
Steve, il a vraiment eu de la chance si on parce que, et du coup, elle a tout de suite compris son geste et elle l'a pas mal pris. Et elle a vu qu'il était absolument inoffensif. Et heureusement, elle a pas porté plainte ou un truc du genre, quoi. Par contre, bah, ce petit geste déplacé, ça a pas plu au boss qui a décidé de cantonnerive à la réserve. Et dans ce malheur, je me suis dit que c'était une bonne chose, parce qu'au moins, bah, il serait plus en contact permanent avec Joe. Sauf que le grand Joe, à force d'insulter les clients, mais il a finalement été balancé dans la réserve aussi. Je me suis d'ailleurs toujours demandé pourquoi est-ce qu'il était pas viré, parce que franchement, comme comportement, c'était vraiment déplacé. Et puis, bah, c'était pas la main d'œuvre qui manquait, mais bon, c'est comme ça.
Mais il y a eu le jour où tout a basculé. Là, Steve et Clara sont au fond du magasin en train de discuter, alors que Joe n'est pas loin, mais il fait pas partie de la discussion. J'essaye d'expliquer à Steve que le racisme de Joe, c'est juste plus possible, que ça va finir par coûter cher à tout le monde. Joe, il a proximité, il se lève d'un coup pour s'approcher de moi et il hurle : "Mais ferme ta gueule, grosse vache !" Clairement, Joe dans toute sa splendeur, dans toute sa douceur, sa délicatesse, quoi, son raffinement. Et je sais pas trop comment réagir, parce que c'est tellement inattendu, et même reconnaissant le mec, quoi.
Mais ce qui est encore plus inattendu, c'est que Steve se lève alors à son tour pour s'interposer entre Clara et Joe, quoi. Donc là, ça m'étonne d'ailleurs de sa part. Et ça met juste sous pression, il devient fou. Logiquement, on pourrait se dire : "Bon, bah très bien, Joe, il va sans doute s'en prendre à Steve, ce serait logique." Sauf que pas du tout. En fait, il va essayer d'esquiver Steve pour se diriger directement vers Clara, hyper furieux, comme si ça prêtait à la tabasser. Du coup, là, il y a Steve qui vient, qui essaie de se mettre entre nous deux pour essayer de l'empêcher de passer. Comme Steve et entre les deux, Joe est objet de le pousser et de le balancer au sol. Et à ce moment-là, alors que Steve est par terre, bah, il y a plus rien qui le sépare de Clara. Sauf que Steve, bah, il fait tout pour essayer de rester entre nous et laisser de se relever.
Et là, Joe, il a pété un câble, il s'est jeté sur lui, il a tabassé son meilleur ami, et en boucle, encore et encore, et ça s'arrêtait plus. Et quelques secondes plus tard, comparé une éternité pour Clara, il y a d'autres collègues qui arrivent en urgence après avoir tout entendu. Et là, Joe lève les mains en l'air pour indiquer qu'il s'est calmé et qu'il va plus leur taper dessus. Là, il retire la poussière de ses vêtements, dernière triomphant, et il crache sur Steve qui est encore par terre, et il s'en va. Donc là, je me jette sur Steve pour voir comment il va, et je vois qu'il est plein de griffures.
Voilà pour cette histoire. Mais clairement, si la violence physique dans le cadre du travail est assez rare, bah, notre dernière histoire risque de vous faire froid dans le dos quand vous allez voir à quel point ça a dégénéré. Alors cette dernière histoire nous est racontée par Fausse Daily, et ça remonte aux années 2010. Bon, alors elle donne pas plus d'infos que ça sur son identité, et donc on a décidé de l'appeler Floriane. En tout cas, elle précise qu'à l'époque des faits, elle travaillait dans un bureau minable avec, entre autres, un collègue du nom d'Arnold, et qui va clairement être au centre de cette histoire. Classant.
En gros, dire Arnold bizarre, ben, c'est un euphémisme. Par exemple, il vient tous les jours avec un gros manteau d'hiver, même en août. Alors bon, c'est vrai qu'il fait frais quand même dans le bureau, il y a la clim. Puis le problème, c'est que son manteau, sa doudoune, il la porte tout le temps, en toutes circonstances. C'est un homme qui est tellement grand et rond qu'il tient pas sur une chaise de taille normale. Mais surtout, il y a l'odeur, parce que quand il rentre dans l'open space, tout commence à peu empester, vous voyez, comme une sorte de ben à ordures, mais remplie de fromage pourri.
Et bien évidemment, bah, tout le monde lui a déjà fait la remarque. Apparemment, ça ne marchait pas. Un collègue en est même venu à acheter du désodorisant et lui vider la moitié du flacon dessus. Ce n'est pas hyper élégant, mais je suppose qu'elle s'est dit qu'il fallait soigner le mal par le mal, quoi. En tout cas, la quasi-totalité de la boîte s'est plainte au directeur, mais on leur a répondu : "Arnold est un membre essentiel de l'entreprise et qu'il est hors de question de le laisser partir." Voilà, ça cloue le débat, quoi. Et je suppose que le directeur, étant dans son bureau à part, il n'avait pas d'autres arguments massues.
La solution, entre guillemets, a été de forcer la direction pour que Arnold ait un bureau fermé, histoire qu'il soit enfermé dans sa puanteur et que nous, dans l'open space, on soit tranquille. Et donc, ils ont réussi à obtenir ça. On a pu lui donner un bureau fermé, yes. Dès que quelqu'un devait lui parler, il restait à l'embrasure de la porte pour ne pas taper un malaise. Sauf que c'était pas tout, c'est pas tout, parce que si c'était que la puanteur, ça irait, mais ce n'était que la partie visible de l'iceberg. Le problème, c'est qu'Arnold est raciste, sexiste, et tous ces propos foutent légère. Sauf que voilà, je suis une des seules personnes de l'entreprise à être gentille avec lui, alors il me prend pour son ami. C'est bizarre, parce que du coup, les autres, c'est un peu le cas aussi, on a l'impression qu'il y a une certaine récurrence. Les racistes dans les commentaires, est-ce que vous avez le sentiment que vous sentez mauvais ? N'hésitez pas à témoigner. Du coup, à parler sur ça.
Mon frère, une tribune, et un jour, il m'appelle dans son bureau. Et même si je lui ai envoyé un mail pour répondre à sa question, pour surtout pas y aller, bah, il insiste. Donc me voilà enfermé avec lui dans son bureau, avec une odeur insupportable. Et là, bah, Arnold, il commence à lui taper la discute, lui demande comment s'est passé son week-end. Au bas, du coup, lui, il enchaîne en lui racontant le sien, qu'il a fait du ski nautique, qu'il a commencé à s'entraîner pour un marathon. Arnold pèse facilement 150 kg, donc même avec de la bonne volonté, ben, il peut pas courir un marathon. Et là, un petit peu piquante, Floriane, elle lui fait remarquer qu'il était soufflé au moindre aller-retour entre la machine à café et son bureau. Donc faire un marathon, ça sent quand même un peu délicat, quoi.
Et là, lui, bah, pas du tout décontenancé, il lui dit que de toute façon, il sera prêt pour son premier marathon dans 2 mois. Très surprise, je lui réponds que s'il arrive déjà à courir quelques kilomètres d'ici là, bah, ce serait une très belle victoire. Et j'ai pas du tout dit ça sur un air condescendant. Mais pour une raison ou une autre, Arnold a fondu en larmes. Mais pas des petits sanglots silencieux, il a pleuré à chaud de larmes, mais a commencé à hurler et à crier en ma direction : "Je suis dégoûtant, regarde-moi, tu voudrais être à ma place ?" Alors bon, à ce moment-là, Floriane est dans un état de choc, parce que cette conversation est devenue beaucoup trop profonde et sérieuse à son goût, surtout qu'en vrai, elle est pas du tout proche de lui, elle s'en fout, quoi, elle essaie juste d'être sympa.
Je suis paumée, je sais pas comment réagir, et j'essaye de trouver des mots rassurants. Mais Arnold pète un câble, il commence alors à ravager ses étagères, il se jette sur son bureau. Mais on est où, quoi ? On dirait une caméra cachée, sauf que bah, il y a pas de caméra et que c'est réel. Et là, il va passer alors un cap supplémentaire en s'emparant de sa chaise de bureau pour la balancer vers la fenêtre, qui va exploser. Et donc, la chaise, elle s'écrase au sol, quatre étages plus bas. Je suis pétrifiée. Bon, le seul point positif, c'est que j'entends aucun bruit venant de la rue.
Et là, il continue à grogner, mais il comprend plus rien. Elle s'est juste par contre qu'il est en train de pousser son bureau vers la fenêtre. Alors je me mets de l'autre côté du bureau par réflexe pour tirer dans l'autre sens pour éviter qu'ils finissent quatre étages plus bas. Et là, je suis enfin aidé par deux collègues qui comprennent pas ce qui se passe, mais qui tiennent aussi le bureau. Et là, l'hystérie d'Arnold continue. À ce moment-là, il en profite pour retirer sa doudoune et en retirant sa doudoune, ça dévoile un torse nu en dessous qui est couvert de bandage, et il y a une odeur épouvantable qui en sort. Il commence alors à balancer tout ce qui lui passe sous la main sur mes collègues et moi, et il se dirigent vers la fenêtre.
Exposée, Floriane pense que il va sauter, qu'il va se suicider. Mais en réalité, non. Il s'accroche juste à la fenêtre pour reprendre son souffle. Et là, bah, Floriane le rejoint tout doucement pour essayer de le calmer. Et à ce moment-là, elle nous parle juste d'un détail bizarre, c'est que elle voit que la chaise, quand elle a touché le sol tout en bas, elle a éclaté un vélo, une sorte de vélo, et qu'il y a une femme d'affaires à côté du vélo qui est en train de clairement, elle est pas contente. Sauf qu'après quelques secondes, je suis prise des frissons, je comprends que c'est pas un vélo que j'ai cru voir, c'est un landau. Une chaise bien donc d'être jetée de quatre étages pour s'écraser sur un bébé.
Là, la foule commence alors à s'amasser en bas, elle pointe la fenêtre du doigt. Arnold se met à faire une espèce de prière. Un des deux collègues qui est dans la pièce, sept arrivent en courant et hurle : "Arnold ! Arnold ! Qu'est-ce que tu as fait ? Qu'est-ce que tu as fait ?" Bon, Floriane de son côté est à deux doigts de faire un malaise, elle arrive plus à parler. Et cette continue de hurler sur Arnold. J'ai envie de dire à cette d'arrêter parce que ça sert à rien, mais aucun son de sort de ma bouche. Elle est vraiment en état de choc. Et le truc, c'est que elle voit à ce moment-là quand même Arnold qui est juste à côté et qui semble être à deux doigts de sauter.
Et le fameux collègue, à ce moment-là, il attrape Arnold et il se met elle secouer. Et en une fraction de seconde, Arnold attrape ce collègue là, il le balance par la fenêtre aussi simple que ça, aussi rapide que je viens de le dire. Il a balancé son collègue. À ce moment-là, la panique est à son maximum, et je pars en courant du bureau. Pendant ce temps-là, Arnold, il bouge pas, il reste à côté de la fenêtre. Dans le bureau, un de mes collègues a déjà la police au téléphone depuis son bureau. Arnold m'appelle du monde : "Tu crois que je vais avoir des ennuis ?" Je réponds alors dans un calme sorti de chez paou : "Arnold, tu viens de jeter un homme par la fenêtre, quelques minutes après avoir écrasé un bébé. Ouais, je pense que tu as des ennuis."
Là, Arnold ne comprend pas et il lui dit : "S'il peut avoir une chaise ?" Là, Floriane comprend rien du tout, mais à la grippe juste une chasse qui est pas loin et lui balance là à Arnold. Ça soit alors sur la chaîne face à un mur et lui dit juste : "Merci."
Quelques minutes plus tard, la police est venue l'arrêter. Il a opposé aucune résistance. Alors son procès a été retransmis à la télévision quelques temps plus tard, et les journaux ont aussi traité l'affaire en boucle. Depuis ce dernier merci et son arrestation, Arnold est entré dans un mutisme complet. Il a pu lâcher un seul mot à partir de là. Il a été reconnu coupable d'homicide involontaire et de meurtre au second degré. Et même lorsqu'on a annoncé sa condamnation à 40 ans de prison, il a pas émis le moindre son.
De mon côté, évidemment, je suis traumatisée à vie d'avoir vécu ça aux premières loges. Et je suis sans doute la dernière personne à avoir entendu la voix d'Arnold avec son simple merci. En tout cas, si vous avez eu des expériences avec des collègues, des trucs bizarres qui sont passés, c'est possible parce que du coup, on a tous des collègues de travail. Sinon, vous avez des clients, probablement, ou alors du coup, vous êtes encore à l'école. Bref, on a fini vraiment d'une manière très violente. J'avoue, la dernière histoire était assez, assez rude quand même, du coup, pas facile à supporter. Je sais pas si on a déjà traité d'un cas de meurtre comme ça sur la chaîne, je suis pas sûr. Des cas étranges, ce genre de choses, mais un meurtre ou un coup, un homicide involontaire ou pas, très bizarre. Bon, bref, j'espère en tout cas que ces différentes histoires vous auront intéressés. Partagez-moi tout ça, on serait friand d'écouter ça.
Bon bah voilà, juste merci d'avoir vu la vidéo jusqu'au bout. Ça fait maintenant beaucoup de mois du coup qu'on, enfin, même plus d'un an, en fait, concrètement, du coup, qu'on s'efforce à faire du coup des des vidéos bien montées avec des histoires intéressantes qu'on galère parfois à dénicher. Donc j'espère vraiment que ça vous plaît. On essaye toujours qu'elle soit le plus authentique possible aussi. Du coup, je vous laisse, je vous dis à bientôt pour une prochaine vidéo.