Transcription
Bonjour à tous et bienvenue à l'Institut des libertés pour un nouveau délit d'opinion.
Alors, pour faire cette émission, d'abord, je me suis posé la question de quelle était l'actualité du moment. Et puis, j'en suis, après une longue réflexion, arrivé à la conclusion qu'il n'y avait pas d'actualité du moment. Et donc, alors, qu'est-ce que va faire BFM et tout ça ? S'il n'y a pas d'actualité, qu'est-ce qu'ils vont faire ?
Alors, le truc, c'est que eux, ils ont un avantage, c'est qu'ils peuvent parler de trucs totalement inintéressants pendant des heures. Et moi, je les panne d'électricité dans la Creuse ou voilà. Exactement. Moi, je je me voyais pas vous parler de la de la guerre en Ukraine avec le le général en chef des armées là, le je sais je sais plus. Voilà, qui nous dit que il va falloir, d'abord, qui nous dit que il va falloir sacrifier nos enfants et puis ensuite, qui rétropédale en quelque sorte sur le service public pour dire "Non, non, mais je me suis mal exprimé, machin, vous m'avez mal compris." Euh, enfin voilà, donc je me voyais je me voyais pas faire une heure sur ça ou sur autre chose.
Donc, je me suis dit, pourquoi pas faire une heure de de réclame pour pour réclame, comme on dit autrefois, de publicité, mon cher. Voir de marketing, si vous êtes à la pointe de la mode. Oui, j'étais enfant à parler de réclame. Effectivement, je je m'adapte au avec votre temps. C'est bien.
Voilà, c'est c'est important parce que d'une part, il faut dire que nous avons un nouveau site internet qui est disponible pour l'université de l'Épargne. C'est-à-dire que les nouveaux qui s'inscrivent arrivent sur ce nouveau site, et nous avons une migration en cours pour ceux qui sont déjà inscrits. Donc, c'est normal, peut-être au moment où votre où cette vidéo sortira, vous vous arriverez sur le sur le nouveau site. Je ne peux pas vous donner de dates pour des raisons techniques parce qu'il y a toujours des petits défauts techniques au jour le jour à régler en permanence. Mais voilà, les nouveaux, ceux qui ne sont ceux qui n'ont jamais été abonnés à l'université de l'Épargne, ce qui est une grosse erreur. Ouais. Ce qui est une énorme erreur, on peut en parler, mais vous pouvez rectifier cette erreur en vous abonnant aujourd'hui. Vous arriverez donc sur un nouveau site tout beau tout neuf. Je l'apprécie énormément, qui est davantage adapté à nos besoins actuels et futurs. Donc, voilà, je suis assez fier de de ce niveau.
Faut dire quelque chose, c'est que on a l'université de l'Épargne il y a à peu près un an et demi et on s'était dit ça va intéresser 30 personnes et on s'est retrouvé avec 8000. Donc, on s'est dit bah zut alors. Enfin, on était très content de vous dire. C'était donc au début, c'était quelque chose d'artisanal, mais avec le nombre de gens, les questions qu'on reçoit, et je vais dire quelque chose qui me touche beaucoup, c'est la qualité des intervenants dans le site. On a l'impression que vraiment, ils ont bien, ils ont bien compris ce qu'on essaie de faire. Et moi, j'en suis très très content parce qu'on a l'impression que vraiment notre devoir d'éducation commence à avoir pour ses fruits, quoi. Je suis je suis très fier de mes de mes élèves.
Absolument parce que alors, peut-être certainement vous, si vous n'êtes pas déjà abonné à l'université de l'Épargne, vous avez peut-être une vision très floue de ce qu'il y a dedans. En fait, concrètement, il y a des cours, il y a davantage d'émissions aussi. On parle d'actualité, on parle du portefeuille, on parle de de plein de trucs. Donc, il y a il y a il y a beaucoup de vidéos maintenant. Il y a des émissions sur la fiscalité aussi qu'on avait fait avec un de mes collègues et d'ailleurs que on va on va continuer à en faire d'autres. Mais on avait fait notamment une série en mai dernier sur la déclaration fiscale. On allait vraiment dans le détail du détail de la déclaration pour chaque cas, en étant le le plus précis possible. Euh, enfin bref, il y a beaucoup de choses.
Ce qu'on voulait faire au départ, c'était vraiment une plateforme vidéo et en fait, il s'avère que je crois le point le plus fort de cette université de l'Épargne au final, c'est la communauté. Que déjà, il y a beaucoup de gens, ou c'est ce que j'ai dit, ça paraît, il y a beaucoup de gens qui s'intéressent et qui étaient peut-être un peu isolés et qui trouvent là un endroit où ils se retrouvent les uns les autres, ils s'échangent des idées. Et je trouve ça parfaitement.
Alors, ce qu'on essaie de faire, sur lequel on travaille aussi, c'est que on va mettre sur cette plateforme, dans un le temps des programmeurs. Vous savez, ça met du temps ces trucs-là, ces petites bêtes travaillent lentement, mais on va essayer de mettre des exercices de travaux pratiques. Hm hm. C'est-à-dire où chacun pourra essayer de simuler un portefeuille, de voir comment il réagit en prenant le passé et cetera. Donc, de façon à ce que vous puissiez, avant de risquer votre propre argent, euh prendre confiance et puis jouer. Donc, petit à petit, ça devient ça devient sérieux. Ouais, absolument, ça devient sérieux.
Au départ, presque, je n'ai pas envie de dire que c'était pas sérieux, mais enfin, c'est c'est vrai que au départ, c'était en quelque sorte un ballon d'essai. On voulait regarder ce que ça ce que ça donnait. Alors, on a quand même beaucoup travaillé pour euh pour y arriver, mais au final, ça a donné quelque chose d'encore plus sérieux que que prévu. Et donc, aujourd'hui, on on en arrive là avec un un nouveau site tout beau tout neuf.
Euh, autre chose, nous avons euh les Mondes de Demain qui est arrivé. Alors, chez ceux qui l'avaient précommandé, normalement, il devrait déjà être arrivé. Il y en a qui l'ont eu avant nous pour dire à quel point la livraison a été rapide pour certains. Euh, donc, voilà, les Mondes de Demain, on en parlait dans l'émission de la semaine dernière, c'est les mondes, enfin, le comment sera le monde, quoi. Voilà, comment la façon dont j'ai toujours travaillé, c'est que je m'intéresse à ce que j'appelle les tendances lourdes, c'est-à-dire les choses, la démographie et cetera, des choses qui ne changent pas du jour au lendemain. Donc, par exemple, les déclarations que peuvent faire Trump ou Macron, ça ça m'a ça je m'en m'en occupe pas tellement. Et donc, j'ai je crois avoir discerné un certain nombre de tendances lourdes pour les années qui viennent. Je les ai réunies dans ce petit livre et à partir de ces tendances lourdes, vous pouvez orienter stratégiquement votre épargne, quoi. C'est un peu ce que j'espère. Ouais. Donc, voilà.
Bon, c'est c'est tout comme toujours publié chez Pierre de Tayac. Et je trouve que l'édition Pierre est un garçon charmant et il fait des beaux livres. Je peux dire ses livres sont beaux. Ils sont pas simplement, il n'y a pas simplement ce que j'ai mis dedans. Il y a aussi le travail de l'éditeur qui est loin d'être nul. Et je trouve ça, je trouve ça agréable d'avoir dans ces bibliothèques des des livres qui sont physiquement beaux.
Oui, tout à fait. Bah, à cet égard, par exemple, il y a aussi de "Vous faire avoir" qui a été sorti du coup l'an dernier. Euh, alors ceux qui sont abonnés à l'université de l'Épargne l'ont ont un accès gratuit au lecteur, c'est-à-dire qu'ils peuvent regarder sur leur ordinateur, sur leur tablette le bouquin et le lire. Mais c'est un peu le manuel de le lire. Voilà, c'est un peu le manuel de base. Et d'ailleurs, si si vraiment vous vous intéressez à la chose mais que vous n'êtes pas encore sûr de prendre un abonnement annuel, bah vous pouvez déjà dans un premier temps acheter le livre et si vous avez envie d'aller plus loin et ben vous allez sur l'université d'Épargne. C'est un peu ce que ce que je peux vous indiquer.
Et euh, on a tiré 50 000 exemplaires de "Vous faire avoir". C'est beaucoup, hein. Ouais, bien sûr. Et il y a beaucoup de gens qui avaient accès au lecteur mais qui voulaient aussi avoir l'objet physique parce que bah c'est c'est agréable d'avoir l'objet physique. C'est c'est je préfère moi aussi lire sur papier que que sur ordinateur ou ou sur tablette.
Et alors dans cette émission, je voudrais en quelque sorte convaincre les gens de de s'abonner à l'université de l'Épargne, de rentrer à l'université de l'Épargne. Donc, pourquoi en fait ? Ben, déjà, c'est pour apprendre à gérer ses finances personnelles. Voilà.
Alors, c'est très important parce que vous savez, la base du libéralisme, je ne je ne cache pas que je suis un libéral, libéral point barre quoi, libéral. C'est pour être libre, il faut pouvoir être libre de l'État qui a le monopole de la violence légitime. C'est-à-dire que la liberté sans la propriété privée, ça n'existe pas. Donc, vous avez remarqué que tous les gens qui nous gouvernent, donc, ont qu'une idée, c'est de restreindre vos libertés et s'attaquer à la propriété privée. Et vous avez la possibilité de reprendre un peu de liberté en gérant votre propre épargne en portant du principe que l'État sera pas là, ne gérera pas bien, que vous n'aurez rien à la retraite, quoi.
Donc, ce qu'on essaie de faire, c'est vous aider à gérer votre épargne avec dans l'idée de faire à peu près, mettons, du 6 % par an réel. C'est-à-dire déduction faite de l'inflation. Ouais. Et à 6 % réel, vous doublez votre capital en terme réel tous les 12 ans. Donc, vous le quadruplez en 24 ans. Et si vous travaillez 48 ans, ben vous allez vous allez encore gagner plein d'argent. Mais ce que je veux dire par là, c'est qu'à 6 % réel, vous faites à peu près euh 4, 5,2 mieux que le PIB qui vous donne une évolution de votre salaire probable. Donc, votre épargne, si vous l'investissez intelligemment, elle va faire beaucoup mieux sur le moyen terme que votre salaire et donc que votre consommation si vous consommez tout. Donc, si vous vous débrouillez pour épargner un petit peu chaque mois, chaque année et cetera, vous allez avoir en fin de vie un niveau de vie très supérieur à celui qui n'aura pas épargné.
Donc, ce qu'on dit aux gens, c'est le moment. Et vous pouvez le faire aujourd'hui technologiquement parce que c'est facile avec les plateformes. Avec, pour la première fois dans l'histoire, vous pouvez vivre à Paris et avoir votre épargne à Buenos Aires ou ou à Toronto. Voyez ce que je veux dire ? Pas il y a pas de problème. Et donc, vous avez cette possibilité et reprendre un peu de reprendre de votre épargne, c'est reprendre de contrôle de votre destinée, de votre liberté, quoi. C'est ça un petit peu le but de notre on essaie de vous aider à devenir des citoyens libres.
Tout à fait. Et alors du coup, effectivement, nous avons un objectif de de croissance de d'à peu près 6 % par an déduction en fait de l'inflation. C'est que l'idée, c'est de capter globalement une partie de la croissance du marché action tout en limitant quand même le risque, la la volatilité, ce qui fait qu'on aura une rentabilité inférieure à celle des actions sur le long terme. Mais les actions, vous pouvez avoir des périodes où vous perdez 50 % et il vous faut 4, 5, 6 ans pour retrouver votre fric. Que la façon dont on essaie de gérer, c'est que on perd, enfin, touchant du bois, mais c'est on perd point, dire, j'ai pas plus de 10 % quoi. Ce qui fait que si vous perdez 50 %, ce qui est arrivé trois quatre fois dans les 20 dernières années, c'est arrivé effectivement. Il vous faut que vous doubliez pour retrouver votre truc de départ. Ouais. Oui. Doubler, ce n'est pas ça fait pas 5 minutes, hein.
Effectivement, oui, ça c'est un truc que qu'on comprend, enfin, qui n'est pas difficile à comprendre, mais effectivement, qui peut être contre-intuitif, c'est que vous, si vous perdez 50 % de votre portefeuille, derrière votre performance pour récupérer, il faut que ce soit plus 100 %. Euh, si vous perdez 33 %, il faut que ce soit + 50 % pour récupérer. Enfin, à chaque fois, voilà, parce que vous partez de moins loin, donc il faut faire plus pour récupérer ce que vous aviez avant. Ouais. Donc, c'est ça, ça une une longue expérience et plein de coups dans la gueule m'ont appris que euh, c'était plus facile de passer de 95 à 105 que de 50 à 105, quoi.
Oui, c'est voilà, c'est c'est donc, c'est une il y a une pratique et cette pratique, si vous voulez, d'essayer de, comme vous l'avez dit fort bien, d'attraper la rentabilité du système capitaliste en évitant ce qui en fait un peu la caractéristique, les crises où vous perdez la moitié de votre fric où on nettoie, on nettoie les uns. Qu'est-ce que vous savez, j'avais un vieil ami qui était financier qui disait que les crises, ça sert à à retourner l'argent à leur propriété son propriétaire légitime, voyez ce que je veux dire ? Il y a des tas de gens qui ont, par exemple, il y a des tas de gens qui ont fait plein d'argent avec le Bitcoin et puis d'un seul coup, depuis 15 ou 3 semaines, il y a toute une série de gens qui le l'argent qui a été fait dans le Bitcoin retourne à son propriétaire légitime, c'est-à-dire celui qui était là depuis le début ou j'en sais rien. Ce que je veux dire, donc, c'est l'argent facile, il est il est pas très fidèle. Oui, effectivement, il peut être rapide, mais il est pas il est pas forcément, il reste pas forcément très très longtemps, effectivement.
Et alors, d'où vient le raisonnement sur la construction de portefeuille ? C'est-à-dire qu'il y a il y a une notion qui est extrêmement importante dans votre raisonnement, c'est la notion des quatre cadrans. Quatre cadrans. Alors là, c'est quelque chose d'assez simple, c'est que pour que vous avez deux notions qui sont absolument essentielles à tous ceux qui s'occupent des phénomènes financiers, c'est est-ce qu'il y a croissance économique ou pas ? Ouais. Ouis. Donc, ça, c'est la première. Est-ce que euh, donc, là, par exemple, dans le cadran, c'est on va se situer plutôt à gauche ou plutôt à droite ? C'est-à-dire, vous faites un axe horizontal, croissance à droite, pas de croissance à gauche. Ouais. Et puis ensuite, vous avez un axe vertical qui est est-ce qu'il y a hausse des prix ou pas ? Ouais. Alors, si hausse des prix, on est en haut. Si on n'a pas hausse des prix, on est en bas. Donc, ça vous fait quatre cadrans si vous croisez les deux axes. Oui.
Donc, vous avez un croissant le croissant le le le cadran le plus favorable, c'est celui où vous avez croissance et pas d'inflation. Ouais. Là, on est en bas à droite. On est en bas à droite. C'est le boom déflationniste. Et c'est là où il faut bourrer comme un malade sur les actions parce que c'est là que les actions font à peu près 80 % de leur performance sur le long terme. Après ça, elles crapotent le reste du temps. Puis on vous passe dans une période où il y a croissance et inflation et à ce moment-là, il faut avoir que de l'or parce que c'est là où ça cartonne. Puis ensuite, si on si le gouvernement essaie de lutter contre l'inflation, les taux les taux d'intérêt à court terme sont très élevés. C'est très difficile de faire mieux. Donc, il faut avoir que du cash. Et puis tout à fait en bas à gauche, si les taux d'intérêt sont au-dessus du taux de croissance, c'est-à-dire si on est dans une trappe à dette en quelque sorte, dans un pays qui est mal géré, ben à ce moment-là, il faut avoir que des obligations. Vous avez quatre cadrans et à chacun de ces cadrans, vous avez un actif de et là, de de de choix, si vous voulez. Vous avez les quatre actifs comme ça et vous vous dites dans le fond, je ne sais pas très bien où on est. On a des tas de façons d'essayer de déterminer, mais j'en suis pas sûr. Mais je sais très, je sais très probablement où je ne suis pas. Ouais. Et donc, à tout moment, quand vous regardez ces quatre cadrans, vous pouvez dire "Je suis certain que je ne suis pas par exemple en bas à gauche, je ne suis pas dans un bust déflationniste." Ouais. Une dépression déflationniste. Et donc, ça veut dire que vous ne pouvez pas avoir les trois actifs, mais vous n'avez pas besoin du quatrième. Ouais. Et on rencontre aussi, par exemple, que historiquement, vous n'avez jamais gagné d'argent sur les marchés obligataires et sur l'or en même temps. Donc, où vous avez de l'or, marché obligataire, vous n'avez pas besoin d'avoir les deux à tout moment. Ouais. Et donc, ça vous permet, c'est une gestion très très prudente et qui s'appuie sur des études qui ont été faites par un gars qui s'appelle Brown. Ouais. Le Brown portfolio, qui lui dit si vous mettez un quart de votre argent en action, un quart en or, un quart en cash et un quart en obligation comme ça, et que vous revenez toujours à un quart une fois par an comme ça, après vous faites à peu près du 4 % par an réel. Ouais. Avec une et dans tous les pays du monde, avec une régularité d'horloge. Donc, ce qu'on dit aux gens, vous pouvez, plutôt que de faire du 4 comme ça, ce qui est bien, vous pouvez en enlever un des quatre à n'importe quel moment et ça vous donne à peu près du 6. Ouais. Et c'est pour ça qu'on on vise 6 %. Mais ce que je dis aux gens, c'est 4 % réel, c'est faisable sans prendre aucun risque, avec une volatilité très faible, sans se poser de questions. Sans se poser de questions. Donc, si votre gérant, mettons que vous ayez vos fonds gérés par une grande banque française, je ne sais rien, si votre gérant ne fait pas 4 % réel sur les 5 ou 7 dernières années, il est extrêmement nul, ce n'est pas la peine de lui laisser votre fric, quoi, parce qu'il pourrait faire 4 % réel sans se fatiguer. Ouais, il il y en a qui se fatiguent et qui font moins, beaucoup beaucoup. C'est il n'y a pas du tout de corrélation avec une volatilité très forte, très souvent. Ouais, effectivement.
Et ça nous amène aussi à dire que pour 4 % réel, vous n'avez pas besoin de tous ces produits structurés collés dans votre portefeuille qui sont de la saloperie. Ça, effectivement, c'est c'est un aspect très important parce que c'est liquide complètement. Oui. Alors, c'est complètement liquide et c'est extrêmement simple. C'est-à-dire que on n'est pas sur des produits, voilà, on fait aucune prévision. On n'est pas sur des turbos, des warrants, des trucs en en levier, des des SRD et cetera. On on raisonne avec quatre actifs. H le cash, c'est les obligations très courtes, les obligations longues, l'or, les actions, c'est tout. Et on arbitre entre les quatre et à chaque fois normalement, on en a trois sur quatre à peu près. Voilà, on peut on peut en avoir trois sur quatre. C'est ce qu'on appelle le portefeuille Brown amélioré dans dans cette maison. Voilà. Et du coup, on part du portefeuille de Brown donc avec un actif à chaque fois, donc 25 % cash, 25 % obligation, 25 % or, 25 % action. Et on élimine un des quatre avec trois, 33, 33, ce qui fait que on prend un et ça n'augmente pas tellement notre notre volatilité, un peu le le gain de rentabilité est très bien, très bien. Ouais, tout à fait, ça ça augmente la la performance du portefeuille, mais pas véritablement la la volatilité, effectivement. Donc, c'est d'une façon extraordinairement pépère, vous pouvez, pour ainsi dire, jamais une perte de plus de 10 %. Et deuxièmement, si par exemple, vous avez un drame dans votre vie, vous perdez votre boulot et cetera, vous pouvez liquider votre portefeuille dans la journée. Oui, effectivement, c'est complètement liquide. Ça, c'est ça, c'est un aspect euh important parce que effectivement, on peut on peut se dire tout à fait de manière rationnelle. Moi, en tant qu'investisseur, ça m'intéresse pas forcément de limiter la volatilité parce que ce qui m'intéresse, c'est vraiment juste la performance, la performance long terme. C'est-à-dire que ce n'est pas très grave s'il y a si je me prends à - 30 % au coin de la rue sur le marché action, je préfère quand même cela à à un portefeuille peut-être plus safe. Le fait est que dans la vraie vie, on n'est pas obligé, enfin, on peut ne pas avoir le loisir de décider soi-même si on subit véritablement ces 30 % de baisse ou pas. C'est-à-dire que bah parfois, on est juste obligé de liquider son portefeuille parce que en général, c'est le jour du plus bas. Voilà, parce que voilà, généralement, parce que tout simplement, bah s'il y a un - 30 % ou autre sur le marché action, en général, c'est parce qu'on est dans une récession. Si on est dans une récession, c'est en général, il y a une c'est accompagné d'une hausse du chômage. Donc, peut-être que vous perdez votre emploi. Donc, derrière, il faut quand même continuer à payer l'école des enfants, le loyer si vous n'êtes pas propriétaire, il faut continuer à payer tout un tas de trucs et du coup, on est obligé de liquider. Et du coup, c'est d'ailleurs ce que disent les Chirac, c'est que les emmerdements, ça vole en escadrille. Voilà, exactement. Et donc, vous n'imaginez pas dans votre situation actuelle qu'un jour vous pouvez avoir besoin en panique de cet argent, mais dans le fond, vous n'en savez rien du tout. Voilà, c'est ça. Si vous avez un portefeuille beaucoup plus volatile, et je me souviens de périodes par exemple, quand j'ai commencé dans ce métier, vous pouvez dire que de 69 à 82 aux États-Unis, ce qui est long, hein, 12 ou 14 ans, c'est long, on n'a pas gagné la sous, quoi. C'est sur les actions, on a perdu, on a perdu près de 50 % en terme réel. Alors, bah vous dites, avec ce portefeuille-là, je serai monté de 30 ou 40 %, donc de au moins, j'aurais pas. Ouais. Donc, quand je suis commencé à monter, je suis monté moins que les actions, mais je suis continué à monter, mais d'un niveau plus élevé et puis j'ai dormi pendant ces 10 sous cata 12 ans parce qu'au bout de 12 ans, vous vous demandez est-ce que j'ai raison, quoi. Ouais, c'est long 12 ans. Au Japon, le plus haut, le plus haut a été fait en décembre 89 et on est passé au-dessus de ce plus haut, je crois quelque part en 2024, quoi. Ouais, ouais, absolument. Donc, vous avez attendu, je ne sais pas combien, 25 ans. Ouais, 25 ans, c'est je ne sais pas ce que ça vaut en terme réel. Oui. Alors, il y a les dividendes qui ont été payés et cetera, mais quand même vos actions, tandis que le portefeuille Brown japonais, il a fait 4 % par an tranquille comme une horloge, ou en yens. Tout à fait. Donc, si vous voulez, c'est un dans le temps, imaginez que je cette réunion il y a 30 ou 40 ans, je vous aurais dit, écoutez, ce n'est pas la peine de se casser la tête. Il y a la Bundesbank qui fait son boulot. Euh, les obligations allemandes, elles vous donnent toujours du 4 ou 5 % en terme réel. Donc, vous ne vous embêtez pas, vous achetez des obligations allemandes et puis oui, vous avez vous n'aviez pas besoin de nous, en quelque sorte. Il n'y a pas besoin d'or. C'est surtout, il n'y a pas d'or. On n'a pas besoin d'or. Les actions, oui, vous pouvez en avoir si ça faisait plaisir, mais enfin, c'était pas les actions font du 6 % par an en terme réel, les obligations allemandes faisaient du 5. Bon, et puis ce qui s'est passé, c'est que la Bundesbank a été détruite par l'euro, là, et le monsieur Draghi, et qu'aujourd'hui, les obligations allemandes sont devenues un désastre. Et donc, bah ceux qui avaient choisi cette voie unique, ils se retrouvent comme la plupart des retraités en Allemagne avec des problèmes de retraite considérables. Donc, l'avantage de ça, c'est que c'est diversifié. Vous auriez eu, si vous étiez en Allemagne, vous avez suivi le Brown, vous auriez de l'or, vous auriez des actions et vous aurez repris une camelote sur 25 % de vos obligations.
Alors ça, c'est intéressant parce que quand on écoute la plupart des gestionnaires d'actifs, il y en a énormément qui ne raisonnent que dans le marché action et en plus de ça, il y en a qui ont aussi des comment dire des domaines de prédilection. Il y en a qui sont small cap, d'autres qui sont mid cap, d'autres qui sont big cap. Et donc, ils se disent voilà, moi je suis un sélecteur de de d'action uniquement et je raisonne que là-dessus. Euh, mais est-ce que ça, c'est véritablement diversifié ? Parce que non, parce que si ce qu'on sait maintenant avec certitude, c'est les grandes baisses. Vous avez des baisses mais qui vont 10, 15, 20 % du marché que j'appelle, vous savez, comme la publicité de Coca-Cola qui rafraîchit, quoi. C'est ça fait ça fait sortir la spéculation, c'est bien, ça vous permet de d'acheter des trucs un peu moins chers. Bon, et puis j'ai connu dans ma vie aussi bien dans les marchés obligataires que dans les marchés des actions, ce que j'appelle des grizzlis, c'est-à-dire, ce n'est pas des ours, ce n'est pas des des c'est pas des gentils ours bruns là, c'est des grizzlis et ils vous tuent, ils vous bouffent, quoi. C'est des grosses bêtes. C'est oui, très très méchant en plus. Et le but, c'est d'éviter les grizzlis parce que si vous attrapez le reste du temps, dans le fond, vous en foutez, quoi. Ça se digère, ça en 2 ans, c'est digéré, quoi. Ou alors qu'un grizzli, il peut falloir 10 ou 15 ans pour que ça soit digéré. Et donc, le but, c'est d'éviter les énormes baisses. Ouais. Et mais les énormes baisses, une fois qu'elles ont eu lieu, c'est aussi des opportunités pas possibles parce que ça veut dire que tout est donné dans l'art. Oui, bien sûr, pour celui qui a un peu de cash sur le côté. Ouais, celui qui aurait des actions, de l'obligation, de l'or, s'il se remet en action à ce moment-là, il fait un tabac. Ce que nous on fait automatiquement puisque c'est quasiment automatique.
Donc, c'est vraiment euh la bourse, les actions, c'est un truc très curieux. Vous faites un tabac pas possible sur le long terme, mais mettons que ce long terme pour vous, ça dure 30 ans. H h ben pendant allez, un tiers de ces 30 ans, vous allez marcher très bien avec les actions et puis les deux tiers du temps, vous allez rien faire du tout, quoi. C'est comme si vous aviez, vous avancez plus, vous crapotez. Hm hm. Parce que les actions ne montent qu'il y a que quand il y a une espèce de de scénario, vous savez, celui en bas à droite là, le boom déflationniste, c'est là où elles cartonnent. Oui.
Parce que alors, effectivement, le le truc, c'est que la la performance affichée euh quand on est dans une croissance inflationniste, elle peut être euh elle peut être impressionnante. Sauf que le truc, c'est qu'on est dans l'inflation et du coup, en fait, il faut déduire cette inflation pour avoir une vraie idée de la performance. Je je vous donne un exemple. Tout le monde m'explique que le marché des actions français était très fort et tout et tout. Vous prenez simplement le marché des actions dividendes investis, c'est-à-dire vous ne payez pas d'impôt, vous réinvestissez vos dividendes et tout. Oui. Et vous divisez par le cours de l'or qui est un bon instrument de mesure parce qu'un gramme d'or, ça vaut un gramme d'or, ça ne vaut pas plus. Bah, vous vous rendez compte que dans le fond, depuis 2000, vous aurez mieux fait d'être en or que d'être en action, quoi. Ouais. Mais c'est ça, en quelque sorte, quelle quantité d'or vous pouvez acheter avec vos actions avec des dividendes investis depuis 25 ans et ben, il n'y avait pas besoin d'être un génie de la finance pour pour faire mieux que voilà. Grâce à cette méthode de gestion, on se retrouve avec 25 % d'or quoi. Ouais. Donc, bon, 25 % d'actions qui sont montées en nominal, mais il faut faire très attention comme les gouvernements font n'importe quoi avec la monnaie, on a beaucoup des hausses qui sont ce qu'on appelait autrefois des hausses de misère. Ce n'est pas les actions qui montent, c'est la monnaie qui baisse. H et donc, vous avez l'impression que vous vous êtes enrichi, puis ensuite, vous allez prendre votre pognon pour aller acheter une sucette et et vous devriez, ça vous ne pourrez pas, quoi, parce que la sucette, la sucette sera trop chère, quoi. L'instrument de mesure est cassé, quoi. Bah oui, si vous avez un mètre qui passe de 1 m à 10 cm, les distances vont dégringoler, hein. Oui, Usain Bolt, il a plus aucune chance pour son record. Je vais je vais l'exploser. Oui, c'est clair. Et pourtant, je ne suis pas plus rapide que lui. Euh, donc, c'est le problème qu'on a, c'est que dans nos métiers, on utilise comme instrument de mesure de la valeur la monnaie du pays. Bon, si c'est le franc suisse, c'est difficile, mais si c'est le dollar du Zimbabwe, euh. Ouais. C'est euh, c'est j'ai vu un type hier à la télévision qui m'a fait sourire, mais enfin, c'est triste. Ses parents avaient acheté une maison au Zimbabwe 1 600 000 dollars du Zimbabwe, ce qui faisait à peu près 300 000 € il y a 20 ans, quoi. Donc, il était très content. Et maintenant, avec le 1 600 000 € l'équivalent 1 600 000 dollars du Zimbabwe, c'est le prix d'une course de taxi. H donc, vous voyez, donc, je ne sais pas combien sa maison, mais euh, apparemment, il a gagné beaucoup d'argent avec sa maison mesurée en dollars du Zimbabwe. Ben, la question que je me pose, c'est est-ce que la monnaie française, ce n'est pas le dollar du Zimbabwe du futur ? Oui, oui.
Non, mais bien sûr, la question se pose sur la la pertinence de de l'instrument de mesure. Et alors, concrètement, comment on sait si on est dans enfin, dans quel cadran on se trouve ? Comment on sait si on est plutôt du côté croissance ? De façon assez simple, parce que je ne crois pas en mesure officielle. Je il y a beaucoup de Oui. La croissance, ce n'est pas la croissance du PIB. Pas la croissance, parce que le PIB, c'est une saloperie. J'ai écrit longuement là-dessus. Et l'inflation, ce n'est pas non plus est-ce qu'il y a une inflation au-dessus ou en dessous de zéro. Voilà. Donc, ce que j'essaie de faire, c'est de dire, bon, vous avez deux réserves de valeur, hein, l'or d'un côté, réserve de valeur, mettons, éternelle et qui n'est au passif de personne. Ouais. Voyez, c'est quand vous achetez de l'or, c'est à vous. S'il n'y a pas quelqu'un qui vous doit quelque chose et si cette personne fait faillite, il ne vous payera pas. L'or ne peut pas faire faillite. Non, si c'est vous qui l'avez. Voilà. Donc, l'or, c'est il n'y a pas de passif de personne. Et puis, de l'autre côté, vous avez des obligations de l'État français. Là, l'État doit vous rembourser, vous payez des intérêts et cetera. Donc, si la monnaie est bien gérée, c'est-à-dire si on n'a pas d'inflation, les obligations feront mieux que l'or. Ouais. Parce que bah l'or n'a pas de raison d'être puisque c'est bien géré. Ouais. Ouais. Et donc, si les obligations font mieux que l'or sur une période d'à peu près 7 ans, Ouais. à ce moment, je considère que nous sommes dans une période où je peux acheter des obligations, je n'ai pas de problème. 7 ans, ça paraît long, mais en fait, ça ne l'est pas tellement. Et puis, par contre, si l'or fait mieux, à ce moment-là, je passe en or et je vends mes obligations. Donc, je n'ai jamais à la fois de l'or et des obligations. Donc, pour si vous êtes en haut ou en bas, selon la performance que fait l'or par rapport aux obligations. Ouais. Et puis, si vous voulez savoir si vous êtes à gauche ou à droite, c'est-à-dire croissance ou pas croissance, ben vous savez, comme je l'ai dit 25000 fois ici, l'économie, c'est de l'énergie transformée. Et pour donc, l'énergie, c'est ce qui est en quelque sorte la matière première de toute croissance. Il n'y a pas de croissance, il n'y a pas d'énergie. Et donc, si l'énergie fait moins bien que le marché, ça veut dire que ceux qui achètent de l'énergie et qui font des produits avec, gagnent de l'argent. Bah, à ce moment-là, vous achetez le marché. Et si ceux qui si l'énergie, le cours de l'énergie monte plus que le marché des actions, ça veut dire que ceux qui transforment de l'énergie, ils perdent de l'argent et à ce moment-là, ben vous n'avez pas d'action. Ouais. Sauf peut-être des valeurs pétrolières. Ouais. Donc, ce que je veux dire, c'est un donc, c'est deux méthodes très simples et je m'en contrefous du PIB, je m'en contrefous de de la du taux d'inflation et cetera parce que je tout ça, si vous voulez, c'est manipulé dès le moment. Prenez un exemple, l'État français a émis des obligations indexées sur l'inflation, sur l'indice des prix à la consommation. Bon, mais à ce moment-là, il y a une tentation pour l'État français d'aller voir l'INSEE en disant, dites donc, c'est avec le taux d'inflation que vous me calculez là, ça va me coûter très cher de rembourser ces trucs. Vous ne pourriez pas me faire une inflation qui soit un peu plus basse, quoi. Donc, automatiquement, dès que vous avez des contrats faits par les États qui sont appuyés sur des sur des trucs officiels, les États vont mettre toute leur puissance pour essayer de vous de ne pas vous payer l'argent qui vous doit, quoi. Non. Ouais, bien sûr. Donc, je n'ai comme je n'ai étant libéral aucune confiance dans l'État, je me dis, ben, je vais faire mes propres mesures qui sont toutes simples, que tout le monde peut faire, que tout le monde peut appliquer, qui marchent très bien. Ouais.
Et alors là, typiquement, par exemple, aux États-Unis, on serait dans quel cadran ? Mais aux États-Unis, si vous voulez, les obligations font les actions font beaucoup mieux que l'or. Ouais. Donc, on est dans une période inflationniste, donc il faut avoir de l'or, quoi. Ce n'est pas d'obligation. Et les actions font mieux que l'énergie. Donc, on est dans une période de croissance inflationniste, donc vous pouvez avoir des des actions, il n'y a pas de problème. Il faut avoir des actions et de l'or, quoi. Ouais. Et je n'ai pas besoin de relire.
Le Wall Street Journal ou d'écouter BFM pour savoir ce qu'il faut faire, quoi. M'en fous. Oui, si j'ose dire, tous les travaux qu'on fait avec Didier ici, c'est que il y a plein d'informations qui circulent. Quand j'ai commencé dans ce métier, le problème c'était d'avoir l'information. Aujourd'hui, vous l'avez sur votre Bloomberg en une seconde là, mais vous savez pas quelle information est importante et celle qui ne l'est pas.
Donc ce qu'on constate avec Didier, on a fait des calculs statistiques, c'est qu'on trouve que 97 % des informations qui sont disponibles sur les chaînes instantanées, c'est du bruit et il y a que 3 % qui est important. Ouais. Donc on affole le pauvre épargnant. Vendez tout, il y a le yen qui est monté, vendez tout, il y a le yen qui a baissé. Il y a aucun rapport entre les deux. Tout le monde s'en fout, c'est que du bruit.
Et donc si j'ai un conseil à donner, c'est si vous achetez, la façon dont on gère, c'est si vous achetez un immeuble sur les Champs-Élysées, vous n'allez pas le vendre et l'acheter toutes les semaines. Ouais. Donc surtout, vous ne regardez pas ces écrans, vous savez quand ils deviennent verts ou rouges. Oui, parce que vous allez paniquer. Vous savez quand il devient rouge, vous vendrez. Vous allez déjà vous dire, je dois prendre une décision, alors qu'en fait, la plupart du temps, il faut juste ne rien faire.
C'est ce que disait Warren Buffett, qui était le gérant mythique. Il disait, vous savez, chaque fois que j'avais envie de prendre une décision, autrefois quand j'étais là, enfin même encore maintenant, il a 92 ans, je sais pas quel âge. 95, je crois. 95, oui, il a 95 ans. J'allais au cinéma euh à Omar, qui est quand même pas un port de pêche. Ouais, il allait au cinéma parce que comme ça, ça lui évitait de faire des bêtises. C'est-à-dire qu'il résistait à cette tentation de bouger pour avoir l'impression de travailler, quoi. Ouais. Ce n'est pas vous qui travaillez. Vous avez travaillé pour mettre au point votre, vous avez un certain nombre de sociétés, une position et cetera, et c'est elles qui doivent travailler pour vous, et la probabilité que vous l'amélioriez toutes les en la bougeant toutes les 5 minutes, elle est très faible, voire négative.
Donc surtout, surtout, vous travaillez bien sur la construction de la bête et ensuite, comme une très belle maison qui a été bâtie non pas sur le sable mais sur le roc, bah vous allez habiter dedans tranquille, mais vous la bougez assez peu. Oui, effectivement, nous, si vous voulez, on a dû faire une transaction depuis qu'on a commencé à gérer, il y a un an et demi, quoi. Ouais. Et depuis septembre 2024, nous n'avons pris aucune décision pour le moment sur le, voilà, aucune décision. Et si vous voulez, grosso modo, depuis le 1er octobre 2024, on doit être en hausse de 11 % en euros, ce qui n'est pas mal parce qu'on avait quasiment pas d'investissement en euros et que l'euro, ce couillon là, il est monté de 17 %. Oui. Donc normalement, si vous voulez, si j'étais en dollar ou si j'étais en monnaie asiatique, on aurait fait 28 %, ce qui était très bien. Oui. Oui. Ce qui est beaucoup plus impressionnant. Oui.
Mais là, mais par contre, comme l'euro, il a aucune raison d'être là où il est de C4, on va dire, il y a c'est 17 % qu'on va récupérer dans le portefeuille. Ouais. Donc il y a 2,7 % qui sont là, implicites. Ouais. C'est c'est ça. Il y a il y a beaucoup d'actifs. Typiquement, je vois parce que je je suis beaucoup d'Américains qui parlent de finances et cetera sur Twitter, et on a beaucoup qui sont très contents de ce que fait le marché action américain parce que, encore une fois, c'est exprimé en dollar, et il y en a plein qui ont un ETF S&P 500 qui lui est en euros, et eux ils disent, bon bah, OK, votre truc, il est sympa, mais enfin, moi en euros, c'est pas impressionnant, quoi. Ils ont fait zéro parce que on est monté de 14 %. Ouais, c'est ça. Ils ont fait à peu près zéro, donc ce n'est pas très intéressant pour eux.
Donc nous, quand on fait 11, alors ce n'est pas qu'on se dit qu'on est des génies, c'est qu'on est, encore une fois, pour gérer de l'argent et en gagner, il faut pas être un génie, il faut être discipliné. Donc si vous voulez, il faut pas réagir, il faut être calme, faut pas réagir à toutes les nouvelles qui sortent. Ouais. Donc c'est un c'est un c'est c'est c'est assez amusant parce que au début, vous dites, tout le monde fait mieux que vous, puis au bout de 3 mois, vous dites, bah finalement, je fais pas si mal que ça. Au bout de 6 mois, vous dites, bah les autres, ils sont pas si bons que ça. Puis au bout d'un an, bon ben, j'ai bien fait de faire ce que j'ai fait. J'ai bien fait un truc qui me permet de dormir la nuit, parce que vous verrez, si vous vous occupez de votre argent, l'argent, c'est un truc qui est très angoissant. Hm. Et donc vous pouvez très facilement vous angoisser. Donc là, c'est une façon de gérer sans avoir peur. C'est c'est un aspect psychologique qui est extrêmement important. Extrêmement important. Les gens n'ont aucun sens de l'humour quand il s'agit de l'épargne. Ouais. Ouais. Oui. Bien sûr. Parce que encore une fois, c'est l'affichage des performances moyennes sur un tableur Excel, c'est très intéressant. Enfin, derrière, ça ne permet pas forcément de dormir la nuit, quoi, de se dire "Non mais t'inquiète pas, t'inquiète pas, ça fait un rendement annuel moyen de..."
Et alors aussi, si vous bâtissez un portefeuille, si toutes les par vous avez, mettons, quatre parties dans votre portefeuille là, si toutes les quatre montent en même temps, ça veut dire que le portefeuille n'est pas bien fait, parce que normalement, les parties doivent se répondre. Par exemple, aujourd'hui, on a le yen qui nous fait des malheurs, qui qui nous a fait des malheurs. Bon, qui a baissé à la place de de rester tranquille, mais l'or est monté de 40 % depuis qu'on l'a acheté. H et le yen, il a baissé de 10. Mais si le yen a baissé de 10, c'est à la limite parce que l'or est monté de 40 %. Il est monté de 40 % parce que les dames japonaises ont acheté de l'or comme des malades. Ce qui a fait que l'or est monté et que le yen a baissé parce que pour acheter de l'or, il fallait du dollar. Donc elles ont été obligées de vendre. Donc ça fait monter le ça fait monter le dollar et baisser le yen. Donc vous ne regardez pas la position or ou la position yen, vous regardez la moyenne des deux et ça fait exactement ce qu'on s'attendait. C'est-à-dire à peu près 25 %. C'est très bien, quoi. Bien sûr, parce qu'à peu près ce que fait le marché des actions aussi. Donc c'est que un portefeuille, c'est un organisme vivant dans les parties. Donc ce qu'on essaie toujours de dire aux gens, c'est si vous avez les quatre parties qui montent, c'est que ce n'est pas un bon portefeuille. Oui. Oui. Ce n'est pas normal. Effectivement, ce n'est pas normal. Ouais.
Et alors nous, notre portefeuille, il est constitué de la manière suivante. Nous avons 25 % en action chinoise ou en ETF Far East ex Japan, donc Asie ex Japon. Nous avons 25, fait la même performance depuis à peu près un an. Voilà, qui qui a fait une très bonne performance. 25 % à peu près, je crois. Euh, ouais, c'est c'est de cet ordre-là. Nous avons un ETC en or, enfin une position or de 25 %. Voilà. Nous avons 25 % en ETF énergie, parce que justement pour nous protéger contre ce risque d'une hausse surprise de l'énergie, et là, ils ont fait un gros zéro. Voilà, ils ont fait un gros zéro, ce qui est plutôt attendu par rapport aux résultats des deux autres. Et puis nous avons cette position yen qui qui nous broute, enfin qui est qui qui est là quand même un peu un peu au cas où. Euh, et alors pourquoi on arrive à ces positions là, alors que tout à l'heure on avait dit que on partait du du portefeuille Brown et puis ensuite on éliminait un truc et on on passe de 33 passé, c'est le yen pour on l'a, c'est que il est extraordinairement sous-évalué. C'est-à-dire quelque chose qui s'appelle la parité des pouvoirs d'achat, qui dit que si vous voulez, le prix d'un McDonald's à Tokyo, à Paris, à New York et à Londres doit être le même sur le long terme. Dire puisqu'il y a les mêmes ingrédients qui rentrent dedans. Donc aujourd'hui, le McDonald's à Tokyo, il est moitié moins cher que le McDonald's à Londres. Donc si vous êtes un Anglais, vous ne pouvez pas acheter du McDonald's à Tokyo pour le bouffer à Londres. Vous voyez ce que je veux dire ? Vous mettez votre fric en yen et vous attendez que le yen remonte à un niveau où dans le fond, le le McDonald's sera le même prix dans les deux, quoi, c'est-à-dire à peu près 50 % d'euros. Donc ça, c'est la partie, si j'ose dire, et le yen a tendance à monter quand les marchés vont mal, parce que Madame Moitanabé, celle qui gère l'argent de la famille japonaise, elle a mis plein de pognon à l'extérieur et quand quand ça va mal, elle a fait rentrer le pognon et donc le yen se met à monter. Ça, c'est ce qu'on appelle le carry trade. C'est le carry trade. Elle elle liquide ses carry trades et ça fait monter. Et à ce qui se passe à ce moment-là, si vous voulez, c'est que dans le fond, le yen est en grande partie ce qu'on appelle un actif antifragile. Ouais. C'est-à-dire quand les marchés commencent à déconner, quand ils se mettent à vibrer, à volatilité très forte, le yen se met à monter parce que les Japonais ont des positions énormes dans les marchés des actions et des obligations étrangères et ils se disent "Ou là là, ça va pas, je vais ramener mon fric à la maison" et hop, ça fait monter le yen. Donc ça, c'est une espèce d'assurance euh contre la baisse générale. Ouais, c'est ce qu'on a vu dans les dernières grosses crises en gros. Ouais. À chaque fois le yen monte et puis l'or, bah c'est simplement parce qu'on n'a pas confiance du tout dans les monnaies. Donc on a 25 %. L'Asie, parce que tous les travaux qu'on fait, d'ailleurs ce que j'explique dans le livre, ça se passera dans ce que j'appelle le cercle de Valérie Pieris, qui est l'Asie ex Japon, quoi. C'est et ça va bouillir pas possible. Et le pétrole, parce que moi j'ai ramassé des gamelles dans ma vie et c'est toujours quand le pétrole le pétrole montait de façon inattendue, si vous voulez. Les gens me disent, il y a trop de pétrole dans le monde, oui, c'est possible, mais de temps en temps, il y en a pas assez et quand il y en a pas assez, là que les marchés baissent de 50 %. Ouais. Donc j'ai tendance à avoir, c'est un peu comme une assurance de risque. OK, je mets 25 % de mon capital, bas, j'aurais pu mettre un peu moins. Et ça me permet de, si le prix du pétrole pète à la hausse d'un seul coup parce que je sais pas quoi, on a bouché le détroit d'Ormuz ou ou l'Arabie Saoudite, un coup d'état ou j'en sais rien. À ce moment-là, si vous voulez, j'ai mon, j'ai le yen qui montera et le et les valeurs pétrolières qui monteront, ce qui me permettra de prendre la gamelle sur les actions sans que ça soit trop. Donc si vous voulez, c'est le portefeuille, c'est une espèce de machin. C'est comme vous savez, le Goldorak, vous savez, vous aviez des espèces de de machines que vous pouviez monter, vous savez, des poupées que vous pouviez monter dans tous les sens, puis à la fin, ça faisait, vous pouvez en faire un camion ou un héros ou je sais pas quoi. Oui. Oui. Ouais. Ben c'est un peu ça le portefeuille. Vous mettez des pièces et finalement, à la fin, vous voyez que ça ressemble à quelque chose. Mais chacune des pièces n'est peut-être pas tellement évidente du point de vue de l'actualité d'aujourd'hui. Oui. Oui. Encore une fois. Oui. C'est c'est un ensemble. C'est-à-dire qu'il faut accepter qu'il y a une partie qui soit, au moins au moins une partie peut-être qui soit temporairement perdante, en se disant bah effectivement, soit tout s'est bien passé et donc forcément ma partie qui est censée plutôt me protéger contre une baisse, bon bah, il ne faut pas s'attendre à ce qu'elle monte si si tout monte normalement. Et à l'inverse, il faudra s'attendre à ce qu'elle monte si le reste baisse, quoi. C'est une protection. Vous avez, comment dire, avec ce portefeuille, vous avez un peu une ceinture et des bretelles, quoi. Voyez ce que je veux dire ? C'est d'accord, il est très très robuste et tout et tout. Il fera peut-être pas du 40 % par an pendant les rothiennes, mais ce n'est pas pour ça qu'il a été bâti. Il est là pour faire du 6 ou 7 % par an en terme réel, et pour l'instant, on y arrive, donc on est très content. Tout à fait. Effectivement, c'est c'est l'objectif affiché. On ne cherche pas à battre des indices ou quoi que ce soit.
Alors, pour ceux qui veulent, enfin, le faire, on appelle ça le portefeuille turc. Il a des nombres de nos auditeurs qui l'ont fait d'ailleurs. Ils ont que des actions et de l'or. C'est-à-dire qu'ils jouent, eux, ils sont ils sont 100 % boulish. Ils sont 100 % sur un scénario croissance inflationniste. Ouais. Ils ils ne prennent pas en compte les deux autres. Ouais. Pas de hausse de l'énergie. Pour l'instant, ça marche très bien. Ils ont fait du 4,45 %. Mais par contre, c'est volatile. Oui, bien sûr, c'est volatile. Ouais. En général, c'est des c'est des gens qui sont assez jeunes et qui sont assez confiants dans dans leur avenir et qui se disent "Je j'assume, je j'attache ma ceinture et puis hop, je je vais à fond." J'enlève ma ceinture, mes bretelles, je me mets à 250 sur l'autoroute et hop. Voilà. Et tout et tout va bien.
Donc, la première des choses que vous devez faire, donc, c'est littéralement définir quels sont vos objectifs, le temps que vous allez mettre à les atteindre et la volatilité que vous êtes prêt à accepter. Ouais. Une fois que vous avez défini, moi personnellement, parce que je suis arrivé à un âge avancé, doubler dans les 5 ans qui viennent, ça ne m'intéresse pas, mais perdre la moitié, ça m'embêterait. Oui, c'est clair. Ouais. Ouais. Absolument. Donc, ce n'est pas du tout de la même façon de gérer, quoi.
Alors selon certaines études, pardon, je m'excuse, mais ou plutôt vous pouvez vous servir de la bourse pour devenir riche, ou vous pouvez vous servir de la bourse pour rester pour rester riche, et ça, c'est vraiment un machin pour garder la valeur de votre épargne qui monte de façon raisonnable au travers du temps. Ouais, tout à fait. C'est un truc de père de famille.
Alors, selon certaines études, je regardais, c'était en tout cas, ça datait de 2019, il y avait 3,5 millions d'actionnaires en France, c'est-à-dire moins de 5 % de la population. Euh, ça correspondait à seulement 6,2 % des Français de plus de 18 ans qui qui détenaient des des actions en direct, contre 14 % en 2008. C'était encore davantage en 2000. Il y avait 7 millions de d'actionnaires en 2000 en France. Ben vous savez, si vous avez les gens à l'Assemblée nationale qui n'arrêtent pas de dire du mal des entreprises, de les taxer et de taper sur les entrepreneurs, ça finit par décourager le petit peuple. Ouais. Et c'est beaucoup moins que d'autres pays, typiquement l'Allemagne ou ou les États-Unis, où euh là, ce qu'on appelle l'investisseur retail, l'investisseur indépendant, le le particulier, lui, il est capable de regarder son truc, son téléphone, une fois par semaine et de regarder, d'acheter des actions de temps en temps, de de il est capable de d'acheter et de vendre directement. Là où nous en France, nous avons beaucoup plus la culture déjà, pas forcément de détenir des actions.
Fait confiance à l'État. On fait confiance à l'État, effectivement. On fait confiance aux institutions aussi, au, voilà, que l'État va s'occuper de votre retraite comme il s'est occupé de l'éducation des enfants, comme il s'est occupé des hôpitaux, comme il s'est occupé de l'armée, de la police, de la justice. Donc vous pouvez avoir confiance si vous pensez que l'État va s'occuper de votre retraite. À mon avis, vous avez dû voter Macron ou LI et vous vous êtes au mauvais endroit si vous écoutez ici. Ouais, effectivement, vous êtes au mauvais endroit, ou en tout cas, il faut vraiment changer de braquet incessamment sous peu.
Les véhicules de de placement préférés des Français, c'est le Livret A et l'assurance vie. Ce qui est complètement idiot, parce que vous vous dites, l'État va faire faillite, donc qu'est-ce que je fais ? Je prends mon argent et je le donne à l'État pour qu'il pour qu'il pour qu'il investisse. Effectivement, parce que alors dans les assurances vie, il n'y a pas que des obligations, mais il y en a beaucoup. C'est-à-dire que par défaut, en fait, si vous ne dites pas à votre assureur ce que vous voulez dans votre portefeuille, il va vous mettre du fonds euro. Le fonds euro, c'est en grande partie des obligations françaises. Donc moi, j'ai plein de copains qui viennent me voir en me disant "Charles, qu'est-ce que je dois faire de mon épargne ?" Je leur dis "Ben écoute, c'est une bonne idée, dis-moi ce que tu as." Je me dis, j'ai parce qu'ils me disent, l'État français va faire faillite, n'est-ce pas ? Alors je dis "Ce n'est pas possible, ce n'est pas et donc qu'est-ce que je dois faire ?" Je lui dis "Qu'est-ce que tu as ?" Et il me dit "J'ai des obligations françaises dans l'assurance vie." Je leur dis, "Tu es quand même le roi des cons, parce que tu me dis l'État va faire faillite, qu'est-ce que tu fais ? Tu épargnes comme un malade parce que la terre va faire faillite et tu confies cette épargne à l'État qui va faire faillite. Il y a peut-être un problème de dissonance cognitive, comme disent les gens les gens sérieux, quoi." Tout à fait. Effectivement, c'est donc c'est donc tout ça, c'est une reprise en main et le but de l'Institut des Libertés de l'Université de l'Épargne, c'est dans le fond d'apprendre aux gens comment essayer d'apprendre aux gens comment ils deviennent libres. Ouais, effectivement, c'est un véhicule de liberté énorme. Euh, déjà mental aussi, on se dit, enfin, on ne dépend plus de quelqu'un. Voilà. On a on a ce présupposé que l'État, il va faire mieux que nous, ou notre banquier, il va faire mieux que nous. Euh, non, pas du tout. Euh, le banquier, il est là pour essayer de gagner de l'argent pour la banque, pas pour vous. Il est là pour pour avoir des frais de commission importants. Parfois, il y en a qui facturent carrément des des frais de commission sur des ETF. Enfin, c'est-à-dire qu'il gagne de l'argent à mettre votre argent sur des ETF. Voilà. Ça ça fait gratuitement si vous vous pouvez faire gratuitement ou quasi gratuitement avec ici, on voit des portefeuilles ici aussi de gens qui ont pas mal d'argent et tout, et on se rend compte que les banques sur un portefeuille important peuvent prendre jusqu'à 2 ou 3 % par an, frais cachés sur les autres champs, ce qui est monstrueux, c'est-à-dire que c'est ils prennent la moitié de la rentabilité attendue si on gérait bien. Tout à fait. Et alors aujourd'hui, fort heureusement, avec internet et tout ça, on a des courtiers qui se qui se bousculent au portillon, c'est un milieu extrêmement concurrentiel. Donc ils sont obligés de de pratiquer des prix extrêmement offensifs pour vous convaincre de mettre votre argent chez eux. Alors vous mettez vous mettez c'est votre argent en dépôt chez ce courtier, mais il reste à vous même si le courtier fait faillite, il est identifié à vous, sauf le cash. Le cash que vous aurez à ce moment-là dans la monnaie nationale, il pourra être saisi dans la faillite de. Et puis ce courtier, il a des des réseaux informatiques et cetera qui le relient à toutes les à toutes les bourses du monde, et donc vous pouvez travailler avec lui euh à partir de votre ordinateur ou de votre téléphone, quoi. C'est ça n'a aucune difficulté. Donc aujourd'hui, ça vous prend quoi ? Peut-être 2 heures à apprendre à vous servir de ces plateformes. Ouais. Et puis ensuite, bah vous êtes libre. Vous êtes vous n'avez plus besoin de votre banque, quoi. C'est ce que vous voulez, effectivement.
Il y en a même qui permettent ça. J'aime bien pour ceux qui débutent et qui ont un peu de mal à se dire, je vais acheter des actions. Il y en a même qui permettent un mode démo. C'est-à-dire que vous pouvez créer un compte, vous avez, je sais pas, 20 000 € totalement fictifs et vous commencez à utiliser la plateforme. Vous vous apprenez à acheter, à vendre, à mettre des ordres stop limite et cetera, et euh et voilà, ça ça aide à utiliser la plateforme. Alors après, euh au-delà de deux trois semaines d'essai, franchement, ça sert plus tellement à quelque chose. C'est comme de jouer au poker euh sans qu'il y ait de pognon. C'est euh bah c'est au bout de 5 minutes, ce n'est pas bien intéressant. Oui, ce n'est pas hyper intéressant. Oui, effectivement, votre tapis ne vaut rien. Donc effectivement, ce n'est pas très. Par contre, vous pouvez jouer au bridge, aux échecs gratuitement, ou échec gratuitement, mais vous ne jouez pas dans les jeux d'argent, il faut jouer avec de l'argent. Ouais. Ouais. Non mais voilà, vous vous n'allez pas apprendre le trading comme ça. En revanche, vous allez apprendre à utiliser une plateforme. Ce que ce que ce que je peux tout à fait comprendre. Voilà.
Et alors, à partir de de combien en gros, à partir de quand on peut investir ? Bah si vous voulez, c'est je veux dire, le montant n'a pas d'importance. Ce qui compte, c'est l'acte. C'est-à-dire, vous avez, je sais pas, vous mettre je sais pas si vous pouvez mettre 200 € par mois, vous pouvez commencer avec 200 € par mois et cetera, et vous pouvez commencer à gérer. Et à ce moment-là, si vous voulez, ça va vous montrer quelque chose qui est très fort, c'est que l'épargne que vous faites comme ça, elle a une rentabilité qui a tendance à monter. Du moins, c'est ce qu'on espère. Et ça veut dire que vous avez des tas de dépenses inutiles que vous faites tout simplement parce que vous savez pas quoi faire de votre argent que vous serez essayez de faire. Donc le simple fait de gérer votre épargne va vous amener à générer plus d'épargne parce que ça vous permet de euh de vous libérer plus vite, si j'ose dire. Et donc le tout, ce n'est pas le montant, c'est de commencer. Oui, effectivement, je suis je suis tout à fait d'accord avec ça. Pareil, avoir vraiment Oui. un un œil là-dessus et savoir ce qu'on fait, ça va vous inciter aussi à à épargner davantage. Vous allez vous dire, bah auparavant, ça me servait à rien d'avoir 200 € de côté ou 200, j'ai pas acheté, je sais pas quoi en plus. Donc j'ai pas besoin. Voilà. Alors que là, vous allez vous dire, bon, là vraiment, je construis quelque chose, je suis totalement conscient de ce que je fais. Ce n'est pas géré par X ou Y qui fait n'importe quoi avec. Et donc là, je vais vraiment me motiver pour épargner 200, 300, 500 000 € par mois en fonction de votre salaire, en fonction de votre train de vie. Et c'est très et ça, c'est donc vous vous rendrez compte en épargnant que vous avez toute une série de dépenses que vous faites par flemme. Ouais. Vous n'allez pas vérifier parce que vous dites "M'en fous, je Ouais." et que par contre, si vous si vous les additionnez, vous dites "Oui, mais ça, je pourrais le faire dans quelque chose de productif." Oui, voilà. [ __ ] si je mettais, ça permet de faire aussi le tri dans le reste de vos dépenses, celles qui sont utiles et celles qui ne le sont pas, quoi. Tout à fait. Absolument.
Euh, bah voilà, je crois qu'on a fait un beau petit tour sur voilà l'idée. Si vous voulez, pourquoi on fait ça ? L'université de l'Épargne, c'est que ben grâce à vous, les 8000 abonnés ou les 10 000 abonnés qu'on a maintenant, ça nous donne un cashflow positif, ce qui est quand même le début de la sagesse, hein. Et on est en train de l'investir et on va on va développer des choses justement, soit avec Yann, qui est un homme spécialiste de l'intelligence artificielle, avec qui on travaille, qui va introduire des notions d'intelligence artificielle dans tout ça, avec Clément, avec vous, avec Emmanuel, avec Romain, on est en train de bâtir une équipe et on se dit que compte tenu de la demande qu'il y a en France pour gérer son épargne, ça pourrait être un très gros succès et serait bien qu'à la fin de ma vie, j'ai créé quelques sociétés, j'en crée une qui soit qui rende ça vraiment service aux gens, quoi. Oui. Oui. Bah en tout cas, les autres, j'ai toujours ce que j'essayais de faire, mais là ce serait au petit plutôt gros gros. J'ai beaucoup aidé les gros, mais je voudrais aider un peu les petits, quoi. Oui oui, bah à chaque fois, on a on a beaucoup d'abonnés quand on les rencontre qui qui nous remercient, y compris des abonnés parfois très jeunes, hein. Il y en a, ils ont ils sont ils sont encore au lycée, limite, ils sont ils sont abonnés et ils nous remercient quand même de de ce qu'on fait. Donc c'est c'est c'est presque c'est presque étonnant. C'est en tout cas extrêmement gratifiant.
Ce que je sais aussi, si vous voulez, c'est qu'il n'y a pas un seul une seule personne qui gère son portefeuille qui soit qui vote à l'FI. Euh, ouais, là, la dissonance cognitive, elle est assez importante. C'est-à-dire qu'à partir du moment où c'est votre argent, vous voyez que ce que fera LFI, c'est essayer de vous l'argent le piquer, l'argent que vous gérez, et vous trouverez que ce n'est pas une bonne idée. Les socialistes aussi, les communistes aussi, quoi. Donc finalement, des gens qui votent à gauche, il y en a peu qui ont des portefeuilles. Ouais. Et on comprend aussi mieux, parce qu'on s'intéresse davantage, on comprend aussi mieux comment fonctionne l'économie. Tout à fait. En parce que en fait, vous y participez activement et il y a effectivement ce présupposé euh qu'on a sans doute plus en France qu'ailleurs, qui est que bon, globalement, les actionnaires, ça doit être des gros mecs corrompus et cigar. Voilà, exactement. Euh, et que forcément, ils doivent faire du mal à l'économie puisqu'ils doivent voler à droite pour pour s'empiler à gauche. Et en fait, on peut se dire qu'à partir de rien du tout, on peut participer à cela, et là aussi, il y a une énorme dissonance cognitive à gauche. Typiquement, il nous parle chaque année des dividendes énormes reçus par les actionnaires de Total, ou encore une fois, les actions du CAC 40 qui sont envolées d'une année sur l'autre. Et donc voilà, on a des Bernard Arnaud de ce monde qui qui deviennent très très riches, et alors c'est c'est très très grave, mais en revanche, c'est extrêmement risqué de se mettre dessus si on veut mettre par exemple, de la retraite par capitalisation. Donc on a les deux discours en même temps. À la fois les actionnaires sont des gros voleurs et ils ont Mais vous ne devez pas devenir un gros voleur parce que vous ne voterez plus à gauche. Voilà. Exactement. Mais vous ne pouvez pas faire partie de ce monde-là, en fait. Vous on vous interdit d'en faire partie, alors qu'en fait, bah vous mettez sur des ETF dans les actionnaires de Total, le plus gros actionnaire et de très loin, c'est les gens qui travaillent chez Total qui qui mettent toute leur épargne chez Total parce qu'ils touchent les dividendes et ça les ils sont bien contents après pour prendre des vacances et tout. Ça leur fait leur fonds de retraite. Ouais. Donc euh, plutôt que de demander l'avis de Total, il vaut peut-être mieux demander l'avis de gens qui travaillent chez Total. Ouais, je voilà.
Donc si ça vous intéresse, vous pouvez évidemment vous abonner à l'Université de l'Épargne. Si vous n'êtes pas sûr que ça vous intéresse, dans un premier temps, vous pouvez déjà lire le livre de Charles Gave, "Cesser de vous faire avoir". Et si vous avez apprécié cette émission et que vous avez apprécié aussi "Cesser de vous faire avoir", vous pouvez aller plus loin du coup en en rentrant dans cette Université de l'Épargne, où nous avons déjà bah 8000 personnes et je crois qu'on va en avoir beaucoup plus dans les prochains dans les prochaines semaines, dans les prochains mois. Ben merci beaucoup. Merci infiniment et je vous dis à très sans vous rien n'aurait été fait. Voilà. Absolument. Euh, donc je vous remercie infiniment et je vous dis à très bientôt pour de nouvelles aventures sur l'Institut de Liberté et sur l'Université de l'Épargne. Merci beaucoup.