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Macron a gagné...L'Algérie vient de sacrifier 80% de sa Souveraineté dans les entreprises minières.

Rachid Nekkaz 1:17:18

Transcription

Aujourd'hui, nous allons parler de souveraineté nationale et de démocratie en Algérie. Vous savez, malgré multiples vidéos, malgré un communiqué de trois partis politiques algériens que je tiens à nouveau à remercier, le BT, le RCD et Gill Jadid qui avait demandé au président de la République, si Abd Majid Tebboune, de ne pas promulguer, de ne pas signer la loi minière qui bradait, c'est le verbe qu'il faut utiliser, 80 % de la souveraineté capitalistique dans les nouvelles entreprises étrangères qui vont explorer, exploiter les richesses minières de notre Sahara pendant 30 ans, renouvelable jusqu'à épuisement des gisements.

Donc, malgré un certain nombre de députés que je tiens à remercier aussi, malgré un certain nombre de spécialistes, d'économistes, d'ingénieurs, d'associations, de patriotes, les pressions du président Macron ont été beaucoup plus fortes que la capacité de résilience du président algérien, Abdel Majid Tebboune, qui a donc été obligé de signer cette nouvelle loi minière qui annule la précédente loi minière votée le 24 février 2014. La date n'a pas été choisie au hasard. C'était évidemment pour honorer cette décision personnelle de feu Boumédiène le 24 février 1971, date à laquelle il avait nationalisé 100 % du gaz algérien et 51 % du pétrole algérien.

Et en cela, il avait d'autres exemples par le passé, notamment le grand général élu président de la République au Mexique en 1934 pour un seul mandat de 6 ans, de 1934 à 1940. Et pendant cet unique mandat, le général président Lázaro Cárdenas avait nationalisé 100 % du pétrole mexicain jusqu'en 2011, c'est-à-dire, comptez avec moi, 1938-2011, ça fait 63 ans. Et aujourd'hui, en 2025, le Mexique n'accorde que 10 % des bénéfices de tous les projets pétroliers et gaziers. Et encore, le Mexique autorise des entreprises étrangères à explorer et à exploiter du pétrole au Mexique uniquement pour les gisements offshore. Offshore, c'est-à-dire les gisements en mer. Et vous savez, il faut des technologies très spécifiques pour explorer, exploiter le développement des sites des gisements offshore, à contrario des gisements onshore, c'est-à-dire sur terre, qui sont beaucoup plus faciles à explorer et à exploiter.

Donc, feu Boumédiène le 24 février 1971 s'était beaucoup inspiré du général élu président pour un seul mandat, Lázaro Cárdenas. Et pour moi, ça reste le modèle à suivre en terme de souveraineté nationale. Et feu Abdelaziz Bouteflika, avant son 4e mandat, et Dieu sait si pendant son 2e mandat, pendant son premier, 2e mandat, il avait bradé toutes les richesses gazières et pétrolières aux multinationales étrangères, que ce soit l'Américain Anadarko, le Français Total, l'autre Français Gaz de France devenu Engie, l'Italien Eni, les Vietnamiens, les Thaïlandais, les Malaisiens, les Indonésiens, les Norvégiens, bref, il avait vraiment bradé toutes les richesses gazières et pétrolières. Et je vous en ai longuement parlé. Mais car oui, il y a un mais. Avant son 4e mandat, d'avril 2014, il a fait voter une loi grâce à son ministre de l'énergie, Youcef Yousfi, qui est devenu pendant quelques temps aussi Premier ministre et qui a fini malheureusement aussi en prison, mais Dieu merci, il est sorti de prison. Donc, son ministre de l'énergie, Youcef Yousfi, a fait voter cette loi minière du 24 février 2014 qui accordait 100 % à l'État algérien dans l'exploration et l'exploitation des richesses minières algériennes. Et cette loi du 24 février 2014 permettait aussi, en cas de besoin, à l'État algérien, en l'occurrence la société publique qui s'occupe des mines, de pouvoir créer avec un partenaire étranger qui aurait uniquement 49 % de parts. Cette société algérienne aurait évidemment la majorité, c'est-à-dire 51 %, respectant ainsi la règle 51-49.

Alors, pourquoi avoir changé une loi minière qui accordait depuis 2014 100 % à l'État algérien dans la recherche, l'exploration et l'exploitation des mines ? Aujourd'hui, 2025, les mines représentaient 1 % du produit intérieur brut algérien. C'est vrai que ce n'est pas assez, ça fait à peu près 2 milliards et demi de dollars. Mais dans la mesure où il y a plus de 72 milliards de dollars de réserves, en clair, 72 milliards dans les caisses de l'État, il n'y avait à ce jour aucune urgence pour brader 80 % des richesses nationales à des entreprises étrangères dans le cadre des nouvelles entreprises qui vont être créées de droit algérien.

Vous savez, quand un pays brade ses ressources, c'est quand le pétrole est très bas, en l'occurrence de l'Algérie, où le gaz est très bas, comme c'était le cas à partir de 87, et que l'endettement est tellement élevé que l'État n'a pas d'autre choix que d'ouvrir son capital, ses richesses gazières, pétrolières, minières à des entreprises étrangères, car il faut renflouer les caisses de l'État. Et c'était la situation de l'Algérie à partir de 1988. D'ailleurs, c'est la raison pour laquelle la jeunesse algérienne est sortie en 88, en octobre 88, et plus de 1000 morts. Arabes. Et ensuite, le dernier gouvernement de feu Chadli Bendjedid, il a été obligé de pratiquer une ouverture sur le plan économique. Et c'est là, c'est là où l'Algérie a été obligée de céder une partie de sa souveraineté à des entreprises étrangères dans la recherche, l'exploitation et l'exploration de ces gisements de gaz et de pétrole. Donc, on était pris à la gorge. Et aujourd'hui, en 2025, al hamdoullah, l'Algérie n'est pas prise à la gorge. L'Algérie a de l'argent, des dollars, des euros, des dinars. Al hamdoullah. Donc, rien, je dis bien rien ne justifie sur le plan financier l'ouverture si large à du capital des prochaines entreprises minières à des multinationales étrangères.

Et ce qui est terrible, vous savez, ce qui est terrible, c'est que dans le marbre de la loi, les députés algériens, les sénateurs algériens ont signé pour que la part de l'État algérien ne dépasse jamais 20 % de ces prochaines entreprises qui vont exploiter les richesses minières algériennes, que ce soit le phosphate, l'or, l'uranium, et cetera. Mais pourquoi interdire à l'État algérien de dépasser 20 % dans ces prochaines sociétés qui vont exploiter les richesses minières ? Il aurait été tout à fait possible de dire que, en majorité, l'État pourra avoir 51 % du capital de ces prochaines entreprises minières. Mais il y aurait la possibilité, dans des cas exceptionnels, pour des entreprises étrangères d'augmenter leur part dans le capital de ces entreprises. Pourquoi nos législateurs n'ont pas fait preuve de souplesse ? Pourquoi interdire à l'État ou une entreprise nationale algérienne d'avoir plus de 20 % ? Pourquoi favoriser uniquement les entreprises étrangères ? Pour qu'elles aient au moins 80 % ? Ou pour être diplomate, car en ce moment, il faut, il faut être diplomate. Vous le savez bien, que ces entreprises étrangères auront jusqu'à 80 % de ces entreprises minières.

Alors, évidemment, je suis triste en tant que citoyen algérien. Je suis triste en tant que patriote algérien. Et je suis triste en tant qu'homme public qui, depuis 12 ans, c'est-à-dire depuis 2013, date à laquelle j'ai décidé de m'engager à fond, et vous le savez que je me suis engagé à fond depuis 2013 pour, à la fois, essayer de contribuer à la mise en place d'un État de droit en Algérie et aussi, humblement, essayer de contribuer au renforcement, à la consolidation de la démocratie algérienne, afin que l'héritage des révolutionnaires de novembre 54, pardon, afin que les négociateurs desviens de mars 62 ne soient pas oubliés. Et cet héritage de nos révolutionnaires, en quoi consiste-t-il ? Il consiste à toujours défendre les intérêts supérieurs de l'Algérie. C'est cela qui m'anime : défendre toujours les intérêts supérieurs de l'Algérie en tant qu'État, de l'Algérie en tant que peuple, et de l'Algérie en tant que prochaine génération.

Car ne l'oublions pas, le président Abdel Majid Tebboune, en novembre 2023 et en février 2025, lors de deux conseils des ministres, avait dit que les terres rares, certaines terres rares, ne devaient pas être touchées car elles devaient être réservées aux prochaines générations. Il avait dit aussi qu'il fallait que l'État contrôle les mines. Quand on dit contrôle, c'est-à-dire 51 %, pas 20 %. Et le président avait dit, lors de son dernier message à la nation, lors du 63e anniversaire de l'indépendance algérienne, le 5 juillet 2025, il avait dit dans ce message, dont je vous ai déjà parlé et que je vous ai cité, que la terre, le ciel et l'avenir des générations futures étaient inviolables. Et à partir du moment où il vient de promulguer cette loi minière, qu'il vient de la signer, et cette loi viole la terre et surtout l'inviolabilité des générations à venir. Car on n'a pas le droit de décider aujourd'hui pour les générations à venir. Nous n'avons pas le droit. Ce droit nous est interdit, car le peuple d'aujourd'hui a des droits, mais les générations à venir ont aussi des droits. Et le devoir d'un gouvernement, des décideurs politiques, est de penser aussi aux générations à venir. Et c'est ce qu'a dit, et c'est ce qu'a écrit le président de la République à deux reprises, à trois reprises : novembre 2023, février 2025 et juillet 2025. Mais je vous ai dit, entre les déclarations d'un homme d'État et la réalité pratique de l'exercice du pouvoir, il y a un gap, il y a un monde. Et entre les deux, vous savez ce qu'il y a ? Il y a les pressions des multinationales, du lobbying, de la 5e colonne et des puissances étrangères.

Vous avez vu comment la France exerce des pressions extraordinaires sur l'Algérie depuis quelques années, et notamment depuis la faiblesse de l'état de santé de feu Abdelaziz Bouteflika ? Vous savez que la France en a profité dès 2018 en obligeant le dernier gouvernement de feu Abdelaziz Bouteflika à accorder 25 gaz gratuits supplémentaires à Total. C'était le 11 juin 2018, notamment sur le site gazier de TFT. Mais ça ne lui a pas suffi. Elle a à nouveau fait pression sur les gouvernements de Abdel Majid Tebboune en juillet 2022. Vous savez que j'étais à ce moment-là avec mes deux avocats, Maître Abdennour Teguia et Maître Yassine Khalifa, ainsi qu'avec mon infirmier personnel, Si Hamza Daba, que je tiens à saluer. Nous étions en prison, notamment au centre de détention de Chlef, à partir du 14 mai 2022. Et le 19 juillet 2022, la France, Emmanuel Macron, a exercé des pressions énormes pour que l'Algérie renouvelle là aussi pour 25 ans supplémentaires de pétrole gratuit à Hassi Messaoud. Normalement, vous saviez, je vous en avais parlé avant d'être incarcéré, que l'Algérie devait récupérer 100 % du gisement pétrolier de Hassi Messaoud à partir de janvier 2023. Figurez-vous que l'Algérie a subi d'énormes pressions et, en l'occurrence, la Sonatrach, le ministre de l'énergie, Mohamed Arkab, et le président de la République, pour renouveler pour 25 nouvelles années les contrats avec Total, avec Eni et avec l'entreprise américaine Occidental qui avait racheté à Anadarko, normalement. Oui, je vous le dis, je le répète, et les spécialistes pétroliers peuvent vous le confirmer. L'Algérie devait récupérer 100 % du deuxième plus important gisement pétrolier d'Algérie, après Hassi Messaoud, c'est-à-dire Hassi Berkine. 400 000 barils de pétrole par jour, c'est énorme. C'est 45 %. Oh là là ! 47 %, vous imaginez de la production quotidienne en pétrole de notre pays ? Oui, 400 000 barils par jour. L'Algérie a été obligée de céder et de renouveler ce contrat. Et au lieu de 100 %, l'Algérie est obligée de n'avoir que 51 %, et les 49 autres pour cent ont été accordés à l'Américain Occidental, 24,5 %, à Total, 12,5 %, et à l'Italien Eni, 12,5 %, sur 25 ans. Le manque à gagner pour l'État algérien, sur la base d'un prix du baril de pétrole à 70 dollars, sachant que le coût de revient d'un baril de pétrole, c'est à peu près 20 dollars. Donc, sur 25 ans, c'est un manque à gagner de 97 milliards de dollars pour l'Algérie. Vous imaginez ce qu'on peut faire avec 97 milliards de dollars pour les caisses de l'État algérien ? Et savez-vous combien Total a gagné sur ces 25 ans ? Le chiffre exact : 24 milliards de dollars, c'est-à-dire 12 millions de logements pour le peuple algérien. Car 1 million de logements, ça coûte en prix de revient 2 milliards de dollars. Donc, calculez avec moi. 24 divisé par 2, ça fait 12. Donc, Total a privé le peuple algérien de 12 millions de logements sur 25 ans. Et rien que sur le gisement de Hassi Berkine, sur 25 ans, le manque à gagner, je vous l'ai dit, c'est 97 milliards de dollars pour les caisses de l'État algérien. 97 divisé par 2, c'est-à-dire 48,5 millions de logements pour le peuple algérien. C'est-à-dire que rien qu'avec le gisement de Hassi Berkine, ce qu'on a été obligé de céder aux entreprises étrangères, c'est l'équivalent sur 25 ans de 48,5 millions de logements.

Alors, évidemment, personne ne va vous raconter cette histoire. Personne ne va vous dire la vérité. Vous savez pourquoi ? Car malheureusement, l'élite politique et intellectuelle, ou bien a peur, ou bien n'a pas confiance en elle-même, ou bien ne veut pas aller en prison. Mais vous savez, j'ai déjà fait quatre prisons en Algérie et j'ai fait deux prisons en France. D'abord en 2012, ensuite entre octobre 2023 et décembre 2023. Vous savez que pendant que j'étais emprisonné en Algérie et placé en résidence surveillée, la France en a profité pour saisir tous mes biens, bloquer tous mes comptes. Et aujourd'hui, je ne me retrouve avec rien, si ce n'est la bénédiction d'Allah Soubhanahou wa Ta'ala et la générosité de mes frères et de mes sœurs que je tiens à nouveau à remercier.

Alors, vous savez qui m'a aidé à sortir de prison en France ? Sachez que grâce au président Abdel Majid Tebboune, j'ai bénéficié de la protection consulaire de l'Algérie. Et à nouveau, je remercie le président de la République, Abdel Majid Tebboune, de m'avoir fait bénéficier de cette protection consulaire, en plus des trois grâces présidentielles dont j'ai bénéficié en février 2021, en juillet 2022, et surtout la grâce, la grâce présidentielle exceptionnelle et individuelle du 18 janvier 2023. Vous le savez, je viens d'une famille où les valeurs sont importantes. Et je serai toujours reconnaissant à l'endroit du président Tebboune de m'avoir accordé ces trois grâces présidentielles et de m'avoir fait bénéficier de cette protection consulaire qui m'a permis de sortir de prison, de la prison française de Fresnes, le 21 décembre 2023.

Depuis, évidemment, j'ai porté plainte contre le général Denis Favier pour récupérer mes 100 millions d'euros. Car vous savez, contrairement à ce que disent certains caméléons qui jadis ont aidé le pouvoir de feu Abdelaziz Bouteflika et aujourd'hui soutiennent le lobbying de la 5e colonne, je suis le seul, je dis bien le seul, depuis 2013 à dénoncer les actions de la multinationale Total contre l'Algérie. Je suis le seul à avoir dénoncé le gaz de schiste que Total tentait d'exploiter à In Salah. Et vous savez, j'ai fait une longue marche de 1255 km entre Tizi Ouzou et In Salah, entre le 21 mars 2015 et le 18 avril 2015. J'ai organisé 157 manifestations anticorruption, et notamment devant le siège de Total. Personne d'autre ne l'a fait. Et j'ai dénoncé les contrats accordés par l'ancien gouvernement algérien à Total le 11 juin 2018, notamment avec le renouvellement du contrat de TFT, où Total a bénéficié de 25 années de gaz gratuit. J'ai aussi dénoncé la pression du groupe Total sur l'Algérie pour obtenir le renouvellement du contrat de Hassi Berkine avec 25 nouvelles années de pétrole gratuit. Et je suis toujours celui qui a dénoncé le dernier contrat accordé par la Sonatrach à Total le 17 juin 2025, car avec le général Denis Favier, qui est vice-président de Total, Total réussit toujours à obtenir de nouveaux contrats en Algérie, et ça ne s'arrête jamais. Et vous avez pu constater que personne d'autre que moi n'a dénoncé ces contrats. Personne d'autre que moi n'a dénoncé les pressions de l'État néocolonial français.

Alors, quand j'entends, quand je lis certains caméléons qui soutenaient Bouteflika hier, qui a bradé les richesses du pays, et qui aujourd'hui soutiennent la 5e colonne, mais j'ai envie de rire, vous savez. Je ne suis plus nouveau maintenant dans la scène politique et médiatique algérienne. Et vous aussi, vous connaissez ces caméléons ? Ces caméléons qui n'osent même pas venir en Algérie et qui critiquent à travers leur téléphone. Bah, faites comme moi. Si vous êtes des hommes, venez en Algérie, allez en prison comme moi. Allez en prison en France comme moi. La France m'a tout pris. Et quand j'entends que ces personnes-là disent que je suis instrumentalisé par la France, mais je suis celui qui donne des arguments à l'État algérien pour justement résister à ces multiples pressions de l'État néocolonial français qui a proposé depuis plus d'un an, en place de cinq fronts, un front diplomatique, un front politique, un front juridique, un front médiatique et un front intellectuel pour résister à ces pressions énormes de l'État néocolonial français sur l'État algérien, sur le président de la République, Abdel Majid Tebboune. Mais je n'ai pas été écouté, car nous avons des diplomates médiocres, nous avons des diplomates incompétents, et nous avons malheureusement un ministre des Affaires étrangères qui a échoué dans ses différentes missions, aussi bien pour défendre les causes qui tiennent à cœur l'Algérie, que ce soit la cause palestinienne. L'Algérie n'arrive toujours pas à faire accepter un État palestinien. Que ce soit la cause du Sahara Occidental. Depuis que Monsieur Ahmed Attaf est ministre des Affaires étrangères, il cumule échecs. La France a reconnu la marocanité du Sahara Occidental. Ensuite, il y a eu avant ça, pardon, l'Espagne. Ensuite, il y a eu l'Angleterre. Ensuite, le Ghana. Et avant ça, l'Allemagne. Et maintenant le Portugal. C'est un échec total de la diplomatie de Ahmed Attaf.

Et quand je vois que maintenant le ministère des Affaires étrangères, sous la houlette de Monsieur Ahmed Attaf, s'est transformé en une agence immobilière, où il a fait une déclaration d'allégeance à l'État néocolonial français en demandant que cet État lui envoie une délégation de diplomates pour renégocier des baux de location, c'est-à-dire des contrats de location au sujet de 61 biens que l'ambassade de France, que les consulats français, que des instituts français occupent au dinar symbolique depuis 1963, ce n'est pas sérieux. Ce n'est pas du niveau de feu Mohamed Seddik Benyahia, ce n'est pas du niveau de feu Cherif Guellal, ce n'est pas du niveau de feu Sid Ali Katrou, l'Algérie mérite beaucoup plus de grandeur. Et en plus de cela, quand je vois que ce ministre des Affaires étrangères a cautionné, au même titre que le ministre de l'Énergie, Mohamed Arkab, le renouvellement pendant 35 longues années du contrat concernant le gisement pétrolier de Menzil El Gued North, MLN, qui à ce jour produit 35 000 barils jour. Il a renouvelé ça à une entreprise publique indonésienne. C'est l'équivalent de la Sonatrach en Indonésie, qui s'appelle Pertamina, qui possède depuis 2014 65 % de ce gisement en étant l'opérateur. Ces 65 %, l'entreprise publique Pertamina les a achetés à l'entreprise américaine ConocoPhillips. Avant cela, ça appartenait à Burlington. Avant cela, ça appartenait depuis 1992 à une autre entreprise américaine qui s'appelait Louisiana. Donc, 65 % achetés par l'Indonésienne en 2013, validité 2014, millions de dollars. À l'époque, feu Abdelaziz Bouteflika ne voulait pas racheter, ne voulait pas exercer son droit de préemption, car comme je vous l'ai dit, jamais, je dis bien jamais, l'Algérie n'a exercé son droit de préemption pour acheter des parts détenues par des entreprises étrangères, que ce soit dans des gisements gaziers que dans des gisements pétroliers. Que ce soit Tin Foudji, Adrar, que ce soit Hassi Berkine Nord, à In Salah, que ce soit à Hassi Messaoud avec Equinor, le Norvégien, que ce soit avec Menzil East, avec Eni. Vous savez, Chakib Khelil a touché des pots-de-vin de 41 millions d'euros, c'est-à-dire 500 milliards de centimes, de l'entreprise italienne ENI pour que Eni rachète les 75 % que possédait l'entreprise canadienne Calgari Petroleum, c'était en 2008 avec l'accord du chef de gouvernement Ahmed Ouyahia. Donc, jamais la Sonatrach n'a exercé son droit de préemption. Et ça continue, ça continue. Donc, ce contrat a été renouvelé, je reviens à l'Indonésie, avec la caution du ministre des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, qui a reçu en décembre 2023 la ministre des Affaires étrangères indonésienne qui défendait les intérêts de Pertamina. Et Mohamed Arkab a signé ce contrat, 35 nouvelles années en juin 2023. Et vous savez combien la Sonatrach détient de parts dans ce gisement ? L'entreprise publique indonésienne Pertamina détient 65 %. L'entreprise espagnole Repsol détient 35 %. En terme de barils, sur les 35 000 barils de pétrole, Pertamina, l'Indonésienne, détient 23 000 barils, qui correspondent à ces 65 %. Et l'entreprise espagnole Repsol détient 12 000 barils, qui correspondent à ces 35 %. Et la Sonatrach, combien détient-elle ? 0 %. 0 %. La Sonatrach et l'État algérien ne touchent que les taxes, que quelques impôts et des revenus liés au transport du pétrole depuis le Sahara, depuis le gisement pétrolier jusqu'au port dans le nord, avant leur expédition en Indonésie pour Pertamina et leur expédition en Espagne pour Repsol. Vous imaginez ces deux ministres d'État qui ont la responsabilité de l'État algérien, en qui le président de la République, Abdel Majid Tebboune, fait confiance, ont renouvelé, ont cautionné le renouvellement de ce contrat de Menzil El Gued North pendant 35 longues années, où la Sonatrach aura 0 %. Et vous croyez qu'il y a un seul homme politique qui en a parlé ? Un seul économiste qui en a parlé ? Un seul spécialiste qui en a parlé ? Une seule association qui en a parlé ? Personne n'en parle, car le manque de confiance, la peur et cette fâcheuse habitude que une grande partie de notre élite a de fermer les yeux sur ces absurdités font qu'aujourd'hui le président de la République n'est pas forcément au courant de ce qui se passe. Et quand bien même il serait au courant, comme la dernière loi minière, vous savez très bien que le président Macron, avec d'autres pays, notamment le grand Washington, font d'énormes pressions sur l'Algérie pour céder une grande part de nos richesses minières, gazières et pétrolières.

Alors, juste un chiffre, certains m'accusent de défendre la France une fois, un autre jour, ils m'accusent de défendre les États-Unis. Mais je suis le seul à vous parler des pressions des multinationales sur l'Algérie. Je suis le seul à dénoncer les pressions de Total sur l'Algérie. Je suis le seul à dénoncer les pressions de l'Américain Anadarko, et maintenant Occidental. Car on ne vous en parle plus. Mais l'Américain Occidental, contrairement aux déclarations du président de la Sonatrach, Monsieur Rachid Hachichi, qui a dit que la Sonatrach contrôle 80 % de la production en hydrocarbures, il a juste oublié que les Américains, tout seuls avec Occidental, contrôlaient 260 000 barils de pétrole à Hassi Berkine. Faites vos comptes sur la base d'une production de 900 000 barils par jour. Faites le, faites la division. 900 000 divisé par 260 000, ça fait quoi ? Ça fait à peu près 27, 28 %. Je vous dis ça à la louche. Vous avez vu ? J'ai pas de note. Je vous parle tout droit dans les yeux, car je maîtrise notre sujet. Évidemment, je le maîtrise. Donc, les Américains, une seule entreprise américaine détient 27 à 28 % de la production quotidienne de pétrole. Sans compter l'Espagnol Cepsa, c'est 130 000 barils équivalent pétrole jour, l'autre Espagnol Repsol, 60 000 barils équivalent pétrole jour. Vous imaginez ? Est-ce que vous imaginez ? Rien que Ah oui, et ni nos amis Italiens, Eni, 137 000 barils équivalent pétrole jour. Allez, on fait une petite addition. 260 000 plus 130 000 pour Cepsa, plus 60 000 pour Repsol, on est déjà à 450 000, plus 137 000 pour Eni, ça fait combien ? 527 000 déjà. Alors, on va pas rajouter le Vietnam, le Thaïlande, l'Indonésie, 35 000, la Thaïlande, et cetera, et cetera. Donc, vous voyez, Monsieur le Président de la Sonatrach, on est déjà à 600 000 pour des compagnies étrangères. J'ai pas envie de vous faire mal à la tête. L'Algérie, elle a combien ? À peine un bon tiers, un bon tiers, 63 ans après l'indépendance, la Sonatrach ne contrôle qu'un tiers, un bon tiers, allez, un gros tiers pour être gentil, car vous savez parfois, il faut être diplomate, n'est-ce pas ? Mais devant tous les médias algériens, Monsieur Rachid Hachichi, sans aucun chiffre, hein, sans présenter le moindre chiffre, ose dire que la Sonatrach contrôlait 80 % de la production. Et puis bien sûr, ses adjoints de la tête. Oui, oui, oui, oui, Monsieur le Président, rien que Occidental, l'Américain, détient 260 000 barils jour. Ça fait mal ? Non, non, je sais pas. Moi, ça me fait mal. Mais vous, si ça vous fait pas mal, c'est pas grave, hein. Vous savez, j'ai l'habitude, hein. J'ai l'habitude, hein. J'ai publié plus de 1500 vidéos pour défendre la souveraineté algérienne. Oui, la souveraineté algérienne. Car vous savez, j'ai passé 4 années en prison et sous surveillance en Algérie. Vous savez pourquoi le président algérien m'a accordé trois grâces ? Vous savez, je suis le seul dans l'histoire de l'Algérie à avoir bénéficié de trois grâces, dont une seule grâce exceptionnelle et individuelle. Vous savez, quand les intermédiaires sont venus me voir pour me dire : "Monsieur Nekkaz, non seulement on va vous libérer, mais prochainement aussi, on va faciliter l'obtention des documents administratifs et vous pourrez vous soigner à l'étranger si tel est votre souhait." Et j'avais demandé à ces intermédiaires : "Mais qu'est-ce que vous demandez en échange ?" Bah, vous savez, on m'a habitué que on a rien sans rien. Vous savez ce que m'a dit euh cette personne-là ? Ils étaient neuf. Ils étaient neuf. Bah oui, neuf. Ah oui, neuf. Quelqu'un d'eux m'a dit, avec un parfait français : "Le président n'a aucun doute sur votre patriotisme." Ça m'a fait chaud au cœur. Vous avez d'entendre ça, après 4 ans de prison, et là, tout d'un coup, j'étais apaisé. J'ai dit : "Al hamdoullah." El hamdoullah. C'était en mars 2023. Et en effet, le 4 avril, j'ai pu prendre un avion pour aller à Alicante et ensuite rejoindre ma femme et mon fils aux États-Unis. Ça m'a fait chaud au cœur. Et depuis, je vais, je viens en Algérie sans aucun problème. Donc, oui, le président algérien sait, il le sait, il n'a aucun doute sur mon patriotisme. Et quand je défends la souveraineté algérienne dans les mines ou dans les contrats incroyables renouvelés par le ministre de l'Énergie, Mohamed Arkab, et le président de la Sonatrach, Rachid Hachichi, avec Pertamina. Oui, j'ai pas fini. Excusez-moi, j'ai pas de feuilles, donc les idées viennent au fur et à mesure. Pertamina, l'Indonésienne, c'est une des entreprises les plus corrompues au monde. Là, il y a un scandale. Donc, je vous ai montré le rapport de 22 pages. 12 milliards de dollars de corruption. Vous imaginez les cinq dernières années, ils ont surfacturé l'importation de pétrole. Donc, les 35 000 barils. Bah oui, plutôt les 23 000, parce que Pertamina est à 65 % du gisement de MLN, Menzel El Gued North, MLN, oui, Menzel, pardon, Nord. Bah, ils ont surfacturé. Donc, avec tout ce qu'ils ont surfacturé de tout le pétrole importé, ça représente 12 milliards de dollars de surfacturation que neuf dirigeants de Pertamina, l'Indonésienne, se sont partagés entre eux, et ils ont tous été arrêtés. Et c'est dans ces 5 années que le renouvellement du contrat a été accordé par le ministre de l'Énergie, le président de la Sonatrach, et la caution du ministre des Affaires étrangères. Il faudrait peut-être regarder ce qui s'est passé. Pourquoi renouveler pendant 35 ans un contrat où la Sonatrach a 0 % ? Je sais pas. Même la loi minière a dit : "On laisse quand même 20 % à l'Algérie." Normalement, on devait avoir la règle de 51-49. En tout cas, c'est ce que j'ai lu. La loi du 11 décembre 2019, avant l'élection du président Abdel Majid Tebboune, dit bien 51-49 dans les contrats de gaz et de pétrole. Alors, je comprends pas. En plus, l'Indonésienne Pertamina, depuis 2016, essaie de racheter les 35 % que détient l'Espagnol Repsol. Donc, 65 + 35, ça fait 100 %. 100 % pour Pertamina. Mais apparemment, elles ne se sont pas entendues sur le montant. L'Algérie est spectatrice. Voilà, elle regarde de loin ce qui se passe dans son propre sous-sol. Donc, oui, le président Abdel Majid Tebboune n'a aucun doute sur mon patriotisme. Je suis le seul à parler de ces contrats-là. C'est quand même étrange, non ? Comment ça se fait que je sois le seul dans ce pays à parler des contrats de gaz et de pétrole ? Surtout à dénoncer le fait que tous, je dis bien tous les contrats signés sous Bouteflika et arrivés à échéance au bout de 20 ans, ont tous, je dis bien tous, été renouvelés. Tous. Normalement, au bout de 20 ans, je vous l'ai dit en introduction, l'Algérie doit récupérer 100 % de ses gisements. Vous savez, moi, quand j'ai commencé à acheter mon premier studio, j'avais fait un prêt, le premier prêt, hein, c'était le, c'était un prêt de 10 ans. Bah, au bout de 10 ans, j'avais remboursé la banque, et au bout de 10 ans, le studio m'appartenait. J'avais pas besoin de redonner des mensualités à la banque. C'est fini. Ça m'appartenait à 100 %. Mais c'est exactement pour un, c'est exactement la même chose pour un gisement de gaz ou de pétrole. Au début, l'Algérie, c'est normal, accorde, je sais pas, 20, 30, jusqu'à 49 % à un partenaire étranger qui va mettre l'argent nécessaire pour la recherche, l'exploration et l'exploitation du gisement. C'est tout à fait normal que pendant 10, 15, à l'époque de feu Bouteflika, c'était 15 ans, après Bouteflika, c'est passé à 20 ans. Donc, au bout de 20 ans, c'est normal que l'entreprise partenaire, pendant ces 20 ans là, donc, a une part importante de ce gisement. Mais au bout de 20 ans, c'est fini. C'est fini. Al hamdoullah. Le gisement est en exploitation. Les installations gazières ou pétrolières sont en marche. Normalement, ça revient à 100 % à la Sonatrach, comme mon studio. Au bout de 10 ans, le studio m'appartenait à 100 %. Je ne devais plus rien à la banque. De la même façon qu'au bout de 20 ans, la Sonatrach ne devait plus rien à Total, ne devait plus rien à Eni, ne devait plus rien à Anadarko, ne devait plus rien à Pertamina, ne devait plus rien à qui d'autre ? Occidental ou à Equinor, le Norvégien. Oui, c'est fini. Et puis, al hamdoullah, la Sonatrach, 200 000 employés, des milliers de cadres, d'ingénieurs, de techniciens, ils sont quand même capables de gérer un fonctionnement normal d'un gisement de gaz ou de pétrole. On a assez de main-d'œuvre qualifiée, on a un institut algérien du pétrole. Et puis, quand bien même on aurait quelques difficultés, nous avons des talents extraordinaires, des ingénieurs qui travaillent aux États-Unis, à Oman, au Koweït, au Qatar, en Arabie Saoudite, en Russie. Il suffit de les payer et de leur dire : "Venez, on va vous payer très cher, mais on préfère payer des ingénieurs algériens plutôt que de donner dans un nouveau contrat qui dure cette fois-ci 25 ans, donner 49 % à des entreprises étrangères ou 100 % comme dans le cas de Pertamina." Je vous dis des choses qui relèvent du bon sens, non ? Avec 200 000 employés, 154 filiales, la Sonatrach, 154 filiales. Donc, on a des filiales spécialisées dans toutes les activités qui couvrent toute la chaîne dans le domaine des hydrocarbures, depuis la recherche, l'exploration, l'exploitation, la commercialisation. On a 154 filiales qui dépendent de la Sonatrach. Donc, al hamdoullah, comment on peut donner 49 % dans le cas d'Anadarko, le contrat de Hassi Berkine, 75 % à Hassi Messaoud, 65 % avec Tin Foudji, 65 %, 75 %, 100 % [Musique] ou 91, 80 % ? Comment c'est possible ça ? Quelque chose qui cloche ? Non, vous trouvez pas ? Vous trouvez que c'est normal ?

Alors, pour éviter que les mercenaires de la 5e colonne commencent à développer des milliers de commentaires, des dizaines de vidéos, tout d'un coup, je suis devenu un homme très important, incroyable. Depuis ma sortie de prison, pas d'article, pas de vidéo. J'ai été aux abonnés absents. Et là, tout d'un coup, quand j'ai commencé à toucher quelque chose qui fait mal et qui touche deux ministres importants, Monsieur Ahmed Attaf, ministre des Affaires étrangères, et Monsieur Mohamed Arkab, ministre de l'Énergie, bah, évidemment, ils ont mobilisé, mobilisé leurs mouches électroniques. Bah, vous savez, j'ai l'habitude maintenant avec les mouches électroniques. Vous croyez que vous allez me faire peur avec vos mouches électroniques ? Vous croyez que vous allez faire peur au patriote nationaliste Rachid Nekkaz, qui a abandonné sa nationalité française en juillet-août 2013 pour essayer d'apporter sa contribution à la démocratie, à l'État de droit en Algérie, après un engagement auprès de mon défunt papa, qui a participé au financement de la révolution en France avec mon oncle ? Vous croyez que moi, je vais avoir peur ? Quatre prisons en Algérie, deux prisons en France, ruiné en France, vous croyez que je vais avoir peur des mouches électroniques ou des caméléons qui soutenaient bec et ongles la mafia des 40 voleurs sous Bouteflika, qui aujourd'hui défendent bec et ongles la 5e colonne qui fait pression sur le président algérien ? Vous croyez que je vais avoir peur ? Non, je n'aurai pas peur. Et je vais continuer à publier des vidéos tous les jours, calmement, avec sagesse, avec pondération, avec des preuves vérifiables par tout le monde. Car contrairement à ces caméléons, j'apporte des preuves. Et je vous l'ai dit plusieurs fois, celui qui a un problème avec moi n'a qu'à porter plainte contre moi. Les tribunaux algériens sont ouverts 5 jours sur 7. N'hésitez pas, preuve contre preuve. Si je dis des choses qui sont fausses, les tribunaux algériens sont là, n'est-ce pas ? Mais comme vous savez, ces documents que je présente sont des documents vérifiables par tout le monde. Ce sont des documents officiels qui viennent des entreprises dans le domaine du gaz ou du pétrole. Pertamina, l'Indonésienne, Cepsa, l'Espagnole, Repsol, l'Espagnole, Eni, l'Italienne, Anadarko, Occidental, l'Américain, Equinor, le Norvégien. C'est public. Qu'est-ce qui vous gêne ? Vous avez du mal à accepter que nous avons des personnes dans les institutions algériennes qui ne défendent pas les intérêts algériens ? Mais il faut le dénoncer. Et je le dénonce calmement, avec des preuves. Un homme ou une femme qui ont la confiance du président de la République et qui ne défendent pas les intérêts de l'État algérien et du peuple algérien, n'ont pas leur place ni dans les institutions algériennes, ni dans le gouvernement algérien.

Vous savez que le président Abdel Majid Tebboune a limogé un certain nombre de walis, de hauts fonctionnaires, de ministres, de conseillers à la présidence. Il y en a un qui était Monsieur Bouakziz, condamné à 5 ans de prison, chargé du protocole à El Mouradia. Il n'a pas de problème. L'ancien ministre délégué, je crois aux PME, ou c'était ça, je crois, aux petites entreprises. Il était condamné. Il a limogé plusieurs ministres, ministre des Transports, ministre des Finances, et cetera. Il avait même limogé l'ancien ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, qui s'était endormi lors d'une conférence de presse du président Abdel Majid Tebboune à Doha, au Qatar. Vous vous en souvenez ? J'avais fait neuf vidéos. J'avais dit : "C'est inadmissible qu'en plein public, devant les caméras du monde entier, l'ancien ministre des Affaires étrangères s'est endormi tout simplement." Et il s'est même caché comme ça, derrière le dos d'une autre personne qui était une autre personne qui était présente, pendant que le président de la République, Abdel Majid Tebboune, faisait une conférence de presse. Mais c'était la honte suprême que le président n'a aucun problème avec les incompétents et...

Les médiocres. À partir du moment où le président a des preuves que certaines personnes ne sont pas en mesure de remplir la mission qui leur été confiée, n'ont pas leur place dans un gouvernement, Mohammed Arqab et monsieur Ahmed Ataf, à partir du moment où ils ont cautionné le renouvellement d'un contrat avec une société mondialement connue pour sa corruption, en Indonésie, on l'appelle la mafia du gaz et du pétrole. C'est comme ça qu'on appelle cette société, Total, à qui on vient d'attribuer un prolongement de 35 ans de ces 65 % dans notre sous-sol algérien à Menz. Bon, vous imaginez 12 milliards de dollars de corruption et l'Algérie qui est censée lutter contre la corruption. Je vous rappelle que nous avons 20 ministres dont trois anciens premiers ministres qui ont été jugés, condamnés et emprisonnés pour corruption. Donc il ne faut pas avoir le deux poids de mesure. Ou bien on lutte contre la corruption partout, c'est-à-dire en interne et en externe, ou bien on ne lutte pas contre la corruption. On ne peut pas faire semblant de lutter contre la corruption en Algérie et favoriser les entreprises mondialement connues pour être des entreprises corrompues et corruprices.

Vous savez c'est quoi la différence ? Une entreprise corrompue et corruptrice. Une entreprise corrompue, ça veut dire que la corruption fait partie de ses valeurs en interne. C'est un paradigme. Et corruptrice, c'est-à-dire qu'elle donne de l'argent à des ministres ou à des hauts fonctionnaires ou à des responsables des compagnies pétrolières gazières à l'étranger pour obtenir des contrats gaziers ou pétroliers. Ça s'appelle des pots de vin. Total en fait partie. Elle l'a fait en Algérie, elle l'a fait en Iran, elle l'a fait en Irak. Eni en fait partie aussi. Elle l'a fait en Algérie, elle l'a fait au Nigéria, elle l'a fait au Congo. Sinopec aussi en fait partie. Les Chinois l'ont fait en Afrique, partout en Afrique. PetroChina, pareil en Indonésie. Ce sont des entreprises corrompues et corruprices.

Comment on peut expliquer à notre peuple et aux générations à venir que l'Algérie depuis 2019 a incarcéré une vingtaine de ministres ? C'est un gouvernement entier en prison pour corruption avec des hommes d'affaires avec lesquels j'étais. Je tiens à les saluer car sur le plan humain, ils sont gentils. Le dossier judiciaire, je ne le connais pas. Il y a des militaires en prison pour corruption. Mais tout en jugeant, condamnant, incarcérant des Algériens pour corruption en Algérie, on a signé régulièrement pendant la même période des contrats avec des entreprises corrompues et corruprices et condamnées pour corruption. Alors ou bien l'Algérie est devenue un État schizophrène, ou bien l'Algérie pratique le deux poids de mesure, comme les pays qui font partie du Conseil de sécurité en leur qualité de membre permanent. Vous avez bien vu, ils favorisent Tel Aviv mais ils laissent tomber la Palestine. C'est ce qu'on appelle le deux poids de mesure. Euh, les Américains avec la coalition occidentale ont bombardé l'Irak mais n'ont jamais bombardé Tel Aviv. C'est ce qu'on appelle le deux poids de mesure. Donc, est-ce que l'Algérie pratique le deux poids de mesure intransigeant avec les ministres, les hommes d'affaires, les militaires algériens, mais très gentille, très généreuse, très bienveillante avec les multinationales étrangères corrompues et condamnées pour corruption comme Eni, Total, Sinopec, PetroChina et cetera et cetera ? Quelque chose cloche.

Vous savez que depuis mai 2017, date à laquelle l'actuel président de la République, Abdelmadjid Tebboune, avait été nommé par feu le chef du gouvernement, j'ai toujours soutenu son action anticorruption et je continuerai à soutenir son action anticorruption. Je continuerai et je respecterai toujours l'homme. Si je devais soutenir son action anticorruption, mais partout, en interne et en externe. C'est la raison pour laquelle je demande au président de mettre fin à tous les contrats renouvelés avec des entreprises condamnées pour corruption car lui-même l'a dit : l'Algérie a des principes et au nom du principe de la lutte contre la corruption, l'Algérie ne peut pas se permettre de renouveler des contrats aussi importants et aussi longtemps avec des entreprises multinationales corrompues. Vous savez qu'il y a dans la loi algérienne des cas qui sont prévus pour des entreprises condamnées pour corruption. Donc, selon le cas, une entreprise condamnée pour corruption ne peut pas prétendre à participer à des appels d'offres pendant 5 ans, 10 ans, 15 ans et cetera. Mais il faut faire la même chose dans le cas du gaz et du pétrole. À partir du moment où l'entreprise a été condamnée pour corruption et surtout pour des gisements stratégiques gaz, pétrole et mines, l'État algérien ne peut pas se permettre de discuter avec elle, de signer des contrats avec elle. Car l'Algérie a des principes, n'est-ce pas monsieur le président Abdelmadjid Tebboune ? Donc oui, je demande au président Abdelmadjid Tebboune d'annuler tous les contrats au nom de la lutte contre la corruption et vous verrez qu'au niveau de l'arbitrage international, nous gagnerons. Car au niveau de l'arbitrage international, à partir du moment où la lutte contre la corruption fait partie des principes de l'État algérien et du code de loi algérien, évidemment, on peut justifier la remise en question de ces contrats avec ces multinationales qui exercent des pressions énormes sur l'Algérie.

Et maintenant, on va revenir à la question du début de cette vidéo, c'est-à-dire souveraineté et démocratie. Donc oui, je défendrai toujours l'homme, c'est Abdelmadjid Tebboune, je le respecterai. Je défendrai et j'encouragerai toujours son action contre la corruption et en Algérie et à l'étranger avec les multinationales. Cela fait partie de mon souci premier qui est le patriotisme, qui s'incarne dans la défense de la souveraineté algérienne. Mais je suis aussi un démocrate et la démocratie, c'est de dire la vérité. D'ailleurs, le président de la République a invité le peuple algérien à plusieurs reprises à lui confier tous les dysfonctionnements en Algérie car il ne peut pas tout seul tout gérer. Évidemment, il n'y a que 24 heures dans une journée. Le pays est très vaste. Il y a des dizaines de ministères, des milliers de hauts fonctionnaires, une soixantaine de wilayas, plus de 150 ambassadeurs et cetera. Il ne peut pas tout gérer. Donc il faut lui signaler les dysfonctionnements. Et c'est ce que je fais. Vous savez, depuis que j'ai retrouvé ma liberté politique, je vous ai dit que j'allais exclusivement la consacrer sur des thématiques qui concernent la meilleure façon d'améliorer l'image de l'Algérie à l'étranger. Et il y a deux domaines, en l'occurrence la diplomatie. C'est pour ça que je parle beaucoup de diplomatie car ça fait partie de l'image de l'Algérie à l'étranger, et de l'énergie car le ministère de l'Énergie passe son temps à signer des contrats avec des multinationales dont beaucoup sont corrompues. Et donc là aussi, ça fait partie de mon engagement d'essayer d'améliorer l'image de l'Algérie au niveau international.

Donc, mais la démocratie, c'est quoi ? Ce n'est pas de toujours dire oui à ce que fait un président ou un gouvernement. Non, la démocratie, c'est comme je l'ai rappelé en début de vidéo, c'est de défendre les intérêts supérieurs de l'Algérie. Ça, c'est intangible. Ça ne bouge pas. Quelle que soit la situation, quelles que soient nos idées, nos programmes, nos idéologies, nos pensées, on doit, en tant que citoyen d'un État, toujours défendre les intérêts supérieurs de ce pays, en l'occurrence de l'Algérie. Les 47 millions d'Algériens en Algérie, les 7 millions d'Algériens à l'étranger ont un devoir absolu à toujours défendre les intérêts de l'Algérie en tant que pays. Ça, c'est intangible, ça ne bouge pas. Mais autant nous avons tous ce devoir de défendre les intérêts de l'Algérie, et ceux qui ne le défendent pas, qui ne défendent pas les intérêts de l'Algérie n'ont pas leur place dans la communauté nationale, autant la démocratie nous oblige, nous invite, nous encourage à dénoncer tout ce qui ne va pas pour améliorer la situation. Vous savez, c'est un précepte coranique : dénoncer le mal et faire le bien. Je suis dans cette philosophie, dans cette sagesse, dans cette ligne qui est une ligne citoyenne par excellence et la ligne de tout croyant.

Donc, ce que vient de faire le président de la République, sous la pression du président français Macron, n'est pas une décision que je soutiens. Il s'agit évidemment de la promulgation de la loi minière. En tant que citoyen algérien, je considère qu'elle porte atteinte à la souveraineté nationale. C'est mon opinion personnelle que des millions d'Algériens partagent, même s'ils n'ont pas la possibilité ou la volonté ou l'énergie de l'exprimer publiquement comme je le fais maintenant devant vous. C'est ça la démocratie. La démocratie, ce n'est pas lever son doigt comme la majorité des sénateurs ou de dire oui à tout, car les mêmes qui étaient avec les actions du président feu Abdelaziz Bouteflika hier sont les mêmes qui disent aujourd'hui oui à tout ce que fait le gouvernement actuel. Non, ce n'est pas ça la démocratie. La démocratie, c'est défendre des idées. Mon idée à moi, c'est de m'arquebouter sur la souveraineté, comme feu Houari Boumédiène le 24 février 1971, comme feu le général président mexicain en 1938, c'était le 18 mars 1938, lorsqu'il a nationalisé 100 % du pétrole mexicain. Voici mes références. Je suis un vrai souverainiste. C'est la raison pour laquelle j'ai applaudi la décision des autorités nigériennes qui ont nationalisé 100 % de l'uranium qui depuis 1968 était contrôlé par l'entreprise française Areva, devenue Orano. Pourtant, je suis en désaccord avec les autorités nigériennes sur la façon dont ils ont certaines libertés publiques, mais je suis obligé d'applaudir leur souverainisme économique.

Donc la démocratie, ce n'est pas être d'accord sur tout, ce n'est pas défendre un homme. La démocratie, c'est défendre des idées. Donc là, je ne suis pas d'accord avec le président algérien sur le fait qu'il ait signé cette loi minière qui accorde 80 % dans le capital des entreprises de droit algérien aux multinationales étrangères. Mais pour autant, je ne suis pas d'accord de façon respectueuse. Je vous ai dit, autant je ne suis pas d'accord avec cette loi, autant je continuerai à respecter l'homme et à soutenir son action anticorruption. C'est ça être un homme public, c'est ça être sage. J'ai remarqué en effet qu'en Algérie, c'est ou bien vous êtes avec quelqu'un à 100 % ou vous êtes contre lui à 100 %. Non, ce n'est pas ça la démocratie. La démocratie, c'est faire des distinctions. Il y a des choses sur lesquelles on peut être d'accord et d'autres sur lesquelles on ne peut pas être d'accord. Donc je vous ai donné ma position avant la signature, la promulgation de cette loi minière et j'ai expliqué pourquoi il ne fallait pas la signer. Le président, sous la pression du président français Macron et sûrement d'autres multinationales et peut-être même la pression du lobbying de la cinquième colonne. Et vous savez qu'elle est puissante. Elle a déjà été puissante en 2005. Vous vous en souvenez quand le président Bouteflika a subi l'énorme pression pour voter la loi sur les hydrocarbures sous la pression de Chakib Khelil qui défendait des intérêts italiens et des intérêts américains à Anadarko. Vous le savez, il avait promulgué la loi en 2005 mais grâce à l'intervention du président Hugo Chavez, un an après, il a signé une ordonnance où il avait annulé cette loi sur les hydrocarbures. Et j'ai bon espoir que dans les mois à venir, quand les choses se seront tassées, que le président Abdelmadjid Tebboune trouve la même énergie que celle de feu Abdelaziz Bouteflika qui en 2007, en 2006, a annulé sur simple ordonnance cette loi des hydrocarbures qui donnait tout sur le plan du gaz et du pétrole aux multinationales étrangères. C'était vraiment une loi antinationale et antisouveraineté algérienne.

Vous savez quand je vous dis que tous les présidents du monde subissent des pressions, vous avez vu même les députés subissent des pressions. Vous avez vu au Parlement européen comment certains lobbies qataris ou marocains ont acheté le vote de certains députés pour défendre leurs intérêts. C'est ce qu'on appelle le lobbying. Il n'y a pas que les députés, il y a aussi des entreprises qui subissent des lobbys. À votre avis, pourquoi la Sonatrach est tombée dans la corruption ? Car malheureusement les multinationales ont acheté des fonctionnaires de la Sonatrach, des présidents de la Sonatrach, des vice-présidents de la Sonatrach, des dirigeants de la Sonatrach pour obtenir soit des contrats, soit des renouvellements de contrats de gaz et de pétrole. Vous l'avez bien vu, trois anciens présidents de la Sonatrach jugés, condamnés, emprisonnés pour corruption. Deux anciens présidents de la Sonatrach jugés, condamnés, emprisonnés pour corruption et des dizaines de cadres dirigeants de la Sonatrach qui ont été condamnés, jugés, emprisonnés pour corruption. C'est ce qui se passe dans toutes les entreprises publiques d'hydrocarbures dans le monde entier. Car l'homme, quelles que soient ses compétences, quelle que soit la maîtrise du verbe ou de la langue qu'il pratique, a ce vilain défaut, c'est d'aimer l'argent. Surtout ceux qui n'ont pas eu d'argent.

Vous savez, parlons de notre pays. Pendant la colonisation, 99 % des Algériens étaient pauvres, voire très pauvres. Et quand il y a eu l'indépendance, beaucoup ont eu des postes importants, fonctionnaires, ministres et cetera. Et petit à petit, au fur et à mesure que les années sont passées, ils ont été... au début, au début non, ils étaient vraiment nationalistes. Mais avec les années, l'exercice du pouvoir local, départemental, national, l'argent est devenu important dans leur vie. Ils voulaient avoir une belle voiture, un bel appartement, d'abord en Algérie puis à l'étranger. Ils voulaient envoyer leurs enfants à l'étranger, passer leur week-end à l'étranger avec leurs femmes et cetera. Et c'est là où la corruption a commencé à jouer un rôle, un rôle très important. Et c'est là aussi où la Sonatrach, en dépit de ses 200 000 employés, de ses 154 filiales, a été et est toujours rongée par la corruption. Car le président Abdelmadjid Tebboune ne s'est jamais attaqué à la Sonatrach. Jamais. Car la Sonatrach est un État dans l'État. Il n'y a toujours pas de conseil de surveillance au niveau de la Sonatrach pour contrôler tous les contrats de gaz et de pétrole. Le président, en haut, décide de tout. Il suffit que les multinationales appellent au téléphone, lui promettent quelques beaux avantages à l'étranger et tentation oblige, pourrait être amené à signer des contrats ou renouveler des anciens contrats contre les intérêts supérieurs de l'Algérie. C'est comme ça que ça fonctionne. Dans toutes les entreprises publiques d'hydrocarbures, tous les dirigeants sont soumis à de fortes pressions des multinationales et j'en ai longuement parlé. D'ailleurs, je vais préparer un livre sur toutes ces multinationales qui ont fait pression sur la Sonatrach pour obtenir des contrats ou le renouvellement d'anciens contrats qui ont expiré ces dernières années ou qui vont expirer dans les prochaines années.

Les présidents aussi subissent des pressions. Et pourquoi je vous parle des présidents aussi qui subissent des pressions ? Vous savez, lorsque j'avais rencontré les sept chefs d'État du G7 entre 1998 et 2000, c'était avant que je m'engage en Algérie. Vous savez que j'ai eu ma vie avant l'Algérie. L'Algérie ne m'a jamais donné un dinar et je n'ai jamais réclamé un dinar et je n'ai jamais volé un dinar ou un euro ou un dollar ni en Algérie, ni dans le monde entier. Je me suis fait tout seul. Et à l'âge de 26 ans, j'ai commencé à rencontrer les plus grands personnages du monde et en tête à tête, je leur disais : "Mais c'est super d'être chef des États-Unis, chef du Japon, chef du Canada, d'Allemagne, d'Angleterre, d'Italie." Je dis : "Mais vous pouvez faire ce que vous voulez." Et les sept m'ont dit : "Vous vous trompez, vous vous trompez. Plus on est à la tête d'un État, plus on subit d'énormes pressions de tout type de lobby, que ce soit un lobby intérieur ou des lobbies extérieurs, des lobbies sectoriels, par exemple le lobby pétrolier, le lobby environnemental, le lobby pharmaceutique, le lobby militaire, industrie militaire bien sûr, le lobby culturel, le lobby judiciaire. Il y a tout un tas d'organisations qui exercent d'énormes lobbys." Je vous donne un exemple. Je m'en souviens, j'avais posé la question au président américain Bill Clinton. Je lui dis : "Israël, comment se fait-il qu'un tout petit pays qui a à peine 6 millions d'habitants à l'époque vous empêche ?" Car il voulait régler absolument la question palestinienne, contrairement à ce qui se passe aujourd'hui. Il m'a dit : "Mais Rachid, vous avez oublié qu'il y a un énorme lobby juif aux États-Unis et la force d'un pays, ce n'est pas simplement le nombre de millions de ses habitants, c'est le lobby de ceux qui sont installés dans les cercles de décision, que ce soit politique, médiatique, financier, économique, culturel. Et ce lobby-là, le lobby juif des États-Unis, vous le connaissez, c'est AIPAC, il exerce une influence considérable. Vous savez, sur 100 sénateurs américains, il y a 50 États aux États-Unis, deux sénateurs par État, donc ça fait 100. Est-ce que vous savez que 26 sénateurs sur 100 ont réussi à être élus grâce au lobby financier de ce lobby juif aux États-Unis qui est très, très puissant et c'est le président américain qui me l'a dit. Il me dit : "On doit tenir compte des différents lobbies." Avant lui, Eisenhower. Vous savez que en Algérie, vous savez, on ne compare pas assez les pays, mais il y a des grandes puissances qui ont eu des généraux présidents. La France, vous savez qu'elle avait eu le général de Gaulle qui a fait massacrer 45 000 Algériens le 8 mai 1945, au moment même où il fêtait la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Mais aux États-Unis, après la présidence de Truman qui avait jeté deux bombes atomiques à Hiroshima et Nagasaki, le 6 et le 8 mai 1945, il y a eu qui après Truman ? Il y a eu le général Eisenhower. Général Eisenhower, de 56 à 60. Et avant de quitter le pouvoir, lorsque John Fitzgerald Kennedy a été élu président de la République, vous savez ce qu'il lui a donné comme conseil à son successeur ? Pourtant, il était général, hein, Dwight Eisenhower, général américain, élu pendant 8 ans président, demandez-vous. Il lui a dit : "Faites attention au lobby militaro-industriel." Et il était général. Il a dit : "Faites attention au lobby militaro-industriel." C'était en 1960, avant qu'il prenne ses fonctions de président de la République, John Fitzgerald Kennedy. Et en effet, le lobby militaro-industriel américain a poussé le président John Fitzgerald Kennedy à entrer en guerre au Vietnam pour prendre le relais de la France qui avait échoué lamentablement, notamment après la défaite de Diên Biên Phu en 1954. Et c'est ça qui a donné des idées aux révolutionnaires algériens de dire : "Si la France a échoué au Vietnam, et bien donc on va faire la guerre aussi en Algérie pour récupérer notre indépendance."

Donc oui, les présidents subissent des lobbys énormes, énormes. En tant que président, et c'était valable aux États-Unis, valable en France avec Jacques Chirac. Vous savez ce qui s'est passé en 2003 lorsque Jacques Chirac s'était opposé à la guerre en Irak, il a subi d'énormes pressions. Jacques Chirac me l'a raconté aussi. Il est mort maintenant. Tony Blair, bah lui, il n'a pas résisté par exemple. Vous savez que Tony Blair a appuyé la décision de George Bush pour attaquer, pour envahir l'Irak, faire entrer en guerre en Irak sans l'accord de l'ONU car il n'a pas résisté au lobby de ceux qui voulaient entrer en guerre. Et c'est quand il est sorti du pouvoir, sorti de ses fonctions, quitter ses fonctions pour parler en français, il a dit qu'il regrettait d'être entré en guerre sans l'aval de l'ONU, donc sans le droit, sans l'accord du droit international. Et pareil, Massimo D'Alema, le Premier ministre italien, vous savez dans un régime parlementaire, c'est facile d'être éjecté du pouvoir car il suffit que la majorité bouge à l'assemblée et vous perdez votre poste. C'est ce qui s'est passé à Massimo D'Alema. Massimo D'Alema qui est un grand intellectuel. J'ai discuté longuement avec Massimo D'Alema et sa conseillère diplomatique m'a dit : "C'est très difficile d'être président du Conseil en Italie car les députés vous font du chantage." Oui, c'est les députés qui font du lobbying quand on est président du Conseil, quand le pouvoir, votre élection dépend de l'élection des députés. Il y en a qui veulent des subventions, il y en a qui veulent que des projets soient installés ou voient le jour dans leur circonscription. Bref, tout ça pour vous dire, et ça c'est mon expérience avec ces sept chefs d'État, quand on est président, on subit d'énormes pressions. Pression et malheureusement le président algérien a subi l'énorme pression du président français et d'autres multinationales pour signer cette loi minière qui accorde 80 % du capital à des multinationales dans des entreprises de droit algérien qui vont exploiter les ressources minières de notre Sahara.

Donc je résume, je reste un vrai patriote, un vrai nationaliste, mais je reste aussi un vrai démocrate. Et quand je ne suis pas d'accord avec une décision d'un ministre ou d'un président, je l'exprime publiquement, avec respect, avec des arguments et je fais la part des choses. Comme je vous l'ai dit tout à l'heure, je fais des distinctions. Autant je désapprouve la décision du président algérien qu'il a prise sous pression des multinationales et du président Macron quant à la promulgation de la loi minière. Autant je continue à apporter mon soutien à la lutte du président algérien Tebboune contre la corruption aussi bien en interne qu'en externe en lui demandant d'annuler, de faire annuler tous les contrats signés avec des multinationales condamnées pour corruption aussi bien en Algérie qu'à l'étranger. Et dans tous les cas, je continuerai à respecter l'homme, Abdelmadjid Tebboune, car il m'a accordé trois grâces présidentielles et m'a fait bénéficier de la protection consulaire pour sortir de la prison française de Fresnes le 21 décembre 2023. Et j'entends, j'espère que les autres personnes, notamment l'agent consulaire qui est toujours en prison en France, puisse bénéficier de la protection consulaire avec les meilleurs avocats algériens car depuis avril 2025, il a été totalement oublié aussi bien par l'élite politique algérienne, par les médias algériens que par le peuple algérien. Que la paix soit sur les martyrs.