Transcription
[Musique] Bonsoir et merci de nous ouvrir vos portes pour une rencontre exceptionnelle. Une rencontre qui a déjà changé des millions de vies, et peut-être la vôtre ce soir. Alors, installez-vous confortablement. Bon sabbat chez vous. Saison 7 commence maintenant.
[Musique] Ça y est, c'est le sabbat, ce jour spécial mis à part par Dieu pour une rencontre spéciale avec nous. Comment avez-vous l'habitude de vivre le sabbat ? Déjà, avez-vous l'habitude de le vivre ? Certains disent "respecter le sabbat", d'autres "garder le sabbat". Moi, j'ai envie de vous inviter à célébrer le sabbat, car c'est bien une célébration, une fête qui revient chaque semaine. Et qu'est-ce qu'on fait lors d'une fête ? On est joyeux, on rigole et on chante en l'honneur de celui qui est célébré. Alors, louons dès maintenant Dieu qui nous invite en ce moment.
[Musique] Spécial, inonde ce lieu de ta présence. Nous avons besoin de toi. Inonde ce lieu de ta présence. Nous avons besoin de toi. Viens, Esprit de révélation, souffle sur nous, souffle sur nous. Viens, Esprit de révélation, souffle sur nous, souffle sur nous.
[Musique] Inonde ce lieu de ta présence. Nous avons besoin de toi. Inonde ce lieu de ta présence. Nous avons besoin de toi. Viens, Esprit de révélation, souffle sur nous, souffle sur nous. Viens, Esprit de révélation, souffle sur nous, souffle sur nous. Nous avons besoin de toi en cet instant, Seigneur. Sois le centre de nos vies. Et comme moi, élève en chant une mélodie témoignant de ta grâce infinie. Nous avons besoin de toi en cet instant, Seigneur. Sois le centre de nos vies. Et comme moi, élève en chant une mélodie témoignant de ta grâce infinie. Inonde ce lieu de ta présence. Nous avons besoin de toi. Inonde ce lieu de ta présence. Nous avons besoin de toi. Viens, Esprit de révélation, souffle sur nous, souffle sur nous. Viens, Esprit de révélation, souffle sur nous, souffle sur nous.
Inonde ce lieu de ta présence. Est-ce que vous êtes de ceux qui aiment faire la fête ? On tout bien, tout honneur, bien sûr. En plus de la fête du sabbat, ce soir, vous êtes invité à un mariage. C'est l'occasion parfaite pour faire des rencontres, n'est-ce pas ? Parmi les invités se trouve Jésus. Alors forcément, on peut déjà se dire que quelque chose d'extraordinaire va se produire. Et loin de voler la vedette aux mariés, Jésus va faire la rencontre d'une multitude de personnes et intervenir en toute discrétion pour le bien du couple à l'honneur. Embarquons parmi les cris de joie et les applaudissements des invités avec le pasteur Éric Cora, professeur de théologie systématique et doyen de la faculté adventiste de théologie à Collonges-sous-Salève en France. Écoutons.
[Musique] Seulement, bonjour et bon sabbat. Je suis ravi d'être avec vous et de pouvoir partager euh ce message avec vous. Cette fois-ci, nous allons euh étudier le 2e chapitre de l'évangile de Jean. Euh, c'est en même temps le premier miracle ou le premier signe, si nous gardons le langage de Jean, euh présenté dans cet évangile. Mais avant de rentrer dans le message et pouvoir faire la réflexion sur ce beau texte, je voulais quand même le lire pour que nous puissions remémorer ce texte. Évangile de Jean, chapitre 2, et à partir du verset 1, nous dit le suivant : "Le troisième jour, il y eut des noces à Cana de Galilée. La mère de Jésus était là. Jésus aussi fut invité aux noces, ainsi que ses disciples. Comme le vin venait à manquer, la mère de Jésus lui dit : 'Ils n'ont pas de vin.' Jésus lui répond : 'Femme, qu'avons-nous de commun en cette affaire ? Mon heure n'est pas encore arrivée.' Sa mère dit aux serviteurs : 'Faites tout ce qu'il vous dira.' Il y avait là six jarres de pierre, destinées aux purifications des Juifs, et contenant chacune deux ou trois mesures. Jésus leur dit : 'Remplissez d'eau ces jarres.' Ils les remplirent à ras bord. 'Puisez maintenant, leur dit-il, et portez-en à l'organisateur du repas.' Ils lui en portèrent. Quand l'organisateur du repas eut goûté l'eau changée en vin, il ne savait pas d'où venait ce vin, tandis que les serviteurs qui avaient puisé l'eau le savaient. Il appelle le marié et lui dit : 'Tout homme sert d'abord le bon vin, puis quand les gens sont ivres, le moins bon. Toi, tu as gardé le bon vin jusqu'à présent.' Tel fut le commencement des signes de Jésus, ce qu'il fit à Cana de Galilée. Il manifesta sa gloire, et ses disciples mirent la foi en lui. Après cela, il descendit à Capernaüm euh avec sa mère, ses frères et ses disciples, et ils ne demeurèrent que peu de jours."
C'est très intéressant. Je sais pas si euh quand vous entendez le mot "signe" en français, c'est ça vous dit quelque chose. En regardant le dictionnaire en français, j'ai vu que le mot "signe" avait plusieurs significations. Le mot "signe" en français peut avoir euh, comme j'ai dit, plusieurs significations. J'ai choisi celle-ci : c'est ce qui permet de connaître ou de reconnaître, de deviner ou de prévoir quelque chose. Mais dans le monde religieux, et surtout dans l'Évangile de Jean, euh le signe représente autre chose. Ça représente un phénomène extraordinaire, un miracle. C'est, on peut dire, un synonyme de prodige. Aujourd'hui, j'aimerais réfléchir avec vous sur un épisode de la vie de Jésus, euh cette rencontre qu'il va avoir euh entre Jésus et plusieurs personnes, mais surtout avec sa mère, à l'occasion d'une grande fête. Et euh cet épisode est présenté chez Jean comme étant le commencement des signes de Jésus. J'ouvre une petite parenthèse juste pour vous dire que ces gens, ce mot-là, ce mot "signe" qu'il utilise est chargé de sens. Ce n'est pas simplement un miracle, quelque chose d'extraordinaire, mais c'est aussi une invitation à s'interroger sur l'identité de celui qui l'a compris, qui l'accomplit, en l'occurrence Jésus.
Je voulais revenir au texte et voir cela dans notre passage. Jésus est à Cana, un village de Galilée, à quelques kilomètres au nord de Nazareth. Cana de Galilée est la région d'où Jésus et ses disciples sont originaires. Jean nous donne tous les détails. Il se passe une noce, et Jésus et ses disciples sont invités. La première personne qui est mise en scène est la mère de Jésus. Mais elle n'est pas présentée ici comme étant une invitée. Elle est là, elle est simplement là. On a l'impression qu'elle doit être là. Elle n'a même pas de nom. Euh, d'ailleurs, Jésus l'appelle "femme". Et Jésus s'adresse de cette manière à à à sa mère. Et Jean, on a l'impression qu'il s'intéresse à cette femme euh en raison de sa relation avec Jésus. Elle est là et va jouer un rôle primordial. Les disciples sont là, mais sont des témoins silencieux. Cette participation de Jésus à une noce manifeste dès le début de son ministère son amour de la vie et son attention aux réalités humaines. Peut-être qu'on peut trouver là une première leçon : Jésus, le Dieu incarné, la Parole faite chair, est présenté comme habitant au milieu de nous. Il s'intéresse à nos réalités diverses et complexes. Sa présence à cette fête va plus loin encore. Dans la tradition d'Israël, les repas de fête possèdent une connotation messianique. Il suffit de voir Ésaïe, chapitre 25, verset 6, par exemple. Et c'est c'est curieux parce que dans cette fête, il y a un manque. Après les deux premiers versets qui de d'introduction qui nous donne le contexte, le texte nous parle d'un manque. La mère de Jésus va jouer un rôle important dans cette fête. C'est elle qui va signaler à son fils le manque : "Ils n'ont pas de vin." C'est curieux parce que si l'on lit le verset 10, on s'aperçoit qu'elle devrait dire plutôt : "Ils n'ont plus de vin." Le vin était terminé, c'est la fin de la joie dans la fête. La réponse de Jésus est étonnante et peut même sembler indélicate. Quand on lit la version NBS, la la NBS traduit de cette manière : "Femme, qu'avons-nous de commun en cette affaire ?" comme si Jésus n'était pas intéressé à la préoccupation de sa mère. On peut peut-être le traduire d'une autre manière, un peu plus littérale, mais qui donne un autre sens : "Femme, quoi entre moi et toi ? Mon heure n'est pas encore venue." Jean-Pierre Le Monon traduit cette partie comme une interrogation : "Et je trouve intéressant : N'est-elle pas arrivée, mon heure ?" Donc, c'est une question. Mais quoi qu'il, quoi qu'il en soit, Jésus prend acte qu'il doit commencer son ministère. C'est sa mère qui donne l'ordre aux serviteurs : "Faites tout ce qu'il vous dira." C'est étonnant parce que à partir de ce moment, ce n'est plus la mère de Jésus qui parle, mais elle reste en silence pour donner la place à Jésus. Si on regarde le texte de Jean, c'est la première fois que quelqu'un fait ce geste de laisser la place à Jésus. Mais ce n'est pas la seule fois où on trouve cela. Au chapitre 3, c'est Jean-Baptiste qui dit : "Il faut qu'il croisse et que je diminue." Les serviteurs, eux, tout comme les disciples, ils sont en silence. Ils obéissent tout simplement. Et Jésus leur dit : "Remplissez d'eau ces jarres. Puisez maintenant. Portez-en à l'organisateur du repas." Et ils ont fait précisément ce que Jésus leur avait demandé de faire. C'est aussi un élément intéressant dans dans ce texte, mais aussi dans tous les évangiles, si si si on les compare. Le miracle est souvent associé à l'obéissance. Les signes de Jésus ont lieu sur la voie de l'obéissance.
On peut voir dans ce texte un autre élément euh ce qu'il y avait voilà, ce sont des informations, des détails que Jean nous donne dans cet évangile. Il y avait là six jarres et contenant chacune deux ou trois mesures. Et quelle précision ! Le vin donné par Jésus est présenté ici comme étant abondant. Chaque jarre contenait à peu près 120 et 180 litres. Ils remplirent à ras bord. Ça insiste aussi aussi sur le fait que Jésus donne du vin en abondance. Mais Jésus ne reste pas juste sur la notion de quantité. Il donne aussi le vin de qualité. L'organisateur du repas a goûté l'eau changée en vin et ne savait pas d'où ça venait. Ce n'était plus le même vin, et ça, c'est sûr, il était de meilleure qualité. Le marié est appelé, mais lui non plus ne parle pas. Jésus a clairement sauvé le mariage, la réputation de de de ce mariage. Il a redonné du sens à à cette fête. Il a restitué la joie du mariage. Notons que le texte ne dit rien sur la mariée. Elle est complètement absente. Le marié est présent, mais silencieux. Euh, les disciples ne parlent pas. Ils sont là, ils observent, ils témoignent de de ces signes. Et Jésus est a clairement mis au centre du récit. C'est le personnage central euh de ce passage. Et cela nous montre une autre leçon. Cela montre qu'encore aujourd'hui, euh Jésus devrait avoir une place centrale dans nos vies. Une rencontre avec Jésus peut redonner du sens à la vie. On voit ici clairement dans ce passage un Jésus qui s'intéresse, qui agit, qui donne en abondance, mais aussi qui donne avec la qualité. Il donne quelque chose de qualité.
Je voulais revenir puisqu'on a parlé de beaucoup de gens ici dans ce passage. La mère de Jésus, on a parlé aussi de l'organisateur, l'organisateur du repas, du marié, de la mariée. Euh, vers la fin du passage, il est mentionné aussi les frères de Jésus. Mais le les personnages qui m'intéressent ici euh pour cette partie de notre réflexion, ce sont les disciples. Le texte biblique commence par les disciples euh et se termine aussi par ses disciples. Au début, ils sont juste des invités. Donc, Jésus était invité, mais les disciples, ses disciples aussi étaient invités. Euh, mais ils restent en silence, ils témoignent. Le signe réalisé par Jésus, finalement, on constate qu'ils sont eux-mêmes les destinataires de ce signe. C'est le premier, et ça devrait leur dire quelque chose. Jésus a fait ce premier signe et a manifesté sa gloire. Les disciples mirent la foi en lui. Ils n'étaient pas juste des spectateurs, mais ils ont adhéré à Jésus sincèrement quand ils ont compris de qui il s'agissait. Ils ont vu sa gloire.
Aujourd'hui, je voulais vous poser cette question : et moi, et vous, vous avez compris que ce message, ce passage ne laisse personne indifférent. Même s'il y a beaucoup de gens qui sont en silence dans ce récit, euh ce récit nous invite à prendre une position. Jean va nous dire clairement que quand il écrit cela, c'est pour nous interpeller, c'est pour essayer de susciter notre foi, mais aussi notre adhésion à Jésus, ce personnage central du récit. J'ai vu la conscience de la messianité de Jésus dans ce passage. J'ai vu l'étonnement de l'organisateur du repas, la joie du marié qui n'est pas mentionnée, mais on peut euh tout à fait l'imaginer. Mais ce sont les disciples qui ont mis leur foi en Jésus. Ma question est la suivante : et toi, comment te positionnes-tu dans tout cela ? As-tu vu la gloire de Jésus ? Veux-tu mettre ta foi en lui ? En tout cas, j'aimerais te dire qu'avec lui, tu peux retrouver la joie, tu peux retrouver cette réputation perdue, tu peux retrouver une vie abondante et une vie de qualité. En tout cas, c'est mon souhait pour toi en ce soir, en commençant ce sabbat.
[Musique] Souviens-toi du sabbat pour le sanctifier, car en ce jour, Dieu nous invite à venir le rencontrer dans son amour pour mieux connaître et vivre en harmonie.
[Musique] Moni avec Dieu, notre maître qui donne la vie. Entrons dans son temps avec des cantiques pour l'adorer. Remplissons, Seigneur, de nos voix de musique pour le louer. Merci à notre Père pour le jour du [Musique] sabbat, pour ce point de [Musique] repère avec [Musique] toi. Souviens-toi du sabbat pour le sanctifier, car en ce jour, Dieu nous invite à venir le rencontrer dans son amour pour mieux le connaître et vivre en amour [Musique] avec notre maître qui donne la vie, pour mieux le connaître et vivre en harmonie [Musique] avec Dieu, notre maître qui donne la vie, qui donne [Musique] la paix.
Père céleste, nous venons de lire ce passage où tu as fait ce premier miracle que Jean appelle signe. Beaucoup de gens ont témoigné ce miracle, cette manifestation de ta gloire. Et à la fin de ce passage, nous avons compris que quand tu es au centre, quand tu es là, quand tu es présent, tu peux transformer les choses. Tu peux redonner du sens, tu peux donner en abondance et avec de la qualité. Et nous te faisons confiance aujourd'hui. Nous voulons aussi te croire, nous voulons aussi mettre notre foi en toi, parce que nous avons besoin de toi. Aide-nous à pouvoir cultiver, développer cette relation et pouvoir te contempler davantage pour que notre vie soit transformée. Je te prie au nom de Jésus. Amen.
J'espère que la fête a été bonne pour vous. La bonne nouvelle, c'est qu'elle n'est pas finie. Ce n'est même que le début. Le sabbat se poursuit. Épuisez-vous à vivre ces prochaines 24 heures dans la joie. Et meilleure nouvelle encore, le sabbat n'a vraiment pas de fin. Il recommence la semaine prochaine. Et c'est pourquoi je vous donne rendez-vous vendredi prochain à 19h sur la chaîne Youtube Espoir Media pour une nouvelle célébration. Invitez vos amis, car comme on dit, plus on est, plus on rit. La fête aura lieu cette fois sur la place, en présence de notre invité, le pasteur Jérémy Ouro. Et d'ici là, bonne célébration et bon sabbat chez vous.
[Musique] [Applaudissements] [Musique]