Transcription
OK ? Prenez un instant, posez-vous et regardez bien ce qui se passe sous nos yeux actuellement. On vit carrément dans une époque où la force est devenue suspecte. Si vous tenez debout, on vous trouve froid. Si vous osez dire à quelqu'un "Je comprends ta souffrance", mais maintenant qu'est-ce qu'on fait ? On vous regarde comme si vous veniez de mettre une gifle là, un bébé panda littéralement. Et à l'inverse, plus vous souffrez, plus vous le montrez, plus vous l'exposez, plus vous avez du contrôle et du pouvoir social. On nous a appris à penser des plaies qui n'existent pas toujours. On finit par ne plus reconnaître les vraies blessures et les vrais blessés. Aujourd'hui, on va parler de cette arnaque moderne, c'est-à-dire le marché de la victimisation.
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Pour les nouveaux, moi c'est Lucy. J'aime raconter des histoires et donner mon avis, surtout quand on me l'a pas demandé. Si les membres d'une société n'apprennent à se définir que par ce qu'il les a blessés et jamais par ce qu'ils ont surmonté, alors cette société prépare une génération de personnes qui sauront très bien pleurer mais qui ne sauront pas se relever. Alors de là dire que c'est voulu, on ne tombera pas dans le complotisme mais vous voyez très bien ce que je veux dire.
Comme d'habitude, petite question à laquelle je vous invite à répondre dans les commentaires bien évidemment avec respect. Qui a intérêt que le peuple se voit comme une masse de plusieurs cases de victimes concurrentes plutôt que comme des adultes libres, responsables et capables ?
Alors pour comprendre ce que je veux dire, on va partir d'un exemple très français. Faut choisir cher ami, ou vous êtes du côté de la liberté d'expression ou vous êtes du côté du "wokeisme". Moi je me considère pas comme un "wokeiste" bien évidemment puisque pour moi ça n'existe pas. Nous sommes entrés malheureusement dans cette dictature du "wokeisme". Je me retrouve dans un goulag symbolique. Toute position qui vous paraît fausse, excessive, mal fondée est qualifiée de "wokeiste". Vous inventez un adversaire imaginaire. Ah non, moi je le rencontre tous les jours. À chaque fois que j'ouvre mon poste de télévision, mon poste de radio, que j'ouvre un journal, que j'ouvre partout. Les débats autour de l'antiracisme, du féminisme ou de l'intersectionnalité et de ces mots qui sont censés nous décrire mais qui finissent toujours par nous enfermer, donc par nous diviser. Bref, c'est ce qu'on appelle l'hystérisation du débat.
Prenez par exemple Éric Nolo face à Alain Polichard chez Le Crayon. Normalement, on aurait dû pouvoir parler de liberté d'expression, de liberté des médias, de censure et de rapport au pouvoir. Des sujets autrement plus intéressants, vous me direz, mais bon, ce n'est pas le sujet. Mais très vite, ce genre de débat devient autre chose. Une bataille pour savoir qui est le plus en danger, qui est le plus dangereux, qui est le plus fragile, qui est le prédateur, qui est menacé, qui est dominant et surtout qui doit se taire. Bref, là, vous serez d'accord avec moi, on ne débat plus vraiment.
Ce qui se passe, c'est qu'on commence tout simplement à essayer de compter et de hiérarchiser les blessures plutôt que de tenter de trouver une solution qui pourra tous nous aider. On distribue les rôles : oppresseur, victime, allié, suspects, vous connaissez. Et on se pose des questions du genre : qui souffre le plus ? Qui est le plus légitime à en parler ? Qui doit se taire parce qu'il n'a pas la bonne expérience et parce qu'il n'a pas tiré la bonne leçon morale de cette expérience ? Qui est du bon côté de l'histoire également ? Qui est l'allié et qui est le traître ? C'est tout simplement un tribunal émotionnel au final.
Et ce qui est fascinant avec cette logique, avec cette mécanique, on va en parler un peu plus tard, c'est qu'elle ne cherche plus à convaincre. Elle cherche à disqualifier. Si vous n'êtes pas d'accord, ce n'est pas parce que vous n'avez pas le bon argument. C'est parce que vous êtes un privilégié ou parce que vous avez intériorisé l'oppression ou parce que vous êtes instrumentalisé ou parce que vous êtes trop confortable pour comprendre tout simplement parce que vous n'auriez pas assez souffert, sachant qu'il y a la bonne souffrance et la mauvaise souffrance d'un côté comme de l'autre. Et c'est exactement ce qui fatigue une énorme majorité des Français. Pas parce qu'on refuse de reconnaître les injustices, n'est-ce pas ? Pas parce qu'on pense que tout va bien, hein. Les Français ne sont pas débiles. On est quand même les premiers à vivre ce que vous nous avez imposé. Pas parce qu'on est insensible, mais parce qu'on voit bien que certaines personnes ne veulent plus discuter. C'est quand même la base de l'être humain, mais certaines personnes ne veulent plus discuter. Elles veulent juste obtenir le monopole de la blessure et donc de la pseudo vérité. Et dans cette nouvelle société, une fois que vous avez le monopole de la blessure, vous avez également le monopole de la parole. C'est ça le vrai pouvoir moderne. Enfin, le vrai pouvoir moderne du pigeon.
Alors, petit rappel vite fait aux trois aigris du fond à qui il faut mâcher tout le travail intellectuel parce qu'ils ne sont pas capables de réfléchir par eux-mêmes. Évidemment que le racisme existe, évidemment que le sexisme existe, évidemment que les violences conjugales d'un côté comme de l'autre existent. Évidemment que certaines personnes vivent des discriminations réelles. Évidemment qu'il faut pouvoir nommer et punir ces discriminations pour toutes les victimes. Voilà. La question n'est pas : est-ce que les blessures existent ? La question, c'est : est-ce qu'on veut guérir et construire quelque chose ou est-ce qu'on a décidé que finalement on allait organiser toute la société autour de la blessure ? Parce que ce n'est clairement pas la même chose en réalité. Et à vrai dire, il y a tout un monde entre ces deux choses. Nommer une injustice pour la combattre, c'est nécessaire. Faire de l'injustice une identité permanente, c'est dangereux. C'est bon, tout le monde me suit ? Alors, on continue.
C'est "Toscila" qui est le piège de l'intersectionnalité des luttes qui, disons-nous les choses clairement, est plutôt devenue une machine à fabriquer de l'injustice qu'à aller réparer. Enfin bon, moi je dis ça, je dis rien. Je me souviens qu'à une époque, il y avait même un test pour savoir à quel point vous étiez privilégié. Voilà, à la fin, au final, on ne regarde même plus la personne, on regarde son score victimaire. Littéralement, j'ai pas d'autre mot. Et pardon, mais moi cette société me désole. Quand on apprend aux gens à se présenter d'abord et à s'identifier d'abord par ce qu'il les a blessés, on ne les libère pas. Au contraire, on les fait plonger dans un véritable cauchemar. On les enferme dans une case dorée. Non non, je n'ai pas osé. Je dis bien une case dorée. Et le plus pervers, c'est que cette case, ben finalement, elle nous divise plus qu'autre chose. On ne dit plus "J'ai traversé quelque chose", on dit "Je me définis par ce que j'ai traversé". On ne dit plus "Cherchons ensemble une solution", on dit "Taisez-vous, vous ne pouvez pas me comprendre". C'est exactement comme ça qu'on détruit un débat public et donc une manière pour le peuple de discuter malgré ses différences. Vous voyez où je vais en venir ? Parce qu'un débat normalement, c'est deux intelligences qui se confrontent, deux personnes qui ne sont pas d'accord mais qui arrivent quand même à exprimer leurs idées et à respecter le libre arbitre de l'autre. Voilà, en tout cas dans une société qui n'est pas une société du spectacle. Mais dans la culture victimaire, ce sont bien deux douleurs qui montent sur un ring. Et à la fin, ce n'est pas le plus juste qui gagne. Ce n'est pas celui qui a fait le meilleur constat. Ce n'est même plus la personne la plus cohérente, à vrai dire. C'est celui qui réussit à prouver qu'il souffre davantage.
Je déborde de partout, tout est grand. Je fais 1,80 m, je fais 130 kg au sol, j'ai eu 43. Enfin, il n'y a pas un truc chez moi qui rentre dans une case. Ça m'est arrivé dans ma vie de me retrouver, après avoir embrassé un homme que j'aimais bien et tout ça, qu'ils me disent "Ça me fait drôle d'embrasser une Miss France". Tu as le sentiment d'être un statut, un trophée. La seule manière pour moi en fait d'arriver à ce que je voulais en terme de relation professionnelle et cetera, c'était en fait de faire une émission où on me voyait pas. Quand tu es une belle nana et que en fait on te donne des boulots, certaines choses qui s'ouvrent à toi parce que tu es jolie, bah forcément c'est une pression énorme parce que c'est tous qu'à un moment donné ça va partir. Et moi, comme beaucoup de Français ordinaires à vrai dire, hein, parce que je ne suis pas une minorité, bien au contraire, je fais partie de ce qu'on appelle la fameuse majorité silencieuse qu'il serait bon de commencer à écouter. On en a assez de ça clairement. Vous nous, on en a assez qu'on nous dise ce qu'on doit penser, qu'on doit se taire parce qu'on a pas la bonne couleur de peau, la bonne religion, la bonne étiquette politique ou tout simplement qu'on a pas d'étiquette politique. Donc on serait un traître que ce soit par un camp ou par l'autre. Qu'on doit s'excuser parce qu'on n'est pas né dans la bonne catégorie. Euh qu'on devrait s'excuser également pour des erreurs passées que nous on n'a pas fait, hein, quand d'autres ne s'excusent pas face aux erreurs passées de leurs ancêtres à l'encontre de nos ancêtres. Donc des choses qu'on a pas vécu, qu'ils n'ont pas vécu. Donc on pourrait repartir à zéro. Enfin, je je dis ça, je dis rien. Et qu'on doit penser en bloc, hein, carrément en bloc, voter en bloc, souffrir en bloc, parler en bloc. Ça ne fonctionne pas comme ça. Je dis ça aussi pour ces personnes à qui on refuse de faire partie de la majorité silencieuse pour leur couleur de peau, leur étiquette politique ou leur étiquette religieuse. Bref, bref, ces personnes que vous prétendez défendre au final, les réduire à leurs blessures, à une oppression, à des discriminations, ce n'est pas les aider, c'est carrément les rabaisser alors qu'elles sont tout simplement des personnes normales. Enfin bon, vous verrez ça ensemble dans les commentaires.
Tout ce que je viens de vous dire, c'est précisément ce qui dérange les idéologues parce qu'une personne qui respecte son libre arbitre et celui des autres est quand même beaucoup plus difficile à manipuler. Mais une personne qui se définit uniquement par sa blessure devient beaucoup plus facile à enrôler. Puis c'est plus facile de leur faire payer des formations aussi. On lui donne un ennemi, on lui donne un vocabulaire, on lui donne un camp et on lui donne une explication totale à sa vie. En échange, on lui retire quelque chose de précieux : sa responsabilité, sa complexité, sa nuance et surtout son libre arbitre. Au final, vous passez littéralement à un pacte avec le diable. C'est ça l'arnaque émotionnelle. On ne débat plus sur des faits, on ne débat plus sur des limites, on ne débat plus sur des conséquences, on débat de notre pureté morale et de notre manière de penser. Encore une fois, c'est d'un côté comme de l'autre.
Cette victimisation, elle va de pair avec l'assignation identitaire. Je je dénonçais vraiment les deux. Je dénonçais tout le temps les deux parce que pour moi les deux sont liés. Vous savez, on nous demande aussi de nous intégrer mais il faut pas trop bien s'intégrer parce qu'on vous rappelle après que vous êtes venu d'ailleurs. Donc à un moment donné, même l'enfant adopté devient membre de la famille. Et l'enfant adopté et ben quand on lui fait place dans la famille et ben il doit essayer aussi d'en être digne. Donc c'est pour ça que j'avais écrit "Marianne porte plainte" en disant même étant l'enfant adoptif de Marianne et ben je peux défendre ma mère parce que si je suis fière de la revendiquer et ben je dois pouvoir dire quelles sont ses valeurs et je dois essayer de les porter. Donc moi, je demande aux deux camps de mettre un peu de l'eau dans leur vin ou je ne sais pas où dans leur limonade, mais il faudrait à un moment donné se respecter suffisamment et surtout un peu de tendresse. On parle jamais de tendresse quand on évoque les questions politiques et on peut avoir de la tendresse pour des gens qui nous accueillent et on peut avoir de la tendresse pour les gens qui ont souffert pour venir jusqu'à nous.
Une société et des gens qui vous aiment vraiment respecteront toujours vos blessures certes, mais ils feront en sorte que vous arriviez à vous en détacher, que vous arriviez à devenir libre. Une société qui instrumentalise les blessés et qui veut les garder blessés, hein. Euh normalement, en jargon féministe, on appelle ça une relation toxique, hein. Voilà, je pose ça là parce que leur blessure devient utile en réalité. Utile politiquement, utile médiatiquement, utile commercialement, utile pour faire du clic, utile pour fabriquer des camps et utile pour être réélu. Les élites adorent tout simplement ce mécanisme. Encore une fois, d'un côté comme de l'autre parce qu'un peuple qui pense d'abord comme un peuple, c'est dangereux pour ceux qui veulent le contrôler. Mais un peuple découpé bien utilement en catégorie de victimes concurrentes que chacun se répartira selon son camp politique alors que bouffe tous dans la même gamelle et se font la bise après s'être craché dessus en public toute la journée. C'est beaucoup plus facile à manipuler. Les femmes contre les hommes, les jeunes contre les vieux, les croyants contre les autres croyants et contre les athées, les diplômés contre les beaufes, les minorités contre la majorité et les progressistes contre les racistes ou les conservateurs. Je sais plus de quoi m'a insulté la dernière fois, vous m'excuserez, je n'ai pas encore tout le vocabulaire. Et pendant que tout le monde se surveille, se juge, se dénonce, se soupçonne, ceux qui profitent du système continue de dîner ensemble dans les mêmes endroits.
Aujourd'hui, on a tendance à beaucoup confondre sensibilité et fragilité. Être sensible, c'est beau, ça, il y a pas de souci là-dessus. C'est même nécessaire dans certains cas. Une mère sensible comprend son enfant, par exemple. Un père sensible voit quand son foyer se fissure et donc il peut faire quelque chose. Un ami sensible sent quand quelque chose ne va pas et donc il peut vous rassurer et chercher des solutions avec vous. Mais la fragilité érigée en vertu permanente, c'est autre chose. La fragilité quand elle devient une identité, je vous l'ai dit, elle vous enferme. Parce que qu'est-ce que ça implique ? Ça implique que du coup on vous dit clairement que vous ne pouvez pas évoluer. Vous êtes trop blessé, vous êtes trop abîmé, vous êtes trop dominé, vous êtes trop conditionné. En gros, vous n'avez aucune responsabilité que ce soit dans ce qui vous est arrivé ou dans votre futur. Oui, on vous fait croire que voter, ça va vous aider. On vous fait croire que faire des trends sur les réseaux, ça va vous aider aussi. C'est faux. Dans tous les cas, ça profite à des élites qui elles adorent arbitrer le chaos qu'elles ont elles-mêmes créé. Alors, elle l'arbitre pas pour notre bien, elle l'arbitre pour mieux nous contrôler, mieux contrôler nos enfants, nos votes, notre manière de penser, de vivre, notre manière tout simplement d'être. Ce ne sont que des concepts pour amuser le peuple. Je vous en avais déjà un peu parlé pour lui faire croire qu'il a de l'importance, qu'il est dans une vraie démocratie. Tous les 5 ans, les mêmes jeux recommencent. Le résultat est toujours le même. Mais au moins le peuple a été diverti à l'instant. Je vous dis pas qu'il ne faut pas voter. Attention, ça ça vous regarde et je ne vous dirai pas non plus pour qui voter. Ça vous regarde également. Ce n'est pas mon rôle et ce n'est pas mon objectif.
Bref, au milieu de tout ça, ben il y a nous les gens qui travaillent, les parents qui essaient de bien faire, les femmes qui n'ont pas envie de choisir entre féminisme hystérique et mépris des femmes. Les hommes qui n'ont pas envie de choisir entre culpabilité permanente et brutalité pure. Les familles qui veulent juste transmettre quelque chose de solide qui permettra à leurs enfants de vivre. Bref, les Français ordinaires qui en ont assez qu'on leur explique qu'ils sont soit des victimes, soit des oppresseurs, soit des imbéciles. Alors, je dis pas, au début c'est confortable. On a juste besoin d'être écouté quand on a vécu quelque chose de terrible parce que ça enlève le poids de l'effort, ça c'est vrai. Ça enlève le poids du choix, ça c'est vrai. Et ça enlève aussi le poids de la responsabilité. C'est toujours compliqué de trouver sa part de responsabilité quand il nous arrive quelque chose. Mais à long terme, c'est une prison. Une prison douce, décorée de slogans militants, bienveillants, des posts Instagram pastel avec des paillettes et des vidéos sur le développement personnel qui vous répètent que tout est de la faute des autres, donc au final qui ne vous aide pas à vous développer personnellement. Donc c'est une prison. Voilà, parce que si tout est de la faute des autres, alors vous n'avez aucun pouvoir sur votre vie. Et c'est ça justement le grand piège. Et le plus beau pour ceux qui le mettent en place, c'est que vous sautez vous-même à pieds joints dedans comme des grands.
Et là forcément, ben en tant que maman, je pense aux enfants parce que quand je regarde cette époque, franchement, ça me fait vraiment peur. Je me demande vraiment ce qu'on est en train de transmettre. Est-ce qu'on apprend vraiment à nos enfants à se relever, à prendre leur vie en main ou est-ce qu'on leur apprend à faire littéralement une trend ou un documentaire à chaque chute ? En faire littéralement des trends, c'est pour ça que j'insiste dessus, qui seront consommés par la première personne venue qui pourra se servir de ça contre elle et la maintenir justement dans cet état végétatif qui est la victimisation. Je suis désolée, c'est un fait. Est-ce qu'on leur apprend à gérer une frustration ou est-ce qu'on leur apprend que toute frustration est une violence ? Et dans ce cas-là, ils sont clairement pas prêts pour la société qu'on leur prépare. Est-ce qu'on leur apprend à entendre un nom ou est-ce qu'on leur apprend qu'un nom est forcément une forme d'oppression ? Parce qu'un enfant qui n'apprend jamais à encaisser une petite déception deviendra plus tard un adulte incapable de traverser une grande épreuve. Et Dieu sait que la vie contient son lot d'épreuves. Et la vie, alors pardon de casser l'ambiance, hein, décidément dans cette vidéo, mais la vie ne vous demandera jamais si vous êtes prêt. La vie arrive. Le deuil arrive, une trahison arrive, une fracture arrive, un licenciement arrive même quand vous êtes un super employé, une maladie arrive, une séparation arrive même quand vous pensez que tout va bien dans votre couple, une responsabilité arrive et ce jour-là, vos hashtags ne vous porteront pas. Ce qui vous portera, c'est votre caractère. Ce qui vous portera, c'est votre libre arbitre, c'est votre responsabilité, votre courage, votre discipline, même si c'est un mot qui ne fait pas plaisir aujourd'hui. Votre capacité à demander de l'aide sans pour autant vous dissoudre dans votre douleur. Votre capacité à dire "Oui, c'est dur, mais bah je vais avancer quand même." Au final, tout ce qu'on nous apprend à ne plus faire et ça ben c'est par un garde. Au contraire, c'est même profondément militant parce que dans un monde qui vous encourage à vous définir par vos blessures, redevenir acteur, puisqu'on est sur un thème cinéma en ce moment, de votre vie et peut-être l'acte le plus militant et le plus rebelle qui soit.
Arrêtez de vous faire pigeonner par des extrêmes, que ce soient des extrêmes politiques, des extrêmes religieux ou quoi que ce soit. Personnellement, concernant les enfants, je vous dis pas qu'il faut une génération dure, froide, incapable de compassion. On n'est toujours pas des Vikings, mais je ne veux pas non plus d'une génération molle, dépendante du regard des autres, convaincue que chaque difficulté est une preuve que le monde lui doit réparation. Je veux que nos enfants puissent être sensibles, oui, mais avant tout qu'ils soient solides et la solidité n'empêche pas la sensibilité. Des enfants capables de perdre sans s'effondrer. Des enfants capables de débattre sans s'insulter. Des enfants capables d'entendre une idée qui les dérange sans réclamer immédiatement qu'on la supprime, qu'on supprime la personne ou l'idée. On en peut plus des camps, on en peut plus des étiquettes, on en peut plus des procès d'intention et on en peut plus de la morale récitée par des gens qui ne vivent jamais les conséquences de leurs idées, idées qu'il nous imposent. Et surtout, on en peut plus de cette élite médiatique qui nous parle du peuple comme d'un problème à corriger avec nos propres impôts. Un sinon c'est pas drôle. Quand le peuple souffre, on dit qu'il se radicalise. Quand il doute, on lui dit qu'il est complotiste. Quand le peuple proteste, on dit qu'il est dangereux. Quand le peuple demande du bon sens, on lui répond avec des éléments de langage. N'est-ce pas Darmanin ? Il faudra un jour qu'on reparle de cette affaire Liana. Pour l'instant, je peux pas. J'ai clairement pas les mots, mais il faudra qu'on en reparle parce que il y a énormément de choses qui se sont passées et qui montrent encore à quel point les personnes politisées, les idéologues et nos politiques se foutent de nous, à quel point rien ne changera. Et pourtant, cette fois, l'agresseur devrait mettre tout le monde d'accord. C'est triste.
Bref, et après tout ce qu'on vit, les gens s'étonnent qu'on se braque. Mais à un moment, faut arrêter. La majorité silencieuse n'est pas stupide et elle voit très bien ce qui se passe en réalité. Et c'est aussi pour ça je pense qu'on a abandonné le fait d'essayer de prendre la parole. Parce que au bout de ce jeu, si on ose dire quelque chose, c'est la mort sociale. Mais il y a un moment où il faudra bien qu'on comprenne que c'est nous le nombre. C'est nous le nombre et c'est nous au final qui faisons tenir cette société. C'est nous qui travaillons pour que cette société continue de vivre. C'est donc nous qui avons le pouvoir. Je vous pose ça là.
Le problème, c'est qu'on a trop utilisé notre compassion pour imposer des silences. On a utilisé certaines victimes, des victimes, des personnes qui ont subi des choses horribles qui en sont même parfois mortes comme des vitrines médiatiques et marketing qu'on ressort que quand ça nous arrange. Pendant qu'on abandonne d'autres souffrances parce qu'elles ne rentrent pas dans le bon logiciel politique. On voit bien que la nuance nous a rendu suspecte parce qu'elle empêche les petits vendeurs de chaos et de colère de faire leur petit commerce sur notre dos. Et c'est précisément pour ça que la nuance actuellement fait partie de nos meilleures armes, après notre porte-monnaie bien évidemment, et qu'elle est nécessaire. Mais attention, il faut savoir rester froid et savoir reconnaître la réalité en face sans pour autant devenir mou, violent.
Bref, à quoi sert cette vidéo finalement ? Bah cette vidéo, elle sert à essayer de vous apporter quelques petites pistes parce que c'est vrai que critiquer, c'est facile, ça tout le monde sait le faire. Internet est devenu une grande salle d'attente remplie de gens qui critiquent tout en scroulant en pyjama. La vraie question du coup, c'est bah comment on sort de ça ? Déjà euh je pense qu'on devrait arrêter de confondre blessé et condamné. Ensuite, on réhabilite l'effort. Oui, l'effort, la discipline, c'est un peu le mot qui donne des boutons à l'époque qui veut tout obtenir sans rien faire. Faire un effort pour mieux parler, faire un effort pour mieux penser, faire un effort pour écouter la personne en face, faire un effort pour écouter une vidéo jusqu'au bout, faire un effort pour ne pas transformer chaque désaccord, faire un effort pour construire quelque chose au lieu de simplement dénoncer ou détruire cette chose. Et enfin, faire un effort pour protéger et entretenir notre libre arbitre et notre esprit critique, prendre du recul sur ce qu'on peut écouter et se poser tout un tas de questions.
Je crois profondément et j'espère ne pas me tromper que la majorité silencieuse de ce pays n'est ni anesthésiée, ni naïve, ni extrême. Justement, qu'il y a encore une solution à tout ça, je l'espère. Des gens qui voient des dérives, des gens qui veulent la justice sans hystérie et ça je le vois dans mes commentaires et je vous en remercie. De la compassion sans chantage, de la liberté sans chaos. Bref, on est fatigué mais il y a des solutions. Voilà, c'est un peu tout pour cette vidéo. Je sors de quelques mois assez compliqués suite à mon traitement de plusieurs affaires. J'avais tout simplement envie et besoin de vous parler un peu plus de mes opinions et de ce que je pense. Voilà, c'est de ce que je pense vraiment, de ce qui est vraiment au plus profondément avec une analyse un peu moins froide que d'habitude, mais voilà, hésitez pas à me dire ce que vous en pensez en commentaire. Bien évidemment, vous faites un effort intellectuel, vous restez respectueux dans les commentaires pour les aigris qui passent de plus en plus sur la sur la chaîne, hein. Voilà, ici, on essaie de réfléchir, d'accord ? Après, si vous ne voulez pas, tant pis pour vous, mais vous passerez clairement pas pour des gens intelligents et dignes d'intérêt. Maintenant, vous faites ce que vous voulez. En attendant de vous retrouver pour la prochaine vidéo et tout de suite dans les commentaires, je vous souhaite à tous une excellente fin de week-end, une excellente semaine également. Je vous dis à bientôt pour une prochaine vidéo. Ciao. Ciao.