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PHILIPPE ETCHEBEST : CONFESSIONS INÉDITES DU CHEF ÉTOILÉ SUR L’ADOPTION ÉMOUVANTE DE SON FILS…

LEGEND2:06:43

Transcription

Bonjour tout le monde et bienvenue sur Légende. Aujourd'hui, notre invité c'est Philippe Et Best, le chef qui a plusieurs restaurants. Votre femme Dominique avait un garçon ; il s'appelle Charles avant de vous rencontrer. Après vous avez adopté-v Oscar Louise ? L'adoption c'est un parcours du combattant. Comment vous le rencontrez ? La première fois qu'on arrive dans l'orphelina, il y avait plein d'enfants. Je rentre dans la salle, je marche dans les dans les couloirs à travers les lits, je lui tourne le dos, il était debout et essay de m'attraper. Et vous l'avez pris dans les bras. Incroyable. C'est fou de voir à quel point c'est encore le plus beau moment.

Bonjour tout le monde et bienvenue sur Légende. Aujourd'hui notre invité c'est Philippe Etchest, le chef qui a plusieurs restaurants, qui va nous raconter son parcours, comment il s'est retrouvé non seulement à la tête de restaurant avec des étoiles, il va nous raconter comment il a eu les difficultés du départ classique de chef, mais aussi comment il s'est retrouvé à la télé dans des émissions comme Top Chef au cauchemar en cuisine, l'envers du décor aussi de ce qu'il a pu vivre, tout ce qu'il a pu voir aussi lorsqu'il a reçu même des anciens présidents de la République qui va nous raconter tout ça. En tout cas, avant de commencer, je voulais vous rappeler qu'on part en tournée, ça va s'appeler le légende tour. On va partir avec six invités qui ont marqué la chaîne dans 16 zénites partout en France, dans 16 des plus grandes villes de France, dans 16 des plus grandes salle de France à venir avec des invités qui ont marqué la chaîne comme Philippe Boxau, le médecin légiste, comme Julien qui est pilote de tigre aujourd'hui, pilote d'hélicoptère de combat. C'est un ch familial. Vous pouvez venir avec les enfants, avec les parents, vous pouvez venir vraiment en famille assister à ça. Un show en scène centrale avec plein de surprises. Chaque invité viendra raconter trois anecdotes qu'il a jamais raconté sur sa carrière et entre chaque invité, il y aura des artistes, il y aura des surprises et ça ça va se passer donc à partir du 7 octobre 2026. Il y a toutes les dates, on va passer à Paris, à la Adidas Arena, à Bruxelles aussi à Forêt Nationale, à Salle Forêt nationale. Donc si vous voulez venir directement légend-tour.fr. FR et juste avant de commencer l'émission avec Philippe Etchest, voilà, merci à notre sponsor. Je voulais remercier à notre sponsor pour cette émission. C'est le Racing 92, c'est le club de rugby des Hautsen. C'est d'ailleurs la seule équipe en France à jouer à Paris la Défense Arena à qui on est heureux d'être partenaire. Alors Paris, la défense Arena, c'est la plus grande salle indoor d'Europe peut accueillir jusqu'à 25000 supporters du Racing. Tout est pensé vraiment pour vous puissiez vivre les matchs à fond. La salle, elle est couverte, elle est chauffée à chaque match. C'est un vrai choix avec une mise en lumière incroyable avec le plus grand écran du monde pour ne rien rater de l'action. La fin de saison approche, ça va être exceptionnel. Il y a de grosses affiche comme le derby Racing 92 Stade français. Il y a des matchs face aux plus grandes équipes comme Toulouse, La Rochelle ou Toulon. Alors si vous êtes passionné de rugby ou si vous voulez passer juste un bon moment en famille ou entre amis, vous pouvez aller sur le site du Racing 92 pour avoir accès à la billetterie de tous les matchs de la saison. On vous met le lien avec toutes les infos dans la description de la vidéo ou du podcast. Et donc voilà, merci à eux de nous sponsoriser cette vidéo. Abonnez-vous juste avant de commencer sur YouTube et en podcast audio. Spotify, 10er, Apple Podcast, Amazon Podcast. Merci de faire de légendes le premier podcast de France et c'est parti avec Philippe Etchbest sur légende. On y va.

Bonjour, je suis Philippe Etchebest, je suis chef de cuisine et je suis sur légende et j'enlève ma casquette. Voilà. Merci de de venir. Content de vous recevoir. Et ben c'est un plaisir de d'être ici. On s'était déjà croisé il y a très longtemps lors d'une caméra cachée qu'on avait fait sur M6 dans une émission qui s'appelait Tout peut arriver avec Jérôme Anthony et je vous avais piégé et ça pas été facile d'ailleurs parce que pas facile à piéger. Non. Alors pas facile déjà au départ parce que je ne voulais pas venir euh sur l'émission. C'est vrai que bon, c un peu réticent et Morgan qui était l'attaché de presse à l'époque de de cauchemar en cuisine, elle a vraiment insisté, elle a trouvé les arguments pour que je puisse venir et finalement ben voilà, je suis venu et c'est vrai que franchement c'était bien bien fait. Ça a commencé au maquillage où j'entendais brailler dans dans la salle un mec qui hurlait après tout le monde. Donc après vous en l'occurrence fait passer pour un stagiaire qui se faisait emmerder par Jérôme Anthony qui lui hurlait dessus devant Philippe pour voir à quel moment il allait intervenir. D'abord c'était de loin c'était de loin. C'est pour ça c'était c'était hyper bien fait. Le conditionnement était parfait. J'entendais hurler de loin et là je dis mais qu'est-ce que c'est qui c'est ce fou ? Et après ça s'est rapproché effectivement et et vous étiez intervenu vous aviez intervenu ou ça va c'est bon ça rien dû crier dessus je me rappelle très bien en cuisine est-ce que ça cri parlera tout à l'heure mais on va parler des restaurants de l'évolution tout ce que vous avez fait depuis 10 ans. Mais est-ce que parfois ça ça monte dans les tours ? Euh monter dans les tours, je veux dire il peut y avoir un peu de pression, un peu de tension. crier. En tout cas, en ce qui me concerne euh non puis euh j'ai pas besoin de crier. Je crois que euh quelqu'un qui crie dans une cuisine, c'est quelqu'un qui maîtrise pas, qui perd le fil. Euh et c'est per la partie, bien sûr. Non, non, mais voilà. Non, mais euh honnêtement, je répète, je je ce qui me concerne, non, j'ai pas besoin de crier. Un regard suffit. Un regard Les gens ont peur de vous. Ce qui est dans la rue, il y en a qui marrant. C'est marrant, oui, hein. C'est marrant. Il y en a qui Ouais. Ouais. Vous arrêtez pas je vousi entendu dire que vous étiez une crème. Je suis une crème pourtant je comprends pas. Non, je suis pas je suis pas quelqu'un de de méchant. Euh je suis pas quelqu'un de méchant mais je pense que c'est l'image euh qu'on m'a donné ou la caricature qu'on a fait de moi sur cauchemar cuine notamment qui euh qui a fait cette qui qui donne cette impression là. Bon, après vous savez comment ça marche he la télé, on donne voilà, on grossit les traits. Après, je suis très fidèle, je je ça fait 14 ans maintenant que je fais cette émission. C'est celle qui m'a fait connaître aussi. Euh bon, après quand on creuse un peu, on sait très bien que c'est pour aider des gens. Donc il y a beaucoup d'empathie aussi dans dans cette émission et c'est pour ça que je le fais d'ailleurs, c'est vraiment pour être dans cet accompagnement et des d'aider gens à sortir de leur de leur bourbier, quoi. Et c'est et c'est et c'est ce qu'on voit, c'est la réalité quoi. C'est des vrais restaurants, on en parlera tout à l'heure mais c'est des vrais sont de vrais restaurants, c'est de la vraie vie. Ce sont des vrais problèmes. Ah non pas du tout. C'est vrai qu'on pose souvent la question, c'est marrant. C'est vrai pass je dis oui bien sûr vous en rajoutez pas. Mais qu'est-ce que vous voulez qu'on rajoute ? Pas besoin de rajouter mais un ramort tu dis tiens parfois tu as c'est déjà trouvé des ramorts. On peut se dire tiens est-ce que c'est quelqu'un qui a mis un rat de la prod. Mais non mais non mais non pensez bien mais vous pensez bien que si on faisait ça en plus les restaurateurs serait contre franchement il y a parfois il y a pas besoin de rajouter en préparant l'émission c'est c'est une vie riche donc c'est c'est c'est sympa à préparer à parler de de d'opération de Jacques Chirac aussi vous avez nouri Jacques Chirac à l'époque dans un restaurant ou vous avez été batteur toujours aussi batteur oui toujours bien sûr avec mon chef and the gang alors on joue pour une association pour les pompiers solidair je tiens vi le préciser à chaque fois, c'est important parce donc on se fait plaisir et on fait plaisir aussi en même temps. Mais la musique c'est un c'est une vraie passion, c'est un vrai hobby aussi. C'est un vrai moment où on décompresse, on se lâche un petit peu avec les copains. Vous aidez vachement la on parle d'association, j'ai vu les agriculteurs aussi il y a quelques temps, c'est mis une vidéo, vous les aider comme vous pouvez sur des vidéos qui ont été d'ailleurs je crois il y a eu des dizaines de millions de vues qui ont été Ouais. plus de 10 millions de vues. Effectivement, c'est vrai. Bah, c'est important de de de les soutenir parce que je je suis là grâce à eux, je travaille leurs produits tous les jours. Ils se nourrit tous grâce à bien sûr, sans agriculture. Il y a pas de terroir, il y a pas de produit, euh il y a pas de cuisine, il y a pas de transmission. Euh donc forcément c'est pour moi c'était il était extrêmement important de les soutenir et je pouvais parce que le sur le fond, c'est vrai que c'est c'est compliqué. Donc moi, je voulais comprendre aussi ce ce qu' ce qu'il se passait et que ben à travers ma notoriété, je pense que je pouvais apporter quelque chose et et étendre le message un peu plus de manière un peu plus large. Comment on peut les aider facilement nous tous ? Alors, comment on peut les aider ? C'est un conseil, tu vois. Ah, moi je pense que les gens sont très sensibles à ce qui à ce qui se passe. Euh et il y a beaucoup de messages de soutien. Moi je pense que le meilleur moyen de pouvoir les aider c'est juste de consommer français consommer leurs produits et ils sont à porter de main assez facile. Je sais pas si vous vous rappelez de l'épisode Covid euh qu'on plus rien ne fonctionnait. On s'est rabattu sur qui ? Sur ces gens, sur ces paysans, ces agriculteurs qui étaient à même de fournir de la matière aux gens parce qu'on pouvait pas aller dans les supermarchés, on pouvait pas. Mais eux, ils étaient là. Ils étaient là parce qu'ils avaient tout ce qu'il fallait et tout les gens qui ont découvert en fait qu'il y avait "Ah bah tiens, c'est vrai qu'il y a un petit paysan à côté de chez moi qui me qui fait à manger enfin en tout cas qui fournit des produits. Donc je vais aller le voir et malheureusement j'ai envie de dire une fois que ça ça a été terminé et ben on oublie vite. Les gens oublient vite en fait. Donc voilà mais je pense que c'est le meilleur moyen pour les aider. Ouais ouais c'est vrai hein. On oublie vite les choses et parfois on a le choix entre deux produits français ou produit d'un pays étranger. Bah autant favoriser les agriculteur d'ici et et choisir. C'est souvent pas plus cher. Et combien même combien même qui a 10 15 20 centimes de différence sur un produit ? faut penser et voir plus loin. C'est l'effet bénéfique que peut avoir un produit, un bon produit bien cultivé sans sans sans pesticides, sans parce que c'est vrai qu'il y a des des contraintes et des cas des décharges qui sont drastiques pour les pour les inculteurs français plus que pour les autres pays parfois même dans lieu. est là où il y a une vraie concurrence loyale et c'est là aussi c'est là-dessus ils sont pas d'accord c'est qu'on on donne des des contraintes et un cahier des charges drastique aux agriculteurs français mais c'est pas le cas pour les autres pays les espagnols par exemple les fraises espagnoles je crois que j'avais entendu un documentaire là-dessus où ils avaient pas les mêmes produits. Donc les fraises espagnoles sont moins chères, plus grosses et du coup tu te dis bah tiens je vais prendre des fraises moins chères et au final bah tu vas pas aider alors que eux ont plus de règles chez nous quoi. Et il faut respecter la saisonnalité ça c'est important. Voilà. C'est c'estàd quoi ? C'est manger les fruits de saison quoi. Ben manger les fraises à partir du mois d'avril quand il y en a. C'est pas pas au mois de décembre. Euh mais moi c'est ce que j'applique dans mes restaurants hein. De toute façon mes menus et mes places sont conditionnées par la saisonnalité et une fois de plus parce que me propose ces ces ces agriculteurs et ses producteurs. S'il y a pas en France, il y a pas sur sur la carte. S'il y a pas de de Non, je fais pas je fais pas. On on fait un sourcing à maison nouvelle qui est extrêmement pointu puisque le le thème du menu s'appelle balade en nouvelle akitaine. Donc je vais chercher tous mes produits dans cette nouvelle akitaine qui qui euh qui euh fournit des produits exceptionnels, assez variés. Donc ce serait dommage de pas les utiliser. Et ben voilà, grosse pensée à tous les agriculteurs, on les embrasse qu'il y avait beaucoup de de messages et puis voilà, on est on est on est ensemble. Euh j'ai j'ai vu le classement préféré des des des Français. Vous êtes chef, vous retrouvez c'est 22e l'année dernière. Il y a le classement préféré des des jeunes maintenant je crois des 15 24 ans. Vous êtes 8e dessus. Ça vous fait plaisir toujours ? Est-ce que vous regardez en vrai chaque année ? Je non on me l'envoie, on me le dit forcément. Je suis pas dans l'attente de savoir à quelle place je me situe, mais pas du tout. Je pense pas. Je voilà, c'est pas une course vers comme une étoile pour un Non, non, pas du tout. C'est ça fait plaisir hein honnêtement ça fait ça fait très plaisir et puis puis tant mieux que ça se passe comme ça. Vous mie hein. Pourquoi vous y êtes ? Est-ce que vous avez déjà posé la question ? J'ai accepté de faire la télé à la seule condition de ne pas jouer un rôle et qu'on raconte la vérité. Voilà, c'est pour ça que j'ai fait la télé et je continue à le faire dans ce sens-là, à ne pas tricher, être moi-même, à dire des choses qu'elles plaisent ou qu'elles ne plaisent pas. En tout cas, j'essaie de de ne pas être fade parce que je ne suis pas fad comme la cuisine de toute façon il faut la cuisine, elle doit avoir du caractère. Un peu de sel, un peu de sel, un peu de piment d'espelette et puis tout va bien. Euh est-ce que la télé ça peut lisser un peu quand quand ou alors je je ça peut lisser alors pas forcément où les peut-être que les les les gens qui passent à la télé ont envie et essayent de plaire à tout le monde mais ça ça marche pas. accepter d'avoir des une opinion et c'est comme ça qu'on avance aussi. Faut accepter d'avoir en face de soi des gens des gens qui ne sont pas d'accord. Ça permet d'engager des discussions et puis peut-être d'aboutir sur des de trouver des solutions. Donc moi je je je fonctionne et je fonctionnerai tout le temps comme ça dire ce que j'ai envie de dire, ce que je pense réellement et parler surtout simplement et de manière compréhensible pour tous. Pour tous. Ouais. On peut regarder les émissions en famille toujours. Si vous avez pas encore vu les émissions de film, il y a peut-être peu mais c'est les émissions familiales. On peut regarder avec les parents, avec les enfants. Il y a pas de Des fois je dis des gros mots mais c'est bipé donc ça va. C'est sorti un livre chez Albin Michel. Euh un chef au bout du monde. Voilà mon carnet de voyage et de souvenirs culinaire Philippechbest. Et donc il y a H Marquis, Louisiane, Japon, Islande. Il y a une série de documentaires aussi qui sont sortis donc des des 52 minutes en deuxième partie de soirée sur M6. Vous avez filmé en fait des voyages pour ramener des recettes. Vous avez goûté la cuisine du monde. Voilà, en fait cet ouvrage est est tiré de de la série documentaire Un chef au bout du monde où je pars à la découverte de culture dans des pays lointain et et je partage cette expérience pour me ramener en tout cas rendre accessible à savoir-faire euh des des des techniques voilà ancestrales parfois. Et moi, j'apprends beaucoup. Je suis je suis comme un gamin en fait quand je voyage. Ah ouais, je suis comme un gamin et j'apprends plein de choses. C'est fabuleux. Préférer la cuisine de quel pays en dehors de la France quand vous parce qu'on a tous des coups de cœur personnellement. Je parle je crois le Japon. Ouais, c'est incroyable. Le Japon. Japon. Pourquoi ? parce que j'ai été hyper touché en travaillant avec ce ce maître Sushi qui m'a expliqué ce nom d'apprentissage qui qui dure mais des années des années répètent le même geste pendant des dizaines des vinges d'années jusqu'à atteindre le le le la perfection du geste. C'est une espèce de de d'obsession pour eux d'aller au bout des choses. Ouais. Ouais. Non. Puis c'est puis c'est beau. On voit moi j'arrive à quand même à apprécier la dextérité d'un geste quand on quand quelqu'un lève un poisson. C'est c'est d'une précision incroyable. Moi je croyais je savais lever un poisson, je l'ai fait avec lui. Il m'a repris deux fois. Ah c'est vrai ? Ah ouais. Non mais c'est Et quand on fait ça tous les jours et on trouve toujours meilleur que soi sur chaque chose. Mais c'est ça qui est intéressant, c'est de regarder le meilleur, ceux qui sont plus forts que vous pour avancer, pour progresser. Euh et et là franchement j'avais j'avais le top du top quoi. Vraiment non c'est c'est une culture qui est très particulière. Ils ont il y a beaucoup d'humilité en plus dans dans ce qu'ils font à chaque fois. Ils font un truc, ils vous remercient, vous avez rien fait, ils vous disent merci. C'est quand même étonnant. Euh mais euh j'aime beaucoup en tout cas cet état d'esprit et leur cuisine aussi. Le côté méticuleux et organisé dans Ah ouais, très droit, très carré, très propre. C'est Ouais, c'est reposant et c'est à la fois euh hyper enrichissant. Euh je suis vraiment admiratif de quand je quand je vois ça et forcément ça ça aide à à progresser encore. Vous avez goûté au saquet ? Ouais. Le saquet qui en fait veut dire vin au japonais. En France, on croit que c'est de l'alcool à brûler qu'on boit à la fin dans certains petits resto là. En fait, pas du tout. C'est c'est du vin japonais on dit saqué. C'est pas si fort que ça. Il y a de très très bons saquets ou euh Ouais, c'est doux. Et il y a il y a une vraie il y a une vraie variété de saquet hein. Quand on creuse un petit peu, il y a il y a de vraies différences qu'on pas avoir nous en France sur les Bourgognes, les Bordeaux, les vins de Loire de du Lang doc. Et ben c'est pour les saqués, c'est exactement la même chose. Il y a eu des vidéos sur internet qui disaient que le vin rouge et le vin blanc étaient bon quand on le voit, moi j'aime bien plus le rouge. Par exemple, il y en a qui vont préférer le blanc mais en réalité si vous goûtez à l'aveugle, il paraîtrait qu'on a du mal à dissocier l'un de l'autre. Mais goûter à l'aveugle déjà c'est difficile. On le fait on voyez dans la boîte noire dans Top Chef on goûte des choses et mais quand on n pas le visuel c'est extrêmement compliqué de déterminer les goûts. Alors du coup on goûtera tout à l'heure on mettra si voulez bien un petit fond de blanc un petit fond de rouge juste pour goûter pour voir si on arrive à dissocier l'un de l'autre pour tester. J'ai vu plein de gens le faire sur internet. Moi, j'ai un peu du mal à croire qu'on arrive pas à savoir l'un de l'autre quand même. Je vous donne moi en plus le château l'année, le le viticulteur à l'aveug. Comment vous appelle dans la rue d'ailleurs ? Parce que votre nom de famille est pas facile à à prononcer. Il y a plein de vidéos sur internet de gens qui se trompent, il y a eu des compilations aussi. Comment ils appellent les gens ? Philippe. Ah chef. Chef. Ouais. Chef. Chef. Justement, c'est plus facile que de dire chevest. C'est plus court. C'est plus court. C'est plus direct. Et puis et puis ça m'a ça m'a c'est con mais ça m'interpelle. Alors je vais vous dire un truc même des fois ma ma femme elle m'appelle chef. Non c'est vrai ? Ouais ça ça attire mon attention en fait. Elle a trouvé l'astuce pour vous l'écouter le soir pour pour pour capter mon attention. Chef hop j'ai vu vous avez commencé la cuisine à 7 ans. Est-ce que c'est réel ça ? J'ai vu ça sur internet mais comme on trouve un peu de tout n'importe quoi. J'ai été aidé mon père. Tu avais un restaurant. Alors il était il était chef. il était chef dans un restaurant et euh un jour j'ai dit "Papa, je peux venir avec toi, je peux venir t'aider ?" C'est vrai que mon papa, il était pas trop à la maison, il travaillait beaucoup et c'était peut-être un moyen de passer du temps avec lui. Et et voilà, je me suis retrouvé, j'avais Ouais, ça fait 7 8 ans, même pas, j'ai fait la vinaigrette, j'ai nettoyé les moules, j'ai épluché des patates pendant pendant pendant toute le la journée avec lui. Et c'est un un super moment. D'autant plus que à la fin de cette journée euh euh monsieur Vincent qui était le patron de cet cet établissement m'a donné 5 francs. Une pièce de 5 francs. Un sous. Mais ouais. Mais à l'époque à l'époque 5 francs c'est c'est c'était fabuleux. On est dans les années 75. Avec 5 francs, c'est un demi cadi en 74 à peu près, hein. Non, non, mais en vrai, tu pouvais tu acheté des bonbons, tu pouvais t'acheter plein de trucs avec 5 francs. Je me suis acheté une boîte de Lego, un hélicoptère rouge de transport. Je l'ai je l'ai en tête, je le vois ces petites boîtes. Vous az converti le travail en plaisir. En plaisir et et c'est vrai que ça apprend plein de choses quand même parce que la semaine d'après, je dis à mon père, papa je peux venir travailler ? Alors c'est c un peu plus j'étais un peu plus intéressé pour le coup. Je me suis je vais peut-être avoir encore une pièce de je me racheter une autre boîte de Lego. Mais ça ce sont des choses justement qui euh qui vous apprennent plein de plein de valeurs, les valeurs du travail euh et de se dire que voilà on on peut avoir plein de choses mais ça se mérite aussi donc ça passe par du travail. Alors c'est peut-être un peu ringard ce que je dis. Non non je pense pas. Je pense qu'en vrai la majorité des gens pensent comme ça on impression c'est tellement dépassé que non pas du tout. Les valeurs elles sont je suis un convaincu. Moi je suis convaincu de ça mais tellement que en faisant des efforts, en travaillant, on arrive toujours on arrive à ses fins et on peut faire plein de choses derrière. Voilà. Et la satisfaction d'avoir fait quelque chose pour avoir autre chose, c'est quand même valorisant. Ça apprend aussi quand même la valeur du travail et ça apprend aussi l'inflation parce que 5 francs une boîte de Lego aujourd'hui c'est 75 centimes d'euros. On a pas une boîte de Lego. Ouais. Ouais. Ouais. Im la différence de de on a retrouvé il y a quelques jours, on avait fait une émission il y a quelques temps, on avait retrouvé des catalogues de Noël de jouet et des catalogues aussi des prospectus, des tractes en fait de des des petits prospectus de supermarché. C'était 40 centimes le kilo de tomate en 98. derrière 40 centimes de de de franc je sais pas comment c'était possible mais aujourd'hui ça serait rien du tout quoi. On se rend plus compte pas c'est vrai que alors je sais pas si vous le faites moi c'est vrai que il y a eu Ouais c'est vrai moi c'est très rare mais au début je me suis dit comment on va faire puis j'chète une voiture je je calcule et je me dis ah ouais ça fait ou parce qu'en fait 15000 € aujourd'hui c'est 100000 francs avant tu avais une belle voiture à 100000 francs 100000 francs ou bah oui énorme. Et aujourd'hui 100000 enfin 15000 € tu as eu 100 patates une et vous avez vous avez rebossé un peu avec lui ça ça a continué vous allz aider plusieurs fois votre père Oui oui oui. Après après j'ai j'ai grandi donc j'ai fait plus de choses. Le premier gâteau que j'ai fait avec lui j'avais 12 ans. Céu sur Llotte euh j'ai une photo d'ailleurs que j'ai mis dans mon restaurant maison nouvelle où il y a il y a mon il y a mon père moi je suis en tenu de cuisiner. Je dois avoir 11 ans 11 12 ans et il y a un gros fraisier devant nous. Tac ! Énorme de truc ! Moi, j'avais fait la décoration avec la crème au beurre à la poche et puis j'ai mis des fraises dessus. Mais mais ouais voilà. Après, c'est vrai que j'aimais aller le travail travailler avec lui. Il était comment votre père avec vous dans l'éducation ? C'était c'était strict ou c'était Ah c'était assez strict. Ouais ouais ouais. Oui oui. Ben bon oui oui ça ça rigolait pas tous les jours quoi. C'était un t euh parlait pas beaucoup et il disait euh il disait toujours une fois il a dit ça à mes copains et mais il me dit "Monsieur tuin vous parlez pas beaucoup quand même hein tout le temps il mon père il regarde c'est fait si je dis rien c'est que ça va il y a pas besoin de parler pour dire les choses hein. Voilà. Donc comme je dis toujours, un regard suffit. Tu sais si c'est bien ou si c'est pas bien. Mais c'est pareil ça. Je je n'ai pas souffert de ça. Je veux dire voilà, si je suis là aujourd'hui, c'est peut-être aussi grâce à ça, à cette éducation qui était qui était dur. On peut dire dur mais presque mal. J'ai manqué de rien. Voilà. J'ai manqué de rien. On a été on a grandi avec une fois de plus des valeurs de des valeurs de respect de de travail. toutes les choses, j'ai envie de dire qui sont normales, mais les les Non, mais les choses qui sont normales aujourd'hui peuvent faire partie du domaine de l'exceptionnel. Mais ouais, non mais c'est vrai euh bizarre mais ça a beaucoup évolué, beaucoup changé. C'est très dur d'avoir un restaurant pour ceux qui n'en ont jamais eu c'est Est-ce que c'est quand même une boulangerie ? On sait que c'est très difficile métier d'agriculteur aussi. métiers restaurateur, ça fait partie des métiers, c'est pas facile. Alors non, c'est pas facile mais ça reste un vrai métier et c'est bien de de partir là-dessus parce que je vois au travers de cauchemar en cuisine ce qui se passe et quand je vais aider des gens, c'est souvent sont souvent des gens qui ne sont pas du métier. Et moi aujourd'hui encore c'est c'est une aberration de pouvoir ouvrir un restaurant sans aucune formation, juste en faisant 2 jours et demi de de stage pour avoir un permis d'exploitation et ça vous donne à vous demain le droit d'ouvrir un restaurant sans aucune compétence. C'est absurde. Un un coiffeur peut ouvrir son salon que s'il a un diplôme et un nombre d'années d'expérience. Euh un un boulanger doit avoir un CAP. boulanger pour être euh maître boulanger. Donc et dans la dans la restauration, ça n'existe pas. Il y a pas ça. Non, il y a pas ça. Et et c'est pour ça aussi qu'il y a il y a autant de de difficultés de restaurants qui ne fonctionnent pas, c'est aussi parce que ça manque de formation. Et là, il y a il y a quelque chose à faire de ce côté-là, je pense, de de de mieux euh réguler les ouvertures de restant, donner en tout cas l'accès à à ce métier, faut en tout cas à cette possibilité de d'ouvrir restaurant à ceux qui qui en sont capables et qui en ont les compétences. Est-ce qu' ac du travail tout le monde peut ouvrir un restaurant avec du boulot ? Avec du Oui. Ben si on a fait une formation avant. Oui. Après euh ça demande aussi d'autres qualités. Je dire bon cuisiner, c'est une chose, mais il faut être aussi bon gestionnaire derrière. Euh c'est c'est complexe avoir un établissement à soi. Euh c'est une entreprise, on rentre dans l'entrepreneuriat. Moi je l'ai vu, j'ai été pendant 30 ans euh chef pour les autres, pendant 30 années de ma vie. Des restaurants qui étaient pas à vous. Ouais, absolument. Mais que j'ai que j'ai choyé comme c'était Ouais. comme si c'était le mien. Puis à moment donné euh tu dis surtout Dominique, je pense que ma femme elleelle elle a vraiment ce ce cette fibre euh dans l'entrepreneuriat que moi je n'ai pas. Euh euh là tu on passe de l'autre côté là, on passe dans le côté obscur de la force. Je jeer là tiens. Je pensais que j'ai pensé le côté obscur de la force néon derrière euh qui est qui est une une aventure exceptionnelle. Mais franchement aujourd'hui, il faut avoir la foi pour y aller quand quand tu quand tu ouvrais un truc. Tu as tellement tu es tellement pris par toute l'administratif. On te noie de de trucs qui qui font qu'à chaque fois que tu avances d'un pas, tu recules de deux. Enfin, c'est c'est c'est extrêmement compliqué. Ah mais c'est très compliqué aujourd'hui et moi je suis admiratif des jeunes aujourd'hui qui se lance dans l'aventure. C'est c'est vachement bien mais c'est quand même très compliqué. C'est fait beaucoup de rugby, première division euh c'est de la boxe aussi et après plein de sport. Pourquoi est-ce que vous avez décidé de partir en cuisine quand on est bon au rugby ? Est-ce queil y a eu la possibilité à un moment donné de se dire je pars faire du rugby, je vais faire une carrière de sportif ou est-ce que l' Je voulais je voulais faire pour étude rugby en 3è au moment de l'orientation et je pense que la la cuisine m'a adopté et j'ai fait le bon choix puisque c'est elle qui me nourrit depuis maintenant plus de 40 ans. La chance que j'ai eu aussi d'avoir pu faire beaucoup de sport à côté. Bon, après ça c'est quelque chose qui est vital pour moi, qui est nécessaire et de jouer au rugby euh pendant plus de 15 ans pratiquement. Euh j'ai commencé à V9 sur l'ot, après j'ai évolué euh après à Beggle CAB. Donc j'ai connu le CAB, le CABB, le CAB BG avant que ça devienne maintenant l'UB grand club du Top 14. Je salue Laurent Marti, son président qui a fait de ce club euh un truc incroyable. Euh j'ai eu la chance de pouvoir jouer en première division. J'avais 19 ans, c'était incroyable. Voilà. Et après quand je suis venu à travailler à Paris de jouer en 2e division au CAS euh au stade Jean-Bouin qui est maintenant le stade français. Voilà. Mais bon, après c'était compliqué aussi donc je me suis à la boxe pour faire plus simple. Je pouvais m'entraîner l'après-midi. Et tu toujours été solide physiquement ? Euh j'étais assez physique. Ouais. J'aime bien le contact. J'ai je suis quelqu'un qui aime bien le contact. Un un seul chaos je crois dans lors d'un d'un match. Alors, j'ai j'ai eu deux chaos. J'en ai eu un euh un match de rugby sur une cravate. C'est dangereux. C'est pour ça que c'est interdit les cravate ou c'est le plaquage plaquage à la tête et Ouais. Ouais. On a eu pardon on a eu Chabal. Oui, mais j'ai vu son histoire qui qui est venu et qui a raconté qu'il avait perdu la mémoire dans l'émission. Absolum. Absolument. Qui se rappelait plus d'une seule seconde d'un match. Ça beaucoup tourné ça et j'ai vu que les ministres en parlaient aussi pour changer la loi. C'est vrai je alors je pas à son niveau parce que Chaval c'est Ouais enfin on est on est là mais moi le cas que j'ai pris sur un terrain, je me rappelle plus des 15 dernières minutes du match. Ah [ __ ] je me rappelle je me rappelle juste d'une bagarre à la fin. Une bagarre grosse bagarre on devrait pas le dire mais bon euh mais je ne me rappelle plus. Je me suis assis dans le vestiaire j'étais comme ça. J'ai Qu'est-ce qui s'est passé ? J'ai eu mal à la tête pendant 15 jours. Pendant 15 jours. Après le plaquage, j'ai une bagarre qui s'est déclenché à côté. On s'est battu. On s'est battu. Ça c'était à l'époque. Ça arrive. C'est c'est le monde. C'est à l'époque. Et j'en ai pris un en rugby euh à la boxe aussi une fois. Et et qu'est-ce qui se passe quand on a un chaos ? Parce que on avait eu George Saint-Pierre à l'époque, on a eu pas mal de combattants MMA. Qu'est-ce qui se passe concrètement ? On oublie instantanément. C'est comme si on dormait pour ceux qu'on jamais fait. les les jambes vous portent plus. C'est instantanément. Ah, c'est instantané. C'est là, j'étais c'était un match test. J'allais j'allais dans un club je voulais rentrer dans un club de boxe vraiment pour vraiment boxer pour faire des combats. Et euh il y a un petit test forcément, il y a une mise à l'épreuve pour voir le niveau et on était deux de nouveaux Michel et moi. Et Michel, je te montre contre un pro, un boxeur professionnel Milour qui était super. Christophe Tio. Non non non. Quinquin à l'armé Christophe Thoso non c'est une autre his les gants avec lui mais c'est dans un

autre cadre. Euh, et donc Michel monte sur le ring, première reprise. Bim, par terre, 15 secondes. Allez, Philippe, à toi. Si tu la bouché, tu vas l'abattoir, tu sais. Allez, je monte, je première reprise. Tac, deuxième reprise, par terre, vexé. Je me relève, je vais repartir, trainer, on se calme. Tac, reprend, repose, récupère. Et là, je repartais au boulot. Donc juste après, j'étais sur ma moto et je me suis dit: "Ce mec ne me remettra plus jamais chos." C'est vrai, hein. Euh, c'est vexant, hein. C'est très vexant. C'est très vexant. Et euh, en sachant en plus qu'après tous les entraînements que j'allais faire, je les faisais avec lui. Ah, waouh ! À chaque fois. Donc il y avait quatre reprises avant les entraînements, quatre reprises de sparring et vas-y. Sparing, c'est l'entraînement, quoi. Ouais. Et puis ça y va, quoi. C'est ça y va. Mais j'allais des fois avec la boule au ventre à l'entraînement. J'allais...

On est déjà venu vous chercher la merde dans la rue. Vous savez, j'ai un pote qui s'appelle Jérôme le bananer. On l'a reçu ici. Jérôme ? Ouais. Très sympa. On aussi. Ouais. Super copain. Il y a des... Mais il y a des mecs, ils sont deux fois plus petits que lui et ils vont chercher la merde alors qu'il y a un goût de faut pas y aller, surtout pas y aller. Tu ça se voit, c'est... mais moi j'avais un copain comme ça. Tu l'entends respirer ? Déjà qu'il y a un truc qui va pas. J'avais un pote comme ça quand qu'on avait 19 piges, 20 piges, euh, on sortait souvent. À chaque fois, ce con, il allait me choper. Le mec, il faisait du karaté, il foutait la merde. Il était un petit coup dans le nez. Il me trouvait le le le pire qui... alors forcément tu allé chercher, tu essayes de calmer, c'est bon mec, tac tac tac. Mais je dis, mais arrête, à chaque fois il il fallait qu'il se confronte à des des gens qui étaient beaucoup plus forts que lui. Jou le banard, il y en a qui viennent lui chercher la merde dans la rue. C'est marrant ça. Non mais il' pas le le la présence d'esprit de se dire que... David Douillet aussi m'a raconté. David Douillet, il y a des mecs ils essayent juste pour voir. Ils ont... tu as tu as zéro chance. Essayin faut être quand même.

Et vous, avec la télé, il y en a pas qui se disent tiens, il fait de la boxe, tiens, alors il y a pas des des lourds d'eau qui peuvent arriver ? Non non non, ça m'est jamais arrivé. J'espère que ça m'arrivera pas. Et vous avez eu un un un accident, pour parler un peu de de toute la vie, hein, à 16 ans, c'est eu un accident de voiture. Après, j'ai parlé de la moto, je sais que c'est vos passions, grosse passion. Euh, qu'est-ce qui vous arrivez à 16 ans ? J'étais en stage. J'étais en stage euh euh à... chez Jean-Pierre Col. C'était une super maison. Et puis euh ben un soir, on est sorti avec euh avec les copains, avec les gars et puis euh le pilote euh s'est endormi au volant, il a fait un tout droit, [ __ ] Et moi j'étais derrière, j'avais pas de ceinture, comme quoi il faut mettre sa ceinture derrière. Toujours, toujours s'attacher à la ceinture. C'était pas obligatoire fut. Non, c'était pas obligatoire à l'époque. On parle de ça. On... il y avait même pas de ceinture sur certaines voitures à l'arrière. On est en 83. D'accord. À 83. Et donc je je j'ai eu un accident, je me suis tapé le genou, la tête contre le le le repose-tête et et là je suis sorti, j'avais j'avais une grosse entorse du genou, une rupture des ligaments postérieurs et puis une arcade ouverte. Voilà. Bon, bim. Et vos amis, ça va ? Oui, ça ça allait. Non non, le conducteur juste un peu sonné et celui qui était le passager à côté a juste le le bras ouvert avec la... c'était quoi ? C' l'alcool ? Comment c'était un petit coup de petit ver ? Même pas, ça peut arriver, hein. Non, même pas. Non, même pas, parce que on on faisait attention, on était la veille du du 15 août, qui est une grosse journée euh pendant la saison. On était... amusant dans la plus grosse journée peut-être de l'année, donc on était on voulait aller au fête de Dax. Bon, il y avait quand même 70 bandes, je crois, à peu près. Et non, on a fait très attention justement à ne pas trop boire, justement pour être en l'état. Mais la fatigue, puis la saison aussi a fait que le le conducteur s'est endormi, fatalitas quoi. C'est comme ça. Donc voilà, je suis rentré à la maison. Euh, les pompiers sont venus vous aider ? Vous êtes rentré ? Oui, les pompiers, les pompiers sont venus. Euh, on m'a recousu sur place. Voilà. Et puis euh le lendemain matin, ben il fallait euh fallait rentrer déjà au travail, annoncer qu'il y avait trois mecs de moins le le jour du 15 août dans le même resto. Ouais. Ah, c'est le patron devait pas être content, à juste titre. Et derrière, ben il y a mon père quoi. Entre à la maison, hein. Qu'est-ce que ça fait ? Qu'est-ce qui s'est passé ? On raconte un peu le truc et puis mon père il me dit, mais je me dit, mais j'ai fait des conneries dans ma vie, mais sortir une veille de 15 août, mais faut avoir du yaourt dans la tête, bon sang. Donc voilà quoi. J'ai eu la morale et c'est bien normal, et je crois que 4 jours plus tard j'étais au boulot. Ah c'est vrai ? Ah ouais.

Vous avez jamais eu, en tant que chef, des des gars dans la cuisine qui se mettent une énorme cartouche et qui partent justement et qui vous plantent le lendemain, qui sont malades en même temps ou qui vous mettent... vous savez, j'ai la chance d'avoir une équipe qui est de jeunes qui ils sont vraiment super. Non, mais ça peut être une erreur de jeunesse, un anniversaire entre Luc. Bien sûr. Oui, bien sûr. Mais après, il faut assumer. Ah oui. Ah ben il faut assumer. Après, on peut, on a le droit de sortir. Je dire, on fait ce qu'on veut de sa vie, hein. C'est juste après le lendemain matin, quand tu commences à 7h, ben il faut être à 7h au boulot. Voilà et tout, hein. On a tous fait qu'on était jeune, on allait au boulot, on sortait, on fait la fête, ce qui est bien normal. Profitez aussi de la vie, faut faire attention, pas faire n'importe quoi. Mais après le lendemain, par contre, on est au boulot. Est-ce que on parlait d'accident de voiture avant ? Est-ce que vous faites plus attention maintenant, je sais que vous êtes fan de moto ? Est-ce qu'on fait plus attention qu'on ait un accident ? Est-ce qu'on sait ce que c'est ? Ou oui, je pense qu'on on reste très vigilant et puis surtout pour les autres, hein. Voilà, il faut faut faire gaffe.

Euh, la moto, la moto c'est quelque chose que j'adore. En fait, quand j'ai travaillé à Paris, je ne me voyais pas être en voiture. J'avais commencé par le métro et puis à un moment donné, j'ai la moto, c'est quand même plus sympa. Je sais pas si c'est le permis en 88, en 1988. Et depuis 1988, je roule en moto pratiquement tous les jours. Jamais eu le permis retiré. Non, on touche du bois. Non non, jamais. Ça m'est jamais arrivé. Ça arrivé. Je reste, je reste, j'aime bien la vitesse. Je fais la vitesse des fois sur piste, ça m'est arrivé de de monter très haut. 300 km/h. Oh, la sensation incroyable. J'étais sur une piste, je répète avec... Merde, oui oui, les missions de voiture. Alors c'était pas Top Gear, c'était... euh... Non, c'était iide. avec Bader. Euh c'était une expérience sur mon tout. Je devais toucher le genou par terre comme les pilotes de pareil. Et alors, sensation extraordinaire qu'on a, la technique qu'on a, qu'on... Oh là là, c'est génial, franchement, c'est wou. C'est des trucs que vous permettent de votre métier avec la télévision, c'est des opportunités qui sont ouvertes à grâce à la notoriété. Mais carrément, c'est vrai que la la la le fait d'avoir fait de la télé, la noté euh euh donne accès à des choses qu'on aurait pas pu faire si j'avais été dans l'anonymat le plus total. J'avis demandé ça Sébastien le Cornu, justement en tant que même en tant que ministre, ça ouvre des portes pour faire des choses. Je avais fait, je crois, du rafale, il avait raconté, il avait dit que c'était exceptionnel.

Vous avez rencontré un gars dans ce métier qui vous a impressionné par son charisme ? Parce qu'un jour, il y a un gars que vous avez vu, vous [ __ ] lui à la télé, je sais pas, c'est n'importe quoi, un bras de pit dans lors d'un d'un événement, vous le voyez arriver, vous dites "Putain, ou vraiment impressionnant." Est-ce que ça vous a déjà fait ça avec quelqu'un ? Une fois, euh c'était sur un tournage de James Bond. Dis quoi, sur un tournage de James Bond ? Olivier Schneeder, qui est euh l'organisateur des cascades, un gars que j'ai rencontré il y a il y a très longtemps et un jour il m'a dit: "Écoute, je je fais euh j'organise les cascades pour Jond, si tu veux venir euh un soir euh viens voir quoi." Voilà, c'était en Angleterre dans les studios là et en studio, je vois. Et il y avait donc euh le comédien premier qui trouve, premier qui trouve, premier qui trouve Daniel Craig, Daniel Crag. Ah Daniel Cray, il faisait une séquence cascade, explosion de partout, bagarre, machin tout ça. Il passe à côté de moi et me fait: "Je peux faire une photo avec vous ?" Non, je déconne, je déconne. Il passe à côté de moi, il était transpirant, il sortait de séquence, et me fait: "Ah !" Ah, tu bon, je sais pas là, tu es là. Ah c'est vrai ? Ah ouais ? Ouais. W mais c' il dégage une espèce de d'ora et sans de charisme qui dit là là, il y en a, il y en a beaucoup, ouais, franchement c'était c'était c'était un moment suspendu, là je suis resté là, je fais wou. On est tous à un moment donné impressionnés par quelqu'un dans la vie, on pense tous un mec qui nous fait "Ah ouais, d'accord". Mais il y en a... enfin moi, dans le milieu sportif euh parce que ça me parle énormément, la première rencontre avec Jérôme Lebanur quand quand le maître d'hôtel il vient me voir, il me dit: "Chef, il y a Jérôme le Bonner dans la salle." C'était au 4e mur, le baner, un boxeur reçu [ __ ] fais le descendre, fait descendre que je le rencontre. Il arrive, salut Philippe, comme ça, ça va, ouais, c'est cool. Et on est, on est, on est franchement on est, on est changé, on tu vois, on a changé. Encore il y a pas longtemps euh par par SMS, parce que bon, suite au soutien des agriculteurs, parce que lui il est très sensible à ça aussi, il m'a dit: "Si tu as besoin d'un coup de main, Philippe." Il est adorable. C'est contraire, quand tu croises la première fois, tu il fait peur. Oui. Non mais tu as besoin d'un coup de main. Je suis là. Je l'avais fait venir avec moi sur Fort Bayard. Jérôme, tu veux venir ? FBAR me dit: "Avec toi, n'importe où." Je sûr, n'importe où, bout du monde. Allez, viens, on va faire F Boyard.

Enfin, vous l'z fait pas mal de fois Fort Boyard ? Je l'ai fait h ou neuf fois, neuf, je crois. Il y a pas une fois vous êtes blessé ? Non. Oui, il y avait une fois, vous étiez blé, moi je me suis blessé à fory. On peut vite se faire mal. Il y a encore la trace sur la... Ah, il y a 10 points de suture. Attends, cette cicatrice sur la tête, c'est ça ? 10 points de suture. 5 minutes, on venait de commencer, juste 5 minutes. Et vous étiez chef d'équipe ? Oui. Donc faut montrer l'exemple. Ah [ __ ] ! Et c'est en plus c'est pour une association, for boy, c'est compliqué de dire bah écoutez non. Ouais, c'est pour la... c'est pour ça que je fais aussi, hein, pour les enfants. On essaie de... Absolument. Non non et puis c'est mythique comme émission. C'est rigolo de se retrouver dedans. C'est hyper rigolo, mais le nombre de gens qui qui... Ouais, non non qui voudrait, ou c'est cool, frillard. Ouais, je pourrais le faire. Tu vois ? Euh et comment vous êtes euh... Non, donc c'était le l'épreuve du Viking. Fallait rentrer dans dans un espèce de de de trou comme ça dans et aller dans un pass, traverser un tunnel rempli d'eau à 7°gr, ressortir par un autre trou, prendre une épée, jeter l'épée, aller classer un bog de glace qui était comme ça pour récupérer la clé qui était au milieu. Donc première épreuve, je commence. Allez Philippe, c'est pour toi. Olivier mine. Allez chef d'équipe, ça commence. Allez, on commence. Donc je rentre dans l'eau et là je me rends compte que dans ce tube, il y a pas beaucoup de place pour nager. Je ne vois pas le bout, c'est trouble et je sais pas comment je peux ressortir du tube. Il y a pas d'isse. Donc moi je l'ai fait, j'ai cru que j'allais me noyer. C'est c'est j'essaie, de peur. J'essaie de je je suis là, je nche comme ça là comme une grenouille. Puis à moment donné, je vois que j'avance pas et je me pousse avec les pieds, sauf que je remonte et je viens me, je viens taper contre une barre, barre de de maintien de la structure. Donc je sens que je tape, pam, je tape, je ressors et là j'ai un mec à l'arrivée, il me fait: "Viens Philippe, on va sortir." Bah je dis: "Pourquoi ?" "Viens, viens, on va sortir." Et et puis dit: "Pourquoi ?" "Qu... je me suis coupé puis je me touche puis je vois que j'ai du sang sur le visage." Bon ben oui, non, il me le dit pas, il veut pas me le dire. Il voulait pas me faire peur, il voulait pas m'effrayer. Et puis bon ben je dis je me suis ouvert, c'est pas grave. Et et il y a comment Ragnard, Ragnard le Breton qui dans mon équipe, il fait 2 m puis il me regarde ça, il fait: "Oh [ __ ] on voit le crâne !" Ouais, je dis: "C'est bon, allez, je vais à l'infirmerie puis on me recoupe puis c'est reparti quoi." Ah vous avez continué la journée quand même ? Ouais. Ouais. Là la proche, je pense qu'il flippait comme ça. Il flippait, hein. Je dis: "C'est bon, allez, j'en ai déjà vu d'autres." Ouais. Donc ils m'ont recousu et et puis sur le fort. Ouais, bien sûr. Sur le fort et une infirmerie. Ouais. Ouais. Ils m'ont pas bien recousu. Ma femme elle est pas contente: "Dominique, ils t'ont mal recousu." Il ils devaient recoudre la la partie chère, enfin musculaire dans un premier temps. Il fallait faire deux suivaux. Ouais. Deux niveaux. La première, c'est un et la deuxième, c'est la peau. C'est pour ça que j'ai un creux maintenant. Ah [ __ ] ! Merde ! Mais quand même, on a fait une journée incroyable parce que j'ai fait mon plus gros score. Ah c'est vrai ! Ils ils ont donné un peu plus, ils sont dit: "Allez, on lâche, on lâche les boyards là." Hop, comme ça, il y a rien. Et non, on a fait on a fait une très belle journée. C'était non, c'était c'était un fourboyard incroyable cette année. Ouais, c'est c'est on a eu Gilbert Montagnier il y a quelques temps qui est venu dans l'émission aussi, qui a failli se noyer dans le scafandre. Il y avait espèce de vieux scafandre de 1910 qui avaient remis. Ils ont arrêté. Du coup, ils ont fait qu'une fois. Puis je crois qu'ils l'ont arrêté depuis parce qu'en fait il disait d'arrêter qu'il y avait plus d'air et la machine marchait plus et il entendait pas. Il y a une coupure, il était sous l'eau, le pauvre. Ouais, des fois c'est franchement, c'est moi je disais à mes équipes à chaque fois: "Échauffez-vous bien, prenez le temps de vous échauffer musculairement", parce que c'est vrai qu'on le le jeu fait que il y a une telle adrénaline et une telle envie de de de réussir que on se donne à fond quoi. C'est ça qui est bien dans Frère, c'est le dépassement de ça aussi. On a envie de réussir des trucs, mais euh c'est moi je me suis fait une entorse, ça va vite, hein. Je me suis tordu le pouce, péter l'os du pouce. Enfin, tu peux vite te blesser quand tu me donnes. Tu sais qu'il y a une association, tu as envie d'aider les enfants. Enfin, tu vois, tu as envie de ramener un maximum de boyard, donc d'argent pour l'association. Donc, tu te donnes un peu plus que ce qu'il faudrait quoi. C'est ça. Puis après, il y a quand même des millions de gens qui vont te regarder, donc tu veux pas passer pour un con. Voilà.

Mais tu es arrivé un truc genre Forbaya, il y avait une espèce d'escalier où tu dois suivre partout, passe partout. André, il s'appelle et et en fait je le suivais, je mettais la main sur la barrière euh de de normal en fait d'escalier. Sauf que c'est un vrai vieux fort, hein. C'est un vrai vieux fort en merou. Ouais. Et donc c'est pas un décor avec des images extérieures, c'est vraiment là-bas. Et du coup, j'ai j'ai descendu et je tenais la la la barrière et en fait, il y avait un clou rouillé qui dépassait et ce qui m'a arraché l'ongle du pouce. Seule fois que ça m' arrivé dans la vie. Et j'ai senti: "Oh [ __ ] !" Ouais. Et juste après, j'étais le premier à descendre et du coup bam, la caméra arrive sur moi. Moi, je vois mon pouce et je vois le sang qui coule et en fait il me dit: "Allez Guillaume, c'est parti à toi machin dans la pièce où il y a de la mousse." Je dis: "Allez super" et on a fait une pause aussi. Pareil, il y a l'infirmerie qui te... Heureusement qui te soigne d'ailleurs à chaque fois. Mais ça fait partie des bonnes expériences qu'on peut faire avec ce métier. Oui, bien sûr. Ah oui, complètement. C'est vraiment rigolo quoi. Ouais.

Et attends, juste pour reprendre sur la partie cuisine, mais vous avez commencé comment ? En gros, on a entendu au début vous étiez dans un restaurant l'été lors de l'accident de voiture. Ensuite, vous allez faire des stages dans des étoilées pour prendre, vous disiez il faut s'inspirer des meilleurs à chaque fois. À l'époque, j'étais à l'école hôtelière. École hôtelière, c'est comme ça que ça commence. Mais j'ai un parcours très classique, hein. Restaurant des parents. Oui. Voilà. Donc on baignais dedans, voilà, dès mon plus jeune âge, euh école hôtelière, école hôtelière, des stages et puis après voilà, je travaillais dans le restaurant familial. Ce qui m'a permis aussi de de pouvoir avoir ces activités sportives et de pouvoir faire du rugby aussi. C'était quand même plus facile. On arrivait à à à s'entendre avec mon père pour que je puisse m'entraîner et jouer. Et puis après euh euh des stages aussi au cours de de de cette expérience familiale. Et puis après à un moment donné euh l'envie de aussi d'aller voir ailleurs, de voir ce qui se passe et puis voilà et puis après avoir envie de de devenir chef, continuer. Ça c'est c'est tout un apprentissage en fait. La cuisine c'est vraiment psychologiquement et personnellement...

Mais qu'est-ce qui vous marque la première fois que vous rentrez dans une cuisine de restaurant étoilé en tant que stagiaire ? Qu'est-ce qui vous... est-ce que c'est la hiérarchie ? Est-ce que c'est l'ordre ? Est-ce que c'est la le côté pointilleux ? Qu'est-ce qui vous marque le plus à vous ? Euh le le bah ce qui me marquait quand j'arrivais première fois dans le restaurant étoilé euh c'était le nombre de personnes déjà, parce que quand on arrive d'un établissement celui de mes parents où il y a euh mon père chef en cuisine avec un apprenti, mère en salle. Donc il y a trois personnes globalement pour tenir le resto et qu'on arrive dans un restaurant où il y a 20, 30 personnes, c'est pas pareil. Ça fait drôle quand même. Ça c'est impressionnant mais c'est chouette. C'est bien. C'est rentable un restaurant étoilé. Est-ce que c'est plus rentable ? Parce que c'est plus cher forcément. Ça coûte plus de... ou c'est pas forcément plus rentable qu'un bistro qui va être très efficace, bien placé. Restaurant étoilé, c'est on n'est pas dans la rentabilité. Euh pourquoi ? Parce que ça demande énormément de personnes pour faire un service de qualité pour être dans l'excellence. C'est c'est vrai, la maison nouvelle, on est une vingtaine de personnes pour 28 couverts. Ah la vache ! C'est vrai, quasiment autant de gens. Ouais, pratiquement. Ouais, un pour un. Quasiment. Ouais. Voilà. Aujourd'hui on on a eu deux étoiles au guide Michelin. C'était un objectif aussi, hein. C'est un objectif euh et on aspire à aller plus loin encore. Donc ça demande ben ça demande de l'humain aussi. C'est comme ça mais c'est pas euh aujourd'hui là faut savoir que euh entre les charges, la masse salariale, le coût de l'énergie et tout ça en France, mais c'est c'est c'est extrêmement compliqué. Donc le but du jeu, c'est d'arriver quand même à l'équilibre parce qu'on on peut pas perdre de l'argent tout le temps, sinon c'est pas viable. Mais au moins d'être à l'équilibre, c'est fabuleux déjà. Et puis après effectivement, il y a beaucoup de chefs euh qui ont à côté de leur restaurant gastronomique un petit bistro, une brasserie parce que c'est ça qui va générer générer un peu de de résultats pour pouvoir euh ou alors les réinjecter dans le restaurant gastronomique puis ou faire des travaux. Savoir que dans notre métier euh les gens pourraient penser qu'on gagne énormément d'argent. Il y a du volume de ça, mais euh c'est euh constamment même quand on fait du de résultat de bénéfices, c'est réinjecté pour maintenir l'établissement à niveau ou à flot. C'est des réparations tout le temps parce que euh une maison bah elle subit euh des l'usure forcément euh par rapport à l'activité. Donc il faut être toujours au niveau euh pour euh pour faire des réparations pour être au niveau.

Il y a une vraie hiérarchie en cuisine parce qu'on on voit chef chef, est-ce que c'est vraiment il y a une hiérarchie un peu militaire ? Mais elle est nécessaire. Elle est nécessaire cette hiérarchie dans une cuisine. Oui, on compare souvent la cuisine, les cuisiniers, au militaire, à l'armée, parce que il y a il y a un ordre hiérarchique. Il y a il y a l'apprenti, il y a le commis, il y a le demi-chef de partie, il y a le chef de partie, il y a le second et il y a le chef de cuisine. Celui qui dirige tout, c'est le chef de cuisine qui est le le maître un petit peu et le le responsable de tout ce qui va se passer et c'est lui qui doit assurer la qualité du service. D'accord ? Il y a des ordres qui sont donnés. Des ordres. Quand des ordres sont donnés, on attend une réponse comme les militaires. "La suite de la 12 de pigeon." "Oui chef." Il faut dire "oui chef" pour dire j'ai compris, j'ai entendu. Notez quoi ? "La suite de la 4 de turbo." "La suite de la 4 de turbo." "Oui chef." Entendu. Il a l'information. Il a l'information, il a compris. Il va faire... c'est les militaires, ils font pareil, sauf que eux ils jouent leur vie. Donc c'est différent. Non mais ça peut paraître comme ça un peu et c'est très direct mais on n'a pas le temps de faire des formules qui vont durer. "S'il vous plaît, est-ce que tu aurais l'obligeance de bien pouvoir me faire les deux turbos qui vont... sinon vous arrivez à midi, vous sortez à 16h, vous avez pas mangé l'entrée." Faut être efficace, rapide. Faut être faut être direct. Mais c'est... il y a il y a rien de choquant. Bien sûr, bien sûr. Rien de choquant. C'est c'est normal. Ça fait partie de des codes très codifiés, militaires aussi. D'ailleurs, il ceux qui ont du mal avec ça ne font pas ça. Oui ben c'est tout je veux dire, c'est pour ça que moi je n'ai jamais ni subi, c'était ce sont des choses normales dans dans notre métier. Voilà, c'est il y a des des des explications, il des il y a des ordres et il faut appliquer ces ordres pour obtenir un résultat. C'est tout, rien de choquant.

C'est c'est c'est quoi les horaires d'un chef en réalité ou de de quelqu'un qui travaille en cuisine réel ? Je parle pas sur le code du travail. Alors, faut savoir quand même que ça a énormément évolué et tant mieux. C'est vrai que je pense qu'à l'époque on arrivait à vite faire 12, peut-être 14 heures par jour, mais ça c'était avant. Une fois de plus, on fait un métier de passion, donc on compte pas les heures non plus. Euh on avait envie de le faire. Bah bon, maintenant ça change et c'est bien, vous savez, on est on est plus de on est plus de 130 collaborateurs maintenant dans le groupe chevest. Donc il y a du monde. On est très vigilant euh au social. On a une RH qui s'occupe de ça. On on on souhaite vraiment que nos collaborateurs soient bien dans la maison. Donc on respecte les horaires, ce qui est normal parce que les gens ont envie d'une vie à côté, une vie de famille, une vie aussi de de loisirs et de prendre du bon temps et et ce qui est ce qui fait partie de l'évolution, ce qui fait parler notre notre époque aussi, notre mode de vie. Donc euh euh moi je me félicite avec Dominique, vraiment on est on est très fier de ça, d'avoir réussi à mettre en place des choses euh à Maison Nouvelle, de fait que de faire que sept services euh au 4e mur, d'avoir deux équipes, une du matin, une du soir avec les deux jours de repos consécutif. Enfin voilà, c'est et c'est ce qui fait aujourd'hui qu'on a des collaborateurs qui restent avec nous euh qui sont qui sont bien dans l'entreprise. Voilà, il il y a pas de secret, hein.

Vous allez devenir chef pour la première fois en 95 parce que après les études, vous allez partir avec votre avec votre papa, avec vos parents au Chipiron, travailler dans le restaurant familial. Après à 22 ans vous partez à Paris si je dis pas de bêtises après sur les dates euh pour commencer ce métier-là, c' en 88. Ouais. Moi j'avais 22 ans. Vous avez déjà pour ambition d'ouvrir des restos ? dit au début, je vais apprendre quelques années, je vais aller un peu en télé ou c'est vraiment tout ça va arriver au fur et à mesure. Pas du tout. Je me projette pas dans une carrière, je ne m'imagine pas étoilé, je ne m'imagine pas meilleur de France, je m'imagine encore moins animateur de télé entre guillemets. Euh c'est pas entre guillemets, ça l'avait fait là maintenant. Oui mais non mais c'est un problème. Non mais c'est c'est un truc c'est juste pas possible. On y pense même pas. Euh c'est pas le même métier quoi. Non, je je construis ma carrière au au fur et à mesure euh de de mon apprentissage. Donc déjà quand on part euh euh ailleurs, c'est de c'est de on prend un poste de demi-chef de parti quand je suis arrivé à Paris. Bon ben c'est pour apprendre avec une du chef pour comprendre. Puis après euh le chef estime que vous avez les capacités à passer chef de parti. Pas chef de parti 6 mois plus tard puis il se dit tiens, le son on s'en va. Fetchobes second. J'avais 23 ans, ça faisait un an que j'étais dans la boîte. Euh quand le chef me propose ça, je fais: "Waouh, c'est chaud euh d'être second." Ouais. Ouais. D'être second, d'être dans une maison avec des des gars, avec une brigade pour pour certains qui étaient là depuis 10 ans. Euh, il faut faire sa place. Il faut faire sa place par il faut prouver sa légitimité par le travail. Comment comment se fait respecter en cuisine ? Par son travail, par le boulot ? Quand on voit que par le boulot, il y a que comme ça que vous pouvez être respecté et et dans tous les domaines, je pense dans tous les domaines, un chef, un responsable, il se fait respecter parce qu'il travaille, parce qu'il sait bien faire le travail et parce qu'il le montre. Mais il a rien à dire quand on veut, quand on fait bien son travail. La preuve par l'exemple, la preuve par l'exemple, c'est exactement ça. Et il y a pas de discussion. Voilà. Personne peut dire vous êtes pas légitime puisque vous bossez de fois plus que... bien sûr, bien sûr.

Et vous allez donc devenir chef, c'était à à 100 millions. Alors oui voilà, donc je par après je pars, oui voilà, après je pars à Toulouse où je prends un poste de de de sous-chef aussi pendant 2 ans et demi, puis après l'envie effectivement de se dire bah j'ai envie de j'ai envie de passer un cap... Non, mais c'est c'est un ressenti en fait, c'est vraiment un ressenti. Là, je me suis dit, je me sens capable, je me sens capable de de prendre un poste de chef de cuisine. J'avais 27 ans, je crois. Ouais, 27 ans. 27 ou 28 ans, ce qui est pas très jeune. Il y a aujourd'hui, il y a il y a des chefs qui ont beaucoup plus jeunes que ça. Euh donc voilà, je pars je pars à Saint-Emilion, Grand Baril. Allez et en même temps inscription au concours donc de de meilleur ouvrier de France en 2000. Ça un petit peu... Ouais, un petit peu plus tard en 2000. Voilà. Ouais, les MOF. Pourquoi vous faites ça ? Mais de France, ça sert à quoi ? C'est dans dans votre métier, c'est important pour... c'est une médaille. J'avais déjà fait des concours avant pour les maçons, pour le concours minier, le concours sédu pâtisserie. Ça c'est des choses que j'aime bien faire. C'est un moyen de de de enfin se confronter aux autres, de se confronter. C'est pas aux autres. C'est pas aux autres. Quand on fait un concours, c'est d'abord on se confronte à soi-même. C'est pour évaluer son niveau, voir où on en est aussi, voir de quoi on est capable. C'est comme ça que je perçois en tout cas le l'idée de faire des concours, de faire la compétition euh parce qu'il y a toujours cet esprit de de compétition, ça vient aussi du sport, hein. Bien sûr, bien sûr. Euh et le MOF, ben le MOF c'est euh pour un cuisinier ce que la médaille d'or des Jeux Olympiques est pour un sportif, c'est le Graal. Plus qu'une étoile encore, Michelin, c'est le GR. Alors, c'est très différent dans la mesure où le le concours des meilleur de France est un concours qu'on fait seul. Seul, c'est pas une chose. L'étoile, elle arrive aussi d'un ensemble de choses et d'une équipe. C'est un travail d'équipe. C'est pas pareil. C'est pas pareil. Donc la réussite, mais c'est c'est pour ça que c'est très différent comme sensation de partager la récompense d'une étoile au guide Michelin avec une équipe. Je trouve c'est encore plus fort parce que vous vous êtes pas seul. La réussite, elle passe vraiment par par toute l'équipe, par l'engagement de de tous.

Quand on a eu la deuxième étoile à Maison Nouvelle, quand vous entendez votre nom, le nom de la maison, quand annonce maison nouvelle, c'est le c'est le directeur du guide Michelin. On a reçu Michael ici. quelques temps. Mais je pense que j'ai éprouvé beaucoup plus de de joie, de sensation, quand on quand j'ai entendu maison nouvelle pour la deuxième étoile, parce que j'ai pensé à toute mon équipe derrière et puis au 30 ans et au travail au travail qui est fait en amont pour réussir à atteindre cet objectif. C'est un travail d'excellence. C'est un travail de tous les jours. C'est pleuré de bonheur ou pas ? Est-ce qu'on est-ce qu'on relâche à ce moment-là quand il y a 30 piges de travail, 30 ans de travail ? J'ai eu... je je je sais pas, non, j'ai non, voyez, j'ai j'ai j'ai pas j'ai pas eu, je pense que il y avait il y avait les yeux qui brillaient quand même. Euh un peu d'honnêteté dans ce de... Ouais, ouais, ouais, il il y avait il y a les yeux brillaient. J'avais euh je sais pas, j'avais le j'ai l'impression que j'avais la poitrine qu'allait qu'elle allait exploser. J'étais il y avait un truc qui se passait à l'intérieur de moi et un sentiment de fierté euh que je ne pouvais pas mesurer par rapport à tout le travail qui était engagé, par rapport au doutes qu'on a, qu'on aurait pu avoir et avec cette pensée pour pour ma femme, pour toute mon équipe. Là, vous dites: "Ça y est, je suis un chef étoilé." Le soir, vous couchez. J'avais déjà eu des étoiles avant. Là, c'est mon restaurant et c'est vrai que c'est c'est encore différent. Passe un cap et et oui, alors c'est c'est encore plus fort, je pense. Genre c'est vraiment plus intense. Vous avez fêté ça avec l'équipe ? Ouais. On est rentré. Alors, je veux dire, je suis rentré le mardi. Alors, je les ai eu juste après, j'appelle en visio, ils étaient place des Chartrons, wouah, comme des fous. Ils étaient tous grands, tous fiers. Ben là où est le restaurant, tous fiers, tellement tellement contents, tellement heureux. Et moi ça m'a touché, ça m'a fait vraiment plaisir. Je rentre euh je rentre le mardi euh et je dis à Dominique: "Dominique, soir on ferme le resto, on fait ça, on fait la fête, on va pas attendre la semaine prochaine, on va pas attendre." Donc on a on a appelé les clients qui ont été super sympas. On leur a expliqué: "Écoutez, on vous déplace un autre jour, mais laissez-nous la soirée, on veut fêter notre deuxième étoile avec l'équipe." Ils ont été super compréhensifs, super gentils et on a fait une belle fête avec avec toute l'équipe, avec l'équipe de...

maison nouvelle au départ. Mais je voulais aussi euh euh inviter euh le 4e mur, la table d'ET, les autres établissements, voilà euh à cette à cette fête parce que ils sont aussi euh et c'est grâce à eux aussi qu'on arrive à faire ça, vous voyez, euh il y a il y a pas de maison nouvelle s'il y a pas de 4e mur. Donc c'est important de de que que tout le monde soit réuni pour fêter cet événement parce que tout le monde a un rôle à jouer. Tout le monde a son a son importance dans la réussite de de l'entreprise.

Il vous appelle toujours chef même un peu bourré le soir en train de fêter ça. Ouais, on était pas bourré. Qui a dit qu'on était bourré ? Personne n'était bourré. On a chanté, on a dansé mais on était pas bourbré. C'est fait la fête. Ouais mais il m'appelle toujours chef. Oui bien sûr. Ah c'est vrai même mais ça ça ça me fait ça nous a fait tellement plaisir à moi et à Dominique et on était tellement fier d'eux vraiment.

Et vos parents étaient là ? Non non non. Il y avait Dominique, mon épouse, qui qui avait fait le voyage avec moi. On avait traversé la France de Saint-Émignon pour aller à Strasbourg en Congo avec la marchandise dedans. C'était épique. Franchement, c'était épique.

Et votre père vous disait qu'il a été t Ouais. Non, ouais, ouais, ouais, ouais. Je je c'est une anecdote que que je raconte souvent. C'est c'est la première fois que j'ai entendu de la bouche de mon père qui était fier de moi. Forcément ça ça te prend un petit peu quoi.

Il y a des risques en cuisine vous êtes coupé. Je crois que une fois vous êtes parti à l'hôpital à cause d'un poisson. Ouais. En fait, on peut se faire quand même mal hein. Pourquoi un poisson ? Ben les arrêtes de poisson c'était une vive et l'arrête de vive, le pic de vive est extrêmement dangereux. vivre, c'est des poissons sur lesquels on peut marcher à la plage et qui fait hyper mal au sud de ex et j'ai fait j'ai fait un empoisonnement du sang quoi. Euh je je m'en suis pas je m'en suis pas rendu compte au départ et puis au bouts ou oui oui. Au bout de tr enfin je j'avais senti je m'étais piqué j'avais un truc mais puis au bout de 3 jours je enfin le 3è je pense je pense que c'était le 3è jour j'arrive au boulot puis le chef il il me voit arriver puis je dois avoir les yeux comme ça il me fait tu es sorti hier soir tu as fait la brin ou quoi ? Non le chef non mais ça va pas je je puis bon je travaille puis il vi me voir me disait ça va pas Philippe tu es pas bien non je suis pas bien puis je sais pas il regarde mon bras et j'ai une une traînée rouge dans le bras comme ça avec des ganglions des boules. Il a une grosse boule sur le bras et il fait tu vas à l'hôpital de suite dégage. Et effectivement je faisais un empoisonnement du heureusement.

Ben ouais, vous êtes propriétaire du du resto, est-ce que vous arrivez à voir qui est euh du guide Michelin ou pas ? Est-ce que vous arrivez à deviner qui est l'inspecteur ? C'est chaud. Non, franchement, c'est chaud. Et moi, je je je suis nul là-dessus. Je suis pas physionomiste, peut-être qu'ils sont déjà venus. Je suis nul. Je sais pas. C'est un stress ou pas ? Honnêtement, quand on est chef, on se dit si si on a l'info par exemple, j'en sais rien. Si quelqu'un vient vous voir après manger, vous dire "Bah voilà, je suis inspecteur, j'ai bien mangé. Merci à vous et je me présente et cetera. Est-ce que Est-ce que parfois ils se présentent déjà après ? Après, c'est déjà arrivé, ils le font plus maintenant. Euh mais il fut un temps où il le faisait, il mangeait, après il payait, il sortait et puis une demi-heure après, il revenait, il montrait la carte. Victor Michelin Mais ça c'est le stress de savoir ce qu'il a mangé, est-ce que c'était bien ? Ouais, mais de toute façon, ils disent rien. Ça ça s'est bien passé. Ça va, ça va. Oui mais ils disent ils disent rien il paye toujours. Mais quelle liste nous avait dit le patron de guidelin pour pas que ça fasse sousement parce que sinon après tu lui mets du caviard du machin il paye. On ne sait pas c'est très difficile à identifier parfois. Donc mais de toute façon, c'est vrai qu'on fait un métier euh qui est on est on est sous pression tout le temps déjà parce que on est jugé midi et soir par les clients puis aujourd'hui c'est facile de juger avec les réseaux sociaux, avec Triple Advisor. Tout le monde se prend pour un jury de Top Chef maintenant hein. Oui, il aurait dû faire sa sauce comme ça. C'est Ouais, c'est c'est très facile.

Vous avez fait beaucoup de télé, on va en parler pour terminer. Mais est-ce que ça aide le fait d'être reconnu dans la rue pour avoir une étoile ou c'est encore plus dur ? Parce que les mecs, ils disent "Ah ouais, tu as M6, je vais pas te louper toi" on va voir si tu es que ça aide ou pas ? C'est c'est le le reversop. Non mais forcément les gens il en plus dans ma position où je vais redresser des restaurants, je ne fais que des critiques tabacas. Donc forcément si toi tu fais des critiques d'un côté, tu as intérêt à être bon. Donc euh forcément cette médiatisation à travers ce que je fais euh elle me pousse et et moi ça me va très bien. Elle me pousse à être encore meilleur euh parce que monsieur Conseil intérêt parfait. Oui. Donc je je sais je sais que je n'ai pas le droit à l'erreur. Je le sais. Sinon bam on va me péter les genoux. OK. Donc à moi d'être vigilant, à moi de faire en sorte avec mes équipes d'être toujours meilleur. Et on est on leur dit aussi à nos équipes, vous savez vous venez avec moi mais voilà, il va falloir être toujours bon parce que et même vous et puis ça les affecte aussi les jeunes, vous savez quand on a une mauvaise critique, ça les affecte. Ah ouais ouais. Ça les affecte souvent beaucoup plus que que moi parfois. Donc il faut les protéger de ça aussi. Voyez la médiatisation c'est bien mais il faut penser aux autres aux autres à ceux qui vous entourent. Autant vous pouvez la supporter, accepter les choses parce que vous dites "Vous êtes blindé, ça va mais les gens autour de vous c'est parfois plus difficile, il faut faire très attention."

En en 2003, le c'est le chef qui Bernard l'oiseau, c'est c'est suidé après des rumeurs comme quoi il allait avoir une étoile à retirer si je dis pas de bêtises. Est-ce que il c'est c'est une telle pression ? Vous avez compris ça ? Vous êtes dit mais en fait c'est invivable quand on a deux étoiles, quand on commence à arriver à ce niveau-là, est-ce que ça devient difficile psychologiquement ? Est-ce que vous pouvez comprendre que psychologiquement c'est dur ? C'est dur à vivre. Je peux comprendre que pour certaines personnes ça soit difficile psychologiquement parce que peut-être ils sont pas non plus euh préparés préparés à ça. Euh le mental, il joue pour plein de trucs, hein. Ce soit dans le sport, que ce soit dans la vie aussi. Euh mais euh ce qui est arrivé à Bernard Bernard Loiseau est dramatique bien sûr. Est-ce que c'est à cause euh de la de la probabilité qu'il puisse perdre une 3è étoile ? Ben je je je ne sais pas, je je pense pas, vous voyez. Euh euh il y a peut-être des choses qu'on ne sait pas. Oui, c'est génial. On sait on sait pas tout ça. Euh on on a vu un chef se suicider euh euh Benoît Benoît Violet, Benoît Violet, je crois le chef de Chrisier. Il s'est suicidé, il avait trois étoiles. Il était le meilleur chef du monde. Il était il avait un établissement incroyable. Il s'est suicidé. On ne sait pas pourquoi. On sait pas pourquoi. Aucune explication. Donc c'est pas parce qu'il allait perdre une trisème, il était au somum de de de raison d'apparence dire. Donc donc voilà euh c'est Robin William qui disait quand vous croisez un être humain, vous ne savez pas le combat qu'il est en train de mener. Oui. D'ailleurs, il sait aussi malheureusement l'acteur Robin William. Ouais. Ouais. Il était en dépression sans le montrer. C'est un clown triste en gros, il disait. Oui oui oui. Certainement. Donc ça euh non, mais chacun une fois de plus, c'est c'est propre à chacun de de d'accepter d'accepter les règles. On parce qu'on le guide Michelin, bon vous voulez une étoile, vous voulez pas, vous faites la cuisine que vous faites, vous avez le niveau, vous avez pas le niveau. Après, il y a il y a des gens qui disent "Moi, je veux pas des étoiles Michelin" parce qu'ils ont pas le niveau tout simplement ou parce que il y en a qui envolent vraiment pas mais ils font autre chose. En tout cas, ils essayent pas de faire de Après, à partir du moment où vous rentrez dans le truc, c'est de haut niveau, quoi. Voilà, vous c'est exactement pareil. Exactement pareil. Vous rentrez dans enfin dans ce système, je sais pas un système en tout cas vous dans la compétition. Merci. Vous rentrez dans la compétition. Allez, on veut une étoile. Allez, on a une étoile et on va aller chercher la deuxième. Très bien. On a la deuxè, on aller chercher la trisè. Très bien. Et on travaille pour ça. Et on y va. Et on c'est comme un sportif de haut niveau. C'est exactement pareil. Il s'entraîne pour arriver pour être champion du monde. OK. Bon euh champion du monde. Ouais voilà. Maintenir le niveau. C'est vrai que c'est c'est très dur ça. Ça prend du temps. Donc on peut à un moment donné effectivement baisser puis avoir une une sanction. une sanction parce que on n plus haut niveau mais ça fait partie des règles et après faut pas cracher dans la soupe en disant "Ah ouais non mais c'est parce que parce que si parce que ça et et et et bavé sur le guide ou sur les institutions parce que on en a profité quand même de ça. Ah oui mais il faut il faut une fois de plus faut accepter les règles du jeu.

Est-ce que vous avez déjà eu un un client euh sans dire un client chiant mais extrêmement pointux qui vous renvoie h fois le plat ? Est-ce que vous êtes déjà tomber sur un client un peu fou et vous êtes dit là c'est trop, c'est une caméra cachée, c'est pas possible. Ça m'arrivé parce que sur les milliers de enfin dizaines de milliers de clients même que vous avez eu sur 40 ans, ça m'est arrivé. Vous pouvez raconter ? On nimagine pas ce qu'on peut vivre en tant que chef. Ça m' arrivé. Ça m'est arrivé. Je me rappelle très bien. Non mais je me rappelle très bien. J'étais à Saint-Émilion et euh c'était une une table de trois trois mecs et euh bon après la commande tout ça, on commence premier plat, on sert. Je me rappelle il y avait du CP. Le maître d'hôtel revient me voir, il me dit "Chef le client la table 10 là, il me s a pas trop aimé machin." OK, pas aimé pas de problème. Après, on changera avec lui. J'ai pas peur de la confrontation d'aller de d'avoir qu'est-ce qui vous a pas plu. Voilà, dites-moi. Moi je je suis ouvert, je suis pas fermé du tout à la discussion. Bien au contraire. Après, c'est justifié ou pas. Après, moi je prends ou je prends pas. Oui. OK. Deuxième plat, euh je reviens puis il me dit "Ouais, tu en a 10 ? Il en pas content." Il a dit il se fout de ma gueule le chef ou quoi ? C'est quoi ce truc là machin ? H h attention. OK d'accord mais j'ai la salle était pleine. Ça était pleine. Je vais aller le voir tout à l'heure. Très bien. Et là il revient le maître d'hôtel. Euh il y avait une chef de rang Carole qui était une fille adorable. C'est elle qui était qui était à la table de ces trois mecs là. Et elle arrive en pleurant. Ils ont fait pleurer là. Qu'est-ce qui se passe ? Et il me dit c'est les trois gars, ils ont fait pleurer Carole. Voilà, j'étais j'ai tout laissé tomber tout laissé tomber je suis parti en salle je fais les points sur qu'est-ce qui passe à ce stade il y a quelque chose qui va pas là qu'est-ce qui se passe c'est comme ça qu'on parle dans les châteaux j'ai écoutez je parle comme je veux là je suis chez moi et là vous êtes en train de me [ __ ] le bordel dans ce service et vous avez fait pleurer ma chaise de rang là et ça je supporte pas alors très clair vous restez à table vous fait votre gueule vous mangez ou alors vous dégagez de suite. Mais je parle tout le monde un silence. Ah vous avez parlé fort de Ah bah oui [ __ ] plomber le service l'ambiance tout le monde pam pas un mot mais pas un mot tout le monde écoutait du coup ce qui se passait quand il y a une engueulade tout le monde écoute alors pas un mot oui forcément [ __ ] rien sou et puis les deux mecs à côté un mec qui était un peu un meneur là qui faisait le guignol là et les deux personnes disaient rien écoute je plus vous entendre vous avez compris et vous avez mangé jusqu'au bout et votre gueule et je suis repatti en cuisine et après et toutes les 5 minutes je demandais à à Christophe, je me disais ça va c'est pas bien mais qu'on entend plus qu'entends plus onentends plus. Très bien. J'ai fait mon tour de salle pour m'excuser. Ah c'est vrai ? Ah oui ah auprès des autres clients. Des autres clients. Je dis écoutez je suis désolé c'est pas c'est je crois que c'était la première fois que je faisais ça mais vraiment de toute ma carrière je l'ai fait une fois [ __ ] une seule fois. Je suis désolé de ce qui s'est passé et plein de gens qui ont été très compréhensifs m'ont dit on a on a vu ce qui se passait parce qu'ils ont vu parce que le mec il parlait fort en plus en ça le machin il était très désagréable et vous inquiétez pas on comprend tout à fait vous avez bien réagi. Tout le monde a était vraiment était de mon côté du coup donc ça fait du bien. Et vous savez quoi ? Ce qui a fait du bien c'est c'est les c'est mon équipe en salle. Ils m'ont tous dit merci. Ah parce qu' s en vous les avez défendu ça. Et ça ça c'est hyper important. hyper important. Vous imaginez pas ce que peut ressentir l'équipe à ce moment-là quand ils sont soutenus par leur chef. Et ça forcément derrière ça ça vous amène beaucoup de respect aussi et et et vous avez des gens qui sont à côté de vous bien pour le coup qui ont envie de vous suivre. Voilà c'est ça side chef aussi.

Son excusé les les table là insupportable après à la fin ou pas est-ce qu'ils sont venus vous voir en disant les deux mecs qui étaient à côté se sont excusés mais pas l'autre abruti là. L'autre abruti. De toute façon, je plus je veux plus le voir et interdit. Et c'était quoi ? C'était est-ce que c'était des des gens qui avaient beaucoup d'argent qui étaient trop sur deux ? C'était quoi ? Je sais même pas. Je sais même pas je sais même pas. Vous savez faut pas toujours beaucoup d'argent pour être con hein. Non mais évidemment mais dans les deux sens dans les deux sens. Non non mais parfois il y a des gens qui sont très habitués trop à l'aise dans ça là ou ou des fils deés toutes les maisons tout grand restaurant du monde je l'ai jamais vu ça machin et comme dans les émissions vous vous faut vous jugez vous donnez des conseils ça peut faire peur est-ce que vos amis proches vos vrais amis ils ont peur de vous inviter à dîner est-ce queil y a un vrai truc un vrai sujet qui est pas un non dit il y a il y a il y a beaucoup de gens qui me dir on pas vous inviter et pourquoi vous me faites une entrecôte avec des patates un gratin une bonne une salade déjà la faire. Non non mais franchement et il faut surtout faut surtout pas essayer essayer de faire un truc plus que d'habitude. Jamais de la c'est arrivé une fois c'était une cata. Non mais c'était une cata quand tu vois la Ah ouais ouais. Puis les trucs à la poche à douille tu sais c'est pour dire mais non mais tu dis non arrête non faut faut non faut pas faut faire un bon poulet rôti bon son. Oui un truc qui marche simple. Tiens, ça va ça ça suffit. Et et j'ai envie de dire c'est pas quand on passe un moment avec des gens avec avec des amis, c'est pas c'est pas tant de repas qui est important mais c'est c'est souvent ceux avec qui on partage, c'est le moment qu'on partage. Oui. C'est avec qui on est. Voilà, c'est tout. Donc non mais on peut se mettre la pression naturellement. Je connais très bien Christophe Michier qui est venu ici déjà et c'est vrai que quand on l'a reçu chez moi à chaque fois c'est qu'est-ce qu'on va acheter comme dessert ? Attends est-ce que c'est pas possible ? Et en fait, on se met plus la pression qu'autre chose. Alors, vous savez quoi ? Vous savez quoi ? Vous savez quoi ? La prochaine fois que vous recevez Michalac, je connais bien, vous regardez ma chaîne YouTube, vous faites une île flottante, il a la recette, vous allez voir. Est-ce que c'est facile à faire une flotante ? Oui. Alors, je je je peux en parler euh de ma chaîne YouTube. Je mettrai le lien si vous voulez sur Philippe sur YouTube, lien dans la description avec cuisiner bien accompagné. C'est un livre qu'on a fait avec Charles, mon mon beau fils, c'est gros carton. les recettes le le la thématique qui m'était donné c'était facile pas cher du quotidien. Facile pas cher du quotidien. Ça parle à tout le monde pour faire la cuisine. Donc il y a une méthode une méthode extrêmement précise justement pour cuisiner dans de très bonnes conditions. Alors ça passe par des trucs qui sont un peu chiants en fait. C'est ranger son frigo, ranger son placard, avoir le bon matériel et quand vous avez ces éléments là, vous pouvez faire ce que vous voulez. Donc on l'explique très clairement et après ça déroule. Donc des produits accessibles, des produits qu'on peut avoir euh facilement euh de et une fois de plus de tous les jours avec un prix très raisonnable et une méthode qui permet de faire des plats, je l'explique, de manière très simple et surtout très bon. Donc euh voilà, on parle des desserts, il est filmé sur sur YouTube et c'est c'est filmé. Voilà, c'est sur le liv.

Ouais, c'est franchement franchement est-ce que c'est les vraies recettes ? On a eu quelqu'un qui je sais plus qui m'avait dit ça, c'était pas totalement les vraies recettes dans les livres de recettes. Parfois les chefs changent un peu pour garder leur petites pattes. Non, c'est les vraies recettes. Alors là, je vrai de vrai me croire sur parole, ce sont les vraies recettes. Il y a aucun intérêt à faire en sorte à faire un bouquin euh qui euh à la fin quand vous faites la recette ne correspondent pas à ce que vous avez montré ou est-ce que vous avez fait. Non mais on pourrait dire que le chef se garde une petite c'est pas comme ça là aussi c'est pas comme ça que ça marche parce que les commentaires que vont faire les gens s'ils disent ça marche pas mais on a fait la recette de la blanquette on a fait blanquette de veau 5500000 vues hein ma blanquette de veau et à chaque fois je crois j'ai fait votre blanquette c'était une tuerie en plus les gens doivent se les remater donc c'est bien d'avoir les recettes ou ça fait vachement plaisir vous savez combien de combien de recettes sont faites par livre non par livre ouais livre de recettes Une les gens achètent un livre de cuisine, ils font une recette recette une seule. Ils en choisissent une. Ouais. Cuisiner bien accompagné, ils en font plein. C'est statistiqu c'était le but de ce livre aussi.

Je vous je vais vous dire des des des situations. Vous allez me dire d'après vous le meilleur plat si vous voulez bien avoir vos conseils. Si on veut impressionner quelqu'un lors d'un premier rendez-vous, une fille, un garçon, on a on a notre premier rendez-vous et on sait pas vraiment cuisiner quel est alors il va me dire "Bah fais ce que tu sais faire déjà mon gars." Ouou ! Quel est le meilleur plat à faire pour impressionner sans avoir trop de savoir-faire ? Alors la première fois que j'ai j'ai fait à manger pour mon épouse, c'était une salade de ridevau. Mais quel con ! Faire une salade de rideau pour un premier rendez-vous. Non, faut faut être un peu débile. Elle aime pas le elle aime pas les abass. Et puis c'est pas facile le rideau. Non, ça peut être un double tranchant. Mais quand vous réussissez finalement à faire manger ces salades de rideau à quelqu'un qui n'aime pas les ridu, ben ça peut durer 30 ans l'histoire. derrière euh j'avais pas vu que votre premier rendez-vous il était au McDo ? Ouais. Alors on a bu le café, on a bizarre pour vous d'avoir Ouais mais c'était un point de ralliment euh central. J'ai vu Philippe a rencontré sa femme au McDo. Oui j'ai pas été mangé au Mcdo. On a bu un café. Ça aurait pu d'ailleurs, il y a pas de C'est bon, tu fasses de temps en temps. Oui, de temps en temps. Pas en abuser quoi. En abuser. Euh euh alors faire un un plat, moi j'irais euh comment la première fois un on parle d'un rendez-vous galant ou rendez-vous galant ? Rendez-vous amoureux. Bien sûr, bien sûr. Moi je pense qu'on peut qu'on peut emballer avec un mon plat de pâte hein. Bah oui. Et ouais hein. Des pâtes à quoi ? pas des pâtes avec une bonne sauce, pourquoi pas une petite sauce crustacée, des petits coquillages, un peu de tomate, un peu de basilicel dessus tout simplement. Ça peut être très bon. Après, faut faire faut faire surtout ce qu'on fait faire. Il faut surtout faire ce qu'on sait faire, le faire avec beaucoup de cœur et je pense que même un plat moyen s'il est faitc amour Ouais. s'il est fait avec amour et s'il est expliqué avec beaucoup de de de conviction, beaucoup de Ça peut passer aussi voilà euh un plat alors là on va parler aux parents, mais un plat pour faire manger un peu de légumes aux enfants, qu'est-ce qui est pas mal assez facile à faire pour faire manger des légumes aux enfants ? sa jamais quoi faire en tant que parent. Les purées, je pense que c'est purée facile. Les purées, ça c'est facile. Les velutés aussi hein. Les veluté, c'est très bien. Velouté de choufleur, c'est très bon. Si on l'assaisonne avec un peu de fromage derrière, avec un peu d'un peu d'herbe aussi pour voilà. Ouais, ouais, ouais. Si si il y a il y a il y a plein de choses à faire avec les légumes je pense pour les faire apprécier aux enfants.

Un plat alors ça j'ai j'ai vu sur Google recherchée. Un plat facile et bon pour la santé à se faire et se met dans le tuperroir pour aller manger au bureau le midi. Facilement réchauffable. Ah facilement réchauffable. Ouais. Un truc que tu réchauffes au microondes. Je l'ai. Je l'ai. Facile à faire. Ouais. Ravol de fois gras au champignon. Ah ben j'ai dit facile à faire YouTube et en plus j'ai j'ai euh j'ai fait un un concept de mais faut une machine et tout. Non on peut on peut le faire à la main. C'est vrai que c'est un peu plus dur mais on peut le faire à la main. Je je montre comment on fait des des ravioles à la main. J'ai fait un un concept de restauration rapide fast food. Voyez on en parlait juste avant à Paris d'ailleurs. Il y avait eu j'ai fait un un pop-up à Paris autour de ce plat signature qui est la ravio le champignon au foirat. Pop c'est un restaurant. Voilà, je l'ai décliné en en salé, en sucré et on fait ça à Bordeaux donc pour donner accès à ce plat signature que je suis depuis des années avec une formule rapide à emporter, manger sur place, on peut être livré, enfin bref, à moins de 20 € en mangeant des produits euh euh bruts, travailler brut par des professionnels et avec des plats justement qui ramènent à des à des standards de la cuine française. Et ça, c'est vachement intéressant. Mais ça c'est ce genre de truc qu'on peut emporter qu'on peut faire échauffer. Je je prends cet exemple parce que justement on est en plein d ça se réchauffe facilement un petit coup de micro-ondes ou un petit coup de vapeur là juste à réchauffer. On sert ça et c'est c'est tout le monde peut le faire ça vraiment en bossant un peu. Oui oui oui oui oui oui. Enfin venir manger chez moi c'est meilleur.

Euh petite anecdote pour terminer avant de parler de votre fils vous avez cuisiné pour Jacques Chirac un jour. Oui sa qu'il est arrivé ou vous l'avez évoqué au début c'est pour ça je dis tiens quand qu'il va y venir il est arrivé au restant. Vous le saviez qu'il est arrivé ? On le sait quand il y a un président en fonction qui arrive ou parfois c'est de la surprise par mesure de sécurité. Non non, on le sait. Je veux dire qu'on sait il y a une logistique avant c'est c à l'époque de Jairc aussi quelque chose. Alors c'est très drôle parce que c'était en je crois que c'était en 2001 c'était au château d'Erena et Jacques Chirac l'année précédente m'avait remis la médaille des MOF. J'ai une photo d'ailleurs. J'ai gardé la veste avec la médaille en cadré. qui me l'avait signé et j'ai la cette photo où il est en train de signer ma veste. J'ai dans ma cuisine à maison nouvelle. Vous venez, vous verrez tac quand vous venez dans la cuisine, je reçois les gens dans la cuisine avant le repas et j'ai cette j'ai cette veste et cette photo de Jacques Chirac. Donc je l'avais déjà rencontré avant. C'est quelqu'un qui aime manger. C'est quelqu'un euh c'est quelqu'un de très qui aime la nourriture, hein, qui aime les bons produits. Et euh donc je devais faire ce repas, c'était le sommet franco-italien avec Berlusconi. Il y avait Jospin qui était je crois premier ministre. Donc la Chirak et et Berlusconi et euh donc la Shirac c'est quelqu'un qui aime bien manger et qui mange très vite surtout parce qu' était très vite. Il mangeait extrêmement vite. Très vite. Euh et quand il avait fini, il fallait envoyer vite. Oui, il fallait envoyer vite. C'est sû que quand lui avait fini son plat, il débarrassait les autres. Ah [ __ ] ! Ah oui oui. Pas le temps si tuavais pas fini. Ah ouais, il fallait suivre paril y avait un rythme aussi. Il y avait un enfin, il y avait une une euh un cahier des charges et un timing qui était vraiment extrêmement précis surtout qu'ils étaient en retard un petit peu au départ. Il y avait des goûteurs à l'époque pour le poison et tout comme je sais que en nom aujourd'hui les présidents et Poutin et cetera. Ils ont des goûteurs. Ouais, je l'ai pas eu ça. Non non, je je l'ai pas eu. Il pas ça ? Ouais. Non non non. On m'a demandé, je me rappelle, de cuire le pain, la baguette extrêmement cuite, très cuite pour Chirak. Ouais. En fait, il a mangé brûlé le pain. Il mangeait le pain brûlé. C'est marrant ça, hein ? Brûlé. Et la le la petite anecdote, c'est qu'on a eu un problème d'électricité juste avant le repas. [ __ ] du stress. [ __ ] les armoires, les armoires chauffant parce qu'on était à la préfecture, je passais pas au restaurant, c'était à la préfecture donc il y avait des armoires chauffantes. On bossait sur des tables très tôt. C'est comme comme installation qu'on fait du déplacement parfois. Tu as les trucs en il s'arrête en panne. On a plus la pression quand c'est pour un président comme ça. C'est Ah ben ça met la pression déjà pour un repas normal quand il y a 200 personnes à servir et qu'il y a plus de jus qu' y a plus rien qui chauffe alors qu'en plus pour un sommet franco-italien euh ça met encore plus la pression. On a trouvé une solution. Ça aussi le entre l'usine on trouve toujours des solutions. Faut bricoler quoi. Ah il faut bricoler. Alcool gélifié dans des plaques. Alors ça c'est on a pas de le faire. C'est interdit. interdit dans les conventions de Genève. Euh c'est quoi l'cole génifié ? Et ben c'est des petites boîtes. Vous savez quand vous fait de la fondue, des trucs comme ça, des fois vous mettez chauffer la po Ouais, ça chauffe des trucs là les Oui oui. Donc on prend les boîtes, on balance tout ça sur des plaques des plaques à pâtisserie et ça fait le taf. Ah ouais là çaen voie. Ouf c'est plus dur de doser quoi. Ah on peut pas doser là. Il y a pas de il y a pas de thermostat mais au moins c'est efficace et on trouve la solution pour réchauffer le truc. Incroyable. Il était content ch super. Super content.

Vous parlez de quelque chose d'important. On parle de cuisine qui est important dans votre vie mais il y a les enfants importants. Votre femme Dominique avait un un un garçon il s'appelle Charles. C'est ça ? Euh qui était avant de vous rencontrer. Oui. Il avait 6 ans quand je l'ai rencontré. Ouais. Il avait 6 ans. Après vous avez adopté vous Oscar Lise. Ouais. Oscar Lis qui est arrivé en en 2005. 2005 c'est ça exactement. En 2005, on a été euh le chercher non 2005, oui, il est 2003. 2005, il avait 15 mois en fait. Oscar, je crois que vous avez mis plusieurs années, vous disiez que c'était un parcours du combattant dans une interview. 5 ans. L'adoption, c'est un parcours du combattant. C'est vrai. Et moi, je rends hommage à à Dominique, à mon épouse parce qu'elle a fait un travail considérable pour faire toutes les démarches administratives. Euh, c'est une c'est très très long. Bah 5 ans c'est 5 années. Donc faut l'agrément ça prend 2 3 ans faut puis après ben trouver quoi je il viennent chez vous voir où où va venir l'enfant pour voir le condition on a des on a des enquêtes des enquêtes sociales. J'ai même été voir un psychologue. Je n'ai jamais été voir de psychologue. Sauf que cette fois-là je vais voir un psychologue. Je rentre dans une salle il y avait une femme qui parlait à son chien puis il y a un mec qui arrêtait pas de se gratter. Je voyais dans la salle, je fais ou je t' donnéis. Je fais "Oh là là, c'est quoi ça ?" Je rentre dans le cabinet euh du médecin psychiatre, on s'assoit et j'ai moi ça va hein ? J'ai dit "Ouais, tout va bien, je vous le dis hein, mais on a tout un tas de questions. Ils vous mettent à poil, ils vous mettent à poil pour voir si vous êtes sains. [ __ ] pourquoi vous voulez avoir un Après, c'est normal, on va dire, on adopte un enfant, on adopte un enfant, on faut pas faire n'importe quoi non plus, mais c'est extrêmement compliqué. Et quand on est dans cette situation, c'est bizarre, on se rend compte qu'il y a énormément de gens qui ne peuvent pas avoir d'enfant. Je vous assure, j'ai rencontré et quand j'en parlais autour de moi, plein de copains qui essayent aussi. Moi personne n'en parle comme ça et puis c'est pas forcément un sujet mais quand vous êtes confronté à cette problématique et ben vous apercevez vraiment qu'il y a beaucoup de champs, beaucoup de gens qui ne peuvent pas avoir d'enfants. Énormément vous avez des années avant. Oui. Ouais, on a on a on a essayé forcément on a fait des des des filles, je m'en Oui, des Ouais, voilà, c'est ça. Des machins, on a fait plein. Il faut avoir le mental pour ne pas baisser les bras et et se dire qu'un jour et continuer puis un jour se dire de de se rendre à l'évidence. Ce qui est passé, moi je voulais pas que Dominique, elle subisse les traitements parce que c'est quand même euh très lourd physiquement. des traitements pour aider des traitements, voilà, pour aider euh les les hormones, enfin tout ça là, c'est pour une femme, c'est c'est dur quoi. Et puis euh mon moment donné, il me dit "Bon, on arrête des conneries, c'est stop, ça sert à rien, faut l'idence, c'est comme ça et puis voilà, c'est comme ça qu'on a on a été amené à adopter Oscar Louis et c'était euh et finalement euh c'est un super truc." Non mais c'est génial. Bah c'est vraiment l'adoption voulait dire ouais l'adoption c'est quelque chose d'extraordinaire. Être père aussi. Et et Oscar, c'est un garçon qui est qui est qui est qui est extraordinaire. C'est un garçon qui est qui qui est gentil, qui est il veut pas faire cuisine, il veut faire il veut être dans le social, il veut être dans l'aide à la personne. Faut dire un peu sa personnalité, son état d'esprit. Il fait du rugby, il est en BPGs, il joue à barbesieux en espoir, euh il aime le sport euh mais la cuisine, il veut pas, il touche, ça intéresse pas. C'est pas grave. Moi, j'ai toujours dit "Fais ce que tu as envie de faire mais fais-le bien." Voilà. Et euh aujourd'hui euh moi je suis très fier de lui parce qu'il sait ce qu'il veut faire, il sait

où il va. Euh, il est très posé, euh très carré aussi, et et voilà, on est on est très fier, très content de l'avir vraiment. Comment vous le rencontrez ? Comment ça se passe quand ? Ah, ça se passe, il y a quelqu'un à côté qui qui est présent. Non, non, non. C'était très particulier. Très particulier. Euh, il y a eu il y a eu plusieurs phases. C'est bien. On a on a on a un peu de temps. Je sais que Rachel va dire chef vous vous racontez vos trucs encore. Si, là on a un peu le temps, ça c'est bien.

La première fois que j'ai su qu'on allait être parent, j'étais au championnat du monde à Bercy du combat de boxe de Mayar Monchipour qui est un copain contre je sais plus qui exactement et Mayar m'avait demandé de porter la ceinture. Voilà, on aller sur le ring à porter la ceinture. C'est c'est la coupe en voilà donc c'était les 100 ans de la Fédération française de boxe et les 30 ans de Canal Plus à l'époque je me rappelle. Et moi je suis là sur le ring avec la ceinture ou porter le le truc senté à mer. Je reviens m'asseoir et là coup de fil et on nous annonce qu'on a un enfant, un petit garçon mexicain machin. Je sais pas si vous imaginez le la dose de de de d'adrénaline d'adrénaline que je prends dans une soirée. Il y a Dominique qui est à côté de moi, je dis Dominique trouver quelqu'un, on va être parent. Et une semaine après, on part au Mexique. Une première fois, on part au Mexique pour aller le rencontrer, pour entamer des procédures et des papiers. Et euh on y a été pendant pendant pendant une semaine. Donc on a été euh l'orelina, on a rencontré les autorités, tout ça c'était c'était c'était incroyable parce que on on a on avait le droit de le voir que l'après-midi. Il fallait pas montrer aux gens qui étaient de l'orphinia qu'on allait le prendre, qu'on allait le récupérer parce qu'au Mexique ils sont très attachés aux enfants, très attachés.

Et la première fois qu'on arrive dans l'or dans l'orphelina, il y avait tout plein plein de petits bébés. Il y avait il y avait plein d'enfants et euh euh je je rentre dans la salle. Alors ça ça c'est vrai que ça me touche à chaque fois parce que j'entends j'entends The Long and Riding Road des Beatles, c'est un de mes groupes préférés et je marche dans les dans les couloirs à travers les lits. Dominique elle vient pas, elle reste devant, elle veut pas venir. Elle veut pas la première fois pour s'approcher. Ouais, elle veut pas y aller. C'est bizarre hein, parce que elle était pas encore euh elle elle se disait "On va le voir, mais il est pas encore là, il est pas encore à nous." Elle s'interdisait de de penser euh "Ce soit encore lui." C'est c'est c'est Ouais. Ouais, pour ne pas être déçu. Pour ne pas être déçu. Et moi je je vais dans voilà, je je marche entre entre ces lit et je sais où est le lit parce que la la la dame de l'ambassade m'a dit il est il est là-bas. Donc je fais comme si je m'intéressa un peu à tout le monde. Je lui tourne le dos et Dominique elle m'a raconté après en fait il était debout et essay de m'attraper et quand je me suis retourné pouf il s'est rass et vous l'avez pris dans les bras. Incroyable. C'est fou de voir à quel point c'est encore le plus beau moment. Et euh elle a déjà Ouais, c'est c'est Et à ce moment-là, moi je me suis dit [ __ ] c'est mon fils. Et je l'ai reposé dans le lit et on est reparti. Ah wouh ! Ouais, vous avez pas pu repartir avec tout de suite. On est reparti, on est rentré en France. Et euh j'avais que j'avais que qu'une été en tête, c'était de revenir forcément. Et on est revenu, je crois un mois après. Un mois, c'est au mois de janvier. On est revenu un mois après. Et euh bon, ça a été très compliqué là, je vous passe l'histoire. C'était on on devait rester seulement 10 jours, on est resté 6 semaines là-bas. C'était pour avoir le le les papiers pour avoir une photo, pour un passeport enfin c'était c'était un truc de un truc de dingue. Mais c'était 6 semaines, on c'est drôle, on était dans une chambre de de 12 m², on était trois tous les trois euh à vivre des des moments de incroyables. On voulait pas trop sortir, on voulait pas trop partir parce qu'on attendait juste qu'on nous appelle pour nous donner le passeport et pouvoir rentrer en France. Et à chaque fois, c'était repoussé. À chaque fois, c'était repoussé. Euh le le le le sentiment était c'était alors en même temps c'était une belle expérience et et c'était dur de de de vivre ça. Mais au moins pendant 6 semaines, on est resté avec lui dans son pays euh tout annulé en France pour rester. Ouais. Non mais c'était Ouais vraiment moi je travaillais donc j'avais ça tombait pile poil la période de fermeture du restaurant mais la fermeture des restaurants qui dit qui était 3 semaines 3 semaines seulement. Donc j'avais appelé la la propriétaire, je dis "Écoutez, je suis désolé, voilà, on a de problème avec les papiers, on est obligé de rester. Ils ont été tout à fait compréhensifs donc c'était c'était c'était très sympa, c'était très cool et on attendait ce [ __ ] de passeport.

Je vous la raconte l'anecdote quand même parce qu'elle est incroyable. Elle est incroyable. On demandait aux autorités quand est-ce que ça arrivait. Oui, ça va arriver. Ça va arriver le passeport, ça va arriver. Puis au bout de 6 semaines, je dis au contact qu'on avait, je dis "C'est pas possible, il se passe un truc là, ça va pas." Elle me dit "Si si, il est arrivé là, c'est bon, faut aller chercher l'administration euh vous l'aurez demain." Oh [ __ ] je me vois partir à 5h du matin avec une petite caméra. J'aurais pu le mettre sur les réseaux et je me suis en train de me filmer souvenir, je suis en train de me filmer à 5h du matin en train de partir avec mon petit sac. Ça y est, je vais chercher le passeport d'Oscar. On rentre demain en France. J'arrive à Mexico, il une heure d'autobus. J'arrive à administration à 7h. Je suis devant là, j'attends. La c'était pas ouvert encore. Je rentre euh Philippeest je elle passe à porté des Oscar Lis. Voilà, je parlais mieux espagnol là. J'avais pas j'avais pas le choix. Parle ni anglais ni français. Non, il fallait Heureusement, j'ai appris un peu l'école. Je m'assois et j'attends me dire "Attends, j'attends 7h 8h, j'attends 1h" je me lève, je pass passe à porter et pas là. OK, je me rassois 9h enève le passeport de Scarby pas arrivé 10h, j'attends pas de passeport. Faut savoir que je devais aller à l'ambassade pour tamponner avant de partir. Tamponner le passeport avant de partir. OK. On avait été de voir le l'ambassadeur justement pour voir ce qu'il fallait faire. 11h 11h30 le mec de l'ambassade m'appelle chevest vous avez votre passeport parce qu'on non je l'attends il va arriver parce qu'on ferme à midi l'ambassade. Je attendez, il va le passeport va arriver, je je serai là, vous inquiétez pas, je serai là. [ __ ] dit moins le quart, pas de passeport. Et j'appelle j'appelle une personne et je dis Sandra, il y a un problème là, j'ai pas le passeport. Elle m'a dit "Mais si il est arrivé le passeport, c'est pas possible." Je me relève, j'ai le passeport. [ __ ] la femme au guichet, elle fait ça, elle ouvre les terroirs, elle me sort le passeport et elle lavait le passeport depuis le début. Oh [ __ ] 7h30 pour rien quoi. [ __ ] là j'ai cru que j' là vous prenez le passeport direction tout de suite. Je je prends le passeport, je prends le mec m'appelle monsieur tu on va on ferme l'ambassade machin. J'arrive, j'arrive tout de suite, je raccroche, j'arrive, j'arrive à 12h120, le mec tris pas, je écoutez, j'ai rendez-vous avec l'ambassadeur, il m'attend, je embrouille un peu le mec, il m'attend le mec ils appellent et je j'arrive à passer et puis le mec, je voyais que ça le faisait chier. Il va avoir un truc, j'en sais rier. Je dis "Désolé, machin, j'explique." Je tends le passeport et puis il me dit "Vous avez les photos ?" Je vous jure photo. Quelle photo ? Je vous ai appelé euh la veille, je demandé s'il fallait de l'argent, s'il fallait payer un truc. Il fallait 200 balles pour euh pour euh le l'administratif. Je vous ai je vous ai demandé s'il fallait que je vienne avec le le bébé. Je vous m' vous m'avez rien dit. C'est une blague. Dominique la veille m'avait glissé trois photos dans le portefeuille. Elle m'a dit au cas où. Oh la vache ! au cas où. [ __ ] je sors les trois photos, je mets sur le bureau comme ça, le mec qui me dit "C'est pas le bon format." Je prends les photos, je fais ça, c'est le bon format. Je vous jure, il les a prises. Ouais. Ah, je dis c'est le bon format. Il a coupé pour les mettre au format. D'accord. E [ __ ] ça prend 2 secondes. Ça prend 2 secondes et on est reparti et là [ __ ] je repars avec le passeport. J'appelle Dom, j'appelle Domi. Ça y est, on rentre à la maison. Incroyable. C'est pas fini. C'est pas fini. Soir un texto. Euh le vol Mexico Paris-Charles de Wall annulé. On a cru que c'était une blague parce qu'il faut savoir qu'on avait changé trois fois le billet et on avait j' une amie qui travaillait pour France, elle m'a dit "Philippe, je pourrais pas te le changer une troisième fois, c'est pas possible." Ça coûtait des sous l'histoire mine de rien. C'est pas grave. Non mais je dis on dit c'est une blague. Il nous fait une blague. Je un petit testo. Merci pour la blague. Tac tac. Puis nous tranquille lendemain matin, on prend nos affaires et puis on va à l'aéroport. Pas d'avion, c'était pas une blague. 3 jours pour rentrer. Ah là là ! 3 jours pour rentrer avec une seule couche. Avec une seule couche. Ça tient pas longtemps. Une seule couche à 15 mois. C'est ça il Ouais. Ouais. Et Domic, elle était royale pour ça. Elle était royale. Et je peux vous dire quand on est arrivé qu'on a entendu, vous êtes bien arrivé à Mignac, Bordeaux Méignac, aéroport, il fait 10 degrés blab blabla. [ __ ] ! Et c'était super parce que bon, la famille nous attendait euh forcément en bas de l'avion, elle arrivé et c'était c'était top. C'était c'était un super moment mais c'était c'était une sacrée expérience. C'est une expérience avec le recul, on on en rigole parce qu'on a on a on a passé des moments incroyables. On rigole de plein de choses qu'on a fait qu'on pensait même pas faire. Et c'est un beau cadeau. C'est un beau cadeau.

Tout à l'heure, vous disiez que vous avez beaucoup bossé parce que c'est quand même un sacré travail. J'ai en plusieurs restaurants. Est-ce que il y a je demande souvent aux invités, parfois on a des réponses étonnantes. Est-ce que parfois vous avez raté des moments à cause du travail où vous êtes dit "Putain, plus jamais je raterai ce moment-là, plus jamais je raterai un anniversaire, j'ai n'importe quoi, plus jamais je raterai." Alors, c'est vous avez raison quand vous dites ça. C'est vrai que j'ai j'ai raté beaucoup de choses parce que je faisais ce métier, mais j'ai choisi ce métier. D'accord. Donc, j'ai j'ai pas de regret et je profite de choses aujourd'hui à plus de 50 ans, presque 60 59 ans, mais je commencer un petit peu avant à profiter de de choses que je n'avais jamais faites avant. J'avais pas le temps de le faire. Euh donc euh je les apprécie d'autant plus, je ne regrette pas mais j'apprécie en tout cas ce que je fais aujourd'hui.

Et est-ce que question j'ai jamais posé ça, mais est-ce que quand on adopte un enfant, est-ce qu'ils expliquent son histoire avant pour lui expliquer s'il en a envie un jour de connaître euh pourquoi il a été adé ? Alors bon, il était petit, il avait 15 mois mais nous on lui a dit, on a expliqué très clairement à Oscar d'où il venait. son histoire, son histoire, il a il la connaît, il la connaît dès qu'il a été en en âge de de comprendre les choses, on lui a dit "Alors, c'est marrant parce que nous on on aurait envie de retourner au Mexique avec lui." Lui, il en a pas envie pour l'instant. C'est c'est marrant, il en a pas envie ça. Lui, je pense que ça viendra peut-être plus tard. Après, il ne pourra pas retrouver ses parents physiologiques puisque il était adopté ses sous X, je crois. N Sus. Voilà, c'est ça. Il a été abandonné, complètement abandonné. Donc mais il a pas le il a pas le souhait de de vouloir de vouloir revenir pour l'instant au Mexique. Je pense qu'il l'aura si je lui propose une petite plongée c'est qu des des des fonds marins extraordinaires. Ah c'est peut-être l'occasion. On verra. Il est pas attiré par la cuisine aujourd'hui ? Non non pas du tout. Ouais pas du tout. On Non non non. Il il aime bien manger mais mais non non non. Voilà, il voudrait être coach sportif pour personnes en situation de handicap. Voilà ce qu'il a envie de faire. L'aide à la personne ça lui ça lui plaît beaucoup et ça lui correspond. bien euh c'est un garçon qui est très sociable et vraiment il sait ce qu'il veut. Donc euh non, il est bien dans sa tête. Il est vraiment bien dans sa tête. On a de la chance vraiment de la chance de l'avoir qu'il soit bien. Ouais, il est carré. Il est Voilà. Et la tête bien faite. Ouais, il la tête bien faite. Ouais, il a été il a il a été élevé dans avec de de bonnes règles aussi, de bonnes valeurs. Ça c'est important. C'est important. Ouais. et pour terminer tr petites questions sur la télé parce que on a pas parlé mais en 2011 on va vous proposer de faire cauchemar en cuisine à l'époque était chef qu'est-ce qui vous a donné envie en télé pour comprendre aussi le parcours j'avais pas envie en fait ça marchait bien pour vous en cuisin il y a pas eu besoin de j'avais pas le l'envie de de faire de la télé c'est juste bah vous savez comment ça marche he il y a des casteuses qui appellent et des gens tiens on a qui démarch on a une idée de programme euh et au début disant rien C'est un peu comme ça là. Oui, on va faire un truc, on peut vous en parler machin. Sinon, écoutez, moi ça m'intéresse pas plus parler pas donc encore moins ça. Donc voilà. Merci. Merci. Au revoir. Voilà. Tac. Je raccroche euh et il rappelle une semaine après et puis euh bon ben je dis "Ben écoutez d'accord, OK, on fait le casting, on fait une fois, deux fois et euh on est choisi et il y a Florence Duo qui est directrice générale de studio 89 qui produit des émissions d'CM qui m'appelle Philippe vous veut Philippe on vous veut. J'ai ouais je dis écoutez très bien, je suis très content finalement ça me fait plaisir en fait. C'est vrai que je voulais pas trop mais ça me fait plaisir parce que ouais voilà ouais non ouais et puis une fois de plus sur le fond je l'ai compris que c'était pour aider des gens donc ça me motive aussi un petit peu. Il y a une bonne excuse en tout cas un prétexte de faire la télé mais voilà voilà je je ne connaissais pas l'émission de Gandon de Ramze puisque c'est issu de cette émission Kitchen Nightmare Kitchen Nightmare. Ouais ouais c'est ça. Els Kitchen, je sais plus. Oui, mer. Ouais. Et euh donc je dis "Écoutez euh j'accepte mais je vais mettre des conditions. Je joue pas un rôle, on raconte la vraie histoire. Voilà, on dit la vérité. On change rien, c'est comme ça qu'on veut." Et ben c'est parfait. Très bien. Et ça commence comme ça. Et ça fait 15 ans maintenant. C'est c'est improbable. Je pensais pas que ça puisse durer aussi longtemps et puisque ça ça puisse m'amener finalement à être là devant vous. C'est un peu aussi à cause de ça. Euh mais autant ben j'étais oui j'étais connu dans le monde de la gastronomie. J'avais deux étoiles, j'étais améoré de France mais pour le grand public je je je n'étais pas connu. Ouais.

Je posais la question en voyant en extrait est-ce que parfois vous az dit quelque chose et que vous avez regretté d'avoir dit s dit tiens tu peut-être un peu fort et la personne en face est peut-être pas euh de de ce gabarit là pour accepter et recevoir. C'est super dur comme exercice la première fois quand vous êtes enfin obligé quand vous dire à un mec qui fait de la merde comment il va réagir premier c à tout c à touton c à tout long premier [ __ ] euh et puis il faut y aller. Voilà, c'est ce qu'on me demande aussi. Donc ouais, c'est c'est presque un exercice forcé au départ parce qu'en fait j'aime pas faire ça. Oui, c'est pas naturel. C'est filmé, vous êtes là en train de dire. Bah oui, ce n'est pas naturel du tout. Euh donc les franchement les deux trois premiers, c'était dur pour moi d'aller d'aller taper dans des gens comme ça presque gratuitement ou pas. Enfin, je je pas gratuit. Absolument, c'est c'est eux qui demandent. Voilà. Alors, je pense qu'au début comme l'émission n'était pas connue en France, je pense que c'est la la prode aussi qui casse un peu, qui demande qui qui regarde sur des des restaurants qui sont en difficulté. Après, les gens les acceptent aussi, mais c'était dur. C'est pour ça qu'aujourd'hui euh avec le recul maintenant ça vient tout seul. Je sais je sais comment il faut les prendre. Je sais comment il faut aller. Je sais que s'il faut aller à la rigolade ou pas. Tu sens si le gars il a de l'humour ou pas. Ouais. Non mais ou carrément y aller sur le ton de l'humour parce fois ça rien de gueuler. Comme il y a un espèce de de truc, vous savez commencer à la télé, on vous demande d'être dans un truc et de rester comme ça et et j'aime pas qu'on dicte qu'on me dise ce que j'ai à faire surtout la là la Non et je ne veux pas être une je veux pas qu'on me dirige ou qu' qu'on soit non une marionnette, j'ai horreur de ça et et cauchemar cuisine comme c'est de l'humain, ce sont des histoires d'hommes de femmes qui sont il y a il y a une mécanique mais elles sont différentes à chaque fois ces histoires. Donc moi, c'est à moi je le ressens. Je ressens les gens que j'ai en face de moi et je je sais comment les amener pour que justement on arrive à à cette phase un peu plus psy où où je décortique le le le la personne, j'essaie de comprendre comment elle en elle en est arrivée là. Mais donc où ça passe par des coups de gueule où je sens qu'il faut que je rentre dedans pour que le mec il explose ou alors une autre manière mais sur ça peut être sur le ton de l'humour aussi. Voilà, il y a c'est ça qui met en fait. Il y en a qui l'ont repris déjà hors antenne. Même pas diffusé parce que une fois c'est arrivé, c'était chaud là. Ouais, c'était c'était dans les débuts en plus. C les premiers. Ouais, je je je sors avec le mec. Ah oui ! Ah ou ouais. Non ! Ouais ! Ouais ! Mais on va pas sortir pour se battre euh s pour expliquer quoi. Pour bien s'expliquer. Pour bien s'expliquer. Ouais. Et ça s'est calmé après ? Oui oui oui. Après euh ça s'est calmé enfin en fait c'est le le 2e jour euh il y a le le directeur PR fait [ __ ] on a un problème avec euh un Mario, je sais plus comment il s'appelait là, il veut plus il veut plus filmer. Il est arrivé, il nous a pas dit bonjour, il s'est enfermé dans le bureau, il veut plus rien faire. 2è jour il est où le bureau ? Il est où le bureau ? OK, je frappe. Bonjour. Alors qu'est-ce pas ? On dit pas bonjour aux équipes. Et là il commence à partir dans une colère. Une colère. J'ai attends viens je coupé les caméras viens on va s'expliquer dehors. On va on s'est expliqué c'était on c'était Qu'est-ce que je vous l'avez dit ? C'était voulu c'était pour lui. C'était pour lui. J'écoute. C'est simple hein. Captise mais si tu es pas content moi je m'en vais hein. J'ai autre chose à [ __ ] Fout on est venu avec mon équip équipes pour t'aider pour te rendre service. Si ça te va pas si ça te convient pas on se casse. Voilà. Et puis finalement il a on lui a fait entendre raison et ça s'est bien terminé. il est très il a été très content de de le faire mais c'est vrai que c'est déjà arrivé parfois euh que je parte que je quitte que je quitte vous terminez pas la séquence. Ouais, on s'est arrivé et puis c'est bien parce que ça c'est un épisode qu'on a fait à Jant les pains où je me suis barré. Euh c'était compliqué de l'expliquer à la prod aussi parce que c'est vrai qu'il y a des engagements financiers parce que il y a il y a l'équipe qui refont la cuisine, les cuisinistes, il y a l'équipe de déco qui arrive. Donc il y a plein de gens qui arrivent avec déjà du matériel acheté parce que c'est coûte cher l'émission mais acheté c'est la chaîne qui paye la rénovation des restants c'est pas les les gens qui payent. Donc à partir du moment où je dis on arrête ben c'est tout. Ah oui c'est perte quoi. C'est la perte hein. Mais on a bien fait de le faire parce que ça fait jurisprudence. Gordon Ramze ne l'avait jamais fait mais ça montre que si je dis que je me casse je peux le faire. Je peux le faire et c'est arrivé il y a pas longtemps encore.

Est-ce que ça a aidé déjà un restaurant qui a vraiment suivi des conseil ? Est-ce qu'il y a un impact avec la télé dans les semaines qui suivent la diffusion où vraiment les mecs ont un meilleur chiffre d'affaires et ça remplit vraiment le resto ? Des belles histoires ? Ouais. L'idée c'est vraiment de de d'obtenir du résultat. Alors c'est ce que j'ai dit aussi à la chaîne moi je veux pas faire ça juste pour faire de la télé. Il faut qu'il y ait quand même du résultat derrière sinon je suis pas légitime dans ce que je fais. il faut que ça marche. Donc c'est pour ça qu'on a on avait pris on a pris une boîte aujourd'hui bah qui suit les restaurants pendant 6 mois dans la gestion, dans la communication, dans la ils accompagnent dans la formation pendant 6 mois. Donc c'est vachement bien. C'est juste pour l'image et après onève les projecteurs. Ça je je sais pas faire et et moi je je suis pas comme ça. Si on fait le truc, on fait pour de vrais, on fait pas que pour la télé. Il faut que c'est du sens et il faut surtout qu'il a qu'il y ait des résultats. J'ai pas une obligation de résultat moi, mais je veux quand même que ça puisse marcher. Aujourd'hui, c'est 70 % des restaurants qui fonctionnent. Quand je dis qu'il fonctionne ou quand je dis 70 % de réussite, ça veut dire que ils ont réussi au moins à tenir plus d'un an après mon passage parce que ce sont souvent des établissements qui étaient voués à la fermeture dans les deux dans les de mois à venir. Euh donc quand ça marche un an, un an et demi, c'est plutôt cool. et au-delà de la réussite du restaurant, de la non fermeture du restaurant, il y a aussi l'impact que ça a sur les gens parce qu'il y a souvent derrière ces drames professionnels des drames familiaux, des gens qui se déchirent, il y a des familles derrière et c'est et c'est ça aussi qui est qui fait que je fais cauchemar en cuisine. Voilà, c'est pour aider ces gens-là. Euh c'est pour ça que ce sont de super belles aventures. J'ai j'ai eu des histoires, vous imaginez pas les histoires que que j'ai entendu euh qu'on m'a raconté des histoires de vie terribles. Euh vous vous n'imaginez pas le nombre de fois où j'ai vu mes mes cadreurs pleurer quand les gens vous racontent ces histoires là. Il y a des fois des trucs pour le coup si ça on monte pas. Ah c'est vrai ? Ah ouais ça on peut pas montrer. C'est impossible. Préféré couper. Ouais ouais. C'est trop dur. C'est vraiment trop dur. Il a des choses qu'on peut pas on peut pas dire. Euh mais bon, tout ça euh le plus important c'est la finalité de de de de ça qui fait que ben vous vous rendez des gens heureux, vous vous les sauver presque de de leur de leur leur quotidien qui était qui était qui était voué à être à être une catastrophe quoi. Et parfois il vous donne des nouvelles des mois après. Oui. Alors moi j'en prends, je les appelle toujours avant la diffusion et je les appelle après la diffusion et alors j'entretiens pas des relations après parce que j'en suis plus de presque son cauchemar maintenant il il y en a beaucoup mais j'ai des nouvelles quand même des restaurateurs par la boîte qui les suit aussi pour comment ça marche. On prend des nouvelles, on me renvoie des nouvelles he j'ai des des petits rapports justement par rapport à ça et puis euh et puis euh après on fait les que sont-ils devenus aussi ? Donc on retourne dans des restaurants pour vraiment c'est à l'improiste c'est très drôle la les les les mises en scène qu'on qu'on qu' qu'on fait les stratégies qu'on met en place pour surprendre les gens. Ça c'est génial. C'est génial.

C'est quoi la plus belle histoire de Top Chef pour ce qu' de pardon cauchemar cuisine ? La plus la plus belle histoire, j'en ai eu plein, mais je m'en souviens d'une en particulier, c'était le le 50e. On était à du côté de la Bourgogne, je crois. Et c'était un couple euh avec trois enfants. C'était euh Vous voyez les misérables ? Hm hm. Les misérables, un truc incroyable. Je rentre dans ce restaurant, je me rappelle de cette de cette je crois c'était Cathy qu'elle s'appelait. cette femme, une fille euh solaire, rayonnante, euh souriante et euh bon gen pareil, je de piéger un peu, je regarde les trucs tiens tiens [ __ ] soufflé, il y avait je crois une omelette soufflée en fait omelette soufflé. Waouh punaise allez vas-y omelette soufflé quoi. Parce que vous goûtez les plats au début ceux qui ont jamais vu l'émission. Voilà et goûter chaque pour voir ce que ça donne quand même. Et je vais dans la un espèce de dégueuli. Quoi ça ? Donc là mais là j'y vais là je m'amuse. Donc je vais voir le chef pareil. Le chef de chop je fais sa cuisine c'était n'importe quoi. Je saca n'importe quoi donc je leur mets une avoinée. Pas possible mais pas possible. Il y avait les enfants à travers aussi là-dedans. Il y avait les enfants qui étaient là. Il y en avait un qui était plus grand qui était apprenti, je me rappelle. Ouais. Il y en avait un qui travaillait avec eux qui ait et tout ça. Donc moi je les je les mets bien en condition pour faire tout ressortir ce qui va pas. Gros, gros service, catastrophe pareil machin. Puis le mec, je le chef, c'est un grand gaillard, me rappelle. C'est un grand gaillard. Il boîtait, il arrivait pas à dire c'est bon machin. Puis puis moi je je chargeais vraiment. Sauf que j'apprends après il me dit après qu'il savait pas lire. Il savait pas lire. Il me le dit pas. Donc je la prends après coup lire ça puis il me raconte leur histoire. [ __ ] ça par contre, j'ai voulu qu'on la diffuse. J'ai dit vous l'histoire que me raconte cette femme, je veux que la France entière l'entende parce que c'était une leçon de courage, une leçon de courage, de résilience, des gens qui se plaident qui se qui ne se plaignent pas, mais qui travaillent comme beaucoup d'agriculteurs. Exactement. qui travaille dur, qui essaie de faire en sorte de réussir, qui demande rien à personne et et et cette femme, elle m'a touché mais elle m'a touché jusqu'au moment où elle dit euh elle parle de son mari, elle parle de rapport qu'elle a avec son mari, c'est dur le le le de un accouchement qui qui a eu sur le dernier qui est arrivé trop tôt, elle a dû partir à l'hôpital à son mari donc et son mari a tenu seul le restaurant. Après euh son mari a eu une un grave accident, il m'a montré la cheville, c'était la tour la tour Effel dans sa cheville. Il y avait des des des files de fer de partout. Donc il a dû aller au pétal, elle a dû faire tourner le restaurant avec son petit qui était en en couveuse avec ses deux autres enfants seuls. Non mais ouis. Là vous comprenez plein de choses là. Et là et et et là là vous êtes là tu sais là tu écoutes ça [ __ ] tu dis waouh bon sang. Et à la fin, elle dit et un jour il m'a dit mon mari m'a dit un jour oui de toute façon tu me quitteras je suis un bon plein de histoire et elle elle dit comme ça elle dit je réponds à mon mari j'ai dis oui je te quitterai un jour le jour où où où je je poserai mon tablier je poserai pas mon tablier où je partirai les pieds devant enfin le jour de de de l' mort quoi. [ __ ] ! Ouais, il a tout qui parle là. C'est pour [ __ ] ! Et là, je dis je dis je regarde la caméra, je [ __ ] cette histoire là vous la montrer à la France entière. À la France entière, ça c'est un exemple quand j'ai dit un exemple de courage réussi à remonter. Ils ont réussi derrière. J'ai alors j'ai j'ai pris des nouvelles de ces gens-là. J'ai appris dernièrement que son mari était décédé il y a il y a il y a un an. Je je l'ai eu au téléphone et pendant le tournage je lui avais dit j'aiécoute Cathy, ton fils là qui fait son apprentissage il est bon ton gamin, il est vraiment bon. Ils avaient trois enfants qui étaient d'une éducation vous n'imaginez même pas comment. Non pas forcément comme ça. De l'amour et de poli. Hyper bien éduqué poli. Merci bonjour bla bla bla. Alors, tu mais et il vivait dans des conditions de de miséreux. Je je vous je vous promets vraiment. Et je lui dis en partant ton gamin, moi je le prends avec moi. Si tu veux, tu me l'envoies à Bordeaux, je le prends, je vais à la brasserie, je le forme parce que je suis sûr il va faire quelque chose. Il peut faire carrière. Il est très bon ton gamin. Il avait 16 17 ans. Je voyais, il avait des aptitudes en salle. Il était il avait quelque chose. Moi, je le prends. C'est vrai chef. Ouais. Ah non, je je l'ai rappelé quand il a fini son apprentissage. Je rappelle Cathy, je dis alors euh Kevin, il alors il me dit "Chef, je suis désolé, il est parti avec son oncle, il a arrêté le truc." Je dis "Non, c'est pas vrai. J'étais vraiment prêt à le prendre." Et j'en ai pris des gens comme ça euh après les émissions de de de cauchemar. J'ai j'ai eu des gens, j'ai pris tiens mais si tu veux viens. Je me rappelle une petite c'était à à Cherbourg une petite une petite jeune fille en salle euh euh qui était super lucide et tout. J'ai écoute quand tu as fini ton apprentissage si tu veux tu viens. Elle éit venue somméire au 4e mur, elle travaillé 4 ans avec moi. Euh voilà. Enfin, c'est des histoires de rencontre, c'est des super belles histoires mais vraiment et je pourrais vraiment en raconter plein comme ça parce que j'ai j'ai vécu des des des choses incroyables émotionnellement très fortes, humainement très fortes et ça ça relativis plein de choses euh et ça fait du bien parce que je me dis je fais cette émission et je sais pourquoi je la fais.

Ils vont vous proposer Top Chef. Après, c'est 2014, c'est à peu près 2014, je quitte Saint-Émilion parce que je c'est à ce moment-là où avec Dominique, on voulait prendre voler de nos propres ailes. Avir votre propre restaurant. Propre restaurant, c'est ça. Et donc en partant, tac, ils savent que je quitte. Malin Philippe, on a un truc à te proposer. On voudrait faire objectif Top Chef. Il me raconte le pitch. Ça jeain mais c'est super, c'est super parce que je sors de cette image de de chef comme ça gueulard de cauchemar en cuisine avec cette image et cette caricature qu'on a fait de moi un petit peu pour aller sur ce que je fais en fait en vrai dans ma vie, dans mon quotidien, c'est-à-dire l'apprentissage et la formation. Travailler avec des jeunes, les former, les monter au plus haut niveau, transmettre et transmettre. Et je dis oui, bien sûr. J'ai dit oui de suite. Bien sûr, ça me plaît. C'est une super aventure, super histoire. Et en même temps et puis voilà, on aimerait bien voilà changer un peu le jury de Top Chef et ce serait bien que tu viennes dans Top Chef. Donc ouais, c'est cool parce que ça correspond encore à une autre étiquette euh l'excellence, les concours, je connais un petit peu. Donc finalement, je rentrais dans trois cases très différentes mais qui me correspondaient quoi. Et la notoriété, est-ce que ça a été un problème à un moment donné ? Est-ce qu'on vous ça a trop reconnu ? On en a parfois des invités qui nous disent "J'ai pas demandé

ça puis d'un coup je me retrouve à partir en vacances en Islande dans un dans un bain chaud. Je sais plus qui nous a raconté ça, Patrick Brell, il y a quelque chose.

Ouais, on est, on n'est jamais prêt, personne n'est prêt à cette à cette popularité, enfin cette reconnaissance, euh, à cette médiatisation. Alors au début, on on bombe le torse, hein. Ça fait, c'est rigolo. Ça fait, ça fait du bien à son ego. Exactement. Et euh, bah, petit à petit, euh, ça ça peut être, ça peut être un peu lassant, un peu fatiguant d'être tout le temps sentir observé, rentrer quelque part, paf, on vous regarde, euh, voilà, donc vous faites profil bas. J'ai appris, c'est c'est dingue, hein, moi qui regarde tout le temps les gens dans les yeux, j'ai appris à marcher la tête en bas et casquette tout le temps. Ouais. Et à marcher très vite, très droit pour... C'est parce que, parce qu'à un moment donné, ça reste très intrusif. Alors les gens, alors attention, les gens sont vraiment bienveillants, les gens sont sympas. Donc euh, voilà, on peut faire une photo. Donc euh, après, faut faut accepter les choses. Bon après, il y a un cercle dans lequel il faut pas venir, c'est le cercle familial. Voilà, quand je suis en famille au restaurant, faut pas m'embêter. Voilà, je, je, les gens le comprennent aussi. On prend en photo sans demander. Ça c'est... Ouais, ça, c'est c'est vrai que c'est c'est un peu chiant parfois, mais on on le voit. Donc c'est c'est de protéger sa famille aussi. Voilà, c'est c'est ce truc-là. Donc il y a, il y a le bon, il y a le moins bon, mais il faut accepter finalement et gérer au mieux toutes les situations.

Pour terminer, je rappelle juste, vous avez combien de restaurants en tout là aujourd'hui, classiques? C'est, il y en avait trois et qu' maintenant. Le premier, c'était la brasserie euh du grand théâtre, le 4e mur. Dans cette brasserie, on a fait la table d'ut dans les sous-sols, devant les cuisines. C'est une table étoilée de 10 personnes. Table gastronomique. Ensuite, il y a eu 10 personnes seulement. Ensuite, il y a eu Maison Nouvelle. Maison Nouvelle au Chartron qui a deux étoiles Michelin. Ensuite, il y a eu Signature, donc le, le, le reste, le comptoir à raviol, le fast food à raviol qui est, qui est à côté aussi. Et le dernier né, c'est le classique restaurant euh où les, les grands classiques de de la cuisine française reviennent au goût du jour, et surtout le service qui revient au centre euh du restaurant, la découpe, les, enfin oui, les découpes, les flambages, le service au chariot, le service de, de, des, des, des desserts au chariot, enfin toutes ces choses-là qu'on aime tous et que les gens adorent.

Est-ce que vous arrivez toujours à cuisiner en fait, quand on a trop de restaurants, on est obligé de passer de l'un à l'autre et juste de goûter? Est-ce que vous arrivez toujours à... Est-ce que vous avez une passion aussi?

Ouais, j'aime bien. Alors, je cuisine en dehors de de de d'Fry, pas forcément tout le temps. J'aime bien faire autre chose aussi. Euh, ma femme cuisine bien, j'ai envie de faire autre chose. Mais quand je reçois du monde, je, je me colle à la cuisine, et puis j'aime bien qu'on va à la campagne. J'aime bien, j'aime bien cuisiner aussi.

Pour terminer, j'ai vu, quand j'ai regardé un peu les infos sur vous avant de venir, il y a une rumeur sur votre mort. Il y a une fake news.

Ah ouais, c'est arrivé jusqu'à... C'est arrivé jusqu'à vous?

Ouais, ça, c'est terrible. Non mais il y a des trucs vraiment crevés quand même. Il y a, il y a des gens qui sont méchants. Et j'ai regardé, je me dis, mais attends, c'est pas possible. Et j'ai vu plusieurs sites, j'avais repris au-delà de ça, si, s'ils appellent les parents. Non mais, attendez, attendez, attendez, attendez, laissez-moi finir. Au-delà de ça, moi j'encaisse, connerie, c'est pas grave. Dominique a dit: "Te rends compte, c'est quand même pas grave." Je dis: "Là, laisse tomber, de toute façon, puis ça rien, ça, ça va, ça ça va passer." Mais effectivement, c'était bien fait. Il y avait ma gueule, une bagnole complètement explosée. Il y avait marqué TF1, je crois. TF1, enfin, tu vois, ça paraissait vraiment, vraiment vrai. Et euh, il y a un truc que je réalise pas. Moi, je prends l'info, je la jette.

Oui, ça vous fait rire?

Enfin, jette, ça me fait pas rire, mais c'est connerie. Je la jette, je, je sais pas. Je sais pas. Euh, et euh, ma mère m'appelle plusieurs fois, je vois plusieurs fois... appelle. J'avais pas le portable, machin. J'ai [ __ ], j'appelle, puis ma mère de la m'a dit que tu étais bon, euh, j'ai: "Maman, maman, maman." Non [ __ ], mais j'ai pas pensé à ça, bon sang, la voisine, la voisine, parce que même mes parents regardent pas internet, pas ça, ils vont voir mes parents. Ils feront: "Votre fils est mort et tout." Non mais je connais ma mère, mon père, ma mère elle aurait pu faire une crise. Non, vous rendez compte? Et c'est là où j'ai réalisé, mais [ __ ], que j'ai pas pensé à ça. J'ai pas pensé à l'appeler aussitôt, dire: "Maman, c'est fait, ça c'est une connerie, t'inquiète, tout va bien." Mais c'est pas arrivé qu'une fois. On m'a, on m'a lancé en moto aussi deux fois. Donc ouais. Donc je l'appelle, c'est repris, le problème, c'est ça, c'est une photo, puis après tout le monde la partage, et puis c'est, ça se retrouve, et ouais, non, c'était, c'est, c'est affreux, affreux de faire ça. Et j'ai réalisé, mais rendez compte, la voisine qui va voir mes parents, qui sonnent à la porte: "Votre fils est mort!" Mais et même parfois, ça peut partir d'un article de n'importe quoi, du Gorafi, d'un truc, d'une blague. Il y en a qui le reprennent, qui vont modifier les, les, les titres, les trucs. C'est malheureusement ce qui se passe aujourd'hui. Beaucoup, euh, tout est déformé, il suffit d'un truc pour que ce soit euh détourné. Euh, c'est terrible. Il faut faire att, il faut faire attention euh tout le temps. Tout le temps, faut être vigilant, quoi. Voilà.

Qu'est-ce qu'on peut vous souhaiter pour la suite, là?

3e étoile, ça fait partie des objectifs pour Maison Nou. On se dit, voilà, on se dit: "Bah pourquoi pas? Allons-y. S sans complexe et sans pression non plus. On y va, on essaye. Pourquoi pas? Pourquoi pas? Pourquoi pas? Pourquoi pas arriver aussi un petit peu? C'est ça vient, tant mieux. Ça vient pas, c'est pas grave." Euh, moi je suis plus près de la fin que du début, hein, en vrai. Euh, maintenant mon rôle... Oui. Non mais mon rôle, mon rôle, mon rôle aujourd'hui, c'est de transmettre, de transmettre et de former. Je veux passer le relais aussi. Je, je, voilà, donner tout ce que j'ai appris, tout ce qu'on, tout ce qu'on m'a donné à moi, ben, c'est de donner aux autres. J'ai des collaborateurs à qui je veux transmettre ça. Je vais pas, je vais pas l'amener dans ma tombe, à ce que, ce que j'ai, ce que j'ai fait, ça sert à rien. Et à quoi bon? Donc en tout cas, ce qu'on pourrait me souhaiter, c'est j'aimerais bien avoir un peu plus de temps. Un peu plus de temps, ça serait sympa. Voilà.

Est-ce qu'on peut terminer en goûtant une gorgée?

Ouais.

Ou ouais. En 30. C'est vrai qu'il y avait ce défi-là. On va faire venir deux verres devant nous pour terminer, parce que sur internet, beaucoup de gens ont dit que c'était impossible de différencier un vin rouge d'un vin blanc si vous vous cachez les yeux. D'ailleurs, si un jour vous avez l'occasion de le faire lors d'un dîner, vous vous fermez les yeux, vous goûtez à chacun, et il paraît que c'est donc c'est pas évident, très peu, enfin très difficile, et impossible si on se bouche le nez. C'est qu'il y a aucune différence de goût si on se bouche le nez, parce que le goût passe aussi par le nez, hein, par le, en fait finalement, le l'air qui passe entre le nez et la bouche, ça fait sentir le rétro nasal, rétro nasal.

Exactement.

On va tenter. C'est parti. On va faire rentrer deux verres.

Alors, ça y est, on a mis donc deux verres. Ils sont vides. On a des pinces nez, mais on va se pincer le nez, je crois, avec les doigts. Ce sera plus simple. Après, on va se mettre les bandeaux sur les yeux à partir de maintenant. Juliette de la Protte va venir nous servir un vin rouge, un vin blanc. On ne sait pas lequel est lequel. Il va falloir deviner à l'aveugle.

D'accord.

Je gagne quoi à la fin?

Si jamais, si tu y arrives.

Bah écoute, c'est une excellente question. Refer du livre. Allez, ça va.

Le bandeau est par contre très, très noir. Est-ce que toi tu ne vois rien là?

Oui, je ne vois rien. Alors Juliette, quand tu veux.

Bon, ça serait hyper drôle de mettre du vin déjà à l'oreille. C'est un vin rouge. C'est un vin rouge, dire que c'est un vin rouge. Le mec est incroyable. Alors, je vais mettre les mains pour, sans faire tomber les verres, important. Voilà, j'ai deux verres. On prend le, le verre dans la main droite. Ça te va? Verre main droite. OK, vers main droite. OK, on goûte. On, on goûte avec le nez bouché.

Ben je peux, moi je peux pas boucher le nez moi en même temps. Regarde, il y a un problème là. En fait, quand tu te bouches le nez, tu sais pas du tout. Moi, je pense savoir quand même.

Il faut OK. Pareil, le nez bouché.

H d'accord.

Nez bouché.

Ah.

Oui.

Bah, c'est facile. Très facile. On est d'accord.

Ouais.

Parce que alors le gauche c'est blanc, on est d'accord non?

Ouais, c'est pour moi c'est gauche blanc.

Ouais.

Gauche blanc et, et droite 20 rouge.

Je, j'ai le sentiment qu'il y a une espèce d'embrouille là dans ce que vous faites là.

Non. Euh, je resserre, Juliette, parce que je suis pas sûr.

Ouais.

Ouais. Je sais pas pourquoi. Est-ce qu'on essaie pas de me piéger là? Je me méfie, comme vous m'avez fait quand même le coup une fois il y a quelques années. Connaissant l'équipe, ils ont pu faire des blagues, mais ça pue l'arnaque là.

Non non, j'ai, je suis sûr que le droite c'est le rouge. [ __ ] tu goûtes, tu sommelier, quoi. Là le blanc, là le rouge.

Ouais ouais.

Gauche, blanc, rouge, droite. On peut, on peut enlever le bandeau si tu veux.

Ben voilà, c'est ça. Et c'était ça. Ça, ça fait bizarre de voir les yeux après, hein.

Ah si.

Là, ils le font sur internet. Il y a de plus en plus de vidéos de, de ce type-là où ils disent qu'avec les yeux bandés, on arrive pas à savoir, et c'est vrai que, en bouchant le nez, c'est quasiment impossible de savoir ce qu'on, ce qu'on boit. Néanmoins, je pense que tu sens à l'odeur tout de suite si c'est du vin rouge.

Oui.

Oui, ça tu peux, tu peux le déterminer.

Oui, pour ça. Je sens, tu sens le musc là. Donc ouais, tu c'est... Est-ce que c'était du musculette? En fait, non mais muscadelle ou le cépage. Le cépage, stream. Riesling.

Ah, riesling, ouais, riesling. Ah, c'est d'Alsace.

Ouais, c'est des vins de fruit de mer un peu.

Merci en tout cas d'avoir joué le jeu. On a passé un super moment ensemble. C'était vraiment, c'était chouette, chouette de vous recevoir.

Ouais, merci beaucoup. Euh, je mettrai le, je mettrai le, le lien si vous voulez aller chercher le livre. Voilà, "Un chef au bout du monde" de Philippe Etches, mon carnet de, de voyage et de souvenirs culinaire chez Albin Michel. Voilà, on vous mettra tous les liens dans la description, il suffit directement. Et puis je vous mettrai les liens si vous voulez suivre aussi Philippe sur sa chaîne YouTube. Il fait plein de recettes. Il y a 5 millions 5 sur la blanquette. On disait avant. Je mettrai tous les liens dans la description. En tout cas, c'est un plaisir de vous avoir avec nous aujourd'hui. Euh, très bon moment. Merci, merci de, de nous suivre, de faire de, de Légend, le premier podcast de France. Je sens que j'ai bu une, un petit truc là, les qui brillent là. Et du coup, c'est, c'est, c'est, je le sens dans la bouche quand tu parles. En tout cas, merci d'avoir, de faire de Légend, premier podcast de France. Merci d'être environ 150 000 à vous abonner chaque mois en plus sur notre chaîne YouTube. Voilà, n'oubliez pas à commenter l'émission, à la liker, ça nous aide beaucoup sur l'algorithme. Merci à toute l'équipe d'avoir préparé l'émission, et puis merci Philippe d'être venu avec nous. C'est vraiment chouette. Euh, je vous embrasse tous et puis à bientôt sur Légend. Ciao tout le monde.