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IRAN VS ISRAËL & USA : comprendre les enjeux | Michel Collon

Alohanews42:43

Transcription

Bonjour monsieur Michel Colom. Bonjour. Comment allez-vous ? Ça va. Disons que dans un monde horrible, il y a beaucoup de boulot. On ressent beaucoup de peur et d'angoisse, beaucoup de curiosité aussi. Donc il y a un travail énorme.

Vous êtes journaliste indépendant et aussi le fondateur de d'investigation. À l'heure où je vous parle, nous sommes en pleine intervention américano-israélienne en Iran notamment. Quelles sont les raisons géopolitiques profondes qui expliquent justement cette attaque qui est illégale ?

Alors, géopolitique profonde, c'est le bon mot parce que les prétextes que Trump a avancé, il faut vraiment pas se faire avoir, pas tomber dans le panneau. Il a dit que c'était parce que il fallait absolument empêcher l'Iran d'avoir l'arme nucléaire. Israël peut l'avoir, c'est pas un problème, mais on peut pas lui résister. Or, le médiateur Omé a dit que on avait un accord, que l'Iran avait fait d'énormes concessions et donc Trump a saboté lui-même l'accord qu'il avait obtenu. Donc c'est pas ça.

Il a aussi dit que c'était pour euh protéger les familles. Enfin, autour de lui, on dit que c'est pour libérer les femmes. On aura pas demandé leur avis. On massacre comme à Gaza systématiquement. La situation des femmes n'est pas et j'ai voyagé là et elle n'est pas ce que on nous dit. On peut dire des choses, on peut critiquer. Il y a certainement comme dans beaucoup de pays, une lutte à mener pour obtenir les droits et l'émancipation mais elle n'est pas ce qu'on nous raconte.

On a aussi dit que c'était en réaction à la répression de manifestation et Trump a dit il y a 35000 morts du régime et cetera. Euh là-dessus, il y a beaucoup de fake news et euh une enquête indépendante sur les faits serait bienvenue. Donc on écarte les prétextes et géopolitique profonde, c'est bien là le problème.

Le problème est que un l'Iran soutient à la Palestine depuis longtemps et les États-Unis déjà avant Trump ont un plan pour éliminer les Palestiniens, la résistance et tous les pays qui résistent à la domination des États-Unis sur le Moyen-Orient. Une deuxième raison, c'est que évidemment le pétrole et le gaz de la région et là les États-Unis profondément endetté en crise économique avec une économie qui tourne mal. Trump il est en train de de faire main basse sur tout ce qu'il peut. les euh terrares et les minerais du Grunland, le pétrole du Venezuela bien sûr, le pétrole et le gaz de l'Iran et pas seulement pour les profits énormes que ça rapporte à Exon et compagnie, mais aussi voir peut-être encore plus pour contrôler l'énergie dont on besoin les rivaux des États-Unis, l'Europe particulièrement, c'est elle qui utilise ce pétrole et ce gaz, mais aussi la Chine pour une partie, l'Inde, Donc tout ça c'est des rivaux et Trump veut pouvoir contrôler le robinet. Et la troisième raison fondamentale, c'est l'alliance de la Chine, de la Russie, de l'Iran dans le continent asiatique. Et là, j'ai toujours dit quand on veut comprendre la politique des États-Unis au-delà des prétextes et des médias mensonges, il faut lire Breginski, le plus grand salot de l'histoire stratégique pardon des États-Unis qui dans son livre Le grand échiquier a bien expliqué l'essentiel pour maintenir le plus longtemps possible la domination et les grands profits des États-Unis sur le monde, c'est de contrôler leur Asie, d'empêcher qu'il y ait une alliance entre l'Europe et l'Asie. euh et la la Russie et d'empêcher que l'Asie qui est le grand continent où euh on voyait déjà et maintenant ça se confirme que le développement économique il est centré là-bas, il faut empêcher que l'Asie soit euh autonome, indépendante avec une alliance d'État qui font du commerce, qui font des partenariats et qui mettent les États-Unis à la porte. Et donc au fond, la guerre contre l'Iran, c'est une guerre contre la Chine.

Avant de parler de la Chine dernièrement, il y a eu Joseph Kent qui est directeur du Centre national de lutte contre le terrorisme qui a posé sa démission dans au sein de l'administration de Trump en disant que bah en fait l'Iran ne représentait aucune menace imminente pour la nation américaine et qu'ils ont déclenché cette guerre sous la pression d'Israël et de son puissant lobby américain. La question que que j'aimerais vous poser, c'est un peu l'of ou la poule, c'est en fait c'est qui mène la danse ? C'est les USA ou est-ce que c'est Israël ?

Euh dans dans ce cas-ci, je ferais remarquer que en fait les États-Unis, c'est l'économie la plus puissante du monde maintenant mise en danger par la Chine, mais c'est une grande économie qui pour maintenir sa la domination mondiale de ses multinationales, je parle de l'énergie, je parle de la finance, je parle de l'armement, je parle le de l'alimentation, du transport, tout ça. Pour maintenir ça, ils ont besoin d'agents locaux. Ils ont besoin de garder le contrôle des richesses et des ressources. Nous devons bien voir qu'il n'y a pas que le Moyen-Orient et Israël qui joue ce rôle. En Amérique latine, pendant longtemps, ils ont compté sur la Colombie, un état proxy, mafieux avec des éléments fascistes, avec des milices et voilà, c'était l'agent local. Et quand évidemment le Venezuela est devenu révolutionnaire et indépendant, la Colombie avait ce rôle. Maintenant, elle essaie d'y échapper. Mais il y a aussi maintenant en Amérique latine euh ils ont essayé avec Bolsonaro au Brésil, ils ont essayé avec Miley en Argentine. Il faut des proxis, il faut des agents. En en Moyen-Orient, vous en avez d'autres. vous savez les Émirats arabes unis qui jouent comme je l'ai montré dans certaines missions vidéo un rôle très très important pour piller le Congo, le Soudan, la région, la Somalie aussi et la voilà les Émirats sont aussi improxis et dans la C de l'Afrique qui est cette pointe qui dans l'occian Indien qui est vitale pour contrôler les routes commerciales entre la Chine, l'Afrique et l'Europe, là vous avez l'Éthiopie qui est depuis longtemps un proxy qui mène les guerres que les États-Unis lui disent de faire. Et donc, il y a pas que Israël. Et donc, il faut pas penser que ce sont les proxy qui dirigent le maître. Le maître, il il investit énormément. Israël ne pourrait pas faire ses opérations militaires sans les armements, les satellites, la protection. Euh ce sont des guerres vraiment par proxy.

Aujourd'hui, on voit l'administration, comme vous dites, euh américaine en train de dire "Bon, c'est vrai queen fait l'Iran, le développement nucléaire, c'est un petit mensonge et cetera." Est-ce que en fait l'administration, elle est en train de jeter la patate chaude sur Israël ? parce que je vois que leur leur on va dire leur communication est de plus en plus axée sur ça quoi.

En 2009, la Brookings Foundation, un ting tank général des États-Unis publie un rapport étonnant sur comment on va s'y prendre pour soumettre l'Iran. Ils disent que c'est un pays important pour le pétrole, pour son influence et ils envisagent tous les moyens. Soulèvement populaire, ça va pas marcher. Il y a bien sûr des mécontents, mais il y a aussi euh beaucoup de soutien au régime. Un coup d'état militaire, non, ça va pas marcher non plus. Envoyer nos troupes là-bas, pas question. On va se faire massacrer comme en Iran et en Afghanistan. Alors, ce dis ce qu'il faut faire, c'est bombarder de temps en temps et le mieux c'est que on va faire en sorte que ce soit Israël qui le fasse. Le titre du chapitre est éloquent, c'est leave it to Bibi. Laissez faire Netaniaou. Donc vous voyez là tout le jeu et ils le disent d'ailleurs. Si Netaniaou bombarde, on pourra toujours dire c'est pas nous si ça tourne mal. Donc voilà, ça ça indique aussi très bien qui mène la danse et à quoi sert Israël.

Comme on avait dit, il y a eu forcément cette mobilisation, il y a eu deux mobilisations. Donc il y a la menace nucléaire et la libération des femmes et cetera. Si on regarde bien, il y a aussi un jeu de gauche et de droite et cetera où les genses de droite et d'extrême droite sont plutôt euh très favorables à à ce que fait les États-Unis et Israël dans la région. Et ceux de gauche justement sont dans un truc un peu où ils marchent sur des œufs, c'est-à-dire que ils ne peuvent pas de façon très très ferme. Nous condamnons ces attaques illégales parce que en fait si nous le condamnons on pourrait nous dire que nous sommes favorables au régime des mola qui sont contre les femmes et cetera et cetera. Ce dilemme là qui a été installé dans la gauche, comment vous le voyez ? Et est-ce que c'est une répétition qui se répète quand quand il y avait post octobre 7 octobre, on disait ben en fait si vous êtes un peu contre la colonisation ou contre les génocides, vous êtes proas quoi.

Je comprends. J'ai l'âge de savoir que le problème est beaucoup plus vieux que ça et on a tout le temps eu ce problème dans toutes les guerres dont j'ai eu à m'occuper. En 91, j'ai créé un livre Attention média sur la première guerre contre l'Irak. Et à ce moment-là, nous avons même dans la gauche radicale euh dans des groupes généralement trotskist et anarchistes, pas tous, mais une bonne majorité quand même. On a ce réflexe. Oui, les États-Unis c'est pas bien, c'est une guerre impérialiste, mais de l'autre côté c'est un dictateur. Donc Ponce Pilate, on s'en lave les mains. C'est le ni bouche ni Sadam. On va avoir le même discours dans les guerres des États-Unis contre la Yougoslavie toutes les années 90 où là on nous dit ni l'OTAN ni Milosevic. Et il y a à l'époque toute une campagne médiatique pour nous dire qu'au fond Milasevic c'est Hitler. Ça c'est un thème classique de la propagande de guerre. Notre ennemi c'est Hitler donc on peut faire tout ce qu'on veut. Il faut se débarrasser d'Hitler évidemment personne peut contester. Ça va revenir avec en 2003 moins fort parce que là on a Chirak et Villepin et la France qui disent "Non, non, c'est une guerre pour le pétrole, c'est une guerre injuste, on en veut pas." Et donc là, il y a plus un peu plus d'espace de discussion et de débats. Ensuite, ça va revenir contre Kaddafi et la Libye. L'OTAN attaque la Libye sous des prétextes. Il y avait eu un problème mais Kaddafi n'allait pas du tout massacrer les manifestants d'habitude. Cela va être confirmé par une commission parlementaire britannique des deux parties des années plus tard qui va dire Cameron, notre premier ministre a menti. Kaddafi était en train de régler le problème comme d'habitude par des conciliabules et des compromis entre tribus, ça allait se régler. Et non, on on attaque la Libye. J'ai été sur place pendant la guerre, j'ai vu les dégâts, c'était épouvantable. Et on assassine Kaddafi, on fait ma bas sur le pétrole et on prve l'Afrique d'un financier alternatif à la Banque mondiale et au FMI. On recommence sur la Syrie, on recommence en fait à toutes les guerres, on a ce discours du Nini.

Alors là, je suis pas du tout d'accord avec ce discours. Pourquoi ? Parce que la question n'est pas euh si tel régime est ou non une dictature, si tel régime a ou non commis les atrocités qu'on lui prête. Il y a beaucoup de désinformations mais il y a parfois des reproches qui sont correctes. La question n'est pas là parce que si vraiment les États-Unis et l'Europe qui marche beaucoup trop avec se préoccupe de ces problèmes, pourquoi on a envoyé des terroristes massacrer le gouvernement afghan qui libérait les femmes ? Pourquoi on ne fait rien ? On a rien fait au contraire. fait des business énormes avec l'Arabie Saoudite, le Qatar où la situation des femmes est bien pire. Pourquoi on protège Israël qui commet le génocide ? Donc ça n'a pas de rapport. Ce sont des prétextes de parce que évidemment on peut pas dire nous on fait la guerre pour le pétrole, on fait la guerre pour rester les maîtres du monde. Donc on est obligé d'inventer des histoires qu'on raconte aux gens. Malheureusement, il y a un problème dans grande partie de la gauche radicale, c'est que on n'ose pas dire euh il y a des médias mensonges, on a peur de se voir fermer la porte des médias et on a une pression psychologique morale intense. Ah, vous êtes coupable, vous êtes complice de gens qui font des atrocités. Moi je dis chaque fois, il faut un vérifier les faits. Il y a énormément d'exagérations et de fausses histoires. Et de il faut voir si on laisse les États-Unis dominer le monde, renverser tous les régimes qui leur déplaisent, on va vers quoi ? On va vers un fascisme à l'échelle mondiale. On est en train déjà de voir le discours de Trump qui est un discours fascisant. Le droit international, j'en ai rien à je décide tout seul. Euh un président ou je le kidnappe si ça me chante, je change mes prétextes toutes les 5 minutes. Un discours religieux aussi hein, on nous dit le problème c'est les théocraties mais on voit tous ces euh chefs religieux entourés Trump. on voit euh les des généraux commencer à endoctriner les soldats. C'est une guerre des chrétiens contre les musulmans et des trucs pareils. Et donc on est en face d'une préparation d'un fascisme à l'échelle mondiale. Je ne dis pas que ça va arriver. On voit qu'il y a des résistances énormes et on doit les soutenir. Mais c'est ça la tendance.

Trump a été placé par un capital financier. Il suffit de voir la liste de ses donateurs est impressionnante. Il a été placé là par un capital financier qui disait "Ça ne va pas, on est en train de perdre notre place de numéro 1. La Chine nous dépasse. On y a les brises qui s'organisent, donc toute une série de pays du sud qui deviennent indépendants de nous. Notre économie, elle va s'écrouler. Nous avons une dette énorme. Si on peut pas aller voler les ressources et obliger les pays à payer pour notre dette, on va s'écrouler. On va avoir un crash comme en 1929. Et donc, on a placé Trump pour ça en sachant qu'il a ce discours et cette mentalité. Heureusement, il y a des résistances aux États-Unis. Il commence à y en avoir en Europe, mais il est très très important qu'on comprenne le phénomène global. Et euh le livre sur lequel je suis en train de travailler en tant qu'éditeur, c'est un manuel sur le fascisme. Ça va s'appeler le fascisme qui vient comprendre et résister. L'auteur est Saï Boam, déjà auteur de plusieurs livres remarquables chez nous et on travaille là-dessus et ça va sortir au mois de mai parce que la menace, elle est en en Europe aussi en France hein, on voit une montée des mouvements fascistes, on voit l'Assemblée nationale qui rend une minute de silence en hommage à un type qui dit "Vive Hitler, moi je suis nazi, il y a trop de juifs et cetera." une minute d'hommage à l'Assemblée nationale pour diaboliser un concurrent politique qui a le tort de soutenir lui la Palestine justement et de dire non à ces guerres là. Donc on est dans un moment de bascule, dans un moment dangereux. Il faut tirer toutes les leçons de Hitler, Mussolini, Franco, Salazar et ça il le fait dans le livre. Il faut savoir que ça ne va pas évidemment se reproduire dans les mêmes formes avec les mêmes costumes, avec les mêmes phénomènes. Forcément, l'histoire se répète pas, mais il y a des leçons à tirer et il faut analyser maintenant ce qui est en train de se passer. Ça dépasse la question de Gaza, ça dépasse la question de l'Iran, c'est une question de l'humanité toute entière en fait.

Est-ce que quand vous avez parlé qu'il y a plein de schémas au cours de l'histoire qui se répètent concernant des conflits et autres, vous dites également que le fascisme est en train de de monter petit à petit, enfin, il monte depuis des années, hein, mais là, j'ai l'impression qu'il montre un visage de plus en plus brutal. Est-ce que dans le passé, est-ce que nous sommes dans une est-ce qu'il y a des phases de préparation en fait ?

Absolument. Absolument. Le livre insiste sur le fait que le fascisme, il tombe pas d'un coup comme ça. Il y a pas une décision. Voilà, maintenant on bascule du jour au lendemain, il y a une préparation et c'est pour ça qu'il est important d'étudier ce qui se passe. Il y a effectivement une banalisation des partis fascistes en France, en Flangre, en Belgique, en Hollande et dans d'autres pays. On les traite comme d'autres partis ou presque. On leur donne la parole, on leur laisse répandre les mensonges. Il y a aussi par le pouvoir en place, par en haut des mesures fâchissantes. Hier, on vient d'arrêter un ami à Paris, Nicolas, le vice-président de Europalestine. C'est un homme de 80 ans, il est sérieusement malade. Il avait un rendez-vous médical. On débarque dans son appartement, huit hommes cagoulés. On met tous en dessous dessous, on trouve deux kéfiers et on l'embarque au tribunal pour des parole qu'il a dit sur ce qui se passe à Gaza qui sont la vérité. Ces gens-là ont peur qu'on montre qu'ils sont complices d'un génocide, qu'ils sont complices du terrorisme sioniste. Et donc oui, c'est un traitement euh c'est un traitement qui qui prépare le fascisme ça. Il y a beaucoup d'autres exemples par rapport à à l'Europe et ce qui se passe en Iran.

Est-ce que vous avez cité Chirak et des Vulpins qui avaient une forme de lucidité de pas engager la France en Irak ? Est-ce que là on voit Macron, on voit d'autres personnes se dire les histoires du D3 d'Ormous, au début, on allait peut-être envoyer les troupes ou en tout cas aider les Américains à à débloquer le drtoit d'ormous, mais maintenant ils sont un peu plus réticents. Est-ce que c'est une forme de lucidité parce que ou pas, quoi qu'il arrive, si jamais ils vont avec les États-Unis, la le poids politique, il va être énorme pour les pour les Européens. si s'il s'investissent dans une guerre contre les rang alors que l'opinion publique aujourd'hui est je dirais pas qu'elle est du côté des États-Unis quoi. Ou peut-être si j'ai un biais, je sais pas.

Je crois qu'ils sont très embêtés. Il faut voir que les Européens sont sous une pression énorme des États-Unis. Ça n'a pas commencé avec Trump. Et je rappelle que c'est Biden et pas Trump qui a fait exploser le gazoduc qui fournissait l'industrie allemande en énergie bon marché. Je rappelle que c'est Obama qui espionnait le téléphone de Merkel. Et donc les Européens, ils sont bien embêtés parce que ils sont mis sous une pression énorme euh financière avec Black Rock, économique avec les investissements dans des entreprises avec des liens notamment au niveau de l'armement et de la finance avec aussi un chantage médiatique qui va diaboliser tout dirigeant européen qui euh se manifesterait comme indépendant avec certainement aussi des renseignements que la NSA qui espionne tout le monde a sur euh tel ou tel euh euh dirigeant politique et la pression est énorme. Et donc quand on kidnappe Maduro, on assassine des pêcheurs dans la mer des Caraïbes, on vole des pétroliers, on vraiment on massacre le droit international, les Européens disent "Oui, c'est peut-être pas très bien, mais enfin, c'est pour la bonne cause." Donc voilà, sur l'Iran, ils ont tenu le même discours au début et maintenant que Trump est en train de perdre la guerre parce que pour moi, il l'a déjà perdu. Là, ils se disent "Ah, c'est peut-être un petit peu dangereux, c'est peut-être un peu risqué. Si on va notre troupe, on va aussi avoir des cercueils qui reviennent et on devoir on va devoir se justifier à l'opinion publique." Donc, ils n'ont pas de moralité mais ils ont un pronostic que peut-être ça va mal tourner. Et on voit bien que les Iraniens s'y attendaient. Ils ont tout préparé depuis 20 ans. Je peux vous dire, j'ai visité ce pays trois fois ces dernières années. Je peux vous dire que c'est un un pays assez fascinant avec beaucoup de gens très intelligents, avec une réflexion à long terme, avec aussi un amour de la Palestine et de la cause palestinienne qui contraste avec le cynisme et l'impunité qu'on a ici en Europe. Et donc, ils sont préparés. Alors, on peut discuter, on peut dire qu'il y a des choses qui ne vont pas bien en Iran. Je dois dire que quand j'ai discuté avec beaucoup de gens, on m'en a parlé aussi. Il y a beaucoup plus de discussions sanguinaire ou pas sur ça. Mais il y a une chose qui unit presque tous les Iraniens, c'est qu'ils ne veulent pas de Trump, ils ne veulent pas de Netaniahu, ils ne veulent pas d'un régime colonial parce qu'ils l'ont déjà eu. Ils ont déjà eu la dictature médine USA avec le chat d'Iran. Ça a été épouvantable donc ils ont compris. Et la jeune génération évidemment a toujours plus d'illusion. on l'a pas vécu mais là les États-Unis sont en train de montrer qu'est-ce qu'ils font et donc les rapports aux États-Unis même disent tout ce qu'on a fait a soudé l'Iran et nous a fait perdre le soutien.

Alors, les Européens, ils ont peur de s'y engager et en même temps, ils savent pas quoi faire maintenant parce que il y a pas trois solutions. Ou bien on est avec les crimes de l'impérialisme US jusqu'au bout, ou bien on se dit "Ah non, il faut complètement changer nos relations avec la Chine et avec la Russie, on doit traiter sur un pied d'égalité. On doit pas essayer de les provoquer dans des guerres. On doit pas lancer des campagnes, on doit faire des échanges commerciaux, des coopérations et ça peut être profitable pour tout le monde. Euh voilà. Et c'est pas seulement la Chine et la Russie, c'est l'ensemble des pays de l'Asie, de l'Afrique, l'Amérique l'Amérique latine, pardon. Est-ce que nous allons rester des colonialistes qui prétendent leur dire voilà vos dirigeants, voilà votre ligne politique, voilà comment vos femmes doivent vous habiller, doivent s'habiller ou bien est-ce qu'on va dire voilà on est dans un monde pluriel, un monde multipolaire, euh chacun sa liberté.

Vous avez dit que ils ont déjà connu une séquence coloniale avec le chat d'Iran. Comment vous expliquez qu'aujourd'hui si je me réfère aux hommes politiques, aux médias occidentaux, et bien le le number one pour changer euh si jamais il y a un changement de régime, le number one selon l'Occident et selon ce qu'ils disent, c'est-à-dire il y a un soutien important des Iraniens du fils du chat quoi.

Ils n'ont personne. Ils n'ont vraiment rien. Je rappelle cette étude de la Brookins en 2009, ils envisagent toutes les possibilités et ils disent "On n' pas tellement de soutien populaire, on n' pas un parti qui pourrait incarner l'alternative parce qu'en fait il y a des discussions en Iran, il y a des gouvernements que je dirais parfois de gauche, parfois de droite et quand je suis allé, il y avait eu des élections canet de justesse et donc il y avait beaucoup de mécontentement sur la politique tropale de certains ministres. Le fils du chat est complètement discrédité. Euh c'est quelqu'un qui soutient Israël, c'est quelqu'un qui a soutenu les pires crimes des États-Unis. Il n'a pas dit un mot quand on a massacré 170 chies dans une école. Il ne connaît rien de la situation. En dehors de l'Iran, comme toujours, il y a une diaspora, il y a une immigration. Certains sont partis pour des raisons purement économiques, d'autres pour des raisons politiques. Il y a des gens qui sont partis quand le chat, l'ami d'Israël, a été renversé. Donc forcément, ces gens-là, ils sont en adoration devant les États-Unis. Mais quand des États-Unis prennent le contrôle d'un pays, ça ne fait pas son bien. On peut regarder un peu partout dans le monde, il y a toute une série de pays qui ont été ou qui sont colonisés et il y a un énorme écart riche pauvre. D'ailleurs, est-ce qu'il y a un exemple où une intervention américaine a a débouché sur une démocratie, un pays stable ou autre ? Les États-Unis n'ont jamais apporté la démocratie ni par les bons ni autrement. Et la démocratie, ça ne les intéresse pas. Pire, ils en ont peur. S'il y avait une vraie démocratie, l'argent du pétrole et du gaz servirait au social pour les gens, réfirait à l'éducation, aux soins de santé, des jobs pour les jeunes, des formations, la culture. C'est ce que Tav et Maduro ont fait au Venezuela. C'est ce qu'on essayé de faire en Bolivie. C'est ce que ce qui se faisait un peu dans certains pays du Moyen-Orient, partout où les États-Unis ont pris le contrôle, ça va très très mal pour la majorité de la population.

Cette cette guerre en ce moment, à votre avis, quelles sont les issues possibles à ce conflit ?

Je n'aime pas faire des pronostics et on va rester général parce que ça dépend de choses que nous ne savons pas. l'état des forces, les stratégies prévues, quels sont les crimes jusqu'où les États-Unis peuvent aller ? On parle d'utiliser l'arme nucléaire, donc on peut pas faire des pronostics sérieux. Une chose qu'on voit et qu'il faut répéter, c'est que les Iraniens ont très très bien préparé leur poste. Ils s'y attendaient et ils ont fait plusieurs choses. Un, ils savent que aux États-Unis, en Israël, il y a toujours ce fantasme. Si on tue le chef, c'est fini. Les autres auront tellement peur que ils vont s'en aller. Ça n'a jamais marché. Et là, on voit que le guide de l'Iran avait prévu, d'abord, il a refusé d'aller se planquer. Je pense qu'il a vraiment piégé Trump dans cette histoire et ensuite il avait prévu la succession pas sur le plan de qui allait lui succéder comme guide. Ça c'est collectif mais toute la riposte militaire était préparée. C'est-à-dire que ils ont d'abord enterrer leurs armes dans plein d'endroits. L'Iran c'est un très grand pays comme l'Europe. Ensuite ils ont organisé un commandement en mosaïque. Ils ont dit si on attaque le les chefs centraux, toutes les régions deviennent autonome, savent ce qu'elle doit faire et ont le feu vert pour lancer la riposte nécessaire. Donc même si vous frappez à ter, les autres ripostes vont continuer. Ensuite, ils ont prévu une gradation. On va les épuiser. Eux, ils veulent une guerre courte, nous on va la faire longue. Et donc ça, je l'avais aussi annoncé dans des vidéos, ils ont constituer un stock énorme de missiles depuis 2012 environ. On commence par balancer des vieux missiles pour obliger les États-Unis et Israël à déclencher des intercepteurs. Et puis, il y a pas seulement des missiles, il y a aussi des drones. Alors, il y a un calcul économique tout simple. Vous lancez un drone qui coûte 10 ou 20000 dollars et vous obligez les États-Unis et Israël à dépenser un missile intercepteur de 1 ou 2 millions de dollars. Donc on envoie les vieux missiles puis des plus performants et il faut tenir longtemps. Et donc ils ont vraiment piégé et Trump à qui on a raconté que ça allait être une victoire facile euh parce qu'il faut bien se rappeler qu'il a promis de mettre fin aux guerres éternelles et que lui il ferait plus la guerre. Et donc il s'est fait complètement piéger de ce point de vue-là. Et je pense que il est un peu désespéré. Il est en train de nous dire "J'ai gagné, je les ai tous éliminés. Pendant ce temps, on voit au-dessus de sa tête les missiles qui continuent à passer. J'ai gagné, ils sont décapités. Mais est-ce que les Européens, vous pouvez venir m'aider parce que j'ai un problème avec les navires ? Et puis il va même demander aux Chinois. Et les Chinois ont pas de problème avec les navires. Le pétrole iranien, il passe vers la Chine aussi vers l'Inde et d'autres pays sans problème. Il y a seulement les États-Unis et l'Europe qui ont un problème parce que ils ont fait la guerre à l'Iran. Donc l'Iran emploie les armes qu'il a.

Est-ce que l'Europe dans dans ce que vous dites, c'est le plus gros perdant ? C'est-à-dire que les Russes, bon, on a on a gelé les avoir russe et cetera et donc les Russes se disent "Bon, est-ce qu'on va continuer à envoyer le les le gaz en en Europe ? Est-ce qu'on devrait pas l'envoyer à des pays amis à la place ? Les États-Unis, il me semble qu'ils vendent à l'Europe plus cher que la Russie. Est-ce que c'est pas nous les plus grands perdants de de tout ça, quoi ? hormis le peuple iranien bien sûr.

Ben, ça dépend la position que l'Europe prendra. Euh, les États-Unis, disons, ils perdent leur capacité de dominer le monde. Ils sont en train d'ouvrir les yeux, ils perdent leur prestige. Euh, l'Europe, au point de vue financier, oui, c'est elle. Trump va le leur présenter l'addition, ça c'est sûr. Donc ça dépendra de la position que l'Europe prend. Alors, c'est vrai que l'Europe avait un deal avec le gaz russe marché et garanti et maintenant Trump les a obligé à prendre le leur. Donc effectivement, toute la production mondiale et les la distribution se réorganise et effectivement si l'Europe ne change pas de politique, son économie va s'enfoncer dans une crise très très grave.

Est-ce que cette ce conflit aussi va avoir un impact sur la la façon dont on va la Chine va agir dans les dans les prochaines années dans le sens où bah ils sont en train de bombarder ? Donc l'armement américain s'épuise petit à petit. Je sais qu' ils ont rappelé des appareils militaires en Corée du Sud pour les ramener au Moyen-Orient. Donc ça laisse, ça fragilise la Corée du Sud par rapport à la à la Corée du Nord et cetera. Et donc leur leurs dépenses militaires euh et le fait de d'avoir des nouvelles armes et cetera, ça va prendre du temps à produire. Est-ce que ça donne pas une fenêtre d'opportunité à la Chine de se dire "C'est peut-être le moment de prendre Taiïwan ?" Quoi ?

Je ne ferai pas de lien entre les deux. OK. Euh les États-Unis essayent d'imposer leur lois partout dans le monde et bien entendu, ils essayent d'utiliser Taïwan qui est juridiquement une partie de la Chine et que les États-Unis eux-mêmes ont reconnu c'est une partie de la Chine. Ils essayent d'utiliser ça pour discréditer la Chine et empêcher un partenariat entre certaines industries des processeurs à Taiwan et de la Chine et cetera. Et oui, ils essayent mais la Chine a toujours montré qu'elle est extrêmement prudente sur cette question et ils ne vont pas faire des bêtises aussi la le rôle des monarchies du golf aujourd'hui, il y avait euh je pense que à un moment donné, ils ont contacté aussi les Russes en disant "Les gars euh raisonnez un peu les Iraniens parce qu'ils sont en train de bombarder des des bases militaires américaines sur nos sols." Et je pense que c'est le ministre des des affaires étrangères russes qui a dit "Mais en fait votre position, elle est un peu spécial parce que vous dites ça d'un côté mais d'un autre côté par exemple vous condamnez même pas les 170 fillettes mortes par les USA. Vous condamnez pas l'intervention illégale des États-Unis. Donc votre positionnement, il est euh ambigu, disons disons ça comme ça.

Je crois que les monarchies pétrolière sont très très embêtés. Il faut savoir que ce sont des régimes coloniaux. Ce sont des régimes qui ont été installés par les colonialistes britanniques au départ, un peu les Français et puis les États-Unis ont pris leur lait. Ce sont des oligarchies, quelques milliardaires à la tête d'une station service, mais en réalité, il dépend des États-Unis et les États-Unis effectivement leuront dit "On va vous protéger". Mais il protège ces monarchies euh pour les revenus du pétrole et comme allié d'Israël. Maintenant, militairement, les États-Unis sont très embêtés parce que comme je l'ai dit, ils n'ont pas assez d'intercepteur. Donc, où est-ce qu'on met la priorité ? Protéger Israël. Ou entre parenthèses, les dégâts sont importants, mais il y a une censure totale euh de d'Israël pour le cacher. Nos médias font pas grand-chose pour informer et enquêter sur ces dégâts-là. Et donc les monarchies se sont retrouvées dans une position effectivement très embêtante. C'est que d'abord il faut rappeler que le premier qui a bombardé, c'est Israël qui a bombardé au Qatar, qui a tué des gens au Qatar. Donc le premier qui a tiré c'est Israël. Et maintenant ces bases militaires sont des cibles et c'est normal. Votre pays est attaqué, il est attaqué à partir des bases militaires. Vous tapez sur les bases, c'est normal, ce sont des larmes de crocodile, ce que font les saoutes et les Émirati et cetera. Alors, ils sont embêtés comme beaucoup parce que ils voi bien que les États-Unis s'affaiblissent et que ils sont pas capables de protéger tout le monde. Et donc, ils sont en train de se dire "On ferait mieux d'aller de quel côté ?" parce qu'en plus économiquement c'est plus intéressant de travailler avec la Chine, avec l'Inde, avec l'Asie. Donc commercialement, le monde est aussi en train de basculer. Donc ces gens-là, ils sont partagés entre leur dépendance des États-Unis et leur portefeuille qui pencherait plus de l'autre côté. Donc, comment ça va tourner ? Ça dépend évidemment de la résistance de l'Iran, ça dépend de la façon dont les bricks vont pouvoir se renforcer parce que les brick se sont élargis. Des questions qui se posent sur certains pays qui sont venus dans les bricks. Était-il très sincère ? Et agissent-ils correctement pour renforcer les bricks ou est-ce que c'était un cheval de 3 ? Et donc dans les années à venir, on va voir comment vont évoluer les bricks et si ça va devenir un instrument encore plus puissant pour mettre fin à l'impérialisme unipolaire.

Parce que certains disent qu'il y avait peut-être une stratégie de se dire "OK, les Iraniens attaquent des États du golf, ça serait cool de les entraîner dans la guerre quoi. Et de mobiliser ce discours de les sunnites parce qu'ils sont sunnites, les Iraniens sont majoritairement chites. Il faut situer les monarchies pétrolières, mais là on doit aussi parler de l'Égypte et du Maroc qui ont été en fait travaillé, compris sous contrôle par les États-Unis et Israël pour une alliance économique, financière et militaire. Mais les populations dans tous ces pays sont de cœur avec la Palestine. Et donc il y a déjà eu une grande révolution psychologique si je peux dire qui place les régimes et les peuples en opposition. Et maintenant, c'est clair que les colonialistes britanniques, français puis US ont toujours essayer de diviser pour régner, c'est-à-dire dresser les sunites contre les chiites. Un exemple très frappant à méditer, c'est ce qu'a fait Petreus et la CIA en Irak. Quand ils ont envahi l'Irak et qu'ils sont venus l'occuper, ils ont pensé "C'est fini, on prend le pétrole, on contrôle." Ils ont affronté une résistance importante qui venait des sunnites comme Saddam mais aussi de milice Chit. Ils ont dû employer des gros moyens y compris des armes chimiques à Falouja et il n'en sortait pas. Même que sa dame avait été capturée puis tué, la résistance continuait. Et donc Petreus a employé une arme assez diabolique. Il a lui-même fabriqué des attentats pour dresser les uns contre les autres. On en a évidemment pas parlé en Europe et dans les médias, mais ils s'en vendent de tout ça. Et donc en fait, dresser les unites contre les chiites, c'est quelque chose qui prend, je pense, de moins en moins et qui va aussi mettre en danger la stabilité de ces monarchies pétrolières. On a vu à Bahrain par exemple qui à fond aligné sur Israël, les citoyens se réjouirent énormément quand des missiles iranien tombai sur les bases US. Je crois qu'avec le temps ça va se renforcer.

Et la Turquie, c'est quoi votre regard sur la Turquie ?

Erdogan essaie de jouer sur les deux tableaux. D'un côté, il a fourni des déclarations régulières contre les crimes des sionistes et de l'autre côté, il a un deal énorme en gaz avec et en commerce avec eux. Netaniau avait d'ailleurs dit il y a quelques années, "Ça me dérange pas que Erdogan me traite de nazi, nous savons bien que nous faisons du business ensemble." Sousentendu, Néo comprenait qu'Erdogan doit dire ça pour sa euh population parce que la population est solidaire des Palestiniens, solidaire contre l'impérialisme US et euh Erdogan manipule cela parce que lui il est dans l'alliance avec les États-Unis et Israël. Il en fait ces différents régimes dont nous avons parlé se retrouvent tous dans cette situation instable. de quel côté ça va basculer. Et en fait, ils sont essayés d'entraîn l'emporter et à quel moment je vais me mettre de ce côté-là. Donc, les peuples doivent le savoir et la seule solution est de renforcer la pression partout des mouvements populaires pour que Israël soit affaibli, qui a le boycotte, les États-Unis aussi. Je pense que des boycottes populaires serait une arme très très importante à déclencher dans beaucoup de pays.

Peut-être une dernière question. Quel est le lien qu'on peut faire avec la guerre en Iran, la guerre en Ukraine, le kidnapping de Maduro les cin dernières années, tous les événements majeurs qu'on a eu, ils sont c'est assez impressionnant, je trouve.

Oui, l'histoire s'accélère, c'est évident. Disons qu'elle s'accélère dans des tendances que nous avions annoncé, mais ça va beaucoup plus vite que je ne le croyais moi-même. Je pense que ça indique le fait que l'impérialisme est en crise, qui ne sait pas comment s'en sortir et qui sont divisés. On voit que même aux États-Unis, une série de généraux ont dit à Trump, il faut pas faire comme ça ou il faut pas y aller du tout, c'est trop dangereux, vous allez perdre. On voit des gens de l'administration qui dénoncent Tulsigabart, la chef du renseignement, avait dit "L'Iran n'a pas de menace nucléaire, elle a été écartée. Kent vient de dire il y avait un accord sur le nucléaire, lui il a démissionné." Et donc je crois qu'il y a des divisions importantes chez eux. Ça veut dire que on approche de la fin d'une période où les États-Unis pouvaient dominer et voler le monde entier et où soit ils vont le continuer à le faire par le fascisme et la guerre généralisée à une échelle encore beaucoup plus grave et ça nous concerne aussi européens. Soit on va les obliger à accepter. Voilà, c'est fini maintenant la période des privilèges de l'unipolarité. et euh du vol généralisé, c'est fini. Maintenant, vous êtes une nation comme les autres et l'humanité peut tourner la page et voyons quel est le meilleur système économique pour assurer le bien-être des gens. Voyons quel est le système social, culturel qui convient, accepter le monde dans sa diversité et comme ça l'humanité pourra avancer vers quelque chose que je ne verrai pas personnellement mais que j'espère que mes enfants verront. C'est-à-dire un monde en paix basé sur le droit et sur la justice.